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avril 2019

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Pochette Album Roni Alter 2019

Nous avions découvert Roni Alter il y a quelques mois, lors du festival MaMA 2018. Son concert intimiste et touchant, au phonomuséum nous avais particulièrement marqué. Et à raison !

2019 sera peut être l’année de sa consécration avec sa nomination aux victoires de la musique et la sortie de son nouvel album.

Il était évidant de vouloir rencontrée Roni Alter avant son concert aux Printemps de Bourges.  Un moment dans sa loge, qui nous a permit de parler de ses racines, de la genèse de son prochaine album, des raisons de sa reprise de PNL et de sa vision de la musique.

Questions : Philippine Berda

Texte, vidéo, montage : Kévin Gombert

Printemps de Bourges Jour 2, une journée sous le signe de la découverte

Jeudi 18 avril 2019, troisième jour du Printemps de Bourges et de belles découvertes musicales…

mama festival 2018

MaMA Festival 2018: déambullations en musique (Retour sur 3 jours de découvertes que vous devez écouter!)

[list1][/list1] Du 17 au 19 octobre 2018, le MaMa festival investissait les salles du quartier…

phonomuseum pigalle paris

Le PhonoMuseum : une véritable machine à voyager dans l’histoire de l’enregistrement du son

Le PhonoMuseum au coeur du quartier de Pigalle retrace l’histoire du son enregistré de 1857 à…

Présenté en avant-première dans le cadre du Club 300, Nous finirons ensemble, la suite du cultissime Les petits mouchoirs mis en scène par Guillaume Canet sortira en salles le 1er mai 2019. Porté par un casting quatre étoiles (François Cluzet, Marion Cotillard, Laurent Lafitte, Gilles Lellouche, Benoît Magimel, Valérie Bonnetton, José Garcia,), il marque les retrouvailles avec notre groupe de vacanciers préférés du Cap Ferret. Pour quel résultat : Satisfaction ? Nostalgie ? Déception ? Critique.

Nous finirons ensemble
Copyright 2019 Trésor Films – Canéo Films – Europacorp – M6 Films – Les Productions du Trésor – Artémis Productions

Le projet de suite aux Petits Mouchoirs annoncé l’an dernier avait de quoi faire lever un sourcil circonspect. Non pas qu’il n’y avait rien à dire à propos de ce groupe d’amis mais huit ans après le premier opus, Les petits mouchoirs avait tranquillement fait son trou dans la catégorie de « films cultes » français des années 2010. Aussi, Nous finirons ensemble, se présente-t-il en cette fin de décennie avec la lourde tâche de raconter la suite des aventures de la bande de parisiens en goguette au Cap Ferret. Passé le cadre tragique qui servait au final de fil rouge tout au long du premier film, que peut-il y avoir à dire huit ans après tout cela ?

Nous finirons ensemble : De quoi ça parle ?

Nous finirons ensemble
Copyright 2019 Trésor Films – Canéo Films – Europacorp – M6 Films – Les Productions du Trésor – Artémis Productions

Préoccupé, Max est parti dans sa maison au bord de la mer pour se ressourcer. Sa bande de potes, qu’il n’a pas vue depuis plus de 3 ans débarque par surprise pour lui fêter son anniversaire ! La surprise est entière mais l’accueil l’est beaucoup moins…
Max s’enfonce alors dans une comédie du bonheur qui sonne faux, et qui mettra le groupe dans des situations pour le moins inattendues.
Les enfants ont grandi, d’autres sont nés, les parents n’ont plus les mêmes priorités… Les séparations, les accidents de la vie… Quand tous décident de ne plus mettre de petits mouchoirs sur les gros bobards, que reste-t-il de l’amitié ?

Si comme, on a pu le dire, la fin des Petits Mouchoirs n’appelait pas forcément à une suite, ce que Guillaume Canet a pu confirmer d’ailleurs, l’intérêt du projet a fini par apparaître de lui-même : suivre l’évolution d’un groupe d’amis au fur et à mesure des années. Ainsi, la bande de Max, Marie, Vincent et compagnie allait devenir l’équivalent de l’Antoine Doinel de François Truffaut. Pour rappel, Doinel, interprété par Jean-Pierre Léaud au cours de 5 films avait grandi sous les yeux du spectateur entre 1959 et 1979, traversant l’enfance ( Les 400 Coups), l’adolescence ( Antoine et Colette) et enfin l’age adulte (Domicile conjugal  ou bien encore L’amour en fuite).

