Tag

olympia

Browsing

Lundi 7 Novembre, le groupe américain Future Islands a enflammé la scène de l’Olympia pendant un show de presque 2h. Entre pas de danse possédés, rugissements mélodieux et un public bondissant et transpirant, le groupe laissera très certainement une marque indélébile sur les planches de Bruno Coquatrix.

Un peu de surf rock pour commencer

Il est 19h passées quand les portes de l’illustre salle du 9ème arrondissement de Paris s’ouvrent à un public déjà survolté. Certains se dirigent vers la boutique du merch, les autres -les pragmatiques- vers le bar. Il ne faut pas attendre longtemps – 20h donc – pour que Laundromat, la première partie, monte sur scène. La musique fait pas mal penser à du rock progressif un peu saturé des années 90/2000, voire à du surf rock. Souffle de nostalgie pour les jeunes de 20 ans qui n’ont pas connu cette ère. Si leur performance scénique est plus sage que ce qui nous attend, leur présence sur scène commence à déjà à chauffer un public qui s’embrasera véritablement quelque demie-heure plus tard. 

Possession

Et effectivement, quand 21h sonnent et que Future Islands fait son entrée sur scène, le public commence déjà à hurler comme un seul homme (ou femme). Les premières notes de For Sure se font entendre et la foule hurle de plus belle. Mais elle n’est pas la seule à s’emporter, puisqu’à peine arrivé sur scène, Samuel Herring (chant, rugissement et danse) se déchaîne déjà comme un possédé. Comme dans un film de Charlot, sa bouche se tord, ses sourcils se haussent il et mime chaque personnage cité dans ses morceaux. Parfois, il semble même au bord des larmes.  Mais il ne semble pas enfermé dans une boite invisible à part peut-être celle de son corps trop petit pour ses gestes trop grands.

Et juste comme ça une vague de sueur brulante s’abat sur la salle. Les visages luisent mais les yeux brillent d’autant plus.

Dance fever

La setlist se compose autant de morceaux du dernier album que d’albums plus anciens. Et, un peu malheureusement, comme pour beaucoup de groupes, les gens semblent un poil moins enthousiastes au moment des titres du dernier album. Une situation un peu, disons, « normale » pour un groupe qui existe depuis 17 ans. Sans que l’atmosphère se refroidisse réellement, elle s’apaise quelques instants avant de se raviver sur la chanson d’après. C’est bien simple, le public semble tellement transporté, tournoyant que l’on se croirait au bout milieu d’une épidémie de manie dansante. Les gens s’accrochent les uns aux autres, amis comme inconnus, bondissent, exultent en quelque sorte. D’autres plus réservés font des signes polis, intimant gentiment l’ordre à ceux qui bougent un poil trop de ralentir, ou même carrément d’arrêter.

Si Samuel Herring, est déchaîné, limite dépassé par sa propre force vitale, le reste du groupe en comparaison est d’un statique remarquable. Je dis « remarquable » car ce sont bien les seuls dans la salle. Le chanteur semble être un pantin de bois dont une force occulte invisible tirerait les ficelles. Son jeu de jambes en ferait pâlir de jalousie les danseuses du Moulin Rouge. Si quelques unes étaient présentes dans la salle, mesdames, je suis navrée.

Mélancolique malgré la fougue

Musicalement parlant, il y a quelque chose de profondément nostalgique et mélancolique chez Future Islands. En effet, si Samuel Herring n’est pas très bavard sur scène, chacune de ses interventions mentionne tel ou tel souvenir de sa jeunesse, telle ou telle relation terminée. Lors du rappel, il présentera le dernier morceau, Little Dreamer, du set en évoquant ses amours passées et douloureuses. À chanteur possédé musique exorcisante. 

Les spectateurs quittent la salle avec dix litres de sueur en moins, mais avec une certaine euphorie et un certain éclat qu’ils n’avaient pas en entrant. Et dans la lueur de la lune, on ne peut qu’attendre que les saisons passent pour espérer un jour, les voir à nouveau.


