Moment emblématique du début de l’été, coup d’envoi des festivals et des vacances, le Fnac Live est un incontournable des beaux jours parisiens.
En cause, un festival gratuit et surtout un cadre de rêve puisque chaque année l’évènement prend place sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris. Un très beau décors avec en fond Notre-Dame de Paris pour faire la part belle donc à des artistes de qualité sous le soleil, cet astre qui fait encore le timide début juin. L’édition 2025 qui se déroulera du 2 au 4 juillet n’échappe pas à la règle et a enfin révélé la totalité de sa programmation. Le promesse de faire plaisir au plus grand nombre est bien là. D’autant plus que l’an dernier avec les Jeux Olympiques, le Fnac Live n’avait pas pu avoir lieu et manquait cruellement à notre été. Heureusement pour se rattraper l’évènement a sorti une programmation de qualité qui fera vibrer tout Paris. Après une belle première salve d’annonces qui promettait des lives inoubliables de Saint Vincent et Eddy de Pretto (pour citer nos chouchous), découvrez la liste de celles et ceux qui les rejoindront !
Fnac Live 2025 : demandez le programme !
Le mercredi pour la première journée de festivités, on retrouve le duo incontournable de la french touch, les papas de l’immense BO de « Virgin Suicides » et surtout les grands compositeurs de « Moon Safari » : Air. Une annonce qui fait à elle seule rêver. Le jeudi fera la part belle à la diversité. On y retrouve la culte Olivia Ruiz, dont la voix emblématique transporte dans une série de beaux souvenirs. Le rap féminin sera aussi enfin à l’honneur grâce à Zinée. La toulousaine nous fera vibrer sur les notes de son premier album : « Osmin« . Enfin le vendredi, il sera temps de conclure en beauté avec l’artiste suizo-guatémaltèque Baby Volcano et ses performances aussi sensibles qu’avant-gardistes. Enfin la nuit sera plus folle grâce à l’électro de Vladimir Cauchemar, nom plus rêvé que cauchemardé, qui derrière son masque ne reculera devant rien pour faire danser les foules.
Fnac Live 2025 : tous les noms !
Polo & Pan, Fnac Live Paris 2023 – Crédit Photo : Louis Comar
FNAC LIVE : MERCREDI 2 JUILLET
SCÈNE EXTÉRIEURE
DALÌ – SAINT VINCENT – AIR
SALON
70 ANS DE BARCLAY
FNAC LIVE : JEUDI 3 JUILLET
SCÈNE EXTÉRIEURE
ZINÉE – DANYL – CAMILLE YEMBE – OLIVIA RUIZ – LIV ODDMAN – ZAMDANE – EDDY DE PRETTO
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C’est officiel ! Avec les beaux jours, le soleil qui a pris d’assaut l’Hexagone ! Et qui dit chaleur dit festivals d’été. On peut déjà se réjouir de leur approche et compter les jours qui nous séparent de ces beaux moments partagés. Les gros festivals se rapprochent à toute vitesse et avec eux, leurs énormes programmations. Parmi eux, le plus engagé de tous, Solidays promet comme chaque année un moment festif autour d’une programmation forte et de moments éducatifs autour de la lutte contre le SIDA mais aussi de sujets qui lui sont chers : écologie, féminisme, lutte contre le racisme et l’homophobie. Autant de bonnes raisons de ne surtout pas manquer une édition 2025 qui s’annonce grandiose.
L’an dernier, le célèbre festival situé sur l’hippodrome de Longchamp avait ravis petits et grands, familles et fêtards ! On ne se remet toujours pas de l’énorme performance de Mika et du set intimiste de CMAT ! Autre programme et pourtant, une fois de plus, le festival promet d’être l’évènement à ne pas manquer. Cette année, il a d’ailleurs mis les petits plats dans les grands, s’adressant à un public pluriel pour mieux faire plaisir aux attentes des festivaliers.
Solidays 2025, demandez le programme !
