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The-Hives-Beauregard_2019
Photo : Louis Comar

En matière de musique, la Suède est un des plus grand vivier d’artistes dans le monde : ABBA, First Aid Kit, Ghost, Miiike Snow et tant d’autres. Mais si l’on parle de rock, une des références du genre n’est autre que The Hives.

La bande formée en 1993, forte de ses six albums studio, est avant tout réputée pour ses lives dantesques. Chaque seconde d’un de leur show est rythmée par la folie et l’énergie communicative du groupe et de ses chansons.

The Hives c’est aussi une classe indémodable sur scène à l’image de leurs costumes noir et blanc ou de Pelle Almqvist, le charismatique chanteur de la formation, qui n’hésite pas à se recoiffer entre deux morceaux pour garder une coupe de cheveux impeccable.

The Hives en France, c’est pour quand ?

Eh bien, c’est dans très peu de temps ! Ils viennent en effet d’annoncer deux dates françaises pour le mois de novembre. Il sera donc possible d’aller danser sur « Come on! », « Hate To Say I Told You So » ou  « Tick Tick Boom » le 17 novembre 2021 à l’Olympia (Paris) et le 18 novembre 2021 à L’Aéronef (Lille).

Un concert à ne certainement pas manquer tant la formation suédoise est impressionnante en live !

Pour réserver ses billets c’est par ici :

Paris : Billets

Lille : BilletsThe Hives - France - 2021


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La Cafetera Roja en concert à La Boule Noire Paris 2021
Photo : Louis Comar

Le 18 juin, alors que la pluie menace de tomber, Paris vibre pleinement. Le couvre-feu touche à sa fin, les masques tombent dans les rues. Le soleil éclipse pourtant tous les risques annoncés, Pigalle fait le plein en terrasses, on se retrouve dehors. Et puis aussi dedans, en salles de concerts. Il est évident qu’en salles, les règles sont bien différentes de celles promises au reste de la France. Pour les professionnels du spectacle, toujours soumis à de nombreuses contraintes, les enjeux d’une reprise timide sont là. Besoin de rentabilité, envie de (re)vivre des moments forts face à un public en demande. Artistes, organisateurs, fans, tous ne demandent qu’à communier à nouveau en une grand messe musicale.

Une performance sans limites

Et à 21 heures, alors que le soleil tape encore, voilà que la Cafetera Roja prend possession d’une des plus belles salles de la capitale : La Boule Noire. Les consignes sont nombreuses : un siège libre entre les groupes, impossibilité de passer commande au bar, il faudra utiliser une application en ligne et se faire servir, il faut rester masqué, il faut rester assis. Pourtant, retrouver la salle parisienne, c’est toujours comme retrouver sa maison. Une petite maison feutrés aux murs en moquette vieillis et aux dessins érotiques, une maison qui sent la bière et la musique. La voir en configuration assise pourrait provoquer un pincement au coeur si le simple fait de rentrer chez soi n’était pas une telle joie. Et quoi de mieux que de faire place à un groupe comme la Cafetera Roja pour saluer cette vieille amie ?

Le public est présent, familiale, on compte quelques têtes blondes parmi les membres de l’assistance, des connaisseurs aussi. Tous ont en commun une joie fulgurante dans leur regard et l’impression d’être montés sur des ressorts. « Non, c’est fini « semblent dire leurs yeux, « On ne veut plus dormir chez nous ». Le groupe se présente avec à peine quelques minutes de retard, l’attente avait été grande, la réponse en live est à la hauteur. Il suffit d’un morceau pour que la formation balance des riffs maîtrisées et profondément dansants. Guitare, batterie, chant, clavier, contrebasse sont de la partie. Il faut dire que la formation jouit d’un savant mélange pour créer des compositions OVNIS et inclassables. Avec elle, tout est permis, il n’y a aucune frontière. On chante d’ailleurs comme on rap, et le tout en anglais, espagnol, allemand, français… où serait le fun à créer des limites ? Pour mieux brouiller les pistes le groupe refuse les étiquettes de style : trip hop, rock, reggae, chanson, rap, latino tout y passe en un condensé de bonne humeur hallucinant.

