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Alexandre Bertrand

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Couverture du tome 2.2  » Court-circuit »
DR Thomas Von Kummant


Pop&Shot
inaugure une nouvelle rubrique avec les castings idéals. Pour l’inauguration, la bande dessinée Gung Ho, commencée en 2013. De quoi ça parle Gung Ho ? C’est quoi un casting idéal ? Pop&Shot va tout vous dire dans les prochaines lignes…

Gung Ho : C’est quoi ?

La couverture du premier tome / Fort Apache
DR T. Von Kummant

Scénarisé par Benjamin Van Eckartsberg et mis en images par Thomas Van Kummant, Gung Ho est une bande dessinée prévue en 5 tomes. Les trois premiers sont sortis en 2013, 2015 et 2017. L’œuvre est publié par l’éditeur suisse Paquet. Bénéficiant d’une esthétique léchée, chaque tome est découpé en deux dans un premier temps dans une édition DELUXE grand format, de quoi donner un écrin du plus bel effet à cette œuvre sortant des sentiers battus.

Un exemple de l’esthétique et de l’atmosphère si particulière dans Gung Ho
DR Thomas Von Kummant

Mais de quoi ça parle ? Dans un futur indéterminé, quelque part en Europe, Fort Apache est une communauté retranchée, n’arrivant à survivre que par les approvisionnement  en provenance de la grande ville. Quelques décennies auparavant, le monde a été balayé par les Rippers, une espère de gros singe albinos aux griffes et aux dents acérés. Les survivants se sont repliés dans des grandes enceintes reliés entre elle par une ligne de chemin de fer. Si les Rippers sont facilement éliminables, l’Humanité n’a pas encore repris l’initiative et se contente de survivre en préservant un statu quo. C’est dans ce contexte qu’arrive, Zack et Archer Goodwoody, deux orphelins en provenance de la grande ville voisine, expédiés à Fort Apache en pénitence de petits délits commis à l’orphelinat et ailleurs. La communauté est régie par Ava Kingsten, vétéran des guerres perdues contre les Rippers, tout comme Williams, le prof chargé des cours d’auto-défense. Passerelle entre la grande ville et Fort Apache, Bagster apparaît comme un gestionnaire corrompu et  louche, à l’opposé de Williams, le chef des chasseurs, en charge de protéger la ville et de nettoyer les environs à intervalles réguliers… Mais Zack et Archer ne sont pas encore des adultes, et c’est auprès des jeunes de leur age , Pauline, Sophie, Clarissa, Salim, Bruno, Holden et autres Bumble qu’ils vont devoir s’intégrer. Rivalités. Amours. Amitiés vont émailler leur intégration. La vie d’ados ordinaires en somme…

 

Gung-Ho : C’est bien ?

L’arrivée des frères Goodwoody à Fort Apache
DR Thomas Von Kummant

Ce qui marque dans Gung Ho c’est la façon dont l’œuvre prend à contre pied les archétypes et les attentes du lecteur. L’histoire se situe dans un univers post-apocalyptique ? Pourtant, point de ruines ni de grisaille. C’est sous un soleil de plomb, dans un été quasi perpétuel que se déroule l’histoire. Un univers sans foi ni loi ? Au vu des ages des vétérans Ava ou Williams, on comprend que le fléau remonte à plusieurs décennies maintenant. Et si il y a des règles bien établies, les survivants semblent s’organiser selon un système qui marche. Une histoire adolescentine digne des productions de la CW alors ? Chaque moment de liberté, de lâcher prise des personnages se paye au prix fort rappelant la situation dans laquelle se trouve l’humanité.

En lisant les interviews des auteurs, et en parcourant leur œuvre, il apparaît assez vite que l’endroit, voire le background semble secondaire, ce qu’ils veulent nous raconter c’est l’histoire, universelle et intemporelle, d’une jeunesse qui veut s’affranchir des règles imposées par les adultes et profiter du temps qu’il leur reste dans ce monde qu’ils n’ont pas choisi. L’esthétique de l’environnement crée par Von Kummant est particulièrement soignée et, bourée de détails, elle permet une immersion très rapide dans le récit. En ouverture du premier tome, il nous est expliqué que Gung Ho est le cri que poussaient les GI pendant la Seconde Guerre Mondiale pour se donner du courage. Et qu’en terme général, il s’agit d’une expression désignant une action inconsidérée. Gung Ho c’est le crédo que vont suivre les jeunes de Fort Apache tout au long de la série ( qui n’en est qu’aux 3/5ème de sa durée prévue à l’origine par les auteurs), au fur et à mesure que les intrigues du monde des adultes les rattrape avec un sabotage inquiétant pour la survie à terme de Fort Apache et l’exclusion de l’un des leurs…

 

Gung Ho : Pourquoi l’adapter ?