Dès lors, le titre du film : Nous finirons ensemble peut tout aussi bien être une question pleine de doutes qu’une affirmation pleine d’optimisme. En huit ans de temps, des bouleversements, le petit groupe en a connu. Dès les premières minutes de Nous finirons ensemble, on apprend que le couple Max/Véronique (Cluzet/Bonnetton), les hôtes de la maison de vacances du premier opus, a divorcé. Que des choix ont été faits. Que des rancœurs se sont accumulées. Et qu’enfin le groupe a fini par péricliter à force de tension et de non-dits. Marie (Marion Cotillard) apprend à devenir mère d’un enfant de sept ans. Eric (Gilles Lellouche), le tombeur fêtard du premier film est devenu un acteur à succès et tout jeune papa. Vincent (Benoît Magimel) est en couple et assume pleinement son homosexualité. L’inénarrable Antoine (Laurent Lafitte), lui, n’a pas changé d’un poil. Mais à l’occasion des 60 ans du personnage de François Cluzet, il est décidé d’enterrer la hache de guerre… Même si tout cela ne se fera pas sans heurts…

Nous finirons ensemble : Est ce que c’est bien ?

Nous finirons ensemble
François Cluzet et Laurent Laffite dans Nous finirons ensemble
Copyright 2019 Trésor Films – Canéo Films – Europacorp – M6 Films – Les Productions du Trésor – Artémis Productions

La force des Petits Mouchoirs résidait dans le fait de s’attacher à une bande de potes qui fait comme si de rien n’était et a décidé de partir en vacances alors que l’un d’entre eux agonise à l’hôpital à Paris. On pouvait rire, on pouvait s’attacher ou s’émouvoir aux différentes pérégrinations des membres du groupe, cette simple toile de fond réussissait à donner de la consistance à chacun des personnages. Huit ans plus tard, le contexte n’est pas le même. Ni son importance, ni son impact. Max a coupé les ponts avec Eric, Vincent et autres suite à son divorce/suite à un clash il y a trois ans ? Cinq minutes de film et la hache de guerre est enterrée. Un problème ? Plus de problème.

Et c’est bien là que le bas blesse : les enjeux. Tout au long du film, quelques péripéties peuvent bien arriver aux différents personnages du film mais sans véritables conséquences ni impact. Guillaume Canet prend plaisir à retrouver sa bande de copains ( à l’écran comme à la ville) mais n’en fait, si ce n’est rien, au moins pas grand chose. Comme une sorte de succession de passages obligés, chacun a sa petite partition à un moment donné ou à un autre, dans un ensemble qui ne va pas dans une direction bien précise. Entre le fan service et un amour incontrôlé pour ses personnages, ces derniers évoluent donc pendant deux heures dans une sorte de grande improvisation sans qu’une trame scénaristique claire se dessine.

En résulte quelque chose de contre productif : les personnages, que ce soit huit ans après Les Petits Mouchoirs ou bien entre le début et la fin du film n’évoluent pas et restent l’incarnation de leurs archétypes. Antoine ( Laurent Lafitte) est immature? Il est le ressort de la quasi totalité des scènes comiques du film, devenant plus un sujet de blague qu’un véritable personnage. Vincent ( Benoit Magimel) continue d’avoir ses atermoiements. Marie ( Marion Cotillard) buvait et fumait fébrilement dans l’attente du devenir de Ludo ( Jean Dujardin) dans le premier? Huit ans plus tard, elle boit et fume fébrilement en ne cessant de penser à ce qui est arrivé à Ludo. Là, ou une vraie évolution des personnages, comme celle que connait le personnage de Gilles Lellouche et un discours sur le temps qui passe aurait pu marquer les esprits, comme le premier qui captait quelque chose d’une tranche d’age à un instant T, il est malheureusement présenté une sorte de redite du premier. Avec les années en plus.

Mais, Nous finirons ensemble est il un mauvais film pour autant? Non! La hauteur des reproches qui peuvent lui être faits équivaut à la cote de sympathie que le premier film a pu faire naître chez le spectateur. Oublié la fraîcheur du premier. Oublié un pseudo discours sur les années qui passent. Nous finirons ensemble propose d’assister à une vraie bonne comédie. Le rythme de la comédie fonctionne très bien sur les scènes humoristiques.  On prend toujours autant de plaisir à assister aux vacances de cette bande de potes et le film de Guillaume Canet propose un vrai bon moment de détente. Et puisqu’il est acté que nous finirons ensemble, rendez vous est pris pour un troisième épisode. A dans une huitaine d’années?