Hot-Chip_Olympia-Paris_2022

Hot Chip à l’Olympia : Let’s freakout !

En ce samedi 8 octobre 2022, la météo est clémente. Pas au point de passer…

Florence + the machine

Florence + The Machine hante et ensorcèle sur Dance Fever

Trois ans après la sortie de High as Hope, Florence + The Machine revient ce…

Sélection de nouveautés musicales pour illuminer votre été 2021

Sélection de nouveautés musicales pour illuminer votre été 2021

SomElse Le 16 juillet 2021, SomElse pour « Being someone else » publiait à pas de velours…

Alors que la pandémie mondiale laisse entrevoir une accalmie, elle permet surtout aux groupes internationaux de parcourir à nouveau le Monde. A peine le feu vert donné, et voilà que les fous furieux de The Hives reprennent déjà les routes. Rien d’étonnant lorsque l’on connait la réputation de la formation en live. Après un passage aux Etats-Unis, annoncé dix jours avant, les voilà qui débarquent en France.  C’est à l’occasion de leur passage à l’Olympia de Paris que le groupe a invité l’équipe de Popnshot en backstages pour une interview haute en couleurs.  On y a retrouvé Pelle Amqvist, le chanteur un peu malade mais ravi d’être là. L’occasion d’aborder autour d’une boisson chaude la question du  ou plutôt des deux nouveaux albums à venir 9 ans après la sortie de Lex Hives, mais aussi du retour sur scène, du courant punk en 2021, d’un concert dans un sous-marin, de son esprit rebelle et de King Gizzard and The Lizard Wizard. Rencontre.

The Hives @ l'Olympia Paris 2021
Photo : Louis Comar
Pop & Shot : Vous revenez tout juste d’une tournée au USA. C’était comment de retourner là bas ?  Vous y avez beaucoup d’influences, est-ce que vous y avez trouvé de nouvelles inspirations ?

Pelle Almqvist aka. Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : Quand on était là-bas, on n’écrivait pas, on était tout le temps en tournée. Mais c’était très amusant de vivre  la culture américaine. Et c’était dans le Sud, ce qui est plus exotique que New York ou Los Angeles. On est allé en Floride, à Nashville, au Tennessee dans le Mississippi.

 

Pop & Shot : C’était comment de voyager à nouveau après la pandémie ?

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : C’était cool ! Mais vraiment étrange, parce que nous n’avons appris seulement 10 jours avant la tournée que nous pouvions la faire. C’est donc très difficile d’en faire la promotion.
Mais c’est bon d’être de retour ! Pendant toute la pandémie, on a essayé de faire des concerts. Nous avons essayé d’en organiser et ils ont été annulés. Maintenant, du jour au lendemain, Nous avons beaucoup de concerts,  une tournée américaine et une tournée européenne. C’est vraiment cool. On est presque le seul groupe en tournée actuellement. D’ailleurs, notre promoteur a dit qu’on était le premier groupe international à jouer à l’Olympia depuis 600 jours.

près les concerts, nous avions environ 1500 appels manqués. Niklas essayait de rappeler tout le monde, il parlait aux gens toute la nuit !

Pop & Shot : Vous avez fait un concert en live stream en janvier dernier. C’était comment de jouer avec personne en face de vous ?

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : Nous avons fait un live stream pour le Mexique d’abord, qui était le concert annulé de Mexico. Donc, quand il a été annulé, les organisateurs voulaient que nous fassions un live stream. C’est donc ce que nous avons fait ! Cela nous a appris tellement de choses et aussi ce qu’on ne voulait pas faire. C’était particulier parce que c’était comme si nous jouions une chanson et qu’à la fin c’était mort. Après chaque chanson, je parlais un peu, puis nous jouions la chanson suivante, puis c’était de nouveau silencieux. Et c’était horrible. C’était le pire, c’était si difficile de faire un bon travail. Parce que la chose la plus importante manque, c’est-à-dire la foule. Alors, quand nous avons fait notre propre tournée mondiale en live stream, nous avons trouvé des solutions. Nous avions des haut-parleurs avec le bruit de la foule que nous avions enregistré dans les endroits où nous avons joué. Ainsi, le spectacle australien avait un bruit de foule de Sydney que nous avions trouvé sur YouTube à partir d’un de nos concert là bas. Le bruit était diffusé entre chaque chanson. Et nous avons vraiment eu l’impression d’un concert normal. Les gens pouvaient aussi appeler appeler en direct. Nous voulions faire ça pour prouver que c’était vraiment live. Car c’était important pour nous de faire ces concerts en direct pour le public. Et c’est pour ça qu’on jouait à des heures différentes, par exemple on se levait très tôt le matin pour jouer en Australie, on restait debout très tard le soir pour jouer aux Etats-Unis, etc. Parce que nous voulions que ce soit comme une tournée, chaque concert était à 21h, heure locale. Et je pense que c’est l’une des choses que nous avons été le plus heureux de mettre en place. C’est aussi très amusant. Parce que les gens appelaient. Après les concerts, nous avions environ 1500 appels manqués. Niklas essayait de rappeler tout le monde, il parlait aux gens toute la nuit !

Pop & Shot : Ils étaient contents de vous avoir au téléphone ?

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : Oui, ils criaient, hurlaient, discutaient. C’était vraiment une bonne idée de faire ça. Je pense que nous avons fait un excellent travail ! Après le premier concert, nous l’avons regardé et nous nous sommes dit que c’était vraiment mieux que ce que nous aurions pu espérer.

Nous ne savons pas si nous allons faire un album, ce qui serait un peu dommage, parce que nous avons tellement de bons titres.

Pop & Shot : Vous avez écrit de nouvelles chansons pendant la pandémie, est-ce que cela veut dire qu’un nouvel album est prévu ?

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : Oui. Nous en avons un de prévu, c’est un album sur lequel nous travaillons depuis longtemps. En fait, ce sont deux albums. Nous essayons de le faire, mais cela prend du temps, parce que nous avons beaucoup de chansons que nous aimons, mais nous n’aimons pas tous les mêmes chansons et nous avons un processus très démocratique. Nous ne savons pas si nous allons faire un album, ce qui serait un peu dommage, parce que nous avons tellement de bons titres. C’est pour ça qu’il devrait éventuellement y avoir deux albums. Aussi, nous prenons une trop longue pause entre les albums, surtout pour celui-ci  d’ailleurs !  Mais même en temps normal, nous prenons beaucoup de temps, donc ce serait amusant d’essayer sortir un album plus rapidement à l’avenir.

Pop & Shot : Dans Lex Hives, vous aviez instauré beaucoup de règles. Est-ce que dans ce nouvel album ces règles seront toujours là ? Y en aura-t-il de nouvelles ?

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : Eh bien, il n’y a pas de règles. C’est peut-être pour ça que ça nous prend si longtemps, parce que toutes les chansons sont différentes. Et c’est difficile pour nous d’en faire un ensemble cohérent.

Pop & Shot : Comment décrivez-vous l’esprit du groupe maintenant que vous avez près de 30 ans d’expérience ?

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : C’est bizarre de penser que ça fait si longtemps. Je ne sais pas si quelqu’un a fait quoi que ce soit pendant 30 ans de suite, à part prendre son petit-déjeuner ou aller se coucher. Bizarrement, j’ai l’impression que l’esprit « The Hives » existerait même si les membres du groupe n’existaient pas.  Mais c’est toujours aussi cool d’être dans le groupe, surtout quand nous faisons des concerts. On dit que c’est extatique. Les gens viennent, qu’on ait un nouvel album ou pas, c’est quelque chose de solide, ce qui est cool !

il y a toute cette politique punk qui veut décider de ce qu’on peut ou ne peut pas faire et ça ne sert à rien de s’y frotter.

