Tag

clip

Browsing
Grandma's Ashes - Daddy Issues
Photo : Angela Dufin

Avec leur premier EP « The Fates »  sorti en janvier 2021, les Grandma’s Ashes ont déjà de belles choses à proposer.  Pour continuer à emmener leur public dans leur univers à la fois stoner, goth et absurde, elles dévoilent le clip de « Radish Cure » le deuxième titre de l’EP à avoir droit à sa vidéo.

 

 

Ceux qui ont eu la bonne idée d’acheter le vinyle du groupe ont pu découvrir la recette magique de cette cure de radis glissée dans la pochette. Pour les autres il faudra se contenter de l’atmosphère si particulière de ce clip déroutant. Dès le début, le décors est planté : boule à facettes, corps allongé sur un canapé, ballon à la « Ça » de Stephen King et des radis un peu partout. Mais quelle est donc cette obsession du trio pour le radis ? L’intro du morceau se colle parfaitement à l’image. Basse, guitare et batterie semblent jouer chacune de leur côté des sons expérimentaux semblables à une sorte d’échauffement.

À l’instant où le corps allongé commence à se réveiller, la mélancolique voix d’Éva vient se poser sur la musique. Alors que l’homme reprend ses esprits, chaque ingrédient du morceau s’accorde enfin pour lancer pleinement « Radish Cure ». Dans ce titre, il est seulement mardi et pourtant la gueule de bois se fait déjà ressentir, le réveil est difficile mais le rythme du morceau, assez lent, s’adapte bien à ce mood. Dès qu’il se met debout, l’homme cherche à retrouver ses esprits, il explore l’environnement qui l’entoure, essaye de comprendre ce qu’il s’est passé. Le sol est jonché de radis et il les inspecte tel un enquêteur afin de résoudre la situation mystérieuse dans laquelle il se trouve.

C’est alors que tels des démons, les trois Grandma’s Ashes se mettent à lui scander/chanter au visage « Radish Cure is for the weak ». À partir de ce moment le morceau s’emballe, tout va beaucoup plus vite, et le clip n’est plus uniquement centré sur l’homme, mais aussi sur ses démons : les Grandma’s Ashes.

Le trio emmène alors l’homme et le spectateur dans une descente aux enfers guidée par la musique et l’image. Dans un calme déconcertant, la bande accompagne cet homme fuyant ses démons à un rythme effréné par des riffs percutants. Mais cette fuite semble veine et la situation à laquelle l’homme tente d’échapper s’avère éternelle, un peu comme les paroles de cette chanson qui résonnent encore dans les tête bien après que le morceau soit fini.

Avec ce titre clipé, les Grandma’s Ashes montrent beaucoup de choses, mais il ne faut pas se tromper. Ici, ça ne parle pas gueule de bois ou bien de remède de grand-mère, le groupe de rock stoner s’exprime plutôt sur l’addiction et la difficulté d’en sortir. Le tout est savamment orchestré dans ce titre très bien maitrisé musicalement. L’écoute de « Radish Cure » n’est pas de tout repos mais elle en vaut la chandelle.

 


clip engagé

Sélection de clips engagés sociétaux aux messages importants à (re)découvrir !

Hozier : Take me to Church En 2014, impossible de passer à côté de l’immense…

Grandma's Ashes - The Fates

« The Fates » : les Grandma’s Ashes dans la cour des grands avec leur premier EP

Le premier EP des Grandma’s Ashes est un condensé de ce que ce trio francilien…

Grandma's Ashes - Daddy Issues

Interview Grandma’s Ashes : « un mélange entre rock, goth avec une touche d’absurde »

Éva, Myriam et Edith se sont rencontrées jam session. Armées d’une basse, d’une batterie et…

Éva, Myriam et Edith se sont rencontrées jam session. Armées d’une basse, d’une batterie et d’une guitare, elles forment les Grandma’s Ashes !  Au menu : du rock stoner, de l’humour noir et une bonne dose d’autodérision. Aujourd’hui, à l’occasion de la sortie du clip de « Daddy Issues », le trio à répondu à nos questions, on parle situation sanitaire, musique, enregistrement et memes.

Grandma's Ashes - Daddy Issues
Photo : Angela Dufin

Bonjour les Grandma’s Ashes ! Comment allez-vous pendant cette période si particulière ? Comment vivez-vous ce deuxième confinement ?

 

Grandma’s Ashes : Salut Louis ! Comme tout le monde,  on suit de semaines en semaines les évolutions des mesures du gouvernement. On a décidé de travailler à distance pour ce deuxième confinement, une grande première pour nous qui sommes habituées à jammer ensemble pour composer.

 

Quelles sont les conséquences de cette crise pour vous ? Les difficultés que cela entraîne pour vous en tant que musiciennes ?

 

Grandma’s Ashes : Il y a le fait de ne pas pouvoir répéter autant qu’en temps normal qui est contraignant. Finalement, on a décidé d’utiliser ça à notre avantage pour travailler en détail nos morceaux, donc musicalement ce n’est pas forcément une mauvaise période. On prend le temps de se recentrer, de réfléchir et de définir ce qu’on imagine pour la suite. En tant que musiciennes c’est plus compliqué, puisque tous les concerts sont annulés, nous avions quelques grosses dates de prévues. C’est une période étrange, mais on essaye de rester le plus productives possible.

 

L’industrie musicale est en grande difficulté avec les réformes liées à la situation sanitaire. Comment vivez-vous tout ça ? Avez-vous des retours d’autres professionnels de la musique ? Je pense surtout à Myriam qui est ingénieure du son.

 

Grandma’s Ashes : L’arrêt total du spectacle vivant est quelque chose qui n’a jamais été vu auparavant, ça rend le secteur encore plus précaire qu’il ne l’était déjà et peut s’avérer décourageant pour les groupes en développement comme le nôtre. Ce qui est frustrant est de ne pas savoir quand on pourra reprendre normalement. Je dirai que c’est cette situation très floue qui commence à peser sur tout le milieu, mais on reste positives et on se concentre surtout sur la suite !

 

Vous sortez le clip de « Daddy Issues ». Pouvez-vous nous expliquer vos intentions avec ce clip ?

 

Grandma’s Ashes : Notre première intention était de planter un décor qui nous ressemble : un mélange entre rock, goth avec une touche d’absurde. On a décidé d’explorer une certaine facette de notre musique, la plus sombre étant donné le thème du morceau. Pour cela on a pas hésité à prendre des références très stéréotypées : des films de vampires, un corbillard, une ghoule. L’idée était de casser ces clichés par une fin absurde et poétique, cela illustre bien les deux pôles de notre musique.

 

Grandma's Ashes - Daddy Issues

 

Comment s’est passé le tournage ? Ce n’est pas commun de conduire un corbillard ! 

 

Grandma’s Ashes : C’était très intense ! La journée a commencé à 4h ou 5h du matin pour nous qui devions passer par l’étape costumes et maquillage … Et le tournage s’est arrêté un peu après 20h, le temps n’était pas tellement des nôtres même si nous avons survécu à la pluie et au froid ! En effet, conduire un corbillard, surtout sur la digue et l’environnement très industriel de Dunkerque, était une grande première et une sensation fantastique: on s’est senties tout de suite propulsées dans l’ambiance que nous voulions transmettre avec ce clip.

 

« Daddy Issues », c’est un titre de chanson qui interpelle, quel(s) sujet(s) y abordez-vous ?

 

Grandma’s Ashes : Daddy Issues, c’est une chanson qui parle de la période de l’enfance d’Eva durant laquelle ses parents se sont séparés. Comme beaucoup de nos titres, il s’agit d’un exorcisme, d’un exutoire super efficace pour parler de thèmes qui nous pèsent de façon plus universelle.

On a choisi ce titre pour minimiser le côté dramatique des paroles et les réduire à un simple “problème avec son papa”, autant par dérision que par pudeur.

 

Vous disiez que ce titre avait subi plusieurs réarrangements, est-ce que ça y est, il est aussi percutant que vous le souhaitez ? 

 

Grandma’s Ashes : Nos morceaux ne sont jamais vraiment finis, mais pour l’instant il correspond bien à notre façon de voir les choses. Comparé à la première version, on a l’impression d’avoir mieux réussi à mélanger les passages stoner, prog, mélodiques et d’avoir accédé à une efficacité qui nous plaît.

 

Quand on écoute « Daddy Issues » on se dit tout de suite que c’est un titre fait pour le live. Justement, vous avez eu quelques dates entre septembre et octobre. C’était comment de retrouver les concerts ?

cela nous a rappelé toutes les émotions que transmet le live

Grandma’s Ashes : Nous avons eu la chance de jouer sur la terrasse du Trabendo. C’était magique de retrouver autant de gens ensemble, cela nous a rappelé toutes les émotions que transmet le live et la puissance du sentiment d’être sur scène.

Nous avons enchaîné avec quelques dates dans le Nord-Ouest, avec un public assis et masqué. On l’a eu plus dur, on ne reçoit pas les mêmes choses, le partage est difficile, mais on a essayé de donner tout ce qu’on avait !

Grandma's Ashes Trabendo 2020
Photo : Louis Comar

Votre premier EP, “The Fates” est prévu pour le 15 janvier 2021. Pouvez-vous nous en parler en quelques mots ?

 

Grandma’s Ashes : Le titre “The Fates” fait référence au mythe des trois Parques, les sœurs maîtresses de la destinée. Il est composé de cinq titres mélangeant stoner, prog et passages plus post-rock aériens. Il sortira le 15 janvier prochain en streaming et un peu plus tard en vinyle !

 

Dans une précédente interview, vous disiez qu’il était le fruit de votre évolution musicale sur trois ans. Comment cette évolution se caractérise entre vos premiers enregistrements et cet Ep ? 

 

Grandma’s Ashes : Nous nous sentons plus assurées. Nos premiers enregistrements étaient des maquettes de chansons que nous ne jouons plus ou des versions antérieures des chansons présentes sur l’EP. Nous nous sommes perfectionnées en tant que musiciennes et compositrices au fil des concerts et des expériences. Cet EP, c’est un condensé des meilleurs morceaux  qu’on a sélectionné de ces 3 années où on a appris à se découvrir musicalement ensemble.

 

Est-ce que vous avez été accompagnées pour la conception de cet EP ? Si oui, de quelle manière et par qui ?

 

Grandma’s Ashes : Nous avons signé sur le label Nice Prod pour la production de cet EP. Les morceaux étaient déjà finis, mais nous ne les avions pas encore enregistrés.

Le label nous a donné l’opportunité d’enregistrer aux studios Ferber. C’était notre première fois dans un si grand studio d’enregistrement, Eva avait une coach vocale aussi. Cet environnement nous a permis de faire ressortir précisément certaines intentions, surtout au niveau des voix. Les titres ont été mixés par Mario Caldato (qui a notamment mixé les Beastie Boys) qui a respecté notre désir d’obtenir un EP assez brut et spontané.

 

Récemment, vous avez révélé le visuel de la pochette de « The Fates ». Pourquoi vous être inspirées du mythe des trois Parques ? En quoi ce mythe à une signification pour vous ?

 

Grandma’s Ashes : Nous avons été comparées aux Trois Parques lors d’un de nos concerts, ça nous a tout de suite paru évident et l’idée nous a beaucoup plu. C’est une belle métaphore des concerts: on fabrique un fil, qu’on déroule et qu’on coupe ensuite mais aussi une belle représentation de nos rôles à chacune. De plus, nous aimons l’idée de sororité et la destinée et la mythologie sont des thèmes récurrents dans nos chansons.

 

Une release party est prévue à la Boule Noire le 19 janvier 2021, comment préparez-vous cette soirée ? Êtes-vous optimistes quant à sa tenue ?

 

Grandma’s Ashes : Nous avons décidé de reporter cette date au mois de mai 2021 dans la même salle, en espérant que l’ambiance puisse être au rendez-vous et qu’on pourra tous fêter ça en s’amusant comme il se doit!

 

Alors vous êtes cataloguées parmi les artistes stoners, un milieu pourtant majoritairement représenté par des hommes. On vous compare à des Queen Of The Stone Age, Muse. Quelle place ont les femmes dans ce courant musical selon vous ?