En 2025, il faudra réserver ses 27, 28 et 29 juin. D’autant plus qu’on retrouvera sur scène : Damso, James Hype, Rilès, Sean Paul et Shay le vendredi. Un programme hip hop qualitatif qui se complète avec la participation de BB Jacques, Leto ou encore Yoa. Le samedi ce sera au tour de Zaho de Sagazan, la superstar qui s’y était déjà produit deux ans plus tôt, de jouer la rôle de tête d’affiche. L’évidente présence de LAMOMALI (avec -M-) viendra compléter un programme qui inclut Fisher, Flanglish et BILLIE. Enfin le dimanche, la fête se conclut en beauté avec Gims, MC Solar, SCH, Aliocha Shneider, L’Impératrice ou encore Victor Solf.
La liste complète des très nombreuses annonces est disponible sur le site du festival.
Puisque loin de simplement mettre en avant ses musiciens, le festival saura aussi mettre en avant les thématiques qui lui sont chères. Conférence, cérémonie de recueillement contre l’oubli et débats promettent d’éduquer sur des sujets d’une importance capitale.
La nuit, le festival prend également un second visage. Exit, le chillage dans l’herbe, il est temps de danser. Mieux que les meilleures des boites de nuits, la fête en plein air est follement exaltante. Savais-tu qu’il est possible de prendre uniquement un pass pour entrer sur le festival après les concerts des têtes d’affiches et le vivre autrement ? Evidemment l’évènement se tiendra jusqu’au petit jour et les artistes se succèderont pour te faire vivre un second évènement entre l’obscurité et les néons. Concrètement les pass sont dispos pour les soirées de vendredi et samedi.
De nuit comme de jour, tu viens participer à cette grande fête solidaire ? Pour lutter pour la justice, danser avec tes artistes favoris et te faire des souvenirs pour la vie !
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On y est presque ! Plus que quelques semaines à attendre avant de retrouver les festivals d’été et en tête de liste, le plus engagé de tous : le Festival We Love Green. Pour son édition 2025, l’évènement qui aura lieu à la Plaine de la Belle Etoile au Bois de Vincennes du 6 au 8 juin a mis les petits plats dans les grands et promet, en plus d’une affiche de qualité, d’intensifier son combat pour l’écologie et de placer la cursus sur la thématique d’un monde nouveau et rêvé. Son offre food végétarienne sera toujours de la partie comme ses nombreuses et fascinantes conférences. Cette édition est aussi placée on le sait sous le sceau du Brat Summer avec la venue très attendue de Charli XCX pour sa seule date en Europe. Mais elle n’est pas le seul nom qui compose cette jolie affiche et qui fait rêver. Air, Clara Luciani, LCD Soundsystem, SDM, Tiakola ou encore Beach House seront de la partie. Trois journées qui promettent donc d’être inoubliables !
Une brat affiche composée de number one
Côté programmation, le festival mise comme tous les ans sur des choix hyper léchés et qui ont de quoi ravir le plus grand nombre. Le vendredi, le hip hop dominera. Le courant qui vit son nouvel âge d’or promet de faire venir ses plus beaux noms : Tiakola, SDM, Vald … L’electro sera aussi très joliment représenté avec Kavinsky et Paul Kalkbrenner et la jolie surprise viendra de la présence d’Yseult et sa voix inimitable.
La journée du samedi elle, n’accueillera que des Number 1 ! Charli XCX ( on vous a dit qu’elle sera là le samedi déjà ?). Le BRAT Summer ne pose pas uniquement ses valises au Coachella cette année mais aussi à We Love Green et nous promet déjà le concert à ne pas manquer cette année. Elle permettra de toucher les étoiles là où Air promettent un passage sur la Lune avec leur culte « Moon Safari ». Parcels fait également partie des têtes d’affiches. Et parmi les immanquables chouchous de la programmation on retrouve Horsegirl, Magdalena Bay et Ezra Collective.
