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février 2021

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serge gainsbourg toute une vie documentaire france 3 2021De Gainsbourg que retenez-vous ? Ses frasques et ses provocations ? Ses compositions ? Son physique atypique et ses conquêtes magnifiques peut-être ? A moins qu’en ne lisant ce nom quelques notes révolutionnaires ne viennent se glisser dans votre oreille.

Serge Gainsbourg, génie de la chanson française, compositeur émérite derrière quelques uns des plus grands succès de France Gall, Françoise Hardy ou encore Juliette Gréco, a laissé une trace indélébile dans la chanson française. Le 2 mars, la France et le Monde pleureront les 30 ans du  décès de l’icône. Pour rendre hommage à l’Homme à le tête de chou France 3 lui consacrera le 26 février 2021 dès 21H05  une soirée spéciale à travers un documentaire émouvant. Un moment qui sera suivi par le spectacle musical “Les Serge”. Ce sont Stéphane Benhamou et Sylvain Bergère qui signent la réalisation de ce moment de télévision poignant et à fleur de peau narré par Romain Duris lui-même et qui voit pour la première fois Charlotte Gainsbourg se livrer sur son père. Pour raconter l’homme insaisissable, la belle Jane Birkin, sa plus célèbre épouse accepte de se confier ne laissant rien de côté, oubliant la pudeur pour mieux raconter l’homme sensuel qu’elle a tant aimé.

L’écume d’une vie

Celui qui fut pousser par Boris Vian à se tourner vers une carrière de musicien se dévoile de son enfance durant la seconde guerre mondiale et les souffrances d’un jeune juif lorsque l’antisémitisme faisait rage jusqu’au moment où le succès l’ayant changé, il vivait comme il aime à le dire le personnage qu’il avait su se créer pour sortir de son immense timidité. C’est à travers le prisme de ses amours et de sa luxure qu’il est aussi raconté. Brigitte Bardot, Jane Birkin, ses poly-amours et Bambou, toutes ont impacté la carrière de Lucien Ginsburg de son véritable nom. De la peinture au cinéma en passant par le film “Slogan” qui a vu naître sa relation avec Birkin, sans oublier ses écrits et ses révolutions inspirées par l’Angleterre, le punk et le raggae, rien n’est mis de côté. Impossible de ne pas en apprendre sur l’homme qu’on croit pourtant tant connaître et sur l’univers artistique de la ville qui l’a vu naître et mourir : Paris. Ses premiers pas sur scène dans le cabaret de spectacles mettant en scène des travestis : le Madame Arthur aujourd’hui couplé au Divan du Monde (un passage incontournable de la nuit parisienne qui manque clairement au souffle de la capitale européenne en ces temps troublés) sont mis en images comme ses célèbres frasques : le billet de 500 francs brûlé et “Lemon incest” sur lequel revient volontiers Charlotte Gainsbourg avec bienveillance. Ses premiers pas avec le “Poinçonneur des Lilas” l’un de ses plus beaux titres sont décrits alors que naît l’artiste au détriment de l’homme. Sa paternité y est contée avec douceur mais aussi son envie de surprendre et d’innover notamment en osant réinterpréter “La Marseillaise” façon reggae avec “Aux armes et cætera” alors que le France alors largement raciste était aussi choquée que la jeunesse ne l’adulait.

Pour le raconter se joignent à Jane et Charlotte, Andrew Birkin (le frère de Jane Birkin), Françoise Hardy et Thomas Dutronc. De quoi comme l’explique la note d’intention permettre de découvrir “Serge Gainsbourg comme on ne l’avait jamais vu jusqu’alors : débarrassé de ses masques, de son cynisme, de Gainsbarre, son mauvais génie, pour laisser découvrir un homme drôle, sensible, généreux et perpétuellement créatif.” Et ainsi de rejoindre Charlotte Gainsbourg qui se plait à parler de son père à travers la “pudeur d’un homme si original qui vivait avec une grande mélancolie”.  C’est de l’homme, loin des caricatures et du personnage qu’il est ici question.  Apprendre à le connaître derrière les portes fermées, avec douceur et bienveillance, avec respect et en toute intimité, voilà donc le pari fou que se sont lancés les deux réalisateurs de ce documentaire essentiel d’1 heure 45. Une soirée à ne pas manquer entre musique et émotions pour mieux connaître l’homme aux multiples visages.

Gainsbourg toute une vie : diffusé le 26 février 2021 à 21.05 suivi du spectacle musical “Les Serge” sur France 3.


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Cuarteto Tafi

Et puis il n’y eu plus de concerts.  Aucuns, zéro, nada. A la place, un vide terrifiant et cynique, une absence d’enthousiasme de son, de convivialité. Au début 2021, il n’y avait rien. Les jours passaient, ils n’apportaient qu’un quotidien privé d’une culture pourtant base de nos civilisations, de nos modes de vies. Ces mêmes modes de vies à la fois si proches et si variés dont le monde avaient le secret. Les mêmes donc qui trouvaient leurs reflets dans la musique, celle qu’on appelle musique du Monde ou World music. Celle-là même qui rassemblait le Monde en le réunissant le temps de quelques notes rappelant que nos différences pouvaient nous unir et de fait être la plus grande beauté de notre planète – humaine.

