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Prudence – offenses

Prudence vous la connaissez déjà, sûrement sans le savoir, puisqu’il s’agit du tout nouveau projet de l’époustouflante Olivia Merilahti connue pour être le voix de The Do. La tornade brune s’était fait la solide réputation, à raison, d’être une bête scénique hallucinante tandis que sa capacité à construire des morceaux sublimes n’avait jamais été remise en question. Aujourd’hui en solo, il y avait tout à parier que la même qualité soit au rendez-vous. Un pari gagné alors que la chanteuse dévoilait un premier extrait de son premier album “Be Water” disponible depuis le 4 novembre. Intitulé “Offenses”, le morceau, en français et anglais dans le texte, profite de la voix atypique de son interprète mais s’aventure dans un renouveau face à ses premiers essais dans la musique. Le ton est grave, les accords envolés, le refrain accrocheur cristallisé par la voix  de son interprète. Grand public, le morceau a la force que l’on connaissait au duo. Ce nouveau projet qui se décline déjà en 5 titres s’offre des revirements musicaux façon grand huit où morceaux dansants (More Love notamment repris avec Kiddy Smile) donnent le change à des titres viscéraux à l’intensité et à la profondeur palpables. Avec Prudence, la musique est organique et se ré-invente. Une très belle façon de faire ses premiers pas seule. Découvrez notre critique de ce premier EP.

Süeur – Bad

Süeur a la rage. Le  groupe qui rend rock le rap (à moins que ce ne soit l’inverse ?) est en bad. “La fureur me rend taré” scande la formation de Théo Cholbi qui n’hésite pas à remettre quelques seconde du discours d’Emmanuel Macron sur la difficulté de la jeunesse face aux mesures prises pour lutter contre le CoronaVirus dans ses premières notes. Une détresse qui peine à être entendue à l’échelle nationale qui préfère encore accabler une jeunesse qui subit le virus voyant son présent (et ses meilleur années) tout comme son possible avenir sacrifié. Accablée, délaissée, maltraitée, elle peine à être visible. Süeur tient à mettre des mots dans la bouche de ceux qui ne peuvent que lascivement attendre d’avoir le droit de (re)vivre à défaut de survivre. Avec justesse, la troupe tord les boyaux rappelant que la rage qui se dégage de cette période flirte dangereusement avec la dépression. Pour habiller ce titre actuel, le groupe dévoile quelques images de lives à public restreint, rase son chanteur comme Britney Spears, dévoile son intimité, se fait la voix à coup de refrain rentre-dedans d’une génération perdue. Ecologie, virus, perspectives d’avenir, voilà un cri du coeur coup de poing nécessaire pour laisser sortir les maux violents qui l’habite. Toute guerre sacrifie sa jeunesse, la génération “Fight Club” est terminée, la nôtre n’est plus uniquement spirituelle.

Magenta – boum bap

Magenta vous les avez connus sous le nom de Fauve. Ce n’est un secret pour personne. Pourtant si le collectif a choisi de se reconstruire sous un nouveau nom, c’est aussi et avant tout pour entièrement se redéfinir. A coup de sa force lyrique, tournant la page sur sa jeunesse désabusée, le collectif traite d’une détresse de trentenaires bien encrés dans leur âge. Si le rap phrasé est toujours de la partie, le tempo lui change radicalement se faisant suave, dansant, électro comme ça avait été le cas sur le morceau Assez. Un parti pris que l’on reconnait d’ailleurs dès l’introduction du titre. De Fauve le collectif garde le franc-parlé mais aussi le visage dans l’ombre profitant d’un anonymat pour universaliser son message. C’est d’ailleurs à visages cachés que le groupe dévoile ce clip à la dominante rouge et noir qui suit une histoire d’amour entre collègues. Fauve a été la voix d’une génération, cette dernière a grandit et c’est aujourd’hui vers Magenta qu’elle peut se tourner.

Pépite – Mirage

Dire que l’année manque de douces rêveries et de moments de légèreté reviendrait, nous sommes d’accord, à se jeter à pleine puissance sur des portes grandes ouvertes. De fait, dire que nous avons besoin de réconfort, d’horizon, de douceur parait tellement tomber sous le sens qu’il est presque risible de l’écrire. Ce qui l’est moins en revanche, c’est de vous indiquer où trouver en quelques 5 minutes 29 ce réconfort fleur bleu tant désiré. Il se situe comme bien souvent d’ailleurs, au coeur du nouveau titre de Pépite “Mirage”.  Apparemment décidés à faire coller ses sorties aux mois de confinements sans fin, le groupe dévoile ainsi le successeur de “Désert” lui-même sorti en avril. Avec ses accents à la Michel Berger,  sa poésie à la Christophe, le groupe navigue sur des riffs solaires, évoque le mouvement et la nature en quelques accords, s’envole dans ses refrains. Pépite c’est le soleil, c’est le voyage, à porter d’oreilles en attendant de pouvoir les emporter avec nous dans de futurs périples à travers le Monde dès qu’il recommencera à tourner.

JakE Bugg- All I NEED

Et d’un nouveau single pour l’excellent Jake Bugg à qui l’on devait l’iconique et profondément rock “Lightning Bolt” publié en 2012. Le britannique de 26 ans, qui compte déjà 4 albums à son actif n’hésite pas à constamment se renouveler et se re-créer.  En mai 2020, le petit génie présentait “Saviours of the City”,  une ballade rock très joliment écrite en amont de la sortie de son nouvel opus prévu pour 2021. Celui-ci devait d’ailleurs s’accompagner d’une tournée mondiale, mais reste à découvrir si 2021 autorisera les concerts – Allo les pogos, les mouvements de foule, la bière dans des eco cups vous nous manquez, c’est d’ailleurs tout ce dont j’ai besoin. Pour Jake Bugg, le besoin a en croire son nouveau titre “All I need” se situe au coeur de combats et de passion. Pour sa mise en forme, le musicien choisi de jouer sur une rythmique forte et répétitive, un refrain calibré et un rock accessible et joyeux. Une dose de bonne humeur face à la morosité ambiante.

Wax Tailor- Misery (Feat Rosemary Standley)

Changement d’ambiance avec le sublime nouveau clip de Wax Tailor qui n’hésite pas à dénoncer une société déshumanisée à coup d’ambiance post-apocalyptique peuplée de visages couverts par des smileys. Les paroles de ce “Misery” feat Rosemary Standley (l’incroyable voix de Moriarty) sont scandées tels les slogans d’une manifestation. Pauvreté, désespoir, quartiers difficiles, société morose, tout y passe alors que le clip dépeint une société dystopique où surveillance et autoritarisme sont de mise. Les émoticones sur les visages des habitants de cet état où le droit est bafoué sont la représentation d’une prédominance des réseaux sociaux où l’humain et ses nuances sont gommés. Entièrement réalisé en motion design par Berkay Turk, cette vidéo glaçante agit comme le miroir obscure de notre réalité et s’avère aujourd’hui essentiel. Cette atmosphère pesante se dégage également de ce titre à la construction parfaite où hip hop et électro se côtoient. Un titre poignant, une réussite absolue, à écouter en boucle.

Apre -I Know I’ll find it

Duo anglais formé en 2018, APRE connait bien les codes de la pop alternative. Le groupe sortait début novembre son album “All in my head”. Un premier projet long format pour les compères qui s’étaient fait repérés dès leurs débuts avec le titre “All Yours” dévoilé sur leur premier EP. La capacité tubesque de nos voisins britannique est connue et APRE n’échappe pas à la règle avec ce “I know I’ll find it” bordé de riffs bien écrit, porté par un refrain puissant et fédérateur. Le duo pourrait bien être composé des dignes rejetons des frères Gallagher d’Oasis. Tout comme ces icônes absolus, APRE sait écrire des morceaux construits qui entrent facilement en tête tout en exacerbant les émotions. Ce tourbillon pop s’invite comme un hymne à vivre, avancer, garder l’espoir. Et l’espoir n’est-il pas aujourd’hui difficile à concevoir ?  Il existe dans les paroles répétées d’un bon morceau pop, alors que les mots appuyés s’enchaînent et donnent corps à un message universel. God save la pop britannique!


Prudence Be Water

Prudence présente son univers avec un premier EP “Be water” qui met la barre très haute !

Mais qui est Prudence ? Sous ce mystérieux nom de projet se cache Olivia Merilahti, la…

extrait du clip chance de magenta et vendredi sur mer

Qu’est-ce que l’essentiel ? Magenta répond à nos questions

Alors que la France sortait doucement de deux longs mois de confinement, nous avons posé…

Pépite: Voyage, voyage à la Cigale de Paris

Nous sommes le 9 octobre 2018, du moins c’est ce qu’indique le calendrier. Pourtant lorsque…

Structures musicSeuls les anglais et les américains savent faire du vrai rock? Les guitares électriques ne sont plus branchées si l’on en croit Le Monde ? Pour être qualitatif aujourd’hui, il faut du synthé et de l’électro ? Voilà une sélection de petit frenchies qui vont démonter une à une ces idées. Rock is not dead et sa renaissance se trouve dans l’Hexagone ! Promis, il y en aura pour tous les goûts.

Normcore: du rock californien à la sauce 90’s

Nostalgiques ? Vous aimez le rock US des années 90 ?  Alors pas de doutes, vous allez adorer Normcore. Formé à Montreuil en 2014, le groupe sait varier les plaisirs  et évoque avec finesse la scène indie rock alternative de ces années aujourd’hui si cotées. Comparés avec justesse aux inoubliables Weezer et même à Pavement, qu’ils citent volontiers, le combo revient en avril 2019 avec un nouvel EP ” Six Pack”. Au programme des riffs qui sentent bon le soleil et qui donnent envie de bouger nos popotