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Ezra Furman - Cabaret Sauvage @ Louis Comar
Ezra Furman – Cabaret Sauvage @ Louis Comar

Ezra Furman vous la connaissez sûrement si vous avez suivi la série « Sex Education ». La musicienne signait la bande-son du célèbre show sur Netflix .Elle laissait alors comme cadeau au Monde l’immense titre « Every Feeling » qui nous invitait à ressentir toutes les émotions possibles en une seule soirée, de la colère à la joie. Si le titre sera absent de la superbe set-list interprétée en ce 29 janvier 2026 au Cabaret Sauvage de Paris, les émotions elles, furent de la partie. Un concert à fleur de peau et débordant de sincérité qui fit dominer le plus important de tous : l’amour, sous toutes ses formes.

Modern Woman : ouverture entre onirisme et révolte

Modernw0man - Cabaret Sauvage @ Louis Comar
Modernw0man – Cabaret Sauvage @ Louis Comar

Difficile rôle que celui de la première partie, souvent oubliée, à moitié écoutée ou boudée. D’autant plus lorsqu’il s’agit de pure découverte. Ce soir pourtant, si toutes les émotions sont invitées à se bousculer, les plus positives viennent à gagner la partie. Ce qui sera vrai pour Ezra Furman le sera tout autant pour Modern Woman qui nous fait nous réjouir d’avoir accéléré le pas pour arriver dès le début des concerts. La formation dévoilera le 1er mai son premier opus Johnny’s Dreamworld et profite de la soirée pour révéler un univers seulement dévoilé via quelques titres sur les plateformes. Le groupe porté par la voix servie au couteau de sa chanteuse, Sophie Harris, fascine. Alors que la chaleur dans la salle tranche radicalement avec le froid glaciale dehors, tous les yeux et toutes les oreilles sont tournées vers la scène. Et c’est un show qui ne souffre d’aucune répétition qui nous est ici offert. Les morceaux touchent à toutes les catégories du  post-punk sans faux pas. On pense évidemment à Dry Cleaning sur quelques phrasés avant de carrément s’envoler vers un récit crié qui n’est pas sans évoquer Sprints. Des temps plus calmes viennent accompagner un récit taillé pour satisfaire les fans d’indie rock. Chaque morceau surprend tant par sa diversité que son efficacité. Une pointe de lyrisme fait son apparition, les notes s’envolent et se répercutent dans chaque recoin de la salle. L’instant est une compilation de retournements de situations, plot twists musicaux sur plot twists musicaux. L’ensemble regorge pourtant d’une parfaite cohérence et d’une maîtrise impeccable de la scène. De Sonic Youth à Kate Bush, le rêve éveillé de la chanteuse diplômée en littérature nous fait basculer dans une modernité sans fin qui connait ses classiques. Rêve lucide sous LCD ou caresse sonore dont on se délecte ? Le monde de Modern Woman est un périple qu’on aura le plus grand plaisir à parcourir dans le futur.

Modernw0man - Cabaret Sauvage @ Louis Comar
Modernw0man – Cabaret Sauvage @ Louis Comar

Ezra Furman : Disponibilité émotionnelle à son apogée

C’est pour défendre son dernier album en date « Goodbye Small head » que la très prolifique Ezra Furman nous a donné rendez-vous ce soir. Album rock vertigineux sur la perte de contrôle, l’opus comme bien souvent avec le répertoire de la dame nous invite à mettre nos émotions dans le désordre.

Il faut dire que ce nouveau jet porte en lui une force encore plus rock et énervée que son prédécesseur : le parfait All of us flames. Il faut pourtant un temps pour entrer pleinement dans l’univers de la musicienne. Lorsque « Grand Mal », premier morceau de son dernier album donne le La de la soirée, l’atmosphère est aussi timide côté scène que côté public. On tâte cette rencontre sur la pointe des pieds, on apprend à se connaître tout en douceur. Nous le disions, Ezra Furman personnifie toutes les émotions, elle appelle à ressentir sans plus s’interroger, sans retenu. Mais pour accepter ce ras-de-marrée sentimentale, il faut d’abord prendre du temps. Ainsi, la très touchante musicienne révèle tout doucement ses intentions derrière sa jolie robe rose. Les premiers temps ne seront en rien à l’image du final de la soirée qui ne fera que profiter d’une montée en puissance phénoménale, dans laquelle chacun.e finira par embrasser autant la musique que ses propres pensées pour donner naissance à un corps unique entièrement contrôlé par les notes. Côté set-list c’est sans surprise Goodbye Small Head qui domine le voyage avec pas moins de cinq titres issus de son répertoire. Il sera suivi de près par le culte Transgelic Exodus alors que l’avant-dernier All of Us Flames manquera cruellement au programme mais réjouira à chacune de ses deux apparitions.

