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Julia Escudero

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C’est Halloween, non pas qu’on se prive à l’année pour vous parler avec amour du cinéma d’horreur, simplement, voici une  bonne opportunité de se lâcher et de créer encore plus de contenu à ce sujet.

L’année dernière, nous vous proposions 31 films d’horreur méconnus à regarder sans plus attendre. Cette année, forts de tous ces visionnages intenses, nous vous proposons de vous transmettre des règles d’une importance capitale pour survivre à un film d’horreur. Si par hasard, comme ça, vous en étiez un personnage. Parce que ça peut vous arriver à tout moment, on le sait bien. Voici donc un petit guide non exhaustif pour vous assurer d’être la finale girl ou le final boy de votre équipe.

NDLR: Attention, ne pas réaliser chez vous si vous n’êtes pas attaqués par un personnage horrifique.

Que faire si le grand méchant de votre histoire est un vampire?

 

 

Commençons facile, avec un petit piège. Un vampire, dans un film d’horreur. Vous en avez vu beaucoup récemment? Et bien non! Pourquoi? Parce que les vampires ne font plus peur. Ils ressemblent maintenant à des animaux en peluches qui quand ils se la jouent badass, portent un blouson en cuir (merci Damon de Vampire Diaries) ou zozotent presque sans honte en étant couverts de maquillage blanc (hello ShadowHunters), voire pire brillent à la lumière comme Edward Cullen de Twilight. En 2018, parler de vampires ressemble finalement plus à une longue liste de mes plaisirs coupables. Pourtant, dans le cinéma, le vampire a été fut une époque, un objet effrayant tirant en bonne partie sa légende du Comte Dracula et du célèbre roman qui lui est consacré de Bram Stoker. Pour la petite histoire, il est par ailleurs inspiré du prince Vlad Tepes de Roumanie, un homme fort cruel qui punissait toute infraction  d’une peine de mort par empalement. Ouch.  Mais pas seulement puisque ce prince d’une cruauté sans fin torturait ses victimes avec beaucoup de créativité: brûlure, étranglement, mutilations, ablation des yeux, du nez, des parties génitales, enterrements vivants, toutes ces joyeusetés lui ont valu le surnom de Dracula signifiant le diable en langue valaque.

Voilà pour la petite histoire, quelques vampires, à commencer par le très noble Entretiens avec un vampire d’Anne Rice ou plus récemment le discutable 30 jours de nuits peuvent rester des ennemis de taille.

Comment leur survivre:

1/ Vous avez à faire à un Edward Cullen, n’ayez crainte, il ne mange que des animaux, c’est certes discutable en fonction de vos pratiques alimentaires mais ça vous promet d’avoir la vie sauve. Cela dit s’il tombe follement amoureux de vous, fuyez, vous risquez d’être condamnés à la vie éternelle, avec un personnage certes beau gosse mais d’un ennui mortel et d’être mère et mariée avant même votre majorité. Mère d’un enfant qui grandit super vite qui plus est a été conçu par un puceau de 140 ans (c’est vraiment dans l’histoire, c’est angoissant.) Changez de ville, prétextez la peur pour votre entourage ou une allergie à la pluie.

2/ C’est un vrai vampire : pour le tuer il faut lui planter un pieu dans le cœur, le décapiter ou pour le blesser considérablement lui faire boire le sang d’une personne déjà morte. Si vous êtes pris au piège, n’oubliez pas que les vampires sont extrêmement forts et rapides et qu’en cas de morsure, vous pourrez toujours avoir droit à la vie éternelle.

Que faire si le grand méchant est un zombie?

 

 

Un peu d’histoire le zombie désigne un personnage désincarné, ne possédant plus son humanité, adoptant un comportement violent et étant très contagieux. Il nous vient du folklore africain et notamment d’Haïti et sert à qualifier les victimes de sortilège vaudou permettant de ramener les morts à la vie. Selon Zora Naele Hurston, écrivaine et folkloriste américaine partie à Haïti pour enquêter sur le cas Felicia-Felix Mentor, une femme décédée et pourtant errant toujours sur son lieu de vie 30 ans après, les véritables zombies seraient des personnes sous psychotropes privées de leurs volonté.

