
Les titres, nous avons coutume de les choisir. Mais pas avec Theodora, on ne discute pas avec la boss, on lui obéit lorsqu’elle donne ses consignes. Alors, tout naturellement, lorsqu’elle donne en début de set sa nouvelle définition de la soirée rappelant que ce soir c’est We Love Boss Lady, on l’écoute et renomme tout, nos articles et fichiers à l’unisson de cette revendication. D’autant plus qu’elle est hautement pertinente. Passée de la petite scène du festival à la Main Stage ( la scène de la prairie) en seulement un an, la chanteuse a relevé tous les défis. Le devant de scène est plein à craquer. D’un public varié, aussi fasciné par la boss que venu s’amuser.

Theodora : la queen de We Love Green
Theodora s’offre un immense décors, aussi fou que ses compositions et son personnage. Sublime dans sa tenue qui pourrait bien faire penser à une Poison Ivy, elle s’impose. Son aura envahi le festival. La boss veut faire le show et elle le fait parfaitement. Lorsqu’elle lance les festivités sur « 243 KMH » tout le monde chante. Chaque mot. Sans exception. Voilà qui sera vrai sur la totalité d’un concert survolté et peuplé de quelques feats : Meryl, Disiz et D-Juno viennent ainsi se greffer à une grande fête populaire.

Si « Big boss lady » est interprété tel un hymne en deuxième position de sa set-list, « KONGOLESE » lui permet plus tard de rappeler qu’elle est aussi « Une congolaise née ici ». Ses racines, sa défense des femmes dans chaque gestes et propos peuplent un univers festif, immense et puissant. Fait rare en concert, lorsqu’elle décide de traverser la foule elle indique qu’une chose est certaine : « On va pas se toucher ». Elle traverse alors tout le public pour chanter avec ses fans sans que personne ne la touche. Theodora, on la respecte, elle décide, on dit oui. Et surtout, elle a raison, Billie Eillish elle-même le racontait, les chanteuses peuvent subir les gestes déplacés dans le public. Au milieu de gros artifices, les morceaux défilent à toute allure. On danse autant sur « Des mythos » que « Go » ou « Spa ». D’autant que les chorégraphies de ses danseurs et les siennes sont calibrées à la perfections. Impressionnantes, festives, elles semblent aussi spontanées que travaillées. L’univers de Theodora, son immense succès, sont autant de bouffées d’air frais dans un paysage qui ne demande qu’à se renouveler. La clé de son succès tient surement autant à une personnalité puissante qu’en des écritures de titres simples, hyper accessibles et qui viennent percuter le plus grand nombre. L’enchainement final de son concert d’une heure et quart sur « ZOU BISOUS », « Miss Kitoko » et « Fashion Designa » fonctionne divinement. La chanteuse en profite par ailleurs pour présenter et remercier l’immense équipe qui l’accompagne. Alors que cette grande fête continuera de chauffer longtemps les coeurs de celles et ceux qui y étaient, on te fait revivre en photos ce moment survolté et on t’envoie quelques ZOU BISOUS.
MIKI à l’Elysée Montmartre – Jeudi 19 mars 2026 – Galerie photos
A l’occasion de la deuxième date de sa série de trois concerts à Paris ,…
Oklou et Theodora : grandes gagnantes du Prix Joséphine 2025
Il est en France une tradition de prix décernés par l’industrie dont la justesse des…
Zaho de Sagazan : Symphonie en ombres claires pour un dernier Olympia (report du 16/09/25)
Il est des artistes que l’on porte particulièrement dans nos coeurs. Pour leur répertoires, certes,…








