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Une grande programmation attend les festivaliers sur les pelouses de l’hippodrome de Longchamp pour ce dernier jour de Solidays. Il est 15h30, le public répond déjà à l’appel. Alors qu’hier à la même heure, le site semblait encore endormi, le festival prend aujourd’hui un aspect de fourmilière. Cette excitation s’explique probablement par le concert de Rilès programmé à 16h sur la scène de Bagatelle. 

 Le rappeur entre sur scène débordant d’énergie, en courant et sautant, un drapeau noir portant son logo à la main. Plusieurs danseurs  noir vêtus lui font suite.  La foule, qui attendait jusqu’alors patiemment sous un soleil pointant timidement le bout de son nez se met à crier de joie en acclamant l’artiste. Ce dernier enchaîne ses morceaux dans un show dynamique et chorégraphié.  Lui qui s’était produit sur cette même scène Bagatelle  en 2018, revient en terrain conquis pour interpréter ses nouveaux titres et les tubes qui ont fait son succès comme Brother.

Après les effets pyrotechniques de Rilès, c’est un autre type d’explosion qui attend les festivaliers. En effet, les minutes suivant le set de Suzanne sur la scène Paris, sont consacrées à la traditionnelle color party de Solidays. Pendant que Luc Barruet rappelle les engagements du festival, des sachets de poudres colorées sont distribués aux festivaliers. Harangué par les dernières musiques du moment ainsi que des personnalités comme Denis Brogniart et Hugo Décrypte, le public trépigne d’impatience. À la suite d’un compte à rebours, les milliers de festivaliers exultent et transforment l’hippodrome de Longchamps en une explosion de couleurs.

Dans un registre beaucoup plus monochromatique, Eddy de Pretto et sa scénographie entièrement composée de vert, font leur grand retour à Paris après un Zenith triomphale quelques semaines auparavant. Le chanteur, particulièrement touché par l’accueil que lui réserve l’audience, n’hésite pas à abonder le public de remerciements. Casquette vissée sur la tête, l’artiste alterne les morceaux de son premier album et du dernier sorti en 2021. Sur son tube La fête de trop, le public de  Solidays accompagne, à gorges déployées, Eddy de Pretto pour faire raisonner la chanson dans toute l’île de France.

 Alors que les dernières notes raisonnent sur la scène Bagatelle, les festivaliers sont déjà en route vers leur prochain concert. Ninho, PLK, Rone ou Folamour, il y en a pour tout le monde. Alors que les files d’attentes commencent à s’allonger devant les stands de nourriture, une foule s’amasse sous la tente Dôme : Rone entre sur scène dans quelques minutes. Le boulonnais joue à domicile ce soir. Les envolées poétiques de sa musique accompagnent parfaitement le soleil qui se couche sur Longchamps.

C’est à la nuit tombée que le maitre des lieux fait son apparition. Habitué du festival avec de nombreuses participations à son actif, -M- vient présenter son nouvel album Rêvalité et jouer ses classiques. Comme à son accoutumée, l’atmosphère de ce dimanche soir est très familiale, et les tubes de Matthieu Chedid participent à cette ambiance bon enfant. Entre deux de ses compositions Gail Ann Dorsey, la bassiste qui accompagne l’artiste et qui faisait partie des musiciens de David Bowie, apporte au public de Solidays une version très émouvante de Life on Mars.

Cet ultime jour du festival parisien se termine de manière festive au son d’I Will Survive, pour un dernier moment de communion pendant ce week-end. Trois jours où l’engagement et la musique se sont partagés la scène, sous le ciel parisien qui est resté bien sage.

Écrit par Baptiste de La Barre


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Comme pour beaucoup, il a fallu s’armer de patiente pour retrouver l’astre Cat Power en concert. Reporté pour les raisons que l’on connait, c’est finalement le 29 mai 2022 que la légende posait ses valises à Paris, le temps d’un concert à la Salle Pleyel de Paris pour un show à la grâce et à la pureté rarement égalée. Retour sur ce moment qui a arrêté le temps pour mieux créer sa propre galaxie.