We Love Green 2023 – Crédit photo : Louis Comar
Un dimanche dans l’herbe
Le dimanche sera donc parfait pour chiller sur les jolies pelouses du festival mais aussi écouter des artistes de qualité ! La journée dénote tout particulièrement puisqu’elle est celle qui s’offre l’affiche la plus hétéroclite de l’édition. En tête d’affiche on retrouve donc Clara luciani qui viendra nous chanter du bout du cœur sa maternité. LCD Soundsystem seront aussi présents. Après avoir conquis Rock en Seine l’an dernier, les musiciens de génie se font un retour dans un festival parisien. Et on a déjà hâte de chanter « New-York I love you » fort ( et pas faux) avec eux. Voir le nom de Beach House à la programmation est évidemment un plaisir infini. Pas si étonnés de retrouver ce nom extrêmement qualitatif à l’affiche, après tout We love Green nous avait fait vivre le concert de Bon Iver il y a deux ans. Vous connaissez « Once Twice Melody » par cœur ? On va pleurer et chanter ensemble ça va être très beau ! La coqueluche montante du rock et des réseaux, The Dare compte bien aussi déchainer ses guitares solaires et faire bouger nos hanches. Lucky Love, Jim Jules, Polo & Pan, FKA Twigs ou encore Fcukers seront aussi de la partie pour parfaire cette journée d’été.
Attention, annulation : Laylow annule sa venue
C’est avec de grands regrets que Laylow, tête d’affiche du vendredi a annulé sa venu. En cause, le manque de temps dû à la création de son nouvel album, comme le détaille son label Digitalmundo dans son communiqué officiel, dotn voici un extrait : » ( …) On s’était engagés à vous retrouver cet été sur les scènes des festivals, et on y a cru. Mais au fil des semaines, une évidence s’est imposée : on ne pourra pas mener de front l’album et le concert comme ils le méritent. L’album entre dans sa dernière phase et demande toute notre attention. Dans le même temps, construire un véritable spectacle autour de lui, intense, vivant et fidèle, exige autant d’engagement. On ne pouvait pas tout faire bien. On a donc choisi de reporter la scène pour respecter l’album et ce qu’on vous doit. C’est une décision difficile, mais c’est la plus honnête.
Nous savons ce que cela représente pour vous. Certains avaient déjà leurs billets, organisé leur été, s’apprêtaient à venir, parfois de loin, pour nous voir. On mesure votre confiance, votre attente et maintenant votre déception. Le travail des équipes mobilisées, on le mesure pleinement aussi. Tout cela, on ne le prend pas à la légère.
Cette décision, on l’a prise le cœur serré, guidés par l’envie de rester sincères avec vous, avec l’artiste et avec tout ce qu’on a construit ensemble.(…) »
Cette mauvaise nouvelle en amène néanmoins une bonne puisque Laylow aura non pas un mais deux remplaçants. Vald sera là le vendredi 6 juin. Il commente d’ailleurs : “Okay, j’serai solidaire au We Love Green” . Et on lui dira un grand bonjour ! Sampha quant à lui s’ajoute à la programmation du dimanche 8 juin.
Découvrez l’affiche de We Love Green 2025
Une offre pour les foodie et toujours des engagements écologiques
L’autre star du festival sera son alimentation. We Love Green promet en effet à ses festivaliers un week-end 100% végétarien pour la troisième année consécutive. Pour défendre ses engagements, le festival rappelle que la production de viande est responsable de 15% des gaz à effet de serre. Un dispositif qui souhaite donc mettre en avant ces faits et permettre de renforcer les objectifs de l’évènement. Et en plus, l’offre est toujours délicieuse.
We Love Green 2023 – Crédit photo : Louis Comar
Cette année, le festival se voit comme une planète rêvée et ré-inventée. Comme chaque année, talks, penseurs et penseuses se joindront à cette grande fête pour parler de la planète mais aussi d’empowerement. Le festival s’encre dans les problématiques du quotidien.
Le cinéma d’horreur déteste les femmes ? C’est une rumeur qui s’est répandue au cours des années et qui est devenue maître mot dans un inconscient collectif. On…
Heretic, film d’horreur pourtant relativement peu attendu, a su trouver sa place au milieu de l’elevated horror et même jusqu’aux Golden Globes. Tirade fascinante sur la religion et ses conséquences, il signe un sans faute sur sa première partie alternant son rythme entre tension palpable et débats sur l’instrumentalisation des religions faite par les hommes. Un jeu malin – dans tous les sens tu terme- qui utilise à son avantage une écriture percutante, l’humour et la terreur pour avancer ses pions. Porté brillamment par Hugh Grant aussi méconnaissable que Nicolas Cage dans Longlegs, le film perd de sa force d’argumentaire dans sa seconde partie. Il n’en reste pas moins un métrage puissant, loin des clichés du genre, aussi percutant qu’il force chaque spectateur à prendre position. Un huit-clos divin qui n’a de cesse de remettre en question le terme. Et pour vous quelle est la seule vérité religieuse ?