A mesure que notre oisillon se dévoile, sa voix cassée prend d’assaut les coeurs du public. Aussi parfaitement vacillante et touchante en live que sur album, elle subjugue par son authenticité  et son unicité. Ezra Furman est une artiste engagée. Femme transexuelle et bisexuelle, elle revendique album après album son identité. Le public, plus que réceptif vient aussi défendre les couleurs trans de par la présence d’un drapeau bleu et rose flanqué d’un drapeau breton dans la foule. on sourit en pensant à l’immense bêtise de l’élu RN qui serait en pls en découvrant pareil objet qui pourrait représenter en quelques motifs sa version fantasmé des transmusicales de Rennes. Il avait pour mémoire demandé à ce que l’on retire ses subventions à l’évènement puisqu’il serait un festival de musiques transexuelles (non du tout). Et combien même il le serait, où serait le problème ? Toujours est-il qu’ici la bienveillance est maîtresse.

La politique s’invite aussi sur scène. La colère pointerait-elle le bout de son nez ? Elle s’accompagne au moins de tristesse alors que la chanteuse suite à quelques titres en solo et à l’acoustique (« Hour of deepest need », « Suck the blood from my wound ») dépeint un constat alarmant de son pays, les USA. La politique totalitaire de Trump est évoquée les larmes aux yeux avant que les victimes des violences policières et de l’ICE ne soient nommées pour qu’on ne les oublie jamais en tant qu’individu.es. Chaque nom de victime est applaudit avec force par l’assemblée en un hommage aussi touché que révolté. « Book of our Names », l’un de plus beaux titres de la chanteuse résonne alors en rappelant tout le sens de ce titre si important. Le retour en full band se fait en toute cohérence et permet au concert de monter encore d’un cran. « Love you so bad », morceau culte de la discographie de la chanteuse permet à toute l’audience de chanter avec douceur. Et puis l’harmonica fait son entrée scénique sur « Take off your sunglasses », reprise de l ‘ancienne formation de la musicienne. Ensemble, nous avons, ri, pleuré, nous avons été en colère, nous avons vécu pleinement. C’est bien d’ailleurs à cela que sert la musique. Les au revoirs semblent arriver bien trop tôt sur la reprise de d’Alex Walton « I need the angel ».

Ezra Furman - Cabaret Sauvage @ Louis Comar
Ezra Furman – Cabaret Sauvage @ Louis Comar

Heureusement nos émotions ne sont pas là pour être mises à rude épreuve ce soir. Au contraire, elles doivent être magnifier et nous voilà en train de dire merde à la frustration. Trois nouveaux morceaux viennent alors satisfaire nos coeurs et nos âmes. On se concentre une dernière fois, on dit merde aux douleurs et aux peines, quelques minutes encore, alors que la chaleur de l’instant ne laisse plus place qu’à l’amour. « Tell’em all to go to hell » vient conclure l’instant en un brasier géant là où l’obscurantisme n’a pas sa place. C’est cette lumière qui perdurera dans nos esprits pour affronter ces dernières semaines d’hiver qui nous attendent.

Ezra Furman - Cabaret Sauvage @ Louis Comar
Ezra Furman – Cabaret Sauvage @ Louis Comar

 

Dans le paysage musical actuel, The 1975 est un OVNI. Non pas comme ça peut souvent être le cas parce que leur musique tiendrait de l’inclassable, leur pop rock enjouée moderne est évidente à assimiler. Mais parce que le groupe se construit dans un décalage permanent, en marge de tout effet de mode, ne jouant d’aucun code, brouillant constamment les pistes, créant une harmonie en y apportant des éléments que tout devrait opposer. En cette soirée du 1er mars 2024, leur concert au Zénith de Paris n’a fait que confirmer ce fait. On vous raconte.