Parce que. Voilà c’est dit. Fin de l’article.
Parce que c’est une œuvre sortant des sentiers battus, à l’ambiance unique en son genre, plongeant le lecteur dans un univers dont il est difficile de sortir et à l’esthétique rare. Parce que trois décennies après, cela pourrait être l’occasion d’un Outsiders-bis, cette œuvre de Coppola de 1983, à l’ambiance particulière et stylisée parlant d’une jeunesse tentant de survivre dans un environnement hostile. Et qui avait pour elle de réunir les jeunes et encore méconnus Patrick Swayze, Matt Dillon, Diane Lane, Tom Cruise, Rob Lowe ou bien encore Emilio Estevez. Une œuvre permettant de rassembler les talents de demain ou au moins certains d’entre eux. De plus, cela pourrait permettre de surfer sur la vague des dystopies adolescentines, même si celle-ci est plus sur le déclin qu’autre chose avec l’interruption prématurée de Divergente ou bien la 5ème Vague, future saga portée par Chloé Grace Moretz tuée dans l’oeuf au vu des résultats critiques et commerciaux plus que mitigés. Enfin, tout simplement, une adaptation permettrait de mettre en lumière les qualités de l’oeuvre concoctée par Von Kummertrant et Von Eckartsberg !

 

Gung-Ho : Les règles d’un casting idéal

Yuki et son père affrontant les Rippers
DR Thomas Von Kummant

Même si tout ceci relève du fantasme du fan, quelques règles pour encadrer cet exercice intellectuel (dirions nous si on était pompeux) :

  • Coller au maximum à l’age des personnages. Ainsi dans le groupe de jeunes, pas de « syndrome Dawson » à l’horizon, ce ne sera pas des trentenaires qui vont jouer les ados. Aucun du groupe de jeune n’est né avant 1996, afin de coller le plus possible à l’age des personnages de la BD.
  • Pas de All Star Cast. L’idée est d’être le plus réaliste possible. Pas de Hugh Jackman, Jennifer Lawrence ou Tom Cruise pour faire le balayeur #12 ou le cuisinier en fond de case qu’on voit une fois ou deux. L’idée du casting reste d’être le plus proche possible si une adaptation grand public ( c’est à dire américaine pour aller à l’essentiel) devait voir le jour à l’instant T. Gung-Ho reste une BD marchant bien en Europe mais pour l’instant c’est tout. Si une adaptation devait voir le jour, il y aurait des noms connus mais pas énormissimes non plus.

 

Gung-Ho : Le casting idéal by Pop&Shot

 

Le metteur en scène : David Robert Mitchell

Le réalisateur D.R Mitchell a fait parler de lui avec le fameux It Follows. Auparavant, son premier film, The Myth of the American Sleepover, avait marqué les esprits avec une ambiance particulière ou les errements d’un groupe d’ados se baignaient dans une ambiance tout droit sorti d’un slasher sans que le danger ne survienne réellement. It Follows était un brillant film illustrant à merveille la métaphore de… La métaphore de quoi ? Sans jamais vraiment comprendre quel était la signification profonde du film, Mitchell avait réussi à retranscrire parfaitement la tension et le danger omniprésent qui pouvaient guetter son personnage principal. Qui de mieux que lui pour mettre en scène cette histoire d’un groupe d’adolescents vivant dans un environnement ou le danger est omniprésent et peut surgir à tout moment ?

Ou bien cncore : Le déclinant Adam Wingard, adepte des couleurs saturées et dont la musique joue un rôle important dans ses films (principalement dans The Guest et Death Note, une des ses réussites et un échec patent) aurait toute sa place dans une histoire colorée et ou la musique joue un rôle important. Sinon Alfonso Gomez Rejon, metteur en scène et producteur d’American Horror Story et de Glee, avait su créer une ambiance marquante dans le remake/suite de The town that deaded sundown. Sachant styliser sa mise en scène, spécialiste des histoires d’ados ( Glee ou bien encore la saison Covent d’AHS est là pour l’illustrer) et pour qui, la musique a une place dans chacune de ses histoire, il ferait un second choix idéal.

 

Les personnages

De gauche à droite : Archer et Zack Goodwoody , Yuki et Salim
DR Thomas Van Kummant

 

Archer Goodwoody / Blake Michael

DR Alex Mc Donnell

Aîné de Zack. Il est fort en gueule et l’un des plus vieux parmi les « jeunes ». Musicos aux cheveux longs, un peu contrebandier sur les bords, il sait s’attirer la sympathie de tout le monde. Mais il ne respecte que ses propres règles, n’ayant aucune confiance dans les adultes et bravant constamment leur autorité. Ce qui ne va pas etre sans lui poser de problème… Il est l’archétype de la tête brûlée charismatique qu’aurait pu jouer un Tom Cruise il y a un peu plus de trois décennies, Brad Pitt quelques années plus tard ou un Josh Hartnett à la fin du siècle dernier.
Blake Michael est un produit de l’écurie Disney Channel. Et alors ? Cela a pu donner Ryan Gosling, Anne Hattaway, Britney ou bien encore Justin Timberlake au cours des années passées. Jouant dans Lemonade Mouth ou bien encore #doggyblog, il a joué Alcide Herveaux jeune dans un épisode de la série True Blood.

 

Zack Goodwoody / Ethan Cutkosky

DR

Zack est l’un des deux personnages principaux avec son frère Archer. Il est l’un de ceux par qui on découvre Fort Apache et son mode de fonctionnement. Adolescent rebelle, ayant fait les 400 coups avec son aîné, il est néanmoins celui qui cherche le plus à s’intégrer, copinant avec Salim ou flirtant avec Pauline puis Yuki…
Qui de mieux que Carl Gallagher depuis 7 saisons maintenant de la série Shameless pour incarner l’un des deux frères Goodwoody ? Il ne serait pas en terre inconnue en incarnant ce rebelle ado qui joue avec les règles.