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Jeudi 18 avril 2019, troisième jour du Printemps de Bourges et de belles découvertes musicales que l’on ne peut pas garder pour nous.
On y à découvert la sélection des Inouïes, des groupes canadiens et redécouvert des artistes désormais incontournables de la scène musicale contemporaine le tout sous un soleil radieux, dans un cadre idéal : une ville de charme et d’histoire dans laquelle une simple balade est enchanteresse.
Dans les allées ouvertes à tous, les stands attire la curiosité des passants et offre une diversité de produits et des découvertes culinaires locales.

Spécimens Canadiens 

Cette année au Printemps de Bourges, ce sont les Spécimens Canadiens qui ont investi la Prairie. La Prairie c’est un beau chapiteau posé au milieu d’une pelouse et d’arbres. Bref, La Prairie c’est l’endroit auquel tu penses quand tu visualises « mariage champêtre ».
Jeudi 18 avril 2019, c’est donc directement à La Prairie que je me rends pour y découvrir les talents sélectionnés pour représenter leur pays. Un événement un peu privé qui nous à révélé de belles surprises !
La matinée commence par le concert de Zaki Brahim, puis un blind test proposé par Nina et Simone vient faire oublier l’attente pendant que le groupe suivant s’installe. 

Et puis Lydia Képinski fait une entrée fracassante, elle s’immisce à travers le public, harpente la salle pendant de longues minutes avant même d’avoir posé un pied sur la scène. Elle déambule parmi nous, et pour ceux qui sont devant la scène, elle s’incarne dans une voix qui ponctue l’instrumentation des 3 garçons qui l’attendent sur scène. Déconcertant, parce qu’elle commence par susurrer des phrases de harcèlement de rue, dénonçant alors les agissement de la gente masculine, alors que sur scène, seuls les hommes sont représentés. Tout un chacun la suit des yeux comme on aurait regardé un mirage. Elle fait se séparer les foules sur son passage. Une fois sur scène elle affirme une présence à laquelle on ne peut échapper et un rock déterminé auquel on adhère tout de suite. 

Les Inouïs du Printemps 

Les inouïs du Printemps de Bourges c’est un tremplin de jeunes artistes encore en compétition lors de leurs représentations au Printemps de Bourges. 

Présentés dans des petites salles qui ne tardent jamais à se remplir, tous affirment des styles et des empreintes différentes. Retour sur les quelques noms que nous avons pu voir de la catégorie Crossover. 

54 

Le trio 54 débarque sur scènes tout de blanc vêtus, laisse planer le mystère quelques instants et lance un rap langoureux sur une instrumentation électronique. Parfaitement « crossover » comme l’indiquait la catégorie, ils séduiront aussi bien les férus de la pop new wave que les amoureux du rap.

Silly Boy Blue

Seule, la jeune femme arrive, son humilité et son talent derrière elle. Premiers frissons de la journée. Elle entre dans le vif du sujet instantanément et nous offre une voix incroyable dès les premières notes. Ce qui est toujours compliqué pour les artistes seuls sur scène c’est de nous subjuguer, Silly Boy Blue réussit le défi à merveille et alors il est impossible de détourner le regard d’elle. 

Silly Boy Blue est résolument le coup de coeur de la rédaction et comme notre vote ne compte par pour la faire élire Inouïs 2019, on ne peut que vous recommander de la soutenir à votre tour. 

The Rodeo 

Une fois que l’on quitte la programmation des Inouïs, la journée continue avec le concert de The Rodeo c’est une présence incroyable qui fait danser les grands comme les plus petits à l’extérieur du printemps de Bourges, un concert comme une pause, en plein air et qui force à quelques pas de danse. Un concert dans lequel Dorothée, chanteuse du groupe, reprends les chansons de son dernier album Thérianthropie Paradis, un univers fantasque quelle créée de toute pièce.

The Rodeo printemps de bourges 2019

Lou Doillon 

Lou Doillon à une voix indéniablement belle. Rocailleuse, puissante, séduisante aussi. Mais surtout, la musicienne démontre un sens de l’équipe et du respect pour ses musiciens qu’elle contemple, à qui elle adresse souvent des regards complices et avec lesquels elle entame quelques petits pas de danse. Elle leur offre de longs moments de liberté pendant lesquels ils entrent dans un tête-à-tête avec leur instrument pour nous offrir des moments riches en intensité. 