Cette diversité créatrice, le festival Au Fil des voix avait à coeur depuis des années de l’apporter à Paris et d’offrir tant aux novices qu’aux amateurs éclairés un coup d’oeil sur le Monde entier, ses instruments atypiques, ses notes, sa joie, sa convivialité, ses luttes communes et diverses. Cette énergie là, elle ne pouvait pas être stoppée ni par un virus ni par des décisions politiques. Cela reviendrait, en temps de crise, à réduire notre perception humaine en un vaisseau qui ne serait que notre salon. Alors, le festival a choisi de se battre avec cette arme que l’on connait malheureusement trop de nos jours : la diffusion de performances lives en streaming et sur écrans. Et puis le 4 février, comme une chance qui croiserait notre route, nous voilà invités à un concert au 360 dans la Goutte d’Or de Paris, là où la diversité vit tout en adoptant les codes de la vie parisienne. Impossible de refuser. L’Argentine sera donc au programme avec le groupe Cuerteto Tafi.

Il serait en un sens bon, avant d’entrer dans le détail de cette performance haute  couleurs où énergie et passion se mélangent, de rappeler qu’un concert et une performance scéniques sont néanmoins deux choses distinctes. Un concert est une grande communion. Un partage entre les différents membres d’un public d’un moment transcendé par la musique. Une performance se passe de public. Bien que peut-on réellement se passer pleinement d’un public pour pratiquer un art vivant ? C’est ce qu’a essayé de faire Cuarteto Tafi, il faut le reconnaître avec succès, en ce jour et sur cette scène face à un public restreint pour mieux le faire vivre dans des salons face à un public semi-confiné.

Une performance transcendante

Voilà donc notre quatuor qui s’élance mené par la jolie et hypnotisante Leonor Harispe  pieds nus et en robe de soirée noire. D’entrée, l’humeur est à la fête. Retrouver une salle de concert est un plaisir qu’on ne boude pas qu’on soit artiste ou public professionnel. Ou même un jeune bébé au deuxième balcon, peut-être lui peu conscient de sa chance. “Est-ce que vous êtes chauds ?” lance la chanteuse devant ses trois musiciens entre guitares, percussions, oud et bezouki. C’est une histoire d’amour entre la France et l’Argentine qu’est venu nous raconter le groupe. Dans cette histoire, la musique se vit avec le corps et le coeur. La danse est un atout, une importance capitale que des chaussures ne sauraient arrêter. Les morceaux s’enchaînent à toute allure alors que les mélodies solaires viennent remplacer les froideurs extérieur. L’opération marche tant que dehors, la froid de février renonce à la journée s’abandonnant à une chaleur printanière, laissant apparaître quelques jolis rayons de soleil. Dedans, les luttes convergent. Les problématiques du Monde se rejoignent nous disions vous en début de papier. Celle des femmes cherchant à s’émanciper par exemple. En Europe elle a pris le nom d’un hashtag, en Argentine d’un regroupement de femmes et d’artistes qui ont réussi à gagner en indépendance, en droit à l’IVG. Cette histoire là nous est aussi contée à corps et à instruments, en argentin dans le texte. Et finalement, il est bon de se rappeler que face à la musique, la barrière de la langue n’existe pas.

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Les notes, l’énergie se suffisent à faire passer un message collectif, audible par tous. Comme lors d’un concert et non d’une performance, l’équipe invite un public réel et virtuel à se joindre au mouvement, en se levant, en partageant un temps donné. La chaleur de l’Amérique du sud, ici dans nos beaux bâtiments loin de ces vertes contrées, nous la connaissons, nous l’identifions. Elle se retrouve dans cette performance aux chants traditionnels et vivants. Les douleurs de l’amour nous sont contés et introduits en français pour mieux que les comprendre. Tout comme les failles et les douleurs. Les souffrance, le groupe les transforment en énergie positives qui donnent l’envie d’oublier les masques et les chaussures, de se laisser transcender et de s’oublier au grès de mouvements de danse en espérant avoir la grâce de ceux proposés sur scène. La reprise n’a toujours pas de date, le vide semble vouloir s’éterniser. Il est pourtant bon de se souvenir que le bruit de la musique couvrira toujours tous les maux, et que nous serons là, le Monde entier, au rendez-vous pour vivre à nouveau notre langue commune ensemble. En attendant, nous soutiendrons ses meilleurs interprètes, nos artistes.

Le festival au Fil des Voix se vit en streaming juste ici du 15 au 28 février.

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 l’interview d’Yseult pour les Victoires de la Musique 

 


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