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Julia Escudero

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castle rock sur hulu

C’était annoncé depuis longtemps, J.J Abrams, le cinéaste qui aime le plus faire des clins d’œil geek à ses aînés avait promis qu »il se lancerait dans une série d’anthologie du nom de « Castle Rock ». Castle Rock pour ceux qui ne connaissent pas c’est la ville dans laquelle se déroule une bonne partie des premiers romans de Stephen King. C’est le théâtre de Cujo, Dolores Clairborne, La Part des ténèbres et qui verra sa fin dans l’immense Bazard. A l’image de Salem toujours du même auteur, c’est la ville qui est le vecteur du mal. En faire une série télévisée, prendre en compte les nombreuses histoire qui s’y sont déroulées et y inventer de nouvelles paraissait donc être une excellente idée.

Alors que la mode est au revival des années 80/90, il est surprenant de voir que la série choisit de se situer dans un contexte moderne. Mais après tout pourquoi pas? Bien loin d’être l’homme d’une seule génération, Stephen King choisit de se faire le reflet horrifique de la société qui l’entoure. L’intrigue se situe donc en 2017 et raconte l’histoire d’Henry Deaver, un avocat spécialisé dans les condamnés à mort. Il est rappelé dans la ville dans laquelle il a grandit Castle Rock par un prisonnier atypique, le kid. Le jeune garçon vient en effet d’être retrouvé enfermé dans une cage dans las bas-fonds de la prison de Shawshank, enfermé là de nombreuses années sans raison connue par le direct de la prison qui vient de se suicider…

Le bon élève qui veut trop bien faire.

castle rock saison 1

J.J Abrams, à défaut d’être réellement doué pour la création possède au moins un amour infini pour ses aînés. Toujours prêt à emprunter leurs codes pour rendre hommage ( copier? comme tu y vas), notre cinéaste aime à s’approprier l’univers de ceux qui l’inspirent pour en proposer une version revisitée. Mais pas trop. Et voilà qui se sent dans Castle Rock, l’envie de bien faire, la peur de se faire cracher dessus comme ce fut le cas par certains fans de Star Wars le forcent à tâtonner. C’est sûrement pour cela que la série prend un temps incroyablement long à se mettre en place. Elle cherche petit à petit à se donner l’allure d’un roman de Stephen King. Pourtant si l’on faisait abstraction du dit auteur, la matériel prendrait un intérêt bien plus poussé. L’intrigue en tant que telle éveille la curiosité du lecteur. On se laisse prendre au jeu des questions qui se posent, de l’univers qui s’installe et doucement mais sûrement le besoin de savoir se met à exister. Les personnages trouvent leur place alors que l’action elle prend corps. Pour palier au fait de ne pas réellement reprendre les romans du King, notre série n’hésite pas à lui faire des clins d’œil subtiles et moins subtiles. Sissy Spacek y tient le rôle de Ruth Deaver ( elle était l’interprète de Carrie dans le film de De Palma), on retrouve l’agent Alan Pangborn, qui lui est un personnage inventé par Stephen King, la nièce de Jack Torrence de « Shining » est de la partie, tout comme le chiffre clés 27 années ( comme dans « IT », t’as compris? ;)… tous ces éléments sont distillés ça et là pour flatter les fans de l’auteur sans pour autant perdre un public qui ne le connait pas. Choisir de ne pas choisir ton camps et flatter le fan encore et toujours.

Mais des clins d’œil et du suspens ne suffisent pas à re-créer un roman de Stephen King. Sans avoir la prétention de tout connaître de l’écrivain et encore moins celle d’être à même d’écrire moi-même une histoire digne du maître, voici un court listing des éléments importants propres à ses romans et qui manquent cruellement dans Castle Rock.