Lou Doillon printemps de bourges

Roni Alter 

La jeune israélienne Roni Alter a manqué de nous tirer quelques larmes au Théâtre Jacques Coeur. Accompagnée d’un violoncelle et d’une guitare, elle prend tantôt place au piano tantôt derrière sa guitare et nous offre sa voix rare, sincère, et ses paroles engagées avant de reprendre A L’ammoniaque de PNL au piano, accompagnée par le violoncelliste qui à laissé tomber l’archet pour pincer les cordes de son instrument. Et de terminer le concert sans micro, au tambourin et violoncelle, et toujours avec un sourire radieux. 

 

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#printempsdebourges2019 #ronialter

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Claire Diterzi et L’Orchestre de Tour 

Imaginez Isabelle Huppert, brune, sur des talons de 10 centimètres, un micro à la main, chantant en lyrique des textes pop dans lesquels elle n’hésite pas à employer les mots « couilles molles », le tout en déambulant à travers les rangs d’un orchestre symphonique composé d’une quarantaine de musiciens. C’est dur à imaginer, dur à croire quand on y est et pourtant c’est Claire Diterzi. 

Elle présente une prestation à couper le souffle, accompagnée de deux choeurs, elle raconte des histoires à merveille ou elle s’affirme en femme que rien ni personne n’arrête. 

Libre, Claire Diterzi est incroyablement libre; de tout dire et de tout faire sur scène. 

Un spectacle novateur comme peu le sont, loin du concert pop que l’on connait et à  mille lieux des représentations orchestrales classiques. Elle fait se rejoindre des univers et démontre la porosité des frontières des genres musicaux et elle le fait bien. 

Vald

C’est dans un lieu totalement différent que l’on redécouvre Valentin, le rappeur d’Aulnay sous bois plus connu sous le nom de Vald. C’est en plein coeur de la ville, dans la halle aux blés, que la jeunesse berrichone c’est rassemblée une journée consacrée à la scène urbaine. La grande halle, transformé en palais Hip Hop, tremble au loins. Les vitres tremblent aux sons des basses et interpellent les passants dans la rue. Le ton est mis ! A l’intérieur la majorités de lycéen qui compose l’assemblée s’agglutine au plus près de la scène. Sautant, transpirant, filmant le portable la main, Vald officie en terrain conquis. Avec ses morceaux très souvent second degré, Vald et ses acolytes, captivent. Chaque début de morceaux est suivis par une ovation. Les paroles sont scandées par la foule. Un show est parfaitement (dés)accordé. Une fois la salle chauffée à blanc, l’idole offre une infos exclusive : c’est en septembre 2019 que sortira son prochain album.

Vald Printemps de Bourges 2019

Zazie

Zazie, qui entame sa tournée début, à mis l’épreuve du public non parisien son nouvel album “Essenciel”. Cette habituée du printemps de Bourges revient très vite à ses anciens disques et pour chanter ses grands singles. Dès le troisième “Zen” est chanté à tut tête par les 6000 spectateurs du W. En format que l’artiste fait de manière exceptionnelle pour cette tournée qu’elle veut plus intimiste et centré sur ses nouvelles compos. Entre chaque morceaux, les fans de l’ex-mannequin de Yves Saint Laurent, Karl Lagerfeld ou Kenzo, lui souhaitent son anniversaire. Conviviale, Isabelle Marie Anne s’en amuse et continue son set alternant tubes et morceaux récents. Une moment apprécié par un public intergénérationel.

Boulevards des Airs.

Le duo clôturera cette journée du jeudi au W. Un retour sur les lieux de leur grande révélation, deux ans auparavant.  Après leur 4ème album et leur duo avec Vianney, les deux compères originaire de Tarbes font vibrer la foule.

boulevards des airs printemps de bourges 2019

Grand Master Flash Chorus 2019

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The Kooks Zenith 2019

Ils étaient attendus. Et pour cause, The Kooks signaient un grand retour sur les ondes avec un nouvel opus “Let’s go sunshine” à l’été 2018 promettant un retour scénique parisien au mois d’avril 2019.