Dans le cinéma c’est autre chose.  De La nuit des morts-vivants de l’incontournable Georges Romero à The Walking dead, Hollywood nous a appris ceci: zombie = contamination de masse. Souvent utilisés d’ailleurs pour être une métaphore des problèmes environnementaux ou de la lutte des classes. « Land of the dead » en est un exemple criant tout comme The Girl with all the gifts.  Le problème avec les zombies c’est qu’ils agissent toujours en très grand nombre, vous sautent dessus et vous dévorent vivant. Ouais, un zombie a de super dents.

Comment survivre?

Déjà ne vous alliez pas aux riches survivants qui choisissent de refaire une classe d’élite comme si le problème n’existait pas. Non, mauvais plan. De prime à bord ça ira pépouze pour vous et vous continuerez à vous gaver de champagne mais à la longue un putch vous mettra en bas de la chaîne alimentaire où vous vous ferez massacrer. Le mieux étant de vivre caché avec un tout petit groupe de personnes de confiance, n’amenez pas d’inconnus à votre équipe, ils vous feront tuer. Si votre mère, fils, meilleur ami se fait mordre, abrégez ses souffrances, achevez-le, il en va de votre survie. Quittez les villes évidemment, puisque apparemment, mort ou pas, le zombie semble aimer son espace urbain, sa proximité avec les commerces et les transports en commun. Si vous êtes attaqués, apprenez à viser et tirez toujours dans la tête. Néanmoins, ne vous faites pas d’illusion, vous n’avez qu’une seule possibilité de rester en vie durablement: qu’un brillant chercheur trouve un vaccin. Ou que Brad Pitt et Will Smith soient de vrais scientifique.  Dans le cas contraire, vous êtes en situation de fin du monde. Et tôt ou tard ça sera la fin pour vous.

Et si le grand méchant de votre histoire est une sombre épidémie?

 

 

Pas de chance dans Le Fléau de Stephen King à Mayhem, en passant par It comes at night, Hidden, Blindness ou l’excellent Infectés, les films d’épidémies nous apprennent que pour survire à la dite épidémie, il y a peu de solutions: être immunisé miraculeusement contre la maladie ou avoir très bien su s’en protéger en vivant par exemple dans une maison isolée du monde réel. Si vous êtes le personnage central d’un film d’horreur vient néanmoins une bonne nouvelle: en début de pellicule vous n’êtes pas contaminé. Ouai, trop bien, la fiesta, je crache pas des glaires chelous qui m’étouffent toute les deux secondes jusqu’à ce que je meurs, trop bien.  Erreur mes petits chats, on se calme. Le vrai danger en cas d’épidémie n’est jamais la maladie. Quoi sérieux mais ça avait l’air vachement sale là avec les furoncles qui piquent et tout! Et oui! Le véritable problème dans chacun de ces cas, c’est l’homme, l’humain qui sans règle devient cruel pour survivre.

Cruel à quel point me demanderas-tu? Au point de se faire un garde-manger humain  comme dans »La route » qui n’est pas à proprement parler un film de contaminés mais joue des mêmes codes, de créer une dictature humiliante comme danq Blindnesss et de violer et tuer sans cligner de l’œil  comme dansInfectés et ce même les enfants. Que faire alors me demanderas-tu et c’est normal. Comme tout le monde, je te recommande de prendre la route pour trouver un lieu non habité, de t’y cacher, de t’armer jusqu’aux crocs, d’éviter toute forme de contact avec un inconnu qu’importe qui il est, de tirer lors de tous comportements suspect, de cacher ton lieu de vie… néanmoins et comme pour les zombies attends toi à être emmerdé, seul un scientifique talentueux et pas mort du gros nez qui coule pourra stopper l’épidémie.

Et si le grand méchant est un tueur en série masqué/ caché?

 

Bébé tu as touché le gros lot! Félicitations, de tout ce qui pouvait t’arriver, c’est le truc le plus cool. Déjà, si tu es confronté à ce genre de personnage c’est que tu es un jeune adolescent. Si tu ne l’es pas, chercher l’adolescent dans ton entourage qui t’a amené dans les griffes de ce tueur en série. Auquel cas, pour te simplifier la vie, tu peux donner l’adolescent au tueur et hop, problème résolu.