De la violence tu distilleras

Qui se souvient du début de Désolation? De cervelles qui saute avec force détails? Du bras de Georgie dans la première partie de Ca? De ceux de Dôme? Du poignet de Jessie? De l’accident de voiture de Monsieur Mercedes? De la mort de Mattie dans Sac d’Os? ( tellement d’amour pour ce livre en particulier) Si Stephen King est décrit comme le roi de l’épouvante c’est aussi parce qu’il n’hésite pas à dépeindre des scènes d’un gore intense. Les détails sont omniprésents. Les tripes qui sortent , les cervelles qui explosent, les moitiés de visages qui tombent, les membres arrachés, les brûlures, rien n’est épargné au lecteur qui y trouve d’ailleurs ce qu’il est venu y chercher.Sur la série qui nous intéresse, on est sur du tout public… la violence est légère voir carrément en hors champs ( bonjour la famille qui s’entre-tue enfin peut-être on est pas bien sûrs)

Tes personnages tu travailleras

stephen king old fashion

L’une des choses que je préfère chez Stephen King c’est qu’il confie de lui-même que, pour qu’une histoire d’épouvante fonctionne, il faut que l’on s’attache aux personnages. Et il s’y tient. Un exemple frappant est celui des Tommyknockers, le personnage de Ruth Merrill est immédiatement présenté comme celui qui va mourir dans la prochaine scène. Pourtant avant de la tuer, l’auteur prend le temps de décrire sa vie. Ligne après ligne on en oublie son terrible destin pour se permettre de l’aimer. Ici, dans Castle Rock, si les scénaristes tentent de créer cette approche empathique, le sujet est à peine effleuré. Et dire que la femme du gardien de la prison est enceinte n’est pas suffisent, il faut la montrer, dépeindre une relation profonde, rendre un décès tragique.

La langue de bois tu ne pratiqueras pas

Le sexe, les discours crus font partis intégrantes de l’œuvre de Stephen King. Beverly Marsh dès son plus jeune âge attire sexuellement ses amis qui pensent à ses petits seins, le corps de Bobbi des Tommyknockers est dépeint dans tous ses détails, tout comme les jeux sexuels de Jessie, ou la liaison de Donna Trenton dans Cujo et ses draps raidis de sperme. Le langage de certains personnages est cru, violent, là où dans Castle Rock, l’idée même d’une sexualité n’est jamais abordée.

Au mal tu donneras plusieurs visages

Si dans Dôme les choses dégénèrent ce n’est point parce qu’un dôme s’est crée sur la ville de Chester Mill ou du moins pas que. C’est parce que l’adjoint municipal Jim Rennie décide d’en profiter pour installer une dictature. Si le chaos s’installe dans Brume c’est aussi lié à un facteur humain, tout comme le pouvoir de pyrokinésie de Charlie n’est pas le problème fondamental du livre du même nom, c’est au contraire l’agence qui la pourchasse, Henry Bower est lui-même l’un des piliers de l’horreur de It, la méchanceté des adolescents et la mère intégriste de Carrie ont ce même rôle. Dans l’univers de Stephen King l’horreur n’est pas lié au mal surnaturel, le mal le plus profond, le plus dangereux est bien souvent humain. Dans Castle Rock cette notion s’installe doucement, les pratiques de Shawshank en sont la preuve. Pourtant cette notion comme bien d’autres est à peine effleurée.

La peur par bien des schémas tu utiliseras

Il ne faut pas confondre suspens et peur. Pour provoquer la peur notre auteur utilise de nombreux chemins. L’innocence confrontée à la violence, le surnaturel, des figures de style allant jusqu’à révéler un bout de la suite de son intrigue pour mieux la raconter plus tard,  des flashs passés et futurs très présents. Ici avec une temporalité évoquant un vague passé caché, pour se la jouer dans les pas de…, la série ne décolle jamais vraiment oubliant que créer la peur est un art.

Un fond politique/ social tu ajouteras

C’est bien tenté de l’aborder dans la prison mais quand on veut parler injustice, on développe, on raconte le contexte, on fait des parallèles et là pour le coup comme beaucoup d’aspects de cette série, on effleure du bout du doigt l’idée avec légèreté. Tout le monde sait pourtant que Stephen King lui est engagé politiquement et n’a ni peur de le dire sur Twitter ni dans ses romans

the kid
The kid joué par Bill skarsgård

Si ces ratés paraissent évident, s’il est temps de passer à la vitesse supérieur et de se mettre réellement à raconter son histoire en arrêtant de tourner autours du pot, la matériel de base lui, reste pourtant agréable. Suffisamment du moins, pour continuer à la regarder chaque semaine dans l’espoir de voir surgir l’étincelle manquante qui en fera enfin ce qu’elle devrait être. Un produit complet et complexe qui profite du format série pour développer ce que Stephen King aime à faire des centaines de pages durant.