The 1975 – Zenith de Paris 2024 – Crédit photo : Louis Comar

Still … in the 1950’s

Si le 1er mars est l’espoir d’un printemps prochain, il n’est pas encore là ce soir. Pour arriver au Zénith de Paris, il faut donc affronter une pluie battante. Voilà qui change radicalement du dernier passage parisien de la formation à l’Olympia à l’été dernier. Ce concert dans le cadre de leur tournée « Still … at their very best » sera effectivement très différent de son homologue solaire. Déjà parce que cette fois-ci la troupe du charismatique et hautement médiatique Matthew Healy, Matty pour les intimes et son très grand nombre de fans, est venu équipé d’un véritable décors. Exit la salle de concert pour fond. Cette fois, c’est une maison tout droit sortie de l’american dream des années 50 qui sert de cadre au spectacle. Les musiciens entrent en scène en ouvrant des portes, allument une lumière et saluent l’audience à la mode d’un bon vieux sitcom illustrant la famille parfaite. Les écrans géants diffusent leurs visages tel un générique, les sourires surfaits se greffent au décors. La parfaite petite famille de « La fête à la maison   » pourrait tout aussi bien servir d’hôtes ce soir. Sauf que comme pour ce qui est des jumelles Olsen, la fête n’est pas si rose et le décors n’est qu’un faux semblant d’une réalité fantasmée.

Still … political

The1975-paris-ZenithHealy, dès ses premières secondes sur scène sait parfaitement capter son audience. Le live est pour lui une expérience, une forme de terrain de jeu où brouiller les pistes, ou l’on parle de politique sans jamais tomber dans le faux semblant. On se souvient très bien de son passage qui avait fait scandale en Malaisie alors qu’il avait embrassé sur scène son bassiste pour militer contre les lois anti LGBTQ+ du pays.  Date écourtée , amende à régler en millions de dollars,  concerts en Asie annulés en avait résulter. Une action du groupe qu’on ne peut que saluer, encourager et admirer.

Ici, à Paris, les insertions politiques de la formation ne sont évidemment pas les mêmes, mais elles existent toujours. Un casquette au merch demande « Make the 1975 apolitic again » alors qu’une association pour l’environnement propose en échange d’un don de tenter de gagner une guitare dédicacée. Et puis il y a les écrans, des télévisions vintages placées sur scène qui en profitent pour faire réfléchir l’audience. De par le placement de messages mais aussi le clin d’œil à la façon que Tik Tok a de capter son audience. Pas besoin pourtant pour Healy de trucs et astuces pour se placer au centre de l’attention. Dès les premières secondes du morceau « The 1975 », celui de « Being funny in a foreign language » puisque chaque album du groupe s’ouvre sur un titre intitulé « The 1975 », notre musicien hypnotise. Le morceau particulièrement percutant est interprété au piano et profite d’une luminosité qui pourrait trouver son égal chez le Velvet Underground et son enivrant « Sunday Morning » si le morceau avait rencontré le glam rock de Queen. Et puis la voix du chanteur fait mouche. Comme à l’Olympia, il ne lui faut pas longtemps pour se saisir d’un verre de vin, d’une fiole d’alcool et boire sur scène en enchainant cigarette su cigarette. Le groupe enchaine sur « Looking for somebody (to Love) » et il n’en faut pas plus au public pour s’embraser et se mettre à chanter.

Still … very disturbing

The 1975 – Zenith de Paris 2024 – Crédit photo : Louis Comar

La contraste, nous en parlions et voilà qu’il devient saisissant. Healy a une attitude punk sur scène. Son visage transparait une forme de douce mélancolie, comme un recul évident face au star system. Et face à lui le public est hyper réactif. A chaque morceau interprété, des cris de joie viennent s’ajouter à la bande son. Groupe à fans invisti.es, de ceux qui font la queue tôt le matin pour être au plus près de leurs idoles. Groupe au son travaillé, très produit, très lumineux, du rock qui parle au plus grand nombre. Groupe au leader qui enchaîne les verres sur scène, semble dépassé par ce succès, qui aurait sa place dans les pubs britanniques, dans les scènes underground et dont la vision artistique s’adresse à un groupe restreint. Scénographie qui en dit long. The 1975 occupe des tableaux qui se parlent et s’opposent en simultané , sortant ainsi de chaque sentier battu pour faire de chansons d’amour des hymnes qui s’encrent dans les esprits.

Still … time before we say goodbye

The1975_Matthealy-ZenithLe show se vit en plusieurs parties. D’abord l’évidence des débuts. La mise en place s’opère bien, quelques échanges avec le public viennent s’ajouter à une set list rodée dont font partie « I’m in love with you » et « Fallingforyou ». Et puis arrive le cauchemar de Matty. Les musicien qui fait des pompes face caméra, se glissent dans les écrans, se parle à lui-même, rampe sur le sol, s’offre une virée sur les toits du décors comme une ombre. Il laisse aussi place à Polly Molley sur le titre  » Jesus Christ 2055 God Bless American ». Après quoi le show prend une toute autre forme. Celle qui habituellement est réservée deux derniers morceaux joués en rappel. Mais ici, face à The 1975, la ferveur des dernières minutes et des plus gros succès s’étendra sur une bonne vingtaine de minutes. Les titres phares s’enchaînent : »If you’re too shine (Let me know) », « TOOTIMETOOTIMETOOTIME », « Paris » (évidemment, le cadre est idéal), « Somebody Else » ou encore « Love It If We Made It ». L’occasion pour Healy de se confier et de devenir tout particulièrement bavard. Côté public, la fête est de plus en plus folle, chaque morceau est chanté, les danses sont endiablées, la bière vole même et vient éclabousser les autres membres de l’audience. Quelques flasques entrées illégalement dans l’enceinte du Zénith permettent de trinquer discrètement. Tel chanteur, tel public. Un groupe de meilleures amies s’esclaffe à chaque titre interprété et chante en se regardant dans les yeux. Quintessence d’un instant de partage et de fusion porté par les pas de danse de Matt Healy, ses cigarette et son regard sombre. La soirée se finit sur  » Give Yourself A Try » issu de  » A Brief Inquiry Into Online Relationships » non sans que le chanteur en ait profité pour présenter ses meilleurs amis qui l’accompagnent depuis les débuts du groupe en 2002. L’expérience est telle qu’elle demanderait à être répétée pour en saisir la substantifique moelle, ne pas simplement se laisser porter par le flot pour mieux en percevoir chaque accent. On en sort aussi enivré que peut l’être Matt Healy, la tête qui tourne et les oreilles qui bourdonnent (peut-être était-ce à cause des cris) en toute conscience que le Royaume-Unis sait offrir des artistes qui marqueront autant les générations que les consciences.


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Nous avons rarement vu la salle du Trabendo aussi habitée que le soir du samedi 11 novembre 2023 pour le concert de Timber Timbre. Il faut dire que le groupe canadien mené par Taylor Kirk est beaucoup apprécié pour l’entretien depuis ses débuts d’une musique merveilleusement élégante. Ce concert parisien, à l’occasion de la sortie de leur nouvel album « Lovage », était là pour nous le rappeler une fois de plus. Et qu’est-ce c’était beau.

Taylor Kirk (Timber Timbre) – Photo : Théophile Le Maitre

Leur dernier album sorti il y a deux mois n’a pas fait beaucoup parler de lui. Comme passé quelque peu inaperçu. Cela faisait six ans depuis le précédent, Sincerely Future Pollution, qui marquait une étape importante dans la carrière du groupe. Production, composition, visuel… Tout y était en phase, et sublime. Ce Lovage aujourd’hui, en comparaison, n’est sans doute pas de la même étoffe. Il y a de bonnes choses, comme les deux premiers morceaux, de très bonnes choses, la chanson « Stops » par exemple, mais l’impression globale reste mitigée. L’album ne nous transporte qu’à moitié, et est un peu frustrant pour les adeptes du groupe, affamés depuis tant d’années. Pour autant, dans leur genre, qu’Arctic Monkeys essaie de squatter depuis quelque temps, ils restent de biens meilleurs talents que ces derniers. Taylor Kirk sait toujours composer. Et il ne se la joue pas, lui.

 

Une ouverture sublime

Donc à l’annonce de leur concert au Trabendo, une salle que nous aimons tant pour son côté intimiste et convivial, il était évident que nous irons. En live, le groupe est réputé pour être excellent. La formation de cette tournée est minimale : Kirk à la basse/guitare est accompagné de deux musiciens, Mike Dubue aux synthés, et Adam Bradley Schreiber à la batterie.

Quand le concert commence, dans une ambiance lumineuse très sombre à la dominante rouge qui ne changera pas, dû au fait que Kirk n’aime pas se montrer au-delà de sa voix exceptionnelle, la magie opère directement. C’est un morceau instrumental du dernier album qui ouvre le set. En studio, celui-ci a tendance à nous ennuyer. Et pourtant là, il n’en est rien. On sent tout de suite l’élégance mélangée à la tension, la précision mélangée à l’atmosphère onirique. La basse de Kirk sonne claire. Le piano, quant à lui, grésille exprès. La batterie ondule avec classe. Il y a comme une élancée retenue, dans un mouvement imparablement fluide qui finit par trainer sans que cela dérange. Cette ouverture n’annonce que du bon pour la suite. Et la suite sera bonne. Excellente. Formidable.

 

Ce que mec est sympa, il nous fait des doigts !