 

Grandma’s Ashes : En effet, les femmes ont toute leur place dans ce courant, même si elles sont peut-être moins nombreuses et surtout, moins visibles. Il y a une idée commune qui sépare un “art féminin” d’un Art (avec un grand A et majoritairement masculin). Si tout le public avait les yeux bandés ils se diraient seulement “Ah ouais, là je reconnais telle influence, ça me rappelle ce groupe …”, on ne se poserait pas la question de savoir si on peut appartenir à tel ou tel genre musical parce que nous sommes des femmes, la musique parle d’elle-même.

 

L’humour et l’autodérision font partie des piliers des Grandma’s Ashes, pourquoi cela vous tient à cœur ?

 

Grandma’s Ashes : Comme beaucoup de personnes qui font les pitres, il s’agit beaucoup chez nous d’une façon plus accessible et pudique de parler de thèmes durs, sans entrer ouvertement dans le pathos. On aborde majoritairement des sujets douloureux dans nos chansons, et on est plus à l’aise d’en parler avec humour et dérision; c’est aussi une façon de partager sans accabler, de détourner des sujets tristes personnels pour les remettre en perspective dans un monde qui devient absurde, et de permettre à nos auditeurs d’aborder notre musique de manière plus légère! C’est une manière intemporelle et fédératrice de lever son majeur à tout ce qui ne tourne pas rond finalement.

 

Justement, pour terminer, pouvez-vous nous montrer le meme qui représente le mieux les Grandma’s Ashes ? 

 

Grandma’s Ashes : Pas évident, il y en a tellement! On en a sélectionnés deux :

 

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à ces questions, à très vite !

 

Grandma’s Ashes : Merci à toi !

 

Photos : Angela Dufin et Louis Comar

 


Isaac Delusion

Interview Isaac Delusion : « L’art c’est déjà la liberté »

Pendant le confinement, les compères d’Isaac Delusion ont travaillé à la composition d’un nouvel EP…

« A Hero’s Death », le deuxième album subjuguant de Fontaines D.C.

Tandis que « Dogrel », premier projet très réussi des talentueux Fontaines D.C., tourne encore régulièrement sur…

Luke Pritchard Interview The Kooks 2018 Let's go Sunshine

Luke Pritchard, The Kooks : « The Kooks a eu comme une crise de la cinquantaine, nous avons eu du mal a trouver notre direction » (Interview)

Après 4 ans d’attente, The Kooks revient avec un 5ème album, « Let’s Go Sunshine » le…

Autre registre, autre école pour Cyril Brière et son « Eté indien (quand on quitte la ville) ».  Si son nom ne vous est pas familier, vous l’avez pourtant connu dans le groupe Sans Sebastien notamment à travers son titre déjanté « Sous ma jupe ». Il avait été utilisé dans le B.O de la série »Daybreak » sur Netflix dont l’arrêt est d’ailleurs une des grossières erreur de la plateforme. Il signait un titre aussi dansant que drôle et culte. Aujourd’hui en solo Cyril Brière qui n’a rien perdu de son mordant a décidé de se livrer au cours d’un titre à fleur de peau. Son »Dans l’été Indien ( quand on quitte la ville) » s’avère être une promenade intime où amour, privation de liberté et douleurs s’accordent.

La composition signée Laurence G Do ( Le Couleur) a été utilisée par le musicien pour parler du manque à venir. Le manque d’un compagnon qu’il faudra quitter faute de visa canadien pour Cyril, alors exilé à Montréal, qui au grès d’un été indien pleure un amour outre-Atlantique. La fin de cette histoire sous le soleil, alors que les arbres font mentir les températures, se dessine au cours d’un titre doux-amer où douceur et joie d’avoir vécu se confrontent au manque inexorable. Ces sentiments Cyril Brière leur donnent une palette de couleurs pastel au grès de notes pop sucrées et de mélancolie comme sait en écrire la chanson française. Cette histoire, il la raconte : « Je ne voulais pas partir, je ne voulais pas le quitter, je ne voulais pas de ce nouveau chapitre dans ma vie, mais cette fois et pour une des premières fois de ma vie, je découvrais les limites de ma liberté, je n’avais pas le choix. »

Un clip charnel

2020 nous aura beaucoup appris en terme de privations de libertés. Cette privation, le chanteur y aura goûté dès 2017, alors qu’administration et amour ne riment pas ensemble. Contrairement à amour et éléments qui eux s’additionnent à la perfection.