Affiche du film Heretic
Heretic, de quoi ça parle ?
Deux jeunes missionnaires de l’église mormone d’une petite ville du Colorado font du porte à porte dans l’espoir de convertir les habitants. Le soir venu, après une journée infructueuse, elles décident de frapper à la porte d’une maison isolée. C’est le charmant Mr Reed qui les y accueille. Mais très vite, les jeunes femmes réalisent qu’elles sont tombées dans un piège. La maison est un véritable labyrithe où elles ne pourront compter que sur leur ingéniosité et leur intelligence pour rester en vie… (résumé officiel)
Heretic est-ce que c’est bien ?
Depuis quelques années, l’elevated horror a pris une large place dans le cinéma de genre. Voilà qui lui permet de ne plus être boudé par les prix hollywoodien, allant maintenant jusqu’aux Oscars, une prouesse impensable il y a encore quelques années. De Jordan Peel à Ari Aster, l’envie de parler du racisme ou encore de l’hérédité et des conséquences des maladies mentale sur les familles aura su se parer de gore pour appuyer son propos. Voilà que le thème religieux, souvent utilisé dans l’horreur, mais pour mieux parler sectes et satanisme, prend un tout nouveau visage de façon inattendue sous la réalisation de Scott Beck et Bryan Woods. Ils nous avaient pourtant habitué à des thématiques plus simplistes puisqu’ayant connu le succès avec « Sans un bruit » en 2018. Contre toute attente, les compères arrivent à sortir une oeuvre particulièrement fascinante et intelligente avec leur Heretic. Nombreux.ses sont celles et ceux à en avoir parlé, retrouvé le traditionnellement « charmant » Hugh Grant, en grand méchant est en grande partie responsable de la réussite du film. Maniant les mots à la perfection et y ajoutant une certaine classe britannique, l’acteur fait de son M. Reed, un homme dont la noirceur n’a d’égal que son discours léché particulièrement rodé. Glaçant, brillant, le personnage prend possession de la pellicule et retourne le cerveau des spectateurs dont les convictions seront toujours questionnées et tour à tour retournées. Mais et surtout c’est le débat, l’envie de le pousser et d’interroger sans cesse qui tient ici le rôle principal. Puisqu’à l’instar des cinéastes cités ci-dessous, le duo de réalisateur utilise ici l’horreur comme un prétexte à la question centrale : doit-on croire aveuglément en une doctrine religieuse ? Voir même doit-on tout simplement croire en quoi que se soit ? Et , et finalement c’est bien là que le métrage prend tout son intérêt, l’horreur, elle, tient une place si secondaire dans le récit qu’elle semble finalement s’y insérer de façon forcée.