Yuki / Ai Hashimoto

DR

C’est la fille du célèbre Taneka Hasegawa. Formée aux arts martiaux par son père depuis sa plus tendre enfance, elle se laisse de plus en plus aller au contact de la bande de Zack, et plus particulièrement avec ce dernier. Son père parlant très mal la langue en vigueur à Fort Apache, elle fait dans un premier temps office de traductrice.
Ai Hashimoto est une jeune actrice et modèle japonaise qui a obtenu le prix de la révélation féminine dans son pays pour The Kirishima Thing. Elle est apparue dans les adaptations live de Parasite.

Salim / Abraham Attah

DR Tommaso Boddi

Pote rigolard de Zack. Il est celui qui fait découvrir Fort Apache au jeune Goodwoody et a le rôle de sidekick du héros. Il convoite Pauline sans jamais vraiment oser se lancer.
Véritable révélation de Beasts of no nation et lauréat pour le coup de nombreux prix pour son rôle d’enfant, Attah est un des plus prometteurs acteurs de moins de 20 ans qui soit. C’est pour cette raison que sa place est toute trouvée dans ce casting idéal de Gung Ho et que le ghanéen pourrait facilement transcender le rôle archétypal au final assez limité de Salim.

 

 

 

De gauche à droite, les adultes : Morgan, Kingsten, Lombard, Williams et Tanaka
DR Thomas Von Kummant

 

Morgan / Dave Bautista

DR

Morgan est le chef des chasseurs de Fort Apache. Bras droit armé d’Ava, c’est lui qui assure la sécurité de la communauté. Il est le père d’Holden et même s’il semble du bon coté, au fur et à mesure du récit, il apparaît comme quelqu’un de dur et inflexible.
Dave Bautista commence à creuser son sillon dans la catégorie des anciens sportifs reconvertis acteurs. Sans atteindre la coolitude et les sommets de Dwayne Johnson aka The Rock, sa présence dans Les Gardiens de la Galaxie et dans le dernier James Bond montrent que sa notoriété est en hausse. Néanmoins, il est pour l’instant considéré comme un second rôle (comme dans le remake de Kickboxer) et pourrait très bien jouer ce rôle dans une adaptation de Gung-Ho.

 

Ava Kingsten / Sigourney Weaver

DR

Ava est la leader de Fort Apache. Elle fait respecter à la règle les lois régissant la communauté isolée, tentant autant que faire se peut de maintenir l’approvisionnement et le bon fonctionnement de sa ville. On sait d’elle qu’elle est une vétéran des guerres ayant eu lieu suite à l’apparition des Rippers et qu’elle a perdu sa famille au cours de ses tragiques événements.
Une ancienne guerrière faisant preuve d’autorité ? Jouons la méta à fond et qui de mieux que Sigourney Weaver, éternelle Ellen Ripley, pour incarner la figure d’autorité de Fort Apache. C’est peut être le nom le plus connu à l’international du casting… Linda Hamilton ou Geena Davis, les inoubliables Sarah Connor et Charlene Elizabeth Baltimore, ont longtemps été dans la short list pour le coté méta des personnages qu’elles ont incarné au cours de leurs carrières et de ce qu’elles peuvent représenter dans l’inconscient collectif. Barbara Sukowa, de la série 12 Monkeys, a figuré aussi dans la liste pendant très longtemps, ressemblant le plus physiquement au personnage dessiné par Van …. et ayant pour elle d’être allemande, comme les auteurs de la bande dessinée. Mais rien ne peut vraiment supplanter Ripley.

Miss Lombard / Marianne Sägebrecht

DR stern.de

Madame Lombard fait office de professeure pour les jeunes de Fort Apache. On ne la voit pas plus que ça pour le moment, à ce stade du récit. Du coup, son interprète pourrait donner l’occasion d’être jouée par l’inoubliable Jasmin dans Bagdad Café et sortirait Sägebrecht de sa retraite.

 

 

 

Monsieur Williams / Stephen Lang

Stephen Lang dans la série SALEM
Dr

Williams est un vétéran du désordre causé par l’apparition des Reapers. Il enseigne l’art de se défendre et du maniement des armes aux jeunes générations de Fort Apache depuis…
Stephen Lang est une gueule de cinéma comme on en fait (presque) plus. C’est déjà le constat qui était fait au moment de la sortie de Don’t breathe, et de façon plus général depuis le rôle de bad guy qui l’a mis en lumière au moment de la sortie d’Avatar (rôle d’ailleurs qu’il devrait reprendre dans les suites!!!). Il a ce qu’il faut de ressemblance pour incarner ce personnage important de Fort Apache.
Si Lang n’est pas disponible, la bonne vieille trogne de Ron Perlman pourrait parfaitement faire l’affaire !