Pop & Shot : Vous avez beaucoup été décrits comme un groupe de punk, surtout au début. Aujourd’hui en 2021, est ce que vous pensez que le punk représente toujours quelque chose ?

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : C’est un peu comme le jazz maintenant. Ça dure. Comme si c’était une force culturelle. Je pense qu’à cette époque nous apprenons à jouer de la musique. Donc le punk fera toujours partie de notre ADN, mais je ne suis pas sûr que ça m’intéresse de m’y référer. C’est plus facile de se dire « groupe de rock n roll », on peut tout se permettre. Alors que si on se dit groupe punk, il y a toute cette politique punk qui veut décider de ce qu’on peut ou ne peut pas faire et ça ne sert à rien de s’y frotter. Donc oui, nos influences ont toujours été principalement le rock and roll et le punk rock. Quelque part entre les deux.

Pop & Shot : Vous dites qu’il y a des politiques punk, ce qui est vrai. À une époque vous vouliez vous rebeller contre tout. Mais vous vous rebellez aussi contre le punk.

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : Au début, il s’agissait plutôt de se rebeller contre le punk, car les seules personnes pour qui on jouait étaient des punks. Et ça nous a toujours paru bizarre de jouer pour des punks et de se rebeller contre la société alors la société n’était pas là. Donc si nous voulions embêter quelqu’un, cela devait être les punks. Alors on a commencé à porter des costumes et d’autres trucs classes. Et nous étions devenus des snobes. On faisait comme si on était nés riches. Les punks détestaient ça, ce qui était très amusant.  Mais on adore la musique punk, c’était ça le truc, mais c’est tellement drôle quand les gens ne comprennent pas ce que nous faisons et qu’ils s’énervent.

The Hives @ l'Olympia Paris 2021
Photo : Louis Comar
Pop & shot : Est-ce que vous vous rebellez contre d’autres choses aujourd’hui ?

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : Je pense que j’ai toujours été un peu rebelle. Je suis né rebelle. C’est comme si j’étais contre tout ce que les gens avaient, pensaient. En vérité, ça craint un peu. ça rend la vie très dure. Parce qu’il y a un coût à être un rebelle. C’est assez cher, émotionnellement, d’être contre tout ce que les gens pensent. On devient très solitaire. C’est un travail difficile parce que tout le monde essaie toujours de te convaincre de quelque chose. Quand j’ai eu 15 ans, j’ai fait un effort pour m’intégrer davantage. Mais ce côté rebelle est toujours en moi, je crois. Ma première réaction est généralement non.

Pop & Shot : Dans une interview, vous avez dit que The Sonics avaient changé votre vie. Y a t il d’autres groupes qui ont changé votre vie ? Influencé votre musique ?

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : Il y en a un beaucoup, surtout dans ce que j’écoutais plus jeune, parce que les choses que tu trouves au début te frappent le plus fort je pense. Donc, quand j’avais 6 ou 7 ans il y avait AC/DC. Vers 11 ou 12 ans, il y avait quelques groupes de punk comme les Misfits ou des groupes de punk suédois. Mais les Misfits et les Dead Kennedys ont eu une grande importance pour moi. Plus tard, il y a eu The Sonics, vers mes 17 ans. C’était quelque chose d’important, parce qu’avant ça, on jouait une musique influencée par le punk des années 70 et le rock and roll des années 50, comme Little Richard. Nous aimions la musique des années 60, comme les Yardbirds, parce que nous trouvions ça dans la collection de disques de nos parents, mais avec The Sonics, Nous avions l’impression que quelqu’un avait déjà mélangé ces deux choses, le punk des années 70 et le rock’n’roll des années 50, et c’était The Sonics, et j’aimais vraiment la façon dont ça sonnait.