Jeu de dés, jeu de Dieux
Hugh Grant, M. Reed dans Heretic
Ce sont les premières scènes du film qui tiennent toute l’oeuvre en leur main, il faut l’avouer divine. Les premiers instants semblent pourtant classiques, si l’on venait à laisser de côté la précision d’écriture : deux jeunes femmes sont présentées brièvement, la question du sexe est abordée mais avec le recul de la pudeur religieuse. Elles se retrouvent dans la maison d’un homme plus âgé – le parfait gentleman érudit, figure existant déjà par ailleurs dans d’autres films d’épouvantes ( d’Hannibal Lecter à Funny Games tous les tueurs ne sont pas Jason Voorhees). Le piège se referme alors doucement sur elles, les jeunes filles pieuses, mormones convaincues. Et voilà qu’intervient ce qui sera sans conteste la meilleure scène du film, un débat sous forme de démonstration dans un salon / lieu de culte, une analogie au Monopoly et à Radiohead. M. Reed semble prêcher les croyantes pour les désandoctriner, les convaincre par le dialogue de l’absurdité de leur foi. Le dialogue dites-vous ? Pas vraiment, si le ton est toujours cordiale, la situation se tend, l’étau se resserre. Le débat est un piège obscure, les choix n’en sont plus vraiment. Moment de prouesse cinématographique, la politesse devient effrayante, « Creep » fait rire autant que le morceau se fait menaçant. Les paroles, les démonstrations se cumulent en une mise en scène théâtralisée et le spectateur lui, remet en question toutes ses croyances. Les propos sont justes, le débat anti-religieux hypnostisant, l’envie d’entrer dans la conversation et d’y ajouter sa pierre pressante. Les trois religions monothéistes sont les premières à être questionnées, mais pas les seules à mesure que la bobine avance. Pas le temps pour nos réalisateurs de tout passer au peigne fin évidemment mais Hugh Grant avance ses pions avec soin sur cette partie de Monopoly géante sans passer par la case prison. Quelques propos rapides mais pertinents sur le féminisme et l’homosexualité font d’ailleurs particulièrement mouche. Face à lui, quelle grande idée que d’avoir prix Sophie Thatcher ( que vous avez vu dans Companion ou encore Yellowjackets ) dans le rôle de sister Barnes. L’actrice a sans nul doute la grâce de sa contemporaine Anya Taylor-Joy et offre une contre-rhétorique maligne à ce prêcheur habité. Chloe East, dans le rôle de soeur Paxton, prend des traits angéliques et incarne le personnage qui aura l’évolution la mieux écrite du film.
HERETIC | Première bande-annonce VOSTFR
Tu ne l’emportera pas au Paradis
C’est toujours dans le dialogue qu’Heretic tire son épingle du jeu et l’on en vient à rêver d’un film débat où des personnages diamétralement opposés pousseraient leurs pions pour tenter de convaincre le spectateur jusqu’à sa conclusion. Et surtout l’inspirer à la réflexion, doit-on croire ce que l’on nous enseigne depuis l’enfance, la crainte de la mort justifie-t-elle toutes les actions ? La religion prend-elle un visage sectaire ? Quelle serait celle qui détiendrait une parfaite vérité ? Mais c’est dans sa deuxième partie que le film perd de sa superbe pour trop laisser place à ses éléments horrifiques, les rendant parfois grossiers pour trop appuyer son propos et transformer son méchant en un diablotin convaincu et obsédé par une quête de laquelle il semble être ressorti avec une réponse unique.
Un dieu odieux
Soeur Paxton et Soeur Barnes
Plus que la question d’un Dieu existant ou non d’ailleurs, c’est bien l’utilisation des religions faite par les hommes qui est ici questionnée. Alors que le grand méchant dévoile ses cruelles intentions – se sentant lui même tout puissant- le propos se perd progressivement. Si la charge contre le religion est faite par un homme de plus en plus vicieux, son propos garde-t-il la moindre force ? Les réalisateurs le déshumanisant petit à petit donnent alors à son discours toutes les mauvaises cartes pour faire passer le fait de questionner les croyances pour un acte vil et cruel. A tel point qu’en fin de bobine le propos se perd presque pour tomber dans le piège du grand méchant aux actions si violentes qu’elles restent celles qui marquent les esprits. Vraiment, à ce point ? Non puisque le film hantera finalement les débats et pensées bien après son visionnage. Jusqu’à ses dernières scènes. La première, conférant à la prière un nouveau regard poétique, puis enfin la toute dernière qui laissera à chacun.e sa propre interprétation. Celle-ci vous permettra d’ailleurs certainement de mieux vous positionner sur la place de votre foi. La réponse que vous ferez à la question : « comment comprends-tu la fin ? » en dira bien plus sur vous que sur la film en lui-même. Imparfait sur sa durée, Heretic n’en est pas moins une claque et un essai fascinant qu’il faut absolument voir. Au moins pour sa première moitié, plus athée qu’hérétique. Qu’il est bon de s’interroger sur fond de violence, c’est bien elle finalement qui est la plus propre à l’Homme. Toujours prêt à tuer pour faire de son message le seul qui saurait être entendu.
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