 

Tanaka Hasegawa / Sonny Chiba

Sonny Chiba en compagnie de son éternel élève Kenji Oba
DR journaldujapon

Nouveau professeur d’auto-défense de Fort Apache arrivant au cours du tome 2 en compagnie de sa fille. C’est une ancienne star des arts martiaux envoyé par le Conseil Municipal pour former les jeunes de Fort Apache.
Là aussi, quitte à la jouer méta, autant y aller à fond ! Un Japonais star des arts martiaux ? Pourquoi ne pas prendre LA star japonaise des arts martiaux ? Sonny Chiba. Celui qui avait été surnommé « la réponse du Japon à Bruce Lee » dans les années 60-70 et qui avait été mis à l’honneur par Tarantino dans le rôle du sensei de Uma Thurman dans Kill Bill 2 fait office de candidat idéal. S’il est considéré comme étant trop vieux, son élève Kenji Oba, lui aussi vu dans Kill Bill 2 et notamment la série X-Or pourrait très bien faire l’affaire. Autre icône au Japon, l’inénarrable Takeshi Kitano ( Zatoichi, Battle Royale ou bien encore Ghost in the Shell) continue encore à tourner, contrairement aux deux autres et son cast serait autant un clin d’œil méta qu’un choix artistique judicieux et justifié. D’autant que Von Kummant, le dessinateur de Gung Ho semble directement s’en être inspiré si l’on en croit ses interviews.

 

DR Thomas Von Kummant

Bagster / Andy Serkis

DR The Works / Universal

Bagster est le gestionnaire de Fort Apache. En lien avec les membres du Conseil Municipal de la grande ville voisine, c’est de lui dont dépend l’approvisionnement en nourriture et matériel de la communauté. Une place de choix. Dont il abuse allégrement en profitant d’avantages parfois même en nature. La pourriture de l’histoire, pour le moment.
Andy Serkis est peut être un nom qui ne dit pas grand chose au grand public. Mais si je dis Gollum, King Kong, César dans la Planète des Singes. Serkis est un grand acteur ayant donné ses lettres de noblesse à la motion capture ( technique permettant d’enregistrer les positions et rotations d’objets ou de membres d’êtres vivants, pour en contrôler une contrepartie virtuelle sur ordinateur) dont les rôles en chair et en os ont été assez rares ces dernières années. Sa participation à un projet modeste, en comparaison aux centaines de millions de dollars de productions des films super héroïques ou même du milliard de budget des suites d’Avatar !!, peut sembler une opportunité crédible.

Pour jouer un des hommes de main, transpirant l’intelligence, de Bagster et au cas ou l’histoire de Gung Ho évoluerait vers plus d’action ( une « marée blanche » de Rippers? Un groupe humain extérieur?), l’occasion pourrait être donné de donner un petit rôle à des spécialistes de la tatanne dans la tronche comme Cyril Raffaelli ( Banlieue 13, Die Hard 4), Scott Adkins ( Doctor Strange, Ninja), Georges Saint Pierre ( Captain America 2) ou bien pourquoi pas lancer la carrière d’acteur d’un Conor Mc Gregor.

 

 

De gauche à droite, Sophie, Clarissa, Pauline, Céline
DR Thomas Von Kummant

 

Sophie et Clarissa / Zendaya et Peyton List

Zendaya
Peyton List
DR The Thinning

Ce sont deux jeunes de Fort Apache faisant partie intégrante de la bande dans laquelle évolue Zack Goodwoody. Sophie est le love interest de Salim et Clarissa a été la victime précoce des charmes d’Archer. Si le personnage de Clarissa n’a (pour le moment) d’autre intérêt que celui qui vient d’être évoqué, celui de Sophie est l’artiste du groupe, croquant les visages des nouveaux arrivants. Si cela peut sembler sympathique, c’est en fait un rituel de Fort Apache, ceux qui disparaissent sous les griffes des Rippers voyant leurs portraits affichés sur l’arbre des disparus.
Les deux actrices ont un profil identiques. Encore une fois des anciennes de Disney Channel. Si Peyton List a joué dans des « œuvres » comme Le journal d’un dégonflé 1 et 2, Jessie ou bien encore Camp Kikiwaka. Zendaya a plus de notoriété, l’ancienne de Shake it up !, incarnant la nouvelle « MJ » du dernier SpiderMan ou dans le futur The Greatest Showman avec Hugh Jackman et Zac Efron.

 

Pauline / Katherine Langford

DR Netflix

Pauline fait partie de la bande de Zack et est sa petite amie jusqu’à l’arrivée de Yuki. Amoureuse éconduite du jeune Goodwoody, elle cherche à le rendre jaloux, sans succès, en traînant parfois avec la bande d’Holden tout en continuant de dévorer des yeux le personnage principal…
Katherine Langofrd ! Hannah Baker de 13 Reasons Why ! La jeune australienne née en 1996 a rapidement marqué les esprits avec son interprétation de la lycéenne victime de harcèlement moral. Un talent aussi marquant ne pouvait donc pas ne pas faire partie de ce casting idéal de Gung Ho!

Céline / Joey King

Joey King in The Flash — « Magenta » The CW Network, LLC. All rights reserved.