Timber timbre version trio est parfaitement adapté à la scène du trabendo. Dans le public, on sent tout le monde transporté, conquis, émerveillé même. D’abord par cette voix, tant élégante, mais aussi par les interprétations en général, toujours précises et justes. Le groupe enchaine des chansons issus de toute leur discographie. Il y a bien sûr du nouvel album (« Ask the Community », « Mystery Street », « Sugar Land »…) , mais bien sûr aussi des précédents, cultes pour la plupart des personnes présentes.

Le tout forme un sublime ensemble où l’on ne parvient même plus à distinguer les nouvelles compositions des anciennes. Le chant de Kirk navigue avec classe partout là où il veut, au milieu de quelques doigts d’honneur qu’il balance à on ne sait trop qui (aux photographes car il n’aime pas se montrer ? Aux téléphones portables braqués sur lui-même s’il y en a peu ? A tout le public parce qu’il nous emmerde ?). Paradoxalement, il semble être heureux d’être là, assez souriant même derrière son voile d’obscurité.

Taylor Kirk (Timber Timbre) – Photo : Théophile Le Maitre

 

RÊVES CHAUDS…

Le sommet du concert résidera dans l’interprétation d’ « Hot Dreams », morceau onirique comme l’indique son titre issu de l’album du même nom sorti en 2014. On tient là tout le cœur de la musique de Timber Timbre : forte dans ses invitations, intense dans son interprétation, classe dans son flegme.  Pour son morceau, le groupe était accompagné par le saxophoniste de Foundling, le duo ayant assuré la première partie.

Foundling – Photo : Théophile Le Maitre

Le public, sous le charme, parviendra à obtenir non pas un mais deux rappels ! Foule en délire à la fin du premier, déjà long de quatre chansons, ce qui est rare.

Sur le second, complètement improvisé, Kirk reviendra seul et réfléchira quelques secondes sur scène à quel morceau jouer. Son choix sera issu de leur album éponyme (2009) : « We’ll find out ». Nous le découvrirons. Oui un jour, promis, nous le découvrirons, si la musique de Timber Timbre est réellement humaine ou bien si, comme nous le pensons, elle nous vient directement du ciel.


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les eclatantesIl fait froid, très froid, et les fêtes approchent à grands pas. Avec cette période de l’année, le rythme des concerts va fortement diminuer. Alors avant de marquer une courte pause, une dernière soirée est de mise. Et pas n’importe laquelle puisque les Eclatantes est de retour à la Cité des Sciences  et de l’Industrie de Paris et  promet un moment plus que mémorable.

Au programme de ce vendredi 16 décembre : des concerts, la visite de la Cité des Sciences  et de l’Industrie mais aussi de nombreuses activités à expérimenter et vivre de 20 heures à 1 heures 30 du matin. Détaillons ensemble ce très beau programme.

Les concerts

Concert Cité des sciences
Crédits : R Thenaday

Quasi Qui

Nouvelle signature Microqlima ( le label de l’Impératice), le groupe se produira en live ce soir-là pour interpréter ses rythmiques grooves à la limite de la french touch.

Molécule

Le petit génie de l’électro qui aime a voyager et vivre des expériences hors normes ( du Groeland à l’Océan Atlantique Nord) pour composer sera de la partie pour un set hallucinant et puissant.

Agoria

Influencé par la scène de Détroit et le House américaine, le lyonnais navigue entre jazz, techno, hip hop et house et clôturera la soirée.

Expériences et activités

Les eclatantes cité des sciences
Crédits : R thenaday

Les Eclatantes prévoient en marge des concerts de nombreuses activités pour peupler cette soirée :

  • Un stand de gravure de vinyles pour repartir avec son 45 tours
  • Un parcours de mini golf lumineux
  • Une expérience immersive au planétarium avec une fête des couleurs et des sons, Archéoastronomie maya : Observateurs de l’Univers fait le tour de 6 temples mayas : San Gervasio, Chichen Itzá, Uxmal, Edzná, Palenque et Bonampak.
  • Des courses avec des karts XXL
  • La visite des expositions temporaires et permanentes ainsi que des ateliers et médiations scientifiques
  • Des quizz sur les sciences insolites
  • Un Just Dance Challegne
  • Un ping pong revisité
  • De la pétanque
  • et l’Aéroplume : la découverte d’un vol à l’équilibre invitant le public à s’envoler en battant des ailes pour mieux découvrir la Cité des Sciences à 10 mètres du sol

Pour vivre tout ça et faire une énorme fête hors-norme avant de profiter des fêtes de fin d’année, il ne vous reste plus qu’à réserver vos places ici.


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