Cat Power
Cat Power – crédits : Mario Sorrenti

Entre soleil et lune

En ce dimanche soir de la fin du mois de mai, le temps est mi-figue, mi-raison. Un vent frais coupe court aux moments de chaleur trop intenses qui ont peuplé  le mois. Pas de quoi empêcher les parisiens de se rendre en terrasse mais suffisamment néanmoins pour avoir envie de se blottir dans une veste chaude. Les couleurs sont ternes et la ville sous les feux d’un week-end prolongé se languit de sa population.  Pour la mélancolique Cat Power, la saison semble donc idéale, entre son immense album « Sun » et les reflets argentés de ce qui est sûrement son opus le plus abouti « Moon Pix ».  A l’intérieur, la salle Pleyel évoque une  forme de labyrinthe, il faut prendre un ascenseur pour accéder aux étages supérieurs, trouver son siège. En avant-scène, une fosse compacte a pris d’assaut les premiers rangs. Dans l’établissement qui affiche pourtant complet, le silence règne en maître absolu. Chacun semble dans l’introspection du moment qu’il s’apprête à vivre. Voilà qui est pertinent, Cat Power prépare une fusée qui conduira tout son public dans les étoiles.

couvrir le ciel

La voilà qui débarque d’ailleurs sur scène avec un léger retard – mais attendait-on autre chose de la dame à la tête aux milles étoiles ?  Les lumières sont tamisées, rouge et bleues. Avant même de rejoindre son micro, la chanteuse laisse la part belle à ses incroyables musiciens. La voir sur scène est d’ailleurs une constante leçon d’humilité, elle n’en occupe le centre qu’occasionnellement, pour profiter de ses micros et parce qu’il le faut – sûrement. Telle une enfant, la belle balance ses bras le long de son corps, ne sachant pas vraiment quelle posture leur donner. Loin des spectacles à gros effets qui  se cachent parfois derrière des artifices, celui-ci est lunaire et sobre. L’humeur de notre hôtesse est semble elle aussi maussade. Toujours est-il qu’elle invite à entrer dans sa bulle. Une bulle faite de ses compositions mais aussi de reprises des morceaux qui la touchent, logique, son dernier opus se nomme « Covers ». Si ces derniers peuplent nos univers et nous habitent, ils revêtent de nouvelles tenues et aspects lorsque la divine musicienne les habite. C’est d’ailleurs avec une reprise des Rolling Stones « ( I can’t get no) Satisfaction » qui perd son esprit rock pour devenir un écho qui prend au tripes qu’elle lance le deuxième titre du concert. Dans sa lune, la chanteuse s’interrompt à mi-morceau  pour demander « Est-ce que quelqu’un peut mettre Lou Doillon sur liste ? J’ai oublié de le faire ».  L’instant paraîtrait sur-réaliste dans n’importe quel autre concert mais pas dans la boite à merveilles de la chanteuse. « Good woman » et « Unhate » se déroulent alors que dans le noir, la sincérité d’une musicienne à fleur de peau est si palpable qu’elle en devient visible. Se plonger dans son univers tient d’un laisser-aller conscient, en cet instant le public est à vif, tout pourrait le toucher, et il est si bon accepter d’être ébranlés.

Dans nos tête il y a un orage

cat power coversOu plutôt, une tornade, déclenchée par un ras-de-marée d’émotions. Solaire, la dame se met sur les côtés de la scène, loin des lumières, elle s’y installe à genoux, chante avec clarté de sa voix cristalline. Côté fosse, corps et têtes  la suivent comme des tourne-sols. Les musiciens font des étincelles alors que les bras comètes de Cat Power se balancent et ondulent « Paris m’a  sauvé la vie. New-York c’est chez moi mais ici c’est vraiment important pour moi. » lance-t-elle avec timidité. Elle reprend « White Mustang » de Lana Del Rey, offre « Metal Heart » ou encore « The Moon », toujours sur la pointe des pieds. La bile noire est de la partie, la mélancolie est vive , elle flirte avec le plaisir des retrouvailles. Pour mieux reprendre l’album « Sun » elle offre un medley bien à elle de « New York New York » de Sinatra sur les notes joviales de « Manhattan », le moment est à couper le souffle tant le rendu est fluide. C’est pourtant après, lorsque la musicienne transcende sa voix dans des hauteurs graves, que les frissons se font sentir. Ils partent du bas de la colonne vertébrale pour mieux heurter les têtes, rappelant que la musique est un voyages et que les notes se font parfois massage pour les cerveaux. Ne vous y trompez pas, Cat Power est un OVNI et lorsqu’elle demande « Pouvez-vous crier ? » en comptant 1, 2, 3, il est aisé de penser que dans l’espace personne ne nous entend crier. Alors on ose suivre le vaisseau mère sans vraiment en avoir conscience.  « He was a friend of mine » qui rencontre « Shiver » permet de planer encore un peu.  Sur « The greatest », son plus gros succès, la foule est en orbite.

Dernier rayon de soleil

La dame n’aime pas l’attention, c’est une évidence. Le show est sa voix, il est ses musiciens. Et puis, voilà qu’elle aussi, aimerait profiter du spectacle. Alors, elle demande aux ingés lumières de bien vouloir éclairer pleinement l’assistance. Elle a besoin d’en découvrir chaque membre et la voilà spectatrice / actrice du moment qu’elle crée. Ce sera son dernier titre prévient elle. « Wild is the wind » et « Rockets » s’allient pour se faire conclusion. Comme toujours sur la pointe des pieds,  Cat Power, se met sur le côté de la scène pour faire la part belle à ses musiciens qu’elle montre du bout des doigts. La foule est maintenant debout, les musiciens eux se laissent entièrement aller. Le moment se fait carrément rock, puissant et vibrant, la batterie tape et résonne dans les corps. Ils sont les stars du show, notre chanteuse en devient un instrument qui se fait discret. Point de rappel, point de chichis, Major Cat a été rappelée par ground control. C’est bien le problème avec les étoiles filantes, elle passent trop vite. Elles n’oublient néanmoins pas de réaliser nos voeux.


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Le froid s’est abattu d’une traite sur la capitale française. Il est arrivé si rapidement qu’il parait impossible pour les corps et les esprits de comprendre ce retour si brutal à l’hiver qui semble pourtant perdurer depuis presque deux ans. Dehors, les bouches font de la buée et les manteaux s’épaississent. Alors, il ne reste plus qu’à se rechauffer. En intérieur certes, mais aussi les coeurs en retrouvant sur scène les artistes qui font vibrer et le public, le contact humain donc, dont tout à chacun a tant besoin.

Après avoir chanté tout l’été, laissant les trouble du passé là où est leur place, loin derrière nous, voilà que les restriction revenaient en ce jour humide. Premier soir pour le retour des concerts masqués pour combattre la vague de trop de Covid. De quoi néanmoins, rester sur ses gardes et profiter encore plus de chaque seconde partagée de musique live (life).

AaRon Zenith de Paris 2021
Photo : Louis Comar

Adaam Naas en set intime

C’est un Zénith en configuration restreinte qui attend les spectateurs. En première partie, le groupe a invité le très talentueux Adam Naas. Devant un grand rideau blanc, aidé seulement d’un musicien, le chanteur émeut. Celui qui avait habitué le public à ses sons doux interprétés avec un groove à la Prince, cette fois, choisit de transformer la salle en cocon. Les riffs lyriques font la part belle à une voix aérienne et maîtrisée qui invite à l’introspection. La douceur est maîtresse, là où une fosse complète et des gradins assis chuchotent pour mieux respecter l’ambiance intimiste de ce moment suspendu.

Les trio maître de la soirée, AaRon arrive enfin sur scène. La foule les attendait de pied ferme. Sa chaleur est communicative lorsque tombe le rideau. Derrière, un effet drapé permet de mieux appréhender ce concert sous forme de cocon énergique. La bande prend le contrôle de la soirée et passe habillement d’un ton à un autre, d’un registre à un autre, parfois en un titre. La pop peut avoir de nombreuses facette et Aaron l’a bien compris. Comme avec une boule de disco, les lumière s’alternent à toute allure. Le chanteur vêtu d’une large chemise entraîne la foule dans son enthousiasme. Il prend d’emblée le temps de raconter sa joie à retrouver la ferveur du live, mais aussi ce Zénith de Paris tant attendu. La pandémie l’avait forcé à être reporté de nombreuses fois. Topo, les fans sont extrêmement réceptifs. Chaque mouvement de danse est repris, vécu pleinement. Le catalogue musicale d’AaRON est pluriel. Il se réinvente en continue et malgré sa connotation emprunte de vague à l’âme et de spleen sait se faire dansant.

La foule entraînée dans un tourbillon pop

D’ailleurs, il ne faut pas plus de quelques minutes pour que la sauce ne prenne. Dans les gradins, les places assises sont vite délaissées. Debout, tout le monde danse et frappe dans ses mains en rythme, avec convivialité. La fine équipe sur scène, elle, aime à communiquer avec son public. les interactions se font nombreuses. Le chanteur du groupe profite de sa présence pour parler de transidentité, défendant d’ailleurs ceux qui sont nés dans le mauvais corps et dont la cause doit être mise en lumière pour mettre loin derrière les discriminations dont iels peuvent souffrir. Le trio profite de l’un de ses titre pour se faire la voix d’un petit garçon qui les avait par ailleurs ému.

Si l’heure est la bienveillance, elle l’est sur tous les plans. Alors que les instruments se déchaînent, portés par des jeux de lumières, le frontman lui, danse volontiers, prenant possession avec élégance d’une avant-scène conquise. Loin du froid de l’hiver, le live d’AaRON se fait refuge. Après quelques plaisanteries sur sa tenue de scène, le musicien convie aussi les amoureux à danser. « C’est votre moment » scande-t-il. Ne faut-il point oublier, que ceux qui signent une pop résolument mélancolique sur album savent lui donner une saveur pastel en live.

C’est aussi pour défendre son nouvel album tout aussi coloré, que le groupe qui a parcouru le monde est présent ce soir. Cette nouvelle pépite intitulée « Anatomy of Light » profite de titres en français pour toucher les coeurs et apporter à l’univers onirique d’AaRON une nouvelle vision.

Ces retrouvailles ne sauraient pourtant être complètes sans jouer le titre phare du groupe « U-Turn (Lili) », c’est évidemment en fin de set que ce morceau aujourd’hui culte et sorti il y a 15 ans est interprété. La foule se laisse aller à des tourbillons de spleen et de beauté et reprend avec douceur les paroles en choeur. Un rappel conclut cette jolie soirée. L’attente valait la peine !


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Le 30 octobre la bande des rockeurs de Telegraph et leur pop solaire investiront le Point Ephémère à Paris pour la bonne cause. En effet, le groupe offrira un set en compagnie de 21 Juin le duo, Bobbie et Holseek au profit de l’association Utopia 56. Cette dernière  se mobilise pour venir en aide aux migrants et la soirée, en plus de reverser tous ses bénéfices à l’association sera l’occasion de proposer une collecte de vêtements. Rencontre avec cette Telegraph qui dévoile les coulisses de cette très belle soirée à venir qui alliera festivité et défense d’une cause de première importance.

Vous organisez une soirée le 30 octobre au profit de l’association Utopia 56. Quelles sont les coulisses de cette collaboration ?

Matthieu : C’est une longue histoire ! On a rencontré l’équipe d’Utopia 56 à Paris un peu avant la pandémie… ça date ! On a toujours voulu faire quelque chose d’utile pour leur équipe et pour les personnes exilées. On voulait un moment festif et ouvert au plus grand nombre, pour fêter la diversité, l’échange, la solidarité tout simplement. Cette idée d’une soirée de concerts nous a vite semblé évidente, et a été stoppée net par les restrictions sanitaires. Donc dès que la situation a commencé à s’améliorer, qu’on a retrouvé des vies normales… on a relancé le projet. Ensuite tout s’est fait très vite, on a eu le soutien du Point Ephémère, celui des artistes, et un peu avant l’été on était fixés : on ferait notre grand retour à Paris avec une cause belle et juste à défendre.

entraidez-vous, tendez la main, n’attendez pas que cela vienne des autres, soyez le changement que vous voulez voir.

L’association se mobilise pour venir en aide aux migrants. Pourquoi cette cause vous tient-elle particulièrement à cœur ?