Celle par qui les problèmes arrivent… A la botte de Bagster et abusée par lui, c’est une des adolescentes de Fort Apache. En retrait des autres, addict, et prisonnière de l’influence que Bagster a sur elle, Archer va essayer de l’aider, à ses dépends…

Joey King est une jeune actrice prometteuse. Protégée de Roland Emmerich ( Stonewall et la suite d’Independance Day) autant que de Zach Braff ( Le rôle de ma vie et Braquage à l’ancienne) pour qui elle a joué dans deux de leurs films, elle s’est faite remarquer dans le sympathique I wish – Faites un vœu. Elle a aussi joué de manière récurrente dans la saison 1 de Fargo et dans des épisodes individuels de séries aussi diverses et variées que Flash, American Dad !, New Girl ou encore Jericho…

 

 

De gauche à droite, Bruno, Fragger, Bumble et Holden
DR Thomas Von Kummant

 

Holden / Louis Hofmann

Louis Hoffmann dans Les oubliés
DR

Holden est d’entrée de jeu montré comme le chef de la petite bande d’ados régissant Fort Apache. S’il passe pour le salaud aimant tourmenter le nouvellement arrivé Zack Goodwoody, au fur et à mesure des trois tomes, il prend de plus en plus de profondeur et cherche au final à obtenir la sympathie de Zack.
Louis Hofmann est un jeune acteur allemand, connu notamment pour avoir joué Tom Sawyer dans le film éponyme et dans Les Oubliés. Il était nommé dans la sélection des Shooting Stars en 2017, sélection regroupant les plus prometteurs acteurs européens du moment.

 

Bumble, Fragger, Bruno et Renny / Sam Coleman, Atli Oskar Fjalarsson, Valter Skarsgard et Kacey Crottet Klein

Sam Coleman, Atli Oskar Fjalarsson , Valter Skarsgård et Kacey Mottet Klein DR HBO , Anne Gustafson, Björn Jansson /Sveriges Radio et Luc Roux

Les quatre membres de la bande d’Holden ( même si Renny « sort » du groupe assez rapidement). Le petit gros, le rouquin, le psychopathe et le zozoteur. Là aussi, on est en terrain connu au niveau des archétypes de ces personnages secondaires, dans un premier temps faisant figure d’ennemis de nos héros puis se montrant moins dangereux par la suite.
Le raisonnement du casting de ces personnages a été le suivant : Gung Ho est une œuvre européenne se déroulant en Europe. Si le casting d’acteurs américains peut faire sens dans l’optique d’une grosse production, pour les personnages secondaires, il a été décidé de caster au maximum des acteurs européens. Ainsi Coleman, anglais, s’est fait remarquer dans le rôle de Hodor jeune dans Game of Thrones avec la fameuse scène du Hold the door et va jouer dans Leatherface. Fjalarsson, islandais et Mottet-Klein, suisse, faisaient eux aussi partie des Shooting Stars de cette année. Quand à Skarsgard, cela lui permettrait de rejoindre ses illustres frères Alexander et Bill en lui donnant un peu d’exposition médiatique… La crème de la crème des jeunes pousses en provenance d’Europe en somme.

 

Si vous voulez voir à quoi ça ressemble Gung Ho pour nous donner votre casting idéal ou tout simplement pour profiter d’une bonne lecture c’est par ici

 

DR Netflix

Après un development hell qui l’a vu passer d’une grosse major hollywoodienne à la plate-forme de visionnage Netflix, l’adaptation américaine de Death Note est sortie le 24 août 2017. Pour le meilleur ou pour le pire ?

Death Note, dans sa version US, est disponible sur Netflix depuis quelques jours maintenant. Alors que ce projet, après un anime et plusieurs films au Japon, a fait naître plusieurs inquiétudes et critiques de white washing dès les débuts du projet. Est ce que ce genre de critique est pertinent, dès qu’on parle d’une adaptation étrangère au pays d’origine de l’œuvre ? La question peut être posée, mais il ne s’agira pas d’y répondre dans cet article. Qu’est ce que l’histoire de Death Note ?

DR Netflix

Death Note : Adapter c’est trahir…

Enfonçons les portes ouvertes et commençons par les inévitables «  On ne peut pas plaire à tout le monde », « On ne peut pas mettre tout le contenu des treize tomes dans un seul film » ou encore «  c’est une histoire japonaise, il faut bien l’adapter au public américain ». Oui bien sur mais… Loin du white washing ou de l’américano-compatibilité, la première gêne vient du traitement des personnages. Light Yagami, dans le manga est un lycéen brillant aussi froid que séduisant et calculateur au possible. Light Turner est l’archétype du petit génie-outsider qui fait les devoirs des autres pour une poignée de dollars et qui se fait maltraité par la grosse brute du lycée (ouf on a pas de scène de victime plaquée contre le casier du lycée, mais c’est tout comme…). Là ou la version papier de Light arrivait à une conclusion logique et froide que la société devait être purgée de certains éléments pour qu’elle aille mieux, la version US de Light se base sur les noms de « méchants » donnés par le journal TV et certains forums sur le Web… Misa Amane est un mannequin très populaire et éperdument amoureuse de Light, qu’elle suit dévouement. Mia Sutton est une pom pom girl manipulatrice qui semble s’épanouir à se servir du Death Note. Pourquoi ? On sait pas trop mais elle est prête à tout pour continuer à le faire. L est le meilleur détective du monde. Brillant mais accroc à la caféine et rempli de TOC, il n’hésite pas à faire passer d’éventuelles victimes collatérales dans la case des pertes et profits tant que son objectif est atteint. Sa version cinématographique ressemble plus à un accroc au sucre frénétique et consultant pour une agence gouvernementale US. Ce type de personnages est devenu monnaie courante depuis « Dr House » ou « Mentalist » et au final ne restitue pas du tout l’aspect « bataille de génies » qu’on pouvait retrouver dans le manga. La richesse des personnages n’est donc pas retranscrite et on a affaire avec des personnages ne leur ressemblant en rien. Difficile, du coup, de vraiment plonger dans le film, quand on a déjà lu le manga ou vu l’anime. D’autant plus que les 1h40 sont vite passés, tant les éléments fascinants à traiter, comme le fait que les agissements de Light se fassent sous le pseudonyme de Kira, qui devient une sorte de divinité, ont une influence mondiale, ou bien les dilemmes moraux liés à l’utilisation du Death Note soient expédiés comme des passages obligés. La trame reste classique et les péripéties s’enchaînent très rapidement. Trop rapidement.

Light et Ryuk
DR Netflix

Death Note : Mauvaise adaptation mais bon film ?

Quand on connaît le matériel d’origine, le Death Note d’Adam Wingard semble raté. Mais d’un point de vue plus neutre, passe t-on un bon moment en le visionnant ? Oui et non. Et à l’image de ce qui peut être apprécié dans le film, la mise en scène d’Adam Wingard ne donne pas l’impression d’aller jusqu’au bout de ses intentions. Ryuk, le dieu de la mort associé au Death Note de Light est brillamment interprété par Willem Dafoe, qui sait jouer la manipulation et le vice comme personne (quelle bonne idée de casting!) ? Oui, mais il est toujours filmé en contre jour ou dans l’obscurité, comme si la dimension fantastique n’était pas clairement assumé. Les meurtres imputés au Death Note donnent l’objet de réelles « cinématiques de jeu » sur-stylisées et moments presque à part du film ? Oui mais en y réfléchissant bien, il n’y en a que deux dans le film et elles sont expédiées dès le premier quart d’heure. Dans la forme, que les mises à mort soient l’objet de concours de circonstances lorgnant du coté de Destination Finale fait plaisir au fan de genre, mais en comparaison avec l’aspect châtiment divin du manga d’origine, cela fait évidemment se poser des questions ? Le réalisateur Wingard et les scénaristes Parlapanides ( Charley et Vlas) et Slater ont-ils vraiment compris ce qu’ils adaptaient ? C’est parfois à se demander tant ils semblent faire des variations sur le seul synopsis de l’œuvre sans aborder en profondeur (voire pas du tout) les thématiques de Bien contre le Mal, de la peine de mort, de la justice personnelle ou encore la religion. Non , Death Note a été pensé comme un divertissement.

L défie publiquement Kira/Light
DR Netflix

Et en tant que tel, il remplit son office. Le filmage de Wingard est propre et carré. C’est absolument bien cadré, le jeu sur la saturation des couleurs est bien géré et donne d’agréables images à regarder. Le jeu des acteurs reste correct, dans le pire des cas (Nat Wolff pêche par manque de charisme) et est même excellent dans le cas de la prestation de Willem Dafoe. Et puis… Il y a un climax dramatique sur fond de « Take my breath away » et ça ça n’a pas de prix ! L’utilisation de sons très 80’s donnait à un précédent film de Wingard, The Guest, une saveur particulière et très juste. Là, elle ressemble plus à un plaisir coupable et n’apporte pas grand chose. Dernier point noir : l’apparition de Ryuk donne lieu à de véritables cris ridiculement gaguesques de la part de Light, désamorçant totalement l’aspect dramatique de cette scène pourtant capitale dans le cheminement du récit.

Première rencontre entre L et Light
DR Netflix

Au final, Death Note s’avère être une véritable déception, tant l’adaptation d’une œuvre originale et complexe a accouché d’un divertissement correct sans réel valeur ajoutée ni grands enjeux dramatiques. La fin ouverte peut laisser à penser à une suite en cas de succès. Elle est peut être à souhaiter, car à ce moment, les scénaristes pourraient alors chercher à livrer une histoire plus audacieuse plutôt que mainstream et justice serait rendue à l’œuvre de Tsugumi Oba et Takeshi Obata. En attendant, il faut se contenter de ses yeux pour pleurer à la fois pour ce gâchis et pour le potentiel d’Adam Wingard qui depuis les débuts prometteurs de You’re next et The Guest ne cesse de décevoir et dont on peut commencer à redouter la suite de la carrière

Troisième jour de festival pour les Déferlantes – Sud de France d’Argelès sur Mer. Après la venue d’une légende comme Sting hier, il est dur de se remettre… Au programme aujourd’hui, Findlay, Ibrahim Maalouf, Kungs, House of Pain, Archive et DJ Snake encadrent une programmation dont le clou du spectacle doit etre incarné par Iggy Pop. Reportage.

Une vraie chance. C’est ce qui surgit dans toutes les pensées des festivaliers quand, quelques minutes après la grosse bourrasque de vent et les trombes d’eau qui leur sont tombés dessus, les festivaliers de la dixième édition des Déferlantes Sud de France font irruption dans le domaine de Valmy pour faire honneur à Findlay. La jeune britannique, accompagnés des membres de sa bande, avec qui nous avons eu l’honneur d’échanger la veille, finit de faire les balances alors que le public s’amasse en bord de scène. Au fur et à mesure de l’après-midi, plusieurs scénarios commençaient à faire irruption dans les travées de Valmy : annulation de tel ou tel concert, retard de tel ou tel artiste, etc… Mais cette année, la météo était du coté des Déferlantes Sud de France pour pouvoir souffler avec elle ses dix bougies d’existence !