J’avais un ami qui aimait la musique psychédélique et il m’a donné l’album de The Sonics parce qu’il pensait que ce serait de la musique psychédélique, ce qui n’était pas le cas, mais il m’a dit : « Oh, tu aimeras probablement ça ». Et c’était vraiment le cas, ils ont été une grande influence. Plus tard il y a eu d’autres groupes comme Mitch Ryder, The Detroit Wheels et The Saints, mon groupe préféré depuis longtemps. Bien sûr j’aime vraiment les Ramones et les Stooges.

Pop & Shot : Le punk garage fait son retour en ce moment. Avez-vous entendus de nouveaux morceaux excitants ?

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : J’aime vraiment les Viagra Boys. Je pense qu’ils sont géniaux ! Et j’aime vraiment King Gizzard and The Lizard Wizard. J’aime tous leurs albums. Non, peut-être un sur trois ou quelque chose comme ça. Parce qu’avec King Gizzard, il y a tellement de sorties que c’est difficile à suivre, surtout pour quelqu’un comme moi qui en sort si lentement.
Je me souviens que j’étais dans un studio à Los Angeles en train de travailler sur autre chose. Ils étaient aussi là. J’y étais donc allé la veille et ils avaient enregistré trois albums en un jour. C’est vraiment impressionnant. J’aurai tellement de mal à faire ça. Je suppose que la seule façon de le faire est de sortir des morceaux et de ne pas avoir d’autocritique. Mais je les aime beaucoup.

la salle la plus bizarre dans laquelle j’ai joué était un sous-marin en France

Pop & Shot : Aujourd’hui vous jouez à Paris en France. Un de vos concert en France s’est déroulé dans un sous-marin ! Est-ce que vous avez un souvenir de ce moment ?

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : Oui, c’est vrai. Je ne me souviens plus dans quelle ville c’était. Mais nous avons joué dans un sous-marin garé dans l’eau. Et on devait passer par une tourelle pour arriver sur scène. C’était la salle la plus bizarre dans laquelle j’avais joué. Il n’y avait que 50 personnes là-bas, ce n’était pas idéal, mais c’est la salle la plus bizarre dans laquelle nous avons jamais joué !

Nous avions été programmés pour un concert, et quand nous sommes arrivés c’était un sous-marin. Nous étions surpris, c’était bizarre. Mais à ce moment-là, on s’est dit : « Ok, c’est le concert. On branche nos amplis et nous jouons ». C’était cool.

Pop & Shot : Pour votre show d’aujourd’hui, vous avez de nouveaux costumes. Dites-nous en plus.

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : C’est la fille (Ingrid Berg) de mon voisin qui les a fait, ils brillent dans le noir et c’est plutôt cool. On joue quelques chansons avec la lumière, puis on éteint toutes les lumières et le costume brille. C’est vraiment sympa.

The Hives @ l'Olympia Paris 2021
Photo : Louis Comar
Pop & Shot : Quels sont vos projets pour le futur ?

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : Tout d’abord nous avons la tournée européenne. Ensuite deux gros concerts en Suède juste avant noël et après nous ferons un album j’espère.

Pop & shot : Et donc, le studio c’est pour quand ?

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : Nous avons un studio où nous avons enregistré une partie du dernier album. Nous avons aussi essayé d’aller aux Etats-Unis pour enregistrer mais c’est très compliqué. Cela fait deux ans que nous essayons de venir, mais avec le COVID c’est impossible. Donc maintenant, nous allons probablement commencer à enregistrer en Suède, juste parce que nous aurons moins de risques d’être annulés ou reportés. Donc il me semble que nous allons commencer à le faire en janvier. Nous verrons combien de temps cela prendra. Cela dépend des chansons qu’on veut enregistrer. Parce qu’il y a beaucoup de chansons !

Pop & Shot : Une dernière question, quelle chanson que vous écoutez en ce moment décrit le mieux votre état d’esprit ?