Si tu es l’adolescent en question, voici quelques notions simple: si tu es une fille, sois sexy mais pas trop. C’est sexiste et moyen? Certes mais Rose Mc Gowan ne survit pas à Scream, Paris Hilton non plus dans La maison de cire. Plus tu es bimbo et frivole et plus tes chances de survie sont minces. Tu es un mec, tu aimes fumer des pétards, tu parles de cul, tu es un peu le rigolo de ta bande? Tu es tellement mort! Sauf dans le cas d’une suite, auquel cas tu seras tellement mort dans l’acte 2. Évite donc de picoler, de tourner en ridicule la situation, d’autant plus que tu connais forcément l’assassin et que toi et ta bande de pote avez du lui faire quelque chose de pas très sympa, il y a fort fort longtemps genre il y a déjà deux ans. Si tu sens que le tueur tourne bizarrement autour de ta meilleure pote, n’attends plus, embrouille la, vous n’êtes pas si proche et tire toi en vacances le temps que ça se calme. Sache également que l’assassin est toujours derrière toi, que non il n’y a pas un problème de fusibles, on a bien éteint les lumières et que les grosses teufs sont toujours l’occasion d’un bon massacre tout comme les ballades en forêt. Reste armé(e), le tueur est humain et au bout d’un certain nombre de balles il devrait crever.

Et si c’est un tueur particulièrement sadique qui aime utiliser des pièges?

 

 

Bien qu’il ne soit pas le seul, hello Evil Twin narnar de mon cœur et The Collector, Saw est le plus célèbre représentant du tueur aux nombreux pièges. Si tu es face à Jigsaw, déjà c’est pas normal, le mec se traîne un cancer en phase terminale depuis maintenant 10 ans et il est déjà mort. Mais bon admettons qu’en fait se soit un de ces très nombreux poulains. Parce que le mec il torture des gens mais ça a ouvert des vocations. Le petit gars aux nombreux principes, il a donné de sacrées leçons de vie à ses survivants qui maintenant trouvent ça rationnel, cool et normal d’apprendre la vie aux gens en les mutilant. Passé ce hobbie atypique, il faut aussi vous rappeler que votre ravisseur a énormément de pognon pour trouver des lieux désaffectés et y créer des pièges élaborés pour s’y venger tranquillement de sa dernière vexation.  Dans le cas de Saw, elles sont si nombreuses qu’elles mériteraient à elles-même un petit listing histoire de bien les garder en tête. Ma préférée doit rester à ce jour la fois où l’assureur à refuser à Jigsaw de financer son traitement pour son cancer. Normal me direz-vous, s’il n’a pas les moyens de se soigner. Non, les scénaristes ont choisi de mettre cette réplique dans le film « L’argent n’est pas un problème, c’est une question de principe. » La première règle pour y survivre est donc de ne pas vexer cet individu qui se vexe même si vous trompez votre petit ami qu’il ne connait pas. Soyez droit, ne doublez pas dans une queue de supermarché, ça peut être fatal… Malgré tout, vous pouvez aussi être la victime pour donner une leçon à la vraie victime. Exemple, avec notre assureur qui choisi à qui il accorde un remboursement des soins. Le choix lui est donné « Tu veux sauver ton nouvel assistant qui est jeune mais vient d’arriver en ville et donc est seul (vidéos en noir et blanc pour prouver le propos de Jigjig-  c’est vraiment dans le film ça ne s’invente pas) ou ta secrétaire plus vieille qui a des enfants ICI (vidéos en couleur avec sa famille à l’appuie). » Le choix est à peine orienté.

Si vous êtes une victime collatérale, pas de chance, fallait être sociable. Dites un truc gentil à votre patron, ne vous énervez pas, pleurez à chaudes larmes, ça peut passer peut-être. Si vous êtes au contraire la victime choisie, ne jouez pas au malin, faites ce qu’on vous dit, mutilez vous un peu, à la fin vous verrez que tous les pièges ont été pensé pour que viviez et alliez vous-même mutiler un proche qui aurait un jour piqué la dernière chips à l’apéro. No stress.

Le grand méchant de votre histoire est un esprit

 

 

Bandes de petits veinards, on ne se refuse rien. Un ou des esprits, une maison/ hôpital/ x lieu hanté, voilà qui n’est pas le pire qui pourrait vous arriver. Ah bon? Et pourquoi ?

1/ Déjà vous avez la certitude qu’il y a une vie après la mort et qu’elle consiste à trainer dans une vieille baraque en faisant des bruits chelous. L’eau-delà ressemble grave à un dimanche de cuite, je vous le dit.