Findlay, vue la veille en show privé et acoustique, se donne au cours d’un show plus rock et malgré tout classique dans la forme. Les morceaux s’enchaînent, et à chaque fois, ce qui apparaît le plus c’est le potentiel de la chanteuse britannique. Quelques choses à affiner et le groupe Findlay, du nom de sa leader, devrait toucher les cimes qu’il a tout pour atteindre. Le tube «  Waste of time » achève de laisser à penser cette analyse. Findlay peut être tout ce qu’elle veut être, son talent lui laisse le luxe de choisir la voie qu’elle veut emprunter pour la poursuite de sa carrière.

Une foule amassée du coté de la scène Paul Mas pouvait laisser circonspect, une bonne heure avant, le début du concert du DJ français. Pourquoi tant de gens se pressaient, se poussaient pour se mettre aux premiers rangs d’une scène qui ne s’enflammerait qu’une bonne heure plus tard. Les premières notes du DJ toulonnais finissent de faire comprendre très rapidement le pourquoi du comment de cette accumulation : Kungs a le don de faire s’enflammer les foules ! Respectueux de ces aines, il n’hésite pas à convoquer Gala, David Guetta, Snoop et Dr Dre, Queen, The Woo, Jay Z, Justice… La liste est longue et met le public en transe, buvant les paroles (si l’on put dire) du jeune DJ… La play list a des airs de best of mais fait son effet, et après tout, n’est ce pas le principal en festival ? Et voir tout un public prendre feu sur Freed from desire, après tout cela n’a pas de prix. Surtout quand cela vous est présenté par un gentleman ( l’origine du nom en letton du jeune DJ toulonnais).

Vient ensuite le tour d’Ibrahim Maalouf. Sa conférence de presse, sans cesse reportée avait pu faire craindre le pire, mais le saxophoniste franco-libanais est bien présent. Dans uns tyle qui lui est propre, mêlant saxos et un brin d’électro, il continue d’enflammer le public de Valmy, qui n’en demande pas tant. Une véritable communion avec le public s’installe au gré des morceaux du mélomane beyrouthin. Ce n’est donc pas vraiment surprenant de voir des enfants monter sur scène le temps d’un morceau, ou bien Maalouf communier avec son orchestre le temps de laisser quelques solos à quelques uns d’entre eux… L’enthousiasme est telle qu’à de nombreuses reprises, la fin du show est pensé survenir mais il n’en est rien…

House of Pain surgit alors pour plonger le public de Valmy dans un revival 90’s complet. Le jeu du DJ du groupe et ce qui est fait pour faire monter les foules convoquent ce qui se faisait il y a maintenant deux décennies de cela. C’est donc un public enthousiaste, un brin nostalgisé par les classiques balancés par Kungs quelques instants plus tôt qui continue de faire la fête dans le parc de Valmy. Mais les meilleures choses ont une fin (ou pas…) et il est temps de faire place à Iggy Pop !

Le célèbre iguane des Stooges met très peu de temps à faire tomber le haut pour offrir au public des Déferlantes Sud de France un show endiablé. Dès le deuxième morceau, le mythique The Passenger, annoncé à base de grands « Fuck » et autres « ….fucker », Iggy nous fait toucher du doigt qui il a été musicalement parlant. « Le Parrain du Punk » n’oublie pas d’où il vient et pendant tout le long de ce qui est censé être le clou du spectacle de cette troisième journée de festival, il n’oublie pas d’insulter les mères des spectateurs, ce qui n’a pour effet que de démultiplier leur enthousiasme ! Iggy Pop est un survivant. Un rescapé d’une époque révolue et il se démene pour ne pas le faire oublier au fur et à mesure que les chansons, les grossièretés, les riffs de guitares, les sonorités s’enchaînent. Au fur et à mesure d’une époque qui nous est présentée à la volée, pour nous faire toucher du doigt de ce qu’est , de ce qu’a été Iggy Pop et ses lointains compagnons des Stooges

Et voilà les expérimentaux d’Archive pour prendre le (difficile) relais de la légende pop-rock-punk. Leurs premiers morceaux finissent de nous achever dans la conviction que leurs travaux sont à suivre, pour ceux qui ont été interviewés par Pop&Shot quelques instants plus tôt, c’est une bonne chose, les laissant se révéler auprès d’un public qui ne cesse de vouloir se défouler.

DJ Snake, grand nom de la scène clubbing française, finit d’achever le public de Valmy, grâce à ses compositions. Et permet à ces derniers de s’enflammer avant la fin de cet avant dernier jour de festival…

Crédits Tristar Pictures

Baby Driver, le nouveau projet de celui qui est à l’origine de la Cornetto Trilogy ( Shaun of The Dead, Hot Fuzz et Le Dernier Pub avant la fin du monde), Edgar Wright, sortira en France le 19 juillet. Il a pour nom Baby Driver et Pop&Shot vous explique pourquoi c’est d’ores et déjà l’un des meilleurs films de l’année!