Pour livrer le premier extrait de ce nouvel opus à paraitre en 2021, le musicien livre un clip sensible et magnifique portant aux nues l’amour charnel entre deux hommes avec autant de pudeur que de contenus explicites. Douceur , bienveillance et photographie instantanée avant le départ se croisent au grès d’une promenade entre nature et espace. A regarder et écouter comme une dernière bouffée d’air frais avant d’être enfermés.


Découvrez le clip de « Dans l’été indien (quand on quitte la ville) »


Structures music

A découvrir : 7 groupes de rock français (variés) qui envoient du lourd!

Seuls les anglais et les américains savent faire du vrai rock? Les guitares électriques ne…

Pâme Regard

Découvre « Reflets » de Pâle Regard, ton futur coup de coeur nouvelle vague française ( aie confiance!)

Des petits nouveaux sur la scène musicale française, il y en a souvent. Pourtant au…

Sans Sebastien invite le légendaire Vladimir Cosma dans son nouveau clip: « GORBATCHEV »

On comprend mieux pourquoi il y a quelques semaines, Sans Sebastien nous souhaitait la nouvelle…

we hate you please die

Dès sa découverte au Printemps de Bourges 2019, une certitude s’est installée : We Hate You Please Die allait devenir un incontournable de la scène indé rock française. Il faut dire que le quatuor mixte envoyait du très lourd passant du lo-fi au screamé au court d’une performance artistique et jusqu’au-boutiste où la tiédeur était exclue.

Un premier album « Kids are lo-fi » paru en octobre 2018 allait en ce sens peuplé d’expériences musicales déjantées et de titres puissants. Un EP  » Waiting room » était quant à lui publié en mai 2020. Ces galettes, loin d’être passées inaperçues permettant ainsi à la formation de s’offrir quelques très jolis tremplins dont un prix Chorus qui lui sera officiellement remis le 1er octobre 2020. La qualité est là et elle ne trompe pas.

Il faut dire que les musiciens engagés ( que ce soit sur les causes sociétales ou écologiques) confèrent au punk rock garage une note transcendantal.  On n’écoute pas tant We Hate You Please Die qu’on ne le vit. Vibrant, moderne, dans l’air du temps, le groupe a su rapidement se faire une place évidente dans une scène riche, réinventant le rock qui commençait à sérieusement manquer au paysage musical actuel.

Un clip sous LSD pour « Figure it out »

Finalement,  le groupe a décidé de donner une nouvelle vie au morceau « Figure it out », titre à part dans sa bande son puisqu’il côtoie avec succès le fuzz psychédélique, en lui offrant un clip. Ce morceau hallucinogène de plus de 7 minutes invite à un tour de montagnes russes. On débute doucement bercé par quelques notes de ballade avant que guitare et batterie ne se déchaînent, que le psyché ne prenne le dessus sur la voix, que les 70’s ne copulent avec les années 2020. La montée semble sans fin et les loopings font loi.  Il fallait les tenir ces 7 minutes sans perdre le cap et l’auditeur, le pari est pourtant relevé haut la main.

Pour l’habiller, le groupe a choisi un cartoon aux couleurs criantes qui pourrait tout aussi bien être l’imagerie d’un cerveau sous LSD. Il est signé par le réalisateur et illustrateur Julien Brunet. En ces temps de restrictions sans fin, ce « Figure it out » sonne comme une dernier souffle de liberté nécessaire.


Les concerts à venir

01/10/20 : Festival Chorus

Paris 02/10/20 : Festival Qui Sème Le Son

Parthenay 08/10/20 : Plein Air

Tulle 06/11/20 : Le Tangram, Evreux


Bandit Bandit Trianon 2019

Inouïs du Printemps de Bourges 2020 : top 5 de nos coups de cœur à découvrir d’urgence !

Le Printemps de Bourges 2020, on s’en souviendra. Le 12 mars, la profession était sidérée,…

« A Hero’s Death », le deuxième album subjuguant de Fontaines D.C.

Tandis que « Dogrel », premier projet très réussi des talentueux Fontaines D.C., tourne encore régulièrement sur…

The Murder Capital au Café de la danse : toujours au meilleur de leur forme ?

Depuis la sortie de leur premier album « When I Have Fears », les jeunes Irlandais (James…