Quand la musique sonne, le public reprend ses droits

Le groupe multi-générationnel, mixte, galvanise la foule. Deux morceaux, le voilà qui remercie chaleureusement le public de s’être déplacé. Non pas de ces remerciements écrits qu’on avait l’habitude d’entendre au temps d’avant dans les salles de spectacles pour meubler et faire beau. Non. Mais de ces remerciements sincères portés par un manque réel et un émerveillement d’être enfin là sur scène. Toujours pour mieux brouiller les pistes, le combo échange régulièrement de rôles et d’instruments. Aurélia Campione au chant et à la guitare hypnotise les foules avec

La Cafetera Roja en concert à La Boule Noire Paris 2021
Photo : Louis Comar

énergie. Face à elle Anton Dirnberger (MC, clavier) lui donne parfaitement la réplique. La chaleur monte d’un cran et rester assis devient alors douloureux. A Barcelone, où la Cafetera Roja s’est formé, on a fêté la fin du couvre-feu à minuit en mangeant des raisins comme le veut la tradition du Nouvel An.  Comme si on reprenait enfin à zéro. A Paris, la fête ne peut plus attendre et rien d’aussi officiel ne semble se produire. Alors un à un, doucement, voilà que les convives décident de reprendre l’année à zéro sans vraiment prendre compte de droits qui n’ont pas encore été officialisés. La nature humaine reprend ses droits et voilà que certains se lèvent pour taper dans les mains et danser.

La Cafetera Roja en concert à La Boule Noire Paris 2021
Photo : Louis Comar

La présence surprise du rappeur  Hame Rek le temps d’un morceau endiablé, ne fait qu’accentuer le phénomène. Impossible d’arrêter une foule qui danse et qui vibre. Chaque morceau est synonyme de retrouvailles, la folie est contagieuse, elle se transmet à toute allure. La tension monte, Fiti Rodriguez (Chant/Basse/Chœurs) en profite pour lancer quelques mots sur ce moment émouvant, le manque qui l’avait précédé et la fête gagne du terrain. La température ne redescendra pas d’un cran et ce jusqu’à la fin de ce moment rayonnant. La foule, continuera à célébrer la vie et la musique debout, en chantant à l’unisson dans toutes les langues qu’on lui propose et ce jusqu’à la toute dernière seconde de cette performance qui accompagne la sortie du dernier album en date de La Cafetera Roja : « Muzaik ». Encore électrisé, le public doit quitter la salle avec les oreilles qui vibrent et qui sonnent, comme au temps d’avant. Ou peut-être encore bien plus fortement. Après tout, maintenant qu’on sait tout ce qu’on peut perdre, tout n’aura-t-il pas à jamais meilleur goût?


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 Denis Lavant n’est plus à présenter. Immense acteur (inséparable de Leos Carax) et comédien, il a maintes fois eu l’occasion de prouver son talent et sa facilité de jeu. Homme du corps et de l’expression physique, il n’en est pas moins un bon orateur, doté d’une voix aux multiples facette qu’il sait manier. On le retrouve en ce moment au Lucernaire aux côtés de trois musiciennes (une pianiste et deux percussionnistes : Mara Dobresco, Elisa Humanes, et Salomé Bonche) dans une pièce intitulée « Il faut donc que vous fassiez un rêve », mise en scène par Volodia Serre et d’après Journal en miettes d’Eugène Ionesco et plusieurs poèmes de Marin Sorescu.

 Dans une ambiance confidentielle à l’atmosphère intime et conviviale, la salle rouge du Lucernaire a sublimé cette semaine un grand moment de théâtre. A taille humaine, elle a accueilli et pris en charge pendant un peu plus d’une heure le charisme bouleversant de Denis Lavant. Un charisme enfantin, dans un corps d’adulte vitaminé.