2/ Les esprits étaient des vrais être-humains avant et donc il y a de grandes chances qu’ils ne vous tuent pas, non ils veulent juste raconter leur histoire.

La première option, la plus sympa est que votre copain esprit aie subit une mort longue, pénible, qu’il veuille en parler et se faire venger. Prenez un long congés et partez en road trip découvrir comment il est mort, la vengeance de sa mort vous libèrera, peut-être, sûrement sauf en cas de suite. Ou si le tueur est un proche parent et que donc vous êtes l’objet de cette vengeance. The Ring nous apprend néanmoins que de toute façon certains esprits torturés veulent juste tuer pour le fun, tout comme The Grudge qui ne laisse aucune chance à ses proies. Conjuring en revanche promet de pouvoir s’en sortir. Là où Hunting of Hill House et la première saison d’American Horror Story proposent de nouvelles options que personne ne spoilera ici.

Vous pouvez également tomber sur l’esprit d’un tueur en série, ce qui n’est pas forcément la meilleure des nouvelles. Ce genre de sinistres personnages restent néanmoins dans les lieux qu’ils hantent.  Le mieux à faire est de vider les lieux et de s’enfuir vite. Si tu as un enfant qui te dit « papa, maman, la nuit y’a un monstre dans le placard qui vient me chatouiller les doigts de pied  » évite de jouer au con en répondant  » Non bébé c’est toi qui a retourné le placard même si tu as trois ans et que tu ne touche pas l’étagère du haut. » Si c’est ta pote qui te dit « Je vois le fantôme d’une petite fille » arrête les « Mais non Gisèle, tu pète un plomb » Dis toi que soucis il y a et que si soucis il y a le mieux à faire c’est de se barrer. Comme dans le très mauvais final d’Amytiville, l’horrible dernière version en date, on ne crache pas sur l’original. De même si le barman mort de l’hôtel désert dont tu t’occupes en ce moment parce qu’en traversant la rue y’avait que ce poste de dispo, te raconte qu’il faut que tu massacres ta famille à la hache, ne lui dit pas « Bonne idée. » Barre toi de là, fais plongeur comme tout le monde, comme tu te la pètes là à avoir des ambitions dans la vie et des diplômes, en 2018 on ne choisi plus sa carrière.

Le grand méchant de votre histoire est un démon

 

 

C’est la putain de merde mon pote, t’es trop foutu! Un démon te suivra partout, il ne te lâchera pas et il emportera ton âme en enfer. Le grandiose Jusqu’en enfer, L’Exorcisme d’Emilie Rose et même le mitigé Paranormal Activity n’ont offert aucune solution à part peut-être faire appel à tous les représentants possibles de toutes les religions et d’exorciser autant que possible. Pour Regan, ça fonctionne à peu près dans l’Exorciste, pour les autres ce n’est pas trop ça. Une brin d’espoir? Le très très risible Annabelle proposait une alternative : sacrifier ta voisine un peu trop sympa au démon en y allant à la grosse culpabilité  » Non, c’est pas que ça nous dérange d’aller en enfer mais c’est que ça nous arrange si tu saute du 7ème étage avec la poupée, c’est pour le bébé tu comprends, sinon on aurait pu le faire. » Il faut revoir cette scène avec cet œil absolument « Je me sacrifie je vais sauter, je n’ai rien à perdre » crie la voisine « C’est bien aimable. » répond le couple. Enfin des experts du paranormal peuvent aussi donner un coup de main comme dans Conjuring 2 et son fameux « C’est bon démon, je connais ton nom, casse toi ou je le dis. » Les démons, ils ont vachement honte de leurs noms apparemment. Attention! Méfiez-vous de votre entourage, les voisins et villageois son souvent potes avec le démon, on se souvient tous de Rosemary’s Baby

Le Grand méchant de votre histoire est un / des aliens

 

On pense à X-Files, ses théories du complot sans fin et les aliens sont moins pris au sérieux. Erreur, Extraterrestrial ou encore Honeymoon nous montrent bien que les petites bêtes venues de l’espace peuvent être très dangereuses. Notamment lors de leurs envies de vous enlever pour pratiquer des tests sur votre faculté à ressentir des émotions et en plus quand vous pensez vivre, voilà que le gouvernement vient nettoyer la zone. Les aliens ont le pouvoir d’arrêter le temps, de vous paralyser, mais ils restent mortels. Tirez dans le tas comme des gros rednecks sans compassion, ne vous enchaînez pas au lit pour lutter, fuyez les lieux au moindre doute, n’appelez pas les autorités qui vous feront taire façon homme à la cigarette. Ne sous-estimez pas leur nombre, les arrêts du temps, les comportements changeant, les promenades nocturnes dans les bois et les paralysies du sommeil sont vos ennemis. Pour vous en sortir, faites appel à un club d’accrocs aux théories du complot et médiatisez votre histoire. Les petits hommes gris aiment se la jouer discrets.

Le Grand méchant de votre histoire est un monstre/ une créature

 

Dans leurs majorité, les monstres et autres créatures appartiennent à un espace. Un monstre marin façon Un cri dans l’océan par exemple ou le requin à trois têtes ne vient pas vous emmerder sur la terre ferme, aussi dans ce cadre, comment s’en sortir, la réponse coule de source, restez au sec.

S’il s’agit  d’un pote de Freddy Krueger, chacun d’entre eux à son point faible. Freddy lui peut-être tué si vous le ramenez dans le monde réel. Michael Meyers, Jason Voorhies, tueurs masqués oui mais si humains, peuvent être décapités histoire de gagner quelques années d’espérance de vie avant leur retour.

Les créatures de The Descent, elles ne sortent pas de leurs grottes alors de façon général, évitez de découvrir des lieux. Ca se la pète au début et puis très vite on finit mangé. Bien souvent, elles ont leurs faiblesses, elles n’entendent pas ( comme dans Pas un bruit) ou son aveugles, il peut ainsi être facile de s’en cacher.

Pennywise lui-même a besoin de se nourrir de la peur et réagit très mal à son absence et au courage. Restera donc à trouver le point faible de votre croque-mitaine.

Vous être la victime d’une de vos ancienne victime de viol/ tentative de meurtre

 

Tout comme dans I Spit on your grave, vous êtes l’objet d’une femme ou d’un homme que vous avez violé, torturé et que vous aviez laissé pour mort.

Comment s’en sortir? Et bah crève Emile  L (*), t’as déconné franchement personne ne pleure devant le petit écran en regardant ta mort. Tu peux éviter ça en suivant dès à présent une thérapie contre tes pulsions violentes.

(*): nom fictif, toute ressemblance avec une personne ayant existé n’est que pur coïncidence

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Nous sommes le 9 octobre 2018, du moins c’est ce qu’indique le calendrier. Pourtant lorsque Pépite débarque sur la scène de la Cigale de Paris, rien ne semble si certain. Le combo qui s’est agrandit d’un nouveau membre, promet un voyage temporel qui sent bon les années 80 et leur romantisme.

A bord du bateau qu’est devenue la Cigale ce soir, les festivités s’ouvrent sur un solo de saxophone, planant. C’est probablement le son d’une transe annoncée, le coup de sifflet qui dépose l’esprit bien loin de l’époque smartphones et selfies. Habillé de sa traditionnelle chemise manche courtes et palmiers, le capitaine de la soirée se greffe rapidement derrière son clavier. Et là le chant des sirènes fait le travail. La foule est happée, elle ne détournera plus les yeux de la scène durant un peu plus d’une heure. A raison d’ailleurs. Si d’autres artistes peuvent perdre de leur superbe vocale en live, si les voix peuvent alors paraître plus banales lorsqu’elles résonnent devant nous, c’est loin d’être le cas de celle de Edouard, le leader de Pépite. L’écho de son timbre si particulier mérite de faire escale pour l’écouter. Une simple reverbe de micro suffit à la sublimer et à accentuer ce saut temporel.

 

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J’ai vu l’amour dans ce détour – @pepite

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Ici sur les flots, les chansons d’amour semblent éternelles, les couleurs se font pastelles et nous voilà à imaginer nos parents danser sur ces mêmes mélodies. C’est bien l’une des plus grandes forces de Pépite: créer de l’intemporel si fort que leurs morceaux sont intégrés instantanément par ceux qui les écoutent.

Certes Edouard est le capitaine de ce voyage enchanté mais il n’est pas seul à s’assurer de son bon déroulement. Thomas, le guitariste, n’est pas en reste. Sourire aux lèvres et sympathie naturelle se détachent de son attitude. Le musicien excelle. Ses solos apportent une touche de modernité nécessaire au tout. Voyager dans le passé est plaisant mais garder une ancre dans le présent est primordiale.