Matthieu : On connaît bien Utopia 56 car, quand je ne suis pas le guitariste de Telegraph, j’ai un pied dans ce monde. Je travaille au Comede, une autre association qui accompagne des personnes exilées qui vivent tant bien que mal en France, après des parcours d’exil souvent très difficiles et traumatiques… Donc je connaissais Utopia 56 depuis quelques années. Mais la cause dépasse largement mon cas personnel. Pour nous trois, en tant que groupe, il est évident que personne ne devrait avoir à survivre dans la rue, sans aide, sans espoir.. C’est aussi simple que cela. Tendre la main aux personnes en difficulté, à terre, c’est ce qui nous rend humain. C’est le message qu’on fait passer dans nos chansons : entraidez-vous, tendez la main, n’attendez pas que cela vienne des autres, soyez le changement que vous voulez voir.

La crise afghane résonne tout particulièrement aujourd’hui. Pourquoi est-il important selon vous de sensibiliser le public à ce sujet ?

Julien : Ce qui est terrible avec cette crise c’est qu’elle ne cesse de se répéter. On change de pays, on change de conflits, mais les drames eux, sont toujours les mêmes. On n’en peut plus de ça. Alors au-delà de ce ressenti que tout le monde peut partager je pense, on ne se revendique pas comme un groupe engagé. On se voit plus comme un groupe solidaire… solidaire envers celles et ceux qui se bougent pour faire avancer les choses dans le bon sens, à commencer à ne pas promouvoir des discours haineux à tout bout de champ. Donner la scène à Utopia 56, c’est leur donner une occasion de présenter leur travail, de casser un peu les mythes et les fantasmes. Si on peut apporter une petite pierre à cet édifice, on est ravis.

Comment les spectateurs peuvent-ils se mobiliser pour soutenir cette association et votre démarche ?

Maxime : Tous les bénéfices de la soirée seront reversés à l’association, donc la mobilisation des spectateurs passe par l’achat des billets. C’est l’idée de départ : venez vous amuser, faire la fête avec nous et faites un beau geste au passage pour des personnes qui ont grand besoin d’aide à l’approche de l’hiver. On a souhaité aller plus loin en organisant directement dans la salle une collecte de vêtements chauds. Alors si vous avez des gants, des pulls, manteaux, écharpes à donner, c’est le moment ! Tout sera prévu sur place par l’association pour les récupérer. On adore cette idée alors qui sait, on va peut-être le refaire à l’avenir ! Et bien sûr, cette soirée est l’occasion pour le public de venir s’informer, rencontrer les bénévoles d’Utopia, poser des questions. Profitez-en !

Pop, rock, folk, électro, il y en aura pour tous les goûts.

Vous serez entourés d’autres formations lors de cette date : 21 Juin le duo, Bobbie et Holseek. Pourquoi s’entourer de ces artistes ?

 

Maxime : Ce sont des artistes qu’on connaît bien. On les a croisé sur la route, on a travaillé ensemble, on se fait confiance et on s’apprécie beaucoup. On est extrêmement reconnaissants car tout le monde a répondu à notre appel sans hésitation, ça nous touche beaucoup. C’est vraiment génial que ça puisse s’organiser ainsi, avec une soirée aussi variée. Pop, rock, folk, électro, il y en aura pour tous les goûts. Nous c’est simple, on les adore toutes et tous. Allez les découvrir, ça vaut vraiment le coup.


Après des mois sans concerts en raison de la crise, vous voilà de retour pour une date parisienne, comment préparez-vous ce live ?

Maxime : C’est un peu le grand retour depuis la pandémie oui ! On a beaucoup répété pour revenir en forme et proposer de nouvelles choses au public. Il y a donc pas mal de petites surprises depuis notre concert au Nouveau Casino en 2020. A présent nous sommes quatre sur scène, puisque notre ami William nous rejoint à la basse. C’est un concert très énergique qui se prépare, avec tous les ingrédients pour vous donner le sourire et vous faire chanter avec nous ! Alors ces prochains jours on va essayer de se reposer un peu pour tout donner le 30 !

Quelles sont les actualités à venir pour Telegraph ?
Julien : On est en pleine période de composition et d’enregistrements. On a beaucoup de choses en préparation, des dates de concerts qui vont être annoncées très bientôt, des nouveaux morceaux… On a hâte de revenir avec tout ce qu’on a dans notre sac !

Découvrez  le teaser de la soirée du 30 octobre 2021


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