 

A la recherche du bonheur perdu

 Il fait son entrée sur le bord de la salle, au niveau du public. Tous les visages se tournent et restent figés pendant plus de cinq minutes, émerveillés par le monologue touchant d’un personnage qui avoue avoir perdu le goût de la vie. Denis Lavant le porte avec la plus grande justesse d’interprétation, à se demander si finalement, il ne parlerait pas aussi de lui. La question reste en suspense. Le reste de la pièce se déroulera évidemment sur scène, et tracera la quête du personnage vers la joie et le bonheur. D’un homme laissé sur le bas-côté, il tentera de s’imposer au centre de la scène, à travers un parcours tumultueux, allant de l’insouciance enfantine à l’oppression du temps. « Il faut donc que vous fassiez un rêve », celui qui expliquera tout, et qui sera en mesure de le sortir de son état de congestion…

 Hanté par de perpétuelles angoisses que les musiciennes se proposent de prendre en charge, Denis Lavant incarne de tout son corps et de son esprit la difficulté qu’est de vivre. Questionnements, doutes, peurs, insécurité sont de la partie : des angoisses qu’il ne peut contrôler, propres à la vie et donc communes à tous, dictent son quotidien. Parallèlement, il tente de se sortir de ce cercle vicieux en se replongeant dans le jeune âge, où les choses qui nous entourent n’ont pas encore franchi la barrière de l’insignifiant. On sort de l’enfance lorsque les choses ordinaires de la vie perdent de leur superbe, et deviennent communes, sans attraits nous dit-on.

 

                                     Source: lucernaire.fr

Une décor évolutif

Le décor participe à cette émergence d’une recherche de joie et de vie. Il se construit au fur et à mesure, par l’acteur lui-même qui se charge de déballer devant nos yeux tous les rouages d’une mise en scène bien pensée. Denis Lavant se presse de revenir sur son passé, et l’urgence de la situation nous prend aux tripes. On le suit avec tout autant de peine que de joie dans sa tentative de libération. La pièce centrale qu’est le lit, l’endroit le plus intime de l’être humain, favorise le déroulement de ce récit personnel, grâce à une occupation de l’espace parfaitement maîtrisée : en bas, en haut, en longueur, en largeur… Le personnage aura été vu sous tous les points de vue possibles.

 

Une place de premier choix pour la musique

 La musique en live, qui alterne entre rêverie et retour brusque à la réalité, confère à la mise en scène une part de mystère. Les percussionnistes utilisent des objets du quotidien pour créer une ambiance oppressante, et attaquent de plein fouet un personnage tiraillé, qui n’a pour soutien invisible que le public. A la fois hors et à l’intérieur de la diégèse (l’espace-temps dans lequel se déroule la fiction racontée), les musiciennes évoluent avec Denis Lavant, et finissent même par être enfin dévoilés à sa vue. Il voit enfin la source de son enfermement. Porté par des musiques contemporaines (Philipp Glass, John Cage…), le récit alterne entre narration vacillante et lectures de poèmes, que Denis Lavant soutient avec la plus belle force émotionnelle. Ces poèmes, qui viennent à lui de manière impromptue à chaque instant de sa vie, lui permettent de déchiffrer un peu mieux le monde dans lequel il grandit, et semble être un léger remède à sa souffrance. Lorsqu’il lit un poème à des chaises empilées, dont il dit qu’elles sont la meilleure oreille (quand on les place correctement l’une par-dessus l’autre), on y sent une conviction bénéfique, qui lui permet de trouver un bonheur partiel.

 

L’ambivalence des sentiments

 L’espace qui évolue (on nous dévoile au fur et à mesure mille et un objets) en même temps qu’il reste le même (on ne sort pas de cette chambre de grenier) traduit cette perpétuelle lutte entre un besoin de joie sous forme de feu d’artifice et d’emprisonnement intérieur qui empêche d’atteindre ce bonheur. La pièce semble ainsi construite, sur un modèle de confrontation : un texte empreint de douleur et de fantaisie, un combat entre jeunesse et âge adulte, entre démons et lumières, entre comique et dramatique, lenteur et dynamisme… Denis Lavant joue un personnage qui porte en lui l’ambivalence de l’être humain. C’est avec sincérité et émotion que l’acteur incarne donc ce rôle bouleversant que la mise en scène parvient à sublimer. Sa voix magnétique nous emporte dans les tréfonds d’une âme torturée qui aspire à la plus belle des choses : une émancipation totale.

 Après un calme démarrage (pour l’instant seulement 5 représentations au Lucernaire) On espère que la pièce reviendra rapidement faire ses preuves dans les salles parisiennes. Néanmoins vous pourrez la retrouver le samedi 21 mars 2020 au théâtre Edwige Feuillère à Vesoul (Bourgogne –Franche Comté).

 

Léonard Pottier

 

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