Howlin’ Pelle Almqvist (The Hives) : Aujourd’hui je suis malade, je me sens mal. Donc je ne sais pas quelle serait cette chanson. Eh bien, mon état d’esprit est probablement quelque chose de Nick Drake, mais j’aimerais que ce soit une chanson de Little Richard. Par exemple « where I’m at » de Nick Drake. Mais j’aimerais que ce soit « rip it up » de Little Richard.


The Hives @ l'Olympia Paris 2021

The Hives : tout feu, tout punk à l’Olympia de Paris (reportage)

Mercredi 17 novembre 2021, après une journée beaucoup trop fraîche dans la capitale française, le…

[Interview] Fontaines D.C : « Dans la vie de tous les jours, on est des gars très optimistes »

A l’occasion de leur premier concert depuis le confinement, qui eut lieu mercredi 07 octobre…

[Interview] The Murder Capital : « Notre album est un endroit où l’on se rend pour contempler toutes les émotions que l’on ressent quand on a peur »

A l’occasion de leur venue dans la capitale pour leur troisième concert parisien au Nouveau…

The-Hives-Beauregard_2019
Photo : Louis Comar

En matière de musique, la Suède est un des plus grand vivier d’artistes dans le monde : ABBA, First Aid Kit, Ghost, Miiike Snow et tant d’autres. Mais si l’on parle de rock, une des références du genre n’est autre que The Hives.

La bande formée en 1993, forte de ses six albums studio, est avant tout réputée pour ses lives dantesques. Chaque seconde d’un de leur show est rythmée par la folie et l’énergie communicative du groupe et de ses chansons.

The Hives c’est aussi une classe indémodable sur scène à l’image de leurs costumes noir et blanc ou de Pelle Almqvist, le charismatique chanteur de la formation, qui n’hésite pas à se recoiffer entre deux morceaux pour garder une coupe de cheveux impeccable.

The Hives en France, c’est pour quand ?

Eh bien, c’est dans très peu de temps ! Ils viennent en effet d’annoncer deux dates françaises pour le mois de novembre. Il sera donc possible d’aller danser sur « Come on! », « Hate To Say I Told You So » ou  « Tick Tick Boom » le 17 novembre 2021 à l’Olympia (Paris) et le 18 novembre 2021 à L’Aéronef (Lille).

Un concert à ne certainement pas manquer tant la formation suédoise est impressionnante en live !

Pour réserver ses billets c’est par ici :

Paris : Billets

Lille : BilletsThe Hives - France - 2021


Miles Kane

Les coups de coeur de la rentrée 2021 à se mettre dans les oreilles

L’automne est là ! Et qui dit retour de vacances dit également rentrée musicale chargée.…

« By the Fire » : la nouvelle fresque musicale splendide de Thurston Moore

 « By the Fire » – Thurston Moore  La prévisibilité dans les milieux artistiques n’est jamais vu…

The Strokes : leur nouvel album ‘The New Abnormal’ sort le 10 avril !

A l’occasion de la sortie de leur nouveau single et clip « At The Door », The…

the pirouettes olympia 2018

On ne présente plus Léo et Vickie, iconiques fondateurs, auteurs, compositeurs et chanteurs du groupe The Pirouettes, aujourd’hui considéré comme l’un des acteurs majeurs de la scène électro-pop-variété-française. Leur nouvel album Monopolis est une fois de plus l’occasion de rappeler leur attachement à la variété française qui a rythmé notre enfance. Plus encore : l’intégralité de leur spectacle semble tout droit sorti de la chanson éponyme de Michel Berger. The Pirouettes ont ce je-ne-sais-quoi qui leur donne l’air d’arriver tout droit des années 90 et de fantasmer, comme s’il n’existait pas encore, le monde d’aujourd’hui.
Laissez-vous aller, The Pirouettes ont posé leurs bagages aux confins d’un monde qui n’existe pas et ils vous ouvrent les portes.
Le 29 novembre 2019 c’est un véritable voyage vers Monopolis que The Pirouettes propose aux spectateurs venus à l’Olympia.