Ce samedi 6 avril, les fans de Luke Pritchard et sa troupe sont venus en masse au Zénith pour applaudir la formation. A tel point que le concert se joue à guichets fermés. Un exploit quand on pense que c’est bien la première fois que les rockeurs se frottent à une si grande scène dans l’Hexagone. Dans la foule on croise des vingtenaires comme des trentenaires lookés, venant de Paris, de toute la France mais aussi de nombreux pays étrangers et espérant vivre un beau moment de live. Il ne seront pas déçus.

Un décors sobre les attend, composé d’un escalier lumineux sur lequel trône la batterie estampillée The Kooks. Il est 21 heures quand le groupe monte sur scène. Pas une minute à perdre, le combo balance d’entrée les première notes du culte “Always where I need to be”. Si en temps normal, la fosse se chauffe plus vite que les gradins, il n’en est rien ce soir. la totalité de la salle s’enflamme à peine les premières notes chantées.  “Sofa song” suit. Le leader de la formation prend entièrement possession de la scène, il sautille, danse, prend la guitare et chante sans jamais oublier de parler avec son audience. ” Sofa’s song” et “Eddie gun” suivent. ” On va jouer de vieux morceaux mais aussi des nouveaux” prévient-il.

 

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Depuis qu’il a joué aux côté de Mick Jagger, Pritchard lui vole quelques mimiques. Son déhanché, sa façon bestiale d’arpenter une scène. The Kooks a gagné en maturité tout en conservant son énergie rock. Le show, diablement efficace, ne laisse pas de répit au public qui danse volontiers et chante toujours. Puisqu’au delà des capacités de performers indéniables du groupe se cache surtout une véritable communauté, fédérée depuis bien longtemps. The kooks sent bon les souvenirs d’adolescence. Les amours qui semblent durer pour toujours, la routine instaurée par le lycée, les premières soirées, les bières et les gueules de bois qui ne pointent jamais le bout de leur nez. Avec cette fraîcheur des débuts, alors que le slim et le perfecto étaient ce qui se faisait de plus à la mode, le groupe n’a pas pris une ride. loin du show statique d’un live raccord à la note prêt à la version album, le groupe se laisse le droit d’exister sur scène, de sonner différemment. On s’amuse volontiers, et les minutes défilent à tout vitesse. le chanteur échange un temps sa guitare contre un clavier et la setlist s’étoffe: ” She moves in her own way”, “Four leaves clover”, l’excellent ” The ooh la” qui rappelle à tous ceux qui ont pu l’expérimenter avec l’âge que le monde peut te mâcher et te cracher malgré ton joli manteau. “Pamela”, “No Longer” et “Jackie big tits” sont également de la partie.

 

Qu’il serait alors bon de pouvoir arrêter le temps dans cette bonne ambiance, où les franges et les bières sont nombreuses. Viens pourtant le temps des derniers morceaux. ” Do you wanna make love to me?” demande en musique le héros de la soirée. Celles qui ont pu un jour avoir eu l’envie de répondre “oui” ont alors éternellement 18 ans. Il est bien là, le secret de la vie éternelle. Dans un bon morceau de musique de ceux qui ne passent pas de mode, qui ont su unir.

The Kooks invite à allumer la torche des portable le temps d’une ballade en mer sur l’excellent “Seaside”. Le Zénith devient une constellation. Et puis vient le tour du “dernier morceau”: “Junk of the Heart (Happy)”. Histoire de donner raison à la parenthèse du titre, le groupe revient pour un court rappel.

“No Pressure” signe ce retour et est suivi des traditionnels remerciements que l’on peut entendre en live. et pour ce qui est du grand final “Je pense que vous avez deviné” s’amuse le chanteur. C’est bien “Naive” qui conclut la soirée. Les lumières se rallument et pourtant en quittant la salle, le public ne semble pas prêt à repartir pour un nouveau tour de métro, boulot, dodo et autres routines adultes. Alors pour s’en prémunir, de petits groupes sur le chemin qui mène aux transports et même dans le métro continuent de chanter sans fin les morceaux cultes d’une formation qui a laissé une empreinte et continue avec ses nouveaux titres à convaincre ceux et celles qui avec leurs jolis manteaux arpentent les rues du monde, en ayant pu profiter, le temps d’une soirée, d’une bouffée de naïveté salvatrice.

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Luke Pritchard, The Kooks : “The Kooks a eu comme une crise de la cinquantaine, nous avons eu du mal a trouver notre direction” (Interview)

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