Adult DVD ce nom ne vous parle peut-être pas encore. Pourtant alors que le punk refait ses lettres de noblesses, ces originaires de Leeds ajoutent une pierre de taille à l’édifice. Leur premier album, un concentré de rock surexcité se dévoilait ce 25 septembre sur le label Fat Possum Records qui en plus de s’offrir un des meilleurs noms de label possible est aussi toujours gage de qualité. L’écoute de ce premier jet éponyme ne laisse planer aucun doute : le groupe est obsédé par la quête du banger et réussi haut la main son challenge ! C’est donc une course poursuite survitaminée qui nous attend et elle ne laisse pas une minute pour souffler.

@sandra_ebert
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Adult DVD : Nouvelle obsession unlocked
Ici, Adult DVD est encore un secret de niche qui se partage. Au UK en revanche, le sextet a déjà commencé à se faire un très joli nom et ce, grâce à ses performances lives hors normes. Evidemment la presse s’emballe et les comparaisons pleuvent dont celles avec les immenses LCD Sound System. Mais pas seulement, Outre-Manche, les médias y retrouvent l’aura de Fontaines D.C. dopés à l’électro. Entre niche et mainstream donc. Au festival The Great Escape (Brighton) et à SXSW (Austin), les festivaliers se déployaient en masse pour venir assister à leur performances hallucinantes. Et avec raison, la formation est taillée pour le mosh pit et promet un moment d’euphorie collective. Avec des hits comme « The Steaks are High », ses phrasés et ses rires calculés, l’opus laisse présager des concerts inoubliables et très cardios.
Un album jubilatoire
Les premiers émois sur EP, la découverte de sons qui retracent un quotidien laissaient entrevoir le meilleur. L’essai se confirme donc sur album. La track list se déguste comme une grande fête peuplée de morceaux où le génie la dispute à l’euphorie. Il aura fallu attendre deux ans suite à la sortie de l’EP Next Day Shipping pour pouvoir s’en mettre plein les oreilles. Le coffre blindé, nos acolytes prennent les routes à toute allure et servent une galette qui vaut son écoute de bout en bout. Bordélique vous dites ? C’est fort possible. Heureusement le très sérieux studio Peter & Paul à Sheffield (la ville d’Arctic Monkeys) est là pour cadrer le tout. La pochette en elle-même et ses couleurs criardes à la Romance donnait déjà le ton. Objets en bordel qui s’entassent : lunettes, dés, voitures viennent jouer la carte de la saturation des couleurs. Tout comme l’opus qui vient saturer les sons et s’offre une prod aussi précise que jusqu’au boutiste. On a envie de danser à en perdre la tête sur « All I Need » et ce joyeux défouloir pourrait être tout ce dont nous avions besoin. La voix puissante et l’impertinence britannique d’Harry Hanson y est pour beaucoup tout comme le synthé de Greg Lonsdale. Chaque titre y est abrasif, chaotique et forcément puissant. L’acide house, le synth-punk et la rave UK 90 s’y disputent la première place. On pense d’affilée aux Chemical Brothers, à Sleaford Mods et à Fat Boy Slim alors que les titres ont tous l’immédiateté du single. Un concentré d’énergie à se prendre donc en pleine face pour enfin réveiller cet automne qui peine à décoller. God saves the Handbangers !
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