La première partie n’à pas pris le même train 

20h, première partie, deux hommes devant le rideau rouge fermé, l’un derrière un clavier, en jogging et haut jaune fluo, l’autre, en jean et veste de blazer trop grande, micro à la main offrent un bouquet de larsens et de paroles absurdes, faussement chantonnées. C’est Dodi El Sherbini.

Alors à ce moment là on se dit tout naturellement que Tes Pirouettes sont des petits rigolos. Timidement, mon voisin et moi nous échangeons un regard interloqué avant de sonder la salle qui semble unanime sur le sort de ce spectacle qui se déroule devant nous. Alors qu’au même moment, un audacieux se laisse aller à crier « Moins fort ! ».

Quarante minutes plus tard, l’homme au micro franchit le rideau rouge, fin du concert, c’est parti aussi vite que c’est arrivé et c’est sûrement mieux comme ça.

En éternels optimistes, nous avons donné à Dodi El Sherbini une seconde chance et découvert, sans être pour autant convaincus, un album de dix titres plus propres et une voix plus sure d’elle toujours avec ce brin de nostalgie.

Quand l’avion se pose sur la piste 

Le public fait un tonnerre d’applaudissement et tape frénétiquement des pieds avant même que Léo et Vickie n’apparaissent sur scène, accompagnés par l’artiste Bumby à la batterie et Vaati du groupe Nusky & Vaati et quelques secondes suffisent que pour la salle (pleine qui plus est) soit sous le charme. Ce n’est pas à Rotterdam ni à Rio que nous débarquons mais bien à Monopolis. Une galaxie ou l’imagination de The Pirouettes semble redynamiser les règles et c’est pour le mieux.

Devant un écran géant, le groupe entonne sagement le titre Si léger. Très vite, Léo investit le clavier, Vaati reprends la basse, Vickie bat la cadence un tambourin à la main. Puis Léo prends le temps de partager son émotion et d’annoncer que cette soirée sera un peu particulière et parce que le public est nombreux, ils joueront aussi bien leurs dernières chansons que celles présente sur les précédents albums.

Instantanément, le public se révèle être composé de grands fans : pas un de mes voisins n’a eu de doute sur les paroles des chansons. D’ailleurs, ce public fait tout autant le grand écart entre les générations que The Pirouettes : une grande majorité est très jeune, mais impossible de ne pas remarquer tous ces parents, visiblement tout aussi entrainés que leurs enfants.

Tu peux compter sur moi, Medina, Un mec en or, L’escalier, Baisers volés, Jouer le jeu, Dernier métro, Ce paradis, Si léger, Héros de la ville… Pas un titre ne manque à l’appel et le temps file à toute allure. Tandis que de ces quatre corps sur cette scène se libère une énergie enivrante et entrainante et que derrière eux, des images colorées, rappelant les univers des chansons et ceux des clips plonge la salle dans une osmose. Pluie d’étoile, la Terre vue du ciel et autres astéroïdes, dégradés de couleurs, formes géométriques. Et puis les mêmes escaliers blancs que ceux du clip vu plus d’un millions de fois sur YouTube. Un titre qu’ils ont réussi à faire chanter presque entièrement au public avant de reprendre le flambeau.

Après une heure trente de concert, il est temps de retrouver les rues de Paris, des souvenirs de Monopolis plein la tête.

clip fever de Balthazar

Balthazar est de retour et c’est la meilleure nouvelle de cette fin d’année!

Sans crier gare, lundi 29 octobre, tel un petit miracle d’Halloween, Balthazar a annoncé son…

Interview Radio Elvis ces garçons là 2018

Radio Elvis : « j’étais ému par ce que j’écrivais parce que je me livrais vraiment », Pierre Guénard (Interview)

Depuis la sortie de leur premier album « Les Conquêtes », leurs chansons restent dans nos têtes…

nouvelle scène française artistes français

Nouvelle scène française: 6 artistes à écouter d’urgence

C’est la rentrée! En voilà une phrase bien déprimante qui ne fait pas plaisir à…