Les passagers suivent volontiers. Les vagues se font de plus en plus en plus fortes. De mélodies romantiques en début de set, le combo propose rapidement des titres plus dansant. Il ne faut d’ailleurs pas attendre longtemps pour s’offrir une virée sur l’excellent « Reste avec moi » qui met toute l’assistance d’accord. D’ailleurs parmi elle, il semblerait bien qu’on puisse reconnaître Arnaud de Therapie Taxi. La chaleur monte d’un cran dans la petite salle parisien, à l’étage les spectateur se lèvent, en bas, les popotins se déhanchent. Le mouvement est là.

Il n’est pas le seul invité de marque du soir. Benoît de Grand Blanc est de la partie et monte sur scène. Normal me direz-vous, c’est lui qui a composé le morceau qui se joue actuellement. Sans surprise, la réunion de deux des chanteurs les plus prometteurs du moment est une réussite totale. On entendra résonner dans la salle les morceaux « les bateaux », « Hiéroglyphes« , ou bien sûr « sensations ».

 

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Pépite – Sensations 💥💙

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Une dernière escale s’éternise et puis vient le rappel. Il ne reste que deux titres . Notre chanteur en profite pour se faire un bain de foule. Autour de lui, la Cigale entière chante. Pour faciliter les aurevoirs et l’arrivée sur la dernière île du périple, Pépite est venu avec des fleurs. De jolis fleurs multicolores qui sont distribuées dans la fosse. Elles ajoutent la couleur visuelle aux couleurs chaleureuses des notes.

Les aurevoirs sont difficiles. Nous voilà de retour à Paris. Il ne reste plus qu’à attendre le retour de Pépite pour s’offrir rapidement un nouveau périple.

Petit génie de la musique actuelle, Chris Garneau  sait mélanger les styles combinant des éléments de folk, de pop et de baroque. Cet américain, qui a passé son école primaire en France, nous livre depuis 12 ans des compositions variées et en perpétuel transformation. Chris Garneaest de retour avec une vision plus sage, romantique son nouvel album YOURS.

A l’occasion de la sortie du single « Torpedo » le 19 septembre 2018 et de son album, « YOURS » LE 09 NOVEMBRE (The Orchard), Chris Garnau fera une tournée française :

SEPT 19 / TOURCOING @ HOSPICE D’HAVRE
SEPT 21+22 / HAMBURG @ REEPERBAHN FESTIVAL
SEPT 25 / LONDON @ SEBRIGHT ARMS
SEPT 26 / PARIS @ POINT EPHEMERE
SEPT 27 / LYON @ EPICERIE MODERNE

Pour jouer et GAGNER DEUX PLACES pour son concert au Point Ephémère rien de plus simple, vous pouvez:

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Alors bonne chance à toutes et à tous!

 

Etrange festival 2018

C’est la rentrée à Paris et avec elle le lancement de l’Etrange festival qui pour la 24ème fois met à l’honneur films étranges et hors normes dix jours durant au Forum des Images. Du 5 au 16 septembre 2018, l’évènement accueillera le meilleur d’un cinéma à part venu du Monde entier.

Anna and the apocalypse: un amuse bouche en musique

Anna and the apocalypse Etrange festival 2018

Mais passons maintenant au cœur du sujet de l’Étrange Festival : Le cinéma. En guise d’ouverture, le court métrage d’animation Bavure de Donato Sansone est une belle entrée en matière. Au programme, l’histoire de la vie, l’Univers et une invasion extraterrestre en moins de cinq minutes chrono! Original et très beau esthétiquement parlant, il remplit parfaitement son oeuvre de mettre en appétit pour le film d’ouverture du festival, qui lance aussi la compétition internationale : Anna and the Apocalypse.