Peut-être apprendra-t-elle de ces commandements d’ici son dénouement final ou peut-être pour sa saison 2 qui est déjà programmée.

Castle Rock est diffusé sur Hulu tous les mercredi. Hulu la chaîne d‘Handmaid’s Tale dont on te parle ici.

Si t’aimes Stephen King on te parle aussi de l’adaptation  d' » IT » juste là.

Il fait beau, il fait chaud, ça y est c’est la saison des festivals! Un moment des plus attendus dans l’année et qui permet de bouger ses fesses devant les découvertes et les géants de l’industrie musicale.Toujours est-il que pour passer un bon moment mieux vaut avoir l’équipement approprié et connaître les trucs et astuces pour maximiser vos chances d’y passer un super moment.

Que se soit votre premier festival ou une simple petite piqure de rappel voici une liste non exhaustives de conseils pour les festivals d’été.

First thing first comme on dit, la check list:

  •  Le sac: ne jamais au grand jamais prendre de sac à dos, je sais c’est tendance, c’est pratique mais le sac à dos en festival représente en réalité une grave menace (tindinnn musique de suspens et de drame à la New-York Unité spéciale). Déjà un sac à dos dans une foule ça se vole facilement, ça s’ouvre, sans qu’on ne s’en aperçoive et hop plus de portable ni de CB c’est moche. Ensuite et tout comme dans les transports en communs, si se prendre un bon gros bain de foule en fosse te fait kiffer, ton sac à dos donne des coups aux autres membres du public. Surtout si comme moi tu n’es pas l’un des plus grands membres de l’audience.  Genre tu te vois en train de chanter sur un morceau en osmose total avec l’artiste, les étoiles au dessus de ta tête, les autres fans avec c’est toi, c’est beau, c’est plaisant, ce moment est parfait, en plus tu vois un peu la scène. Ta vision devient noir, un danger rode, bimm gros coup de sac dans ta face. Le sac saute te bouscule, évacuation du lieu, bousculade, retrait en fond de salle là où tu ne vois plus rien. Drame, tristesse, appelle à ta mère pour lui demander pourquoi elle ne t’a pas fait plus grande, tu ne captes pas, tu noies ça dans les bières et les frittes. Je dis non.
festival
La RATP l’a bien compris, le sac à dos est une plaie quand il y a du monde 🙂
  • Que choisir à la place? un sac en bandoulière, toujours à porté de main, facile pour sortir tout ce dont on a besoin sur le coup, pratique pour le surveiller. Ne pas oublier de ne pas le poser à côté de soit, parce que quand il y a du monde, même dans l’esprit peace and love, une disparition est si vite arrivée. Retour d’expérience d’un Rock en Seine où un petit groupe a perdu son sac alors qu’il était tranquilou en cercle. Les gens sont gentils… en majorité pas en totalité.

 

  • La crème solaire : donc il fait beau et chaud, tu vas passer la journée dehors et tu te dis « mince je vais finir couleur homard ». Bonjours les grosses traces de tee shirt en mode sorbet vanille fraise. tu n’as pas tord, pour éviter ça, crème toi avant de venir. parce que sur place les bouchons ne sont pas autorisés. Pourquoi? Parce qu’une bouteille c’est lourd et ça peut vite devenir un projectile. Topo, ta crème solaire a une chance sur deux d’être confisquée au moment du contrôle de sécurité. Tartine toi bien avant départ et pense à boire de l’eau entre deux pintes pour profiter de ta journée et revenir bronzé pas brûlé.

 

 

  • Le maquillage : Tout comme vu ci-dessus, les bouchons ne passent pas en festival, évite donc le fond de teint. L’heure de l’histoire est arrivée. Oui une histoire! Fut un festival où j’avais laissé mon fond de teint dans mon sac ( parce que voilà je me suis dit en fin de journée si je me retrouve dégoulinante et rouge c’est moche- futilité si tu veux) sauf que pof, ce petit bijou m’a été confisqué en début de concert. Les protestation du type  » vous avez peur que je maquille de force le chanteur et que je le rende orange? » ne passe pas. Privilégie donc une poudre et un rouge à lèvre. Le moins lourd possible de toute façon, va pas te péter le dos. Vous êtes déjà tous beaux au naturel! ( ce message est supposé mon consoler pour le drame du fond de teint évoqué avec souffrance plus haut)

 

  • L’eau : Comme dit plus haut, les bouchons c’est toujours non! Donc prendre une bouteille d’eau sur toi n’est pas forcément utile, sauf pour la queue en attendant d’entrer dans le site du festival. Mieux vaut payer sur place. L’autre solution, ne peut être proposée ici pour des raisons de sécurité évidentes.

 

  • Le chapeau : en journée c’est cool, c’est joli, ça aide, le soir ça t’emmerde. Une casquette que tu pourras mettre dans ton sac est à privilégiée, tout ce à quoi tu n’as pas à penser est une bonne chose.

 

  • A manger : c’est autorisé. si tu n’as pas de sous, tu peux te faire ton petit sandwich, quelques gâteaux pour te remettre après t’être bien dépensé. Sinon, sur place, il y a toujours de quoi faire.

 

  • Un Doliprane : mal de crâne en fin de journée? Ca peut toujours arriver.

  • Un Imodium : bière, chaleur, mal-bouffe et toilettes bio avec copeaux de bois ne font pas bon ménage. Pas même avec les WC chimiques. Que celui qui n’est jamais passé en festival derrière le hot dog bière de trop se dénonce.

 

  • Une batterie pour charger ton portable. Quand tu es en festival, il y a du Monde. ton smartphone lui, vide sa batterie vitesse grand V pour chercher l’internet. Une charge permet de retrouver les copains que t’as perdu, la voiture qui vient te chercher et de faire toutes les photos que tu veux pendant ta journée/ soirée. Sinon penses à te mettre en économie d’énergie.

 

  • Des bouchons d’oreilles : tu crois que c’est ringard d’avoir des bouchons. Même que ça donne l’air idiot mais te taper un acouphène à vie n’est pas l’idée du siècle. Demande toi toujours si vraiment tu veux que ce morceau soit la dernière chose qui ne fait pas « biiiip » que tu entendras à vie. mieux vaut avoir des bouchons, pouvoir s’approcher de la scène et les mettre quand tu en as besoin.

 

  • Des mouchoirs : où t’as vu qu’il y avait du PQ dans les toilettes? Que tu vas pas te faire renverser une bière sur le t-shirt?

 

  • Un pull qui se range facilement pour le soir. Les températures peuvent vite changer mais l’important c’est toujours d’avoir les mains libres pour danser, prendre des photos et tenir une pinte donc on zappe la petite veste tendance et on privilégie le pull qui se met en grosse boule dans le sac. C’est cool si tu peux poser tes fesses dessus en journée sinon…

 

  • Une écharpe qui fera chaise et qui tiendra chaud le soir peut aussi faire l’affaire. Elle peut aussi faire table, chapeau, l’écharpe fine c’est ta copine.

 

  • Les drapeaux et ballons : En soit les ballons c’est pratique pour se retrouver mais ça cache la vue à absolument tout le monde. Du coup, souvent, ça se met à gueuler « libère le dauphin, libère le dauphin! ». Te voilà moqué par tout un festival. Donne plutôt un point de rendez-vous à tes potes et une heure au cas où tu te perds sans batterie c’est moins relou. En plus qui dit ballon dit… sac à dos mon gars.

Festivaliers Rock en Seine 2017 ballon Nirvana

Que porter en festival?

  • A tous: des chaussures confortables et de préférence non ouvertes. tu penses que tu vas kiffer avec tes jolis petits nus pieds qui te permettront de kiffer l’air frais. Erreur! les sites de festivals sont souvent pleins de cailloux, brindilles et autres bouts de verre qui viendront te piquer les orteils quand tu marches. bof quoi. Et puis si tu te fais un tour en fosse les gens sautent. Donc tu risques de te faire écraser les petits pieds frêles. Ces lieux sont de vaste mélanges d’amour et de violence. Les baskets c’est tendance, les baskets c’est bien. d’ailleurs prends en plutôt qui tiennent aux pieds. Si tu slames tu peux perdre tes chaussures. C’est arrivé et quand tu en retrouves le lendemain dans la foule t’imagines bien que le mec qui a du rentrer chez lui sans ses pompes il a pas autant kiffer son after que prévu.

  • Mesdames, pensez que vous allez vous asseoir sur le sol et sauter partout. Topo, un short est une super option avec un petit haut stylé pour quand même se sentir à la mode Coachella. Sinon une robe pas trop courte qui permette de se poser sur le sol sans payer ta culotte- sauf si t’aimes payer ta culotte hein, chacun son truc, perso moi je ne juge pas, mais je ne suis pas seule dans l’univers. Si je l’étais, je paierai toujours ma culotte…

 

  • Eviter la combishort, ça parait être le compromis stylé. Erreur fatale! t’as des chiottes de deux centimètres tellement chaudes, parce que en plastique, que tu sues façon sauna et là tu dois te tortiller sans toucher les murs et la pisse au sol pour enlever l’intégralité de ta tenue à chaque pipi. Bonus: parfois les chiottes ferment mal la porte s’ouvre et là c’est plus juste ta culotte que tu payes.

  • Un déguisement : Si tu veux, c’est l’occasion, ça fera rire tout le monde. Maintenant, niveau confort c’est peut-etre moins ça mais bon hein, si t’as toujours voulu être l’homme banane…

 

  • Un maquillage à paillettes, des dessins sur le visage, des dessins sur le corps: vas-y fais toi plaisir c’est ton moment!

 

  • Le tee-shirt d’un groupe qui ne joue pas ce jour là. Tu penses que ça te donne l’air d’un fin mélomane mais ça dit souvent « Si seulement je pouvais être devant Metallica à la place de ce mec… ». De là à faire passer un message, il n’y a qu’un pas.

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  • Le tee-shirt d’un artiste que tu aimes et qui joue ce soir là : si tu souhaites retrouver la communauté de fans c’est le bon plan. Si t’aimes être original, et bien ça l’est moins.

Gérer son cashless/ ou ses sous

  • En festival, sur site, il n’y a pas de distributeur pour éviter de payer le double pour avoir le droit d’utiliser ta CB, prends du liquide et cache le bien sur toi.
    • Si l’option cashless est sur place c’est à dire le bracelet que tu charges avec des sous pour payer partout, charges le avant le festival pour éviter de longs temps d’attente. Sinon, si tu es du genre à ne pas y penser, comme moi, le mieux est de mettre directement le maximum d’argent que tu souhaites dépenser dès ton arrivée sur place. Refaire la queue plusieurs fois pendant des heures c’est lourd et ça te fait manquer tes concerts. Charges à bloc et pense à te faire rembourser à la fin ce qu’il te reste. C’est facile sur le site internet de cashless.

Le bar

  • Faire la queue c’est chiant, on le sait tous. Ce message ne s’adresse pas au Sam et aux buveurs de soda. Pour les amateurs de vin en revanche: demandez une pinte de vin c’est à dire de remplir l’équivalent d’une pinte en petits verres de vin, vous avez de ce fait un verre facile à transporter qui vous suffira pour la soirée sans refaire la queue. Méthode testée et approuvée à plusieurs reprises, cette technique avait été imitée par de nombreux spectateurs lors du concert de Coldplay à la salle Pleyel. Passé la surprise des premier instants du/ de la barman/aid, pour ne pas dire l’effroi et le jugement dans son regard, cette méthode s’avère très pratique.

 

  • Si tu ne conduits pas et que tu aimes la bière prends une pinte…

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  • si tu as déjà des eco-cup chez toi tu peux les prendre pour ne pas repayer sur place. Sinon, pour un premier verre il faut toujours compter une caution de 2 euros.

Les concerts en eux-même

  • Il n’y a pas de guide, chacun kiffe la musique comme il le veut. Au premier rang parce que tu es fan, au dernier parce que tu veux de l’espace. En concert et en festival tu seras poussé, on prendra ta place, ce n’est pas injuste c’est comme ça que ça marche. Si tu veux le premier range, viens tôt, hydrate toi, sois prudent, ça secoue. Si tu aimes papoter, fais le mais évite de trop te coller aux gens qui écoutent les morceaux, dans la mesure du possible.

 

  • Attention aux mouvements de foules entre deux scènes. Ceci est particulièrement vrai au Main Square mais pas que. Parfois, deux concerts se jouent en même temps sur deux scènes. Si le festival est très fréquenté je te conseille vivement de bien choisir la scène qui t’intéresse le plus pour éviter de ne rien voir et de passer ton temps entre deux scènes au milieu d’une foule qui peine à avancer.

 

  • Fan modéré du dernier groupe? Pars avant le dernier morceau pour ne pas mettre des heures à sortir. Fan du dernier groupe? Prends ton temps de toute façon, tu ne vas pas sortir très vite.

Un dernier pour la route?

  • Kiffe à fond, vibre, rie, fais toi des souvenirs à vie. Les festivals c’est toujours magique !

Hier soir tu étais en concert et d’ailleurs c’était bien cool. L’artiste s’est donné, a parlé avec son public, il a même chanté tes titres préférés. Toi dans le fond de la salle, tu as commencé par danser timidement pour ne pas renverser ta bière. La chaleur est montée, normal en ce moment il fait très chaud. La pinte dument avalée, te voilà plus proche du premier rang, tu danses avec plus d’assurance, prends quelques photos, chante fort et faux, rigole à gorge déployée avec ta copine.

D’ailleurs pour en parler tu prends même quelques verres à la sortie du fameux show le tout avec quelques mozza sticks à la cool. La conversation est intense, les minutes défilent trop vite.

Et voilà qu’au milieu de cette discussion, ton amie te parle de ce nouveau café le Jones Brothers Coffee.

C’est une bonne chose, le café tu aimes ça, d’ailleurs bien avant l’arrivée de Starbucks en France, tu rêvais de ces gobelets blancs immenses pleins de cette agréable mixture. Depuis le débarquement du géant dans l’hexagone, le café est devenu un art et nombreux sont les producteurs à se lancer dans l’aventure. Seulement, au milieu de tout ça comment faire le tri?

jones brothers

C’est le lendemain et tu rêve de ton premier café pour te réveiller, ton second pour aller avec ta cigarette et écrire tes papiers, comme dans « Californication » un peu, ton troisième parce que c’est cool après manger. Heureusement chez Jones Brothers Coffee, ils sont sympas, ils t’ont envoyé un petit paquet avec cinq de leurs saveurs, des capsules adaptables aux machines Nespresso, et une petite tasse pour aller avec. Tu goûtes l’Elevate, les capsules bleus, doux et léger qui réveille doucement, ça aide à écrire, à raconter le concert sur papier, à parler festivals et cinéma, ça aide à te focaliser.

Bien loin de la planète Starbucks (reconnaîtras-tu cette micro référence à « Fight Club »?) cette marque globe-trotteuse est crée par des indépendants qui mettent un point d’honneur à créer des cafés d’origine, cultivés par des producteurs du Monde entier. Dirigée par le gallois d’origine Richard Jones, cette marque est basée à Amsterdam, bha oui un coffee à Amsterdam ça peut aussi être un lieu où boire un café mon petit coquinou. Son but depuis plus de 15 ans? Démocratiser le bon café en Europe. Pour se faire, il propose un breuvage 100 % arabica issu du commerce équitable et a même crée son bar à espresso dans ses locaux aux Pays-Bas. Désireux de proposer des idées, l’équipe propose même des recette à base de café comme le iced latte sur son site internet et bientôt des recettes alcoolisées histoire de rigoler et d’avoir de l’énergie en soirée. Que du cool. Le second café de la journée, le Gigolo remplace tes croissants, normal riche en goût il possède une note de caramel et de chocolat, le troisième, l’Enigma est fruité et léger pendant que tu penses à ce que tu vas écrire sur la très dense nouvelle saison de « The Handmaid’s Tale » parce qu’après avoir pleuré sur l’épisode 11 de la saison 2, il faudra en parler. Pour l’heure The Growlers passe dans tes oreilles, et il y a encore bien des choses à dire sur la dernière performance d’Asaf Avidan. Une tasse de plus et on en parle.

jones brothers

Ce contenue n’étant pas sponsorisé- et non, on peut parler d’une marque juste parce qu’elle est bien sympa- je te conseille de tester quelques capsules, en livraison partout en France. Rendez-vous sur le site Internet pour tester tout ça.

13 juin 2018, le Champs-Elysées film festival bat son plein. Sur la célèbre avenue parisienne de nombreuses banderoles à l’effigie de Marilyn Monroe rappellent que l’évènement fait vivre le cinéma indépendant dans la capitale le temps d’une semaine. Le message est bien passé.

Pour preuve, les salles de l’avenue sont prises d’assaut par  professionnels et amateurs. Au cinéma du Publicis qui jouera « C’est qui cette fille », le file d’attente est sans fin.

En attendant, le festival désireux de s’assurer que le public passe le meilleur moment possible, a envoyé ses émissaires  qui proposent de remplir un questionnaires de satisfaction. Les places se font rares et la séances est rapidement complète. Ceux munis d’un des précieux tickets se ruent à l’intérieur. Côté Lincoln c’est « Contes de juillet » qui sera joué. Devant les deux salles, le tapis rouge est installé. Les équipes des deux films présents sur place attendent impatients, la réaction d’un public de bonne volonté. A la suite de quoi, tout ce beau monde se donnera rendez-vous à l’after sur le rooftop du Publicis…

C’est qui cette fille ? : Liaison semi-fatale

Gina, hôtesse de l’air en escale à Paris, et Jérôme passent la nuit ensemble après une soirée bien arrosée. Soudain Gina est partout : au bar où Jérôme travaille, dans la rue où il habite, et même dans l’appartement qu’il partage avec sa petite amie Clémence… Gina est décidément folle de lui, et ira jusqu’au bout pour le conquérir… Comme vous avez pu le voir avec le mauvais jeu de mots du titre et le synopsis, la comparaison avec le film d’Adrian Lyne est facile… Et on va tout faire pour ne pas tomber dans le panneau!

Même s’il est rageant de constater que le film souffre d’assez nombreux défauts qui éclipsent les quelques promesses qui s’offrent à nous tout au long des 83 minutes. L’interprétation est de qualité, tout particulièrement pour les quatre principaux rôles (Lindsay Burdge, Damien Bonnard, Esther Garrel et Lola Bessis). Mention spéciale à Esther Garrel qui réussit à faire exister son personnage de rockeuse ex/reconquête de Jérôme en une poignée de scènes seulement. Si la gestion des gros plans par le metteur en scène Nathan Silver peut sembler hasardeuse dans la première moitié du film, la deuxième moitié du métrage donne lieu à des plans beaucoup plus maîtrisés, notamment au niveau de l’éclairage. A noter la bonne idée du script, sous exploitée, des deux danseuses du club ou travaille Jérôme qui tout au long du film proposent à leur patron des idées de mises en scène plus délirantes les unes que les autres. Beaucoup de points positifs pour ce film qui nous met en scène le basculement vers la folie du personnage de Gina, subtilement interprétée par Lindsay Brudge (aperçue il y a quelques temps dans un des segments de XX)

film C'est qui cette fille ? 2018 Champs-Elysées film festival

Malheureusement, tout cela n’empêche pas le film d’avoir quelques défauts majeurs et de ne jamais réussir à les surmonter. La faute principalement à des personnages, au final jamais vraiment sympathiques et auxquels il est difficile de s’identifier que ce soit Gina ou Jérôme. Ensuite, il y a la désagréable sensation que le film ne progresse pas au delà de son postulat de base : une fois que vous avez lu ce synopsis, sans spoiler, vous avez pratiquement tout vu. Enfin, le fait que le film se cherche constamment entre son coté décalé et un aspect plus sérieux de la situation empêche de vraiment « rentrer » dans l’histoire et de s’y impliquer. La narration de la toujours excellente Anjelica Huston n’aide malheureusement pas à ça, surlignant les enjeux dès le début du film et freinant par la même occasion le spectateur pour qu’il puisse s’impliquer émotionnellement dans l’histoire.

 

LE SOLEIL DE JUILLET S’INVITE DANS VOS SALLES OBSCURES 

Nous avons aussi découvert le prochain film de Guillaume Brac, Contes de Juillet, projeté au Lincoln à 21 heures.
Le réalisateur en personne prend la parole pour présenter en quelques mots ce film qui est né d’un atelier avant de devenir un projet de moyen-métrage.
En deux parties, Contes de Juillet est un film qui prend le temps d’apprécier ses personnages et leurs défauts.
La première partie intitulée L’amie du Dimanche se veut très centré sur ses personnages et traite de sujets banals, d’une journée de repos les pieds dans l’eau et d’amourettes naissantes.Si cette première partie donne un sentiment d’enfermement, la seconde partie élargit le champ des possibles. Hanne et la Fête Nationale met en scène le melting-pot culturel, l’ouverture d’esprit, aborde la confiance en l’autre, la fidélité amicale, la frontière entre l’amour et l’amitié. Les personnages sont sublimés par un regard bienveillant de réalisateur qui réussit d’un coup de maître à nous faire aimer autant chacun des personnages. Et même plus, à nous faire détester le personnage principale que l’on défendait jusqu’alors depuis près de 30 minutes.Il faut l’avouer, techniquement le film n’est pas réussi, le son sature a de nombreuses reprises si bien que l’habituellement sexy accent italien nous parvient comme une abeille dans les oreilles. La lumière et l’image également montrent un tournage qui s’est laissé dépasser par ses moyens.Une gêne émane également des acteurs de par leur gestion du corps, comme s’ils cherchaient à disparaître de cadres qui ne veulent pas les contenir.

contes de juillet Champs-Elysées film festival

De par le titre, Contes de Juillet fait un hommage appuyé aux films de Rohmer et plus particulièrement à Conte d’été notamment par le montage. Mais je le rapprocherais également volontiers de Partie de Campagne de Renoir, pour ses cadres et pour les décors de la première partie, le lac, les canoës, les personnages masculins…

Après un passage au festival de Locarno et les Champs Élysée Film Festival, Contes de Juillet sortira en France le 25 juillet 2018.

Tout doux, tout doux… Radio Elvis s’empare du rooftop de Publicis

 

Il est 22 heures et il faut faire vite. Munis d’un pass pro comme d’un pass public pour toute la durée du festival, tout le monde ne pourra pas monter sur le toit du Publicis pour y célébrer cette troisième journée de festival. Le lieu est sublime, un vestiaire gratuit accueille les participants de l’after. Une première salle intérieure propose du pop corn salé et sucré ainsi que quelques petits fours à déguster. Dehors, un bar attend festivaliers et VIP qui se pressent, prêts à faire la fête. Au programme, vin, bière, coca… et Radio Elvis. Mais avant le retour sur scène du groupe français après 8 mois d’absence, l’heure est à l’émerveillement. Si les rooftops sont aujourd’hui à la pointe de la mode parisienne, faute de place en extérieur, celui-ci est bien l’un des plus beaux de la capitale. La pluie de cette journées, en ces temps de moussons a laissé place à une douceur de saison. En face de nous, l’Arc de Triomphe s’élève fièrement. Si l’on oublie parfois les merveilles de la ville des lumières, si le nombre trop élevé de touristes pousse les parisiens loin de la plus belle avenue du Monde, ici dans les hauteurs, elle reprend ses lettres de noblesses. la vue est à couper le souffle. La verdure donne un cachet authentique à ce lieu magnifique, sur lequel défile le top du cinéma indépendant franco-américain en tenue de soirée.

radio Elvis Champs-Elysées film festival

Radio Elvis très attendu monte enfin sur la petite scène promise. Le trio semble particulièrement apprécier ses retrouvailles avec un public conquis. « Nous allons vous interpréter de nouveaux titres. » promet le chanteur. La nouveauté à du bon et la musique rassemble. Comme toujours grâce à elle, les barrières se fissurent et se rompent. Ceux qui font le cinéma dansent aux côté de ceux qui l’aiment, sur les même notes en respirant la même brise. Les nouveaux morceaux sont dans la veine de ce que Radio Elvis sait faire de mieux: poétiques, dansants, parlants. Avec ses petites lunettes rondes qui ont fait son image, notre chanteur s’approche de la foule, lui chuchote à l’oreille ses mots. Pour l’unir encore un peu plus, le voilà qui reprend Bashung. Le pari est une réussite. « Solarium » et « Les Moissons » sont également de la partie pour le plus grand bonheur général. le showcase touche bien trop vite à sa fin. Alors que les bières passent de mains en mains et que le photobooth est pris d’assaut, Piège à Garçons débarque pour un DJ set qui colle parfaitement à son élément. On danse sur « Murder on the dancefloor » avant de quitter ce lieu magique. Point de tristesse à avoir, les festivités continuent et ce jusqu’au 19.

Texte: Alexandre Bertrand, Philippine Berda et Julia Escudero