Edgar Wright est un génie! Pratiquement aucun dialogue entre le début du film et le générique et pourtant nous est expliqué le principal du film à venir. Enjeux. Personnages. Genre. Rythme. Wright ne prend pas son spectateur pour un imbécile et donne les clés pour comprendre le personnage de Baby ( Ansel Elgort, bien loin, et c’est tant mieux de son niveau de Divergente et Nos étoiles contraires) , jeune conducteur mutique qui ne s’éloigne jamais de ses écouteurs. La raison sera donnée assez rapidement en cours de métrage et c’est d’ailleurs bien dommage. Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby est redevable auprès du dangereux Doc ( Kevin Spacey, est-il besoin de le présenter?) mais l’heure de son « dernier coup » a sonné et, alors qu’il vient de rencontrer Debora ( Cendrillon, Orgueuil et préjugés et zombies), il va pouvoir laisser derrière lui les braquages. Sauf que… Rien ne va se passer comme prévu…

Baby Driver : Un film de genre qui s’assume

Crédits TrisTar Pictures

Encore une fois, Edgar Wright a tout compris des codes et de la mythologie du genre qu’il filme. Shaun of the Dead est l’un des meilleurs films de zombies de ces dernières années. Hot Fuzz une des plus belles déclarations d’amour au film d’action. Le dernier pub avant la fin du monde mêlait très habilement sa forme d’invasion alien en mode Invasion des profanateurs de tombes tout en étant très fin sur sa manière d’aborder le thème de la nostalgie. Ant-Man comporte plus d’idées visuelles dans un film dont Wright s’est fait virer a du partir pour causes de divergences artistiques en cours de route que dans n’importe quel film Marvel sorti ces dernières années.

Dès les premières secondes, vous êtes dans un film de braquage. Il va y avoir du crissage de pneus, des trahisons, des histoires de gros sous, des gyrophares et les coups de feu vont pleuvoir. Wright connait ses classiques et toutes les figures imposées sont là. Avec respect et amour pour ce qu’elles sont. Baby, le Driver (tout aussi mutique que celui joué par Gosling dans le film de NWR, mais en plus drôle) est à la recherche de son « dernier coup ». Le commanditaire incarné par Kevin Spacey a tout du rapace sans scrupules. Jamie Foxx est le braqueur nerveux et parano. Le couple Jon Hamm/Eiza Gonzalez nous la joue Bonnie and Clyde on fire. Lily James le love interest qui va pousser le héros vers la rédemption. Tout ça est bien connu, mais tout cela est joué à la perfection. Wright dirige toute sa troupe aux petits oignons, comme le talentueux metteur en scène qu’il est… Attention transition toute en finesse (sisisi)

Baby Driver : Et la musique dans tout ça?

Crédits Tristar Pictures

Annoncé d’entrée comme l’élément moteur (ohohoh, quoi ? y’a que pour Grave qu’on avait dit qu’on ferait pas les jeux de mots foireux!) voire la raison d’être principale de ce métrage, loin d’être un effet de style, la place de la musique trouve tout son sens. La musique c’est la vie, et c’est ce qui permet à Baby de tenir. La musique tient une place importante dans l’univers des braqueurs ( cf la discussion entre les personnages de Hamm et Foxx sur les chansons porte bonheur). Elle permet au mutique Baby de briser la glace en parlant à Debora « plus en cette soirée que depuis toute une année » au cours d’une magnifique scène de séduction à coups d’écouteurs dans un lavomatic.

Large spectre d’environ un demi siècle de musique anglo-saxonne, il y en a pour tout les goûts, funk, soul, rock hip-hop… Beach Boys, T. Rex, Queen, Barry White ( le décalage entre sa chanson et ce qui se passe à l’écran donne d’ailleurs lieu à une scène ou la tension est plus que palpable), Beck, Blur. Ce sont les plus connus et il y en a d’autres encore plus efficaces dans le film.Plus que d’accompagner l’action, elle est l’action et le cœur du film. Cf la séquence générique avec Baby déambulant en rythme après le braquage de la scène d’introduction et ou au fur et à mesure qu’il voit la menace policière se faire de plus en plus présente, les bruits extérieurs prennent le dessus sur la musique et Baby adopte un pas moins assuré…

Baby Driver dans les meilleurs films de 2017?

Wright a une envie : faire un film ou la bande est au cœur du film. Il l’a amplement réussi. Edgar Wright veut toucher à un nouveau genre? Après le film de zombie, d’action policière, l’adaptation de comic book, il accroche le film de braquage à son tableau de chasse. A cette occasion, il démontre son intelligence et son talent de metteur en scène, capable de digérer les influences de chaque genre auxquels il s’est frotté depuis le début de sa carrière pour en tirer des films de très grande qualité. Son prochain projet, Shadows, sera un film d’animation! Quand on voit les prouesses visuelles qu’est capable de faire Wright dans le cadre de sa mise en scène, ça laisse rêveur!

Fougueux, véritable film d’action au sens littéral du terme (il se passe toujours quelque chose et il n’y aucun temps mort), doté d’une bande son variée et énergisante, Baby Driver est de ces petits chefs d’oeuvre, qui s’ils ne rentreront pas au Panthéon du Septième Art, peuvent durablement marquer la pop culture et les esprits. A l’instar d’un Shaun of the dead ou de Scott Pilgrim. Le genre de film qui vous donne le sourire du début jusqu’à la fin, comme quand l’on sait qu’on assiste à un spectacle d’une qualité qu’on ne voit pas souvent. Baby Driver, le meilleur film de l’année? Il y a débat avec Split, mais on peut prendre les paris qu’il sera encore sur le podium à la fin de la course de l’année