En première française, le réalisateur écossais a l’accent prononcé présente rapidement le film et voici l’Etrange Festival qui commence pour de bon et qui pour le coup porte bien son nom…

Une invasion zombie. Tout le monde connait de nos jours. Que l’on ait été sensibilisé à la chose depuis Romero ou The Walking Dead. Mais mêler comédie musicale et invasion zombie ce n’est pas banale! S’il fallait « pitcher » ( à la truelle façon petite fille dans la cave de la Nuit des Morts Vivants), Anna and the Apocalypse, cela pourrait donner : quand Glee rencontre Shaun of the dead… Original, me direz vous? Dans le genre du film de zombie qui commence à tourner à vide à force d’avoir été surexploité ces dernières années, c’est une intention rafraîchissante. Mais les bonnes intentions ne font pas tout malheureusement…

Pour parler du film, trois choses sont à voir : l’aspect comédie musicale, l’aspect « comédie horrifique » et enfin le mélange des deux est harmonieux. Une des grandes forces de Anna & The Apocalypse est d’être techniquement irréprochable, notamment au niveau des morceaux chantés. Les acteurs interprètent leur partition de façon convaincante et comme dans toute bonne comédie musicale, les textes sont assez bien tournés pour retranscrire à la fois les motivations et préoccupations des personnages, mais aussi pouvoir être appréciés séparément.  Rien à redire pour la partie musicale donc. Pour la partie « comédie horrifique », c’est autre chose. Si la référence avec le Edgar Wright de Shaun of the Dead est plus qu’évidente, voire très très appuyée au niveau de certains tics de mise en scène, les scènes de comédie en tant que telles souffrent d’un léger problème de rythme, ce qui désamorce beaucoup d’effets comiques potentiels. Néanmoins, si cela empêche clairement le film d’atteindre son illustre aîné et modèle, cela ne l’empêche pas de faire passer un agréable moment au spectateur.

Est ce qu’Anna & The Apocalypse est un bon film au final? Oui. Il sait distiller assez habilement sa part de fun en étant techniquement maîtrisé et en respectant ses personnages/archétypes. Une bonne entrée en matière décomplexée pour la 24ème édition de l’Étrange Festival.

Perfect Skin: Je t’ai dans la peau

Perfect Skin Etrange festival 2018

Deuxième partie de soirée pour l’Etrange festival qui lance dans sa salle 500 « Perfect Skin » de Kevin Chicken. Inspiré du court-métrage du même nom, le film part du pitch suivant, tel que donné par le festival lui-même:

Katia, une jeune fille au pair, arrive à Londres et croise la route d’un tatoueur américain très vite fasciné par sa peau, qui ferait une toile idéale pour ses créations…

De quoi donner envie à un public averti qui porte un intérêt certain au torture porn. C’est pourtant d’une manière bien plus élégante que Chicken gère son sujet. Si le tatouage est un art, c’est avec cette même passion pour l’esthétisme qu’est traité le film. Les plans, et les images, tout y est magnifiquement travaillé.

Le sujet en lui-même cache bien des facettes: les limites de l’art, le corps, sa possession, la relation avec un agresseur. De quoi tenir un sujet solide. Et si l’on ne s’ennuie pas une seul minute devant cette œuvre dérangeante, le film peine à atteindre le paroxysme de ses ambitions. Les traces du court-métrage et de son envie de raconter une histoire rapide se font ressentir. Une fois Katia enlevée, quelles sont les réelles envies de notre kidnappeur? Jusqu’où ira-t-il?

Jusqu’à fournir au spectateurs quelques scènes éprouvantes qui resteront gravées dans les mémoires. Le film de par l’actualité fait également douloureusement échos à un fait divers terrible. Une jeune fille a en effet été retenue en otage plusieurs jours durant par une bande d’hommes qui après l’avoir violée et torturée à de nombreuses reprises l’ont tatouée sur tout le corps. Qui a dit que la fiction allait plus loin que la réalité? Ces faits en tête difficile donc, de ne pas prendre à cœur le calvaire de la belle Katia qui tente avec force de comprendre les intentions d’un ravisseur persuadé de rendre service et de faire de la jeune femme une véritable œuvre d’art.

Reste pourtant la sensation de rester sur sa faim tant certains rebondissements sont couramment exploités dans le cinéma de genre et tant le sujet se met rapidement à tourner en rond. A la façon d’un « Human Centiped » qui une fois le centiped crée cherche comment poursuivre l’exploitation de ce sujet. Film à déconseiller pour autant? Loin de là puisqu’une esthétique léchée, un sujet original et un jeu d’acteur pertinent (mention à Richard Brake qui tient à merveille son rôle de charmant psychopathe) en font une œuvre à part qui restera longtemps gravée dans la peau de celui qui le visionnera.

Dès demain, l’Etrange Festival continue.

Julia Escudero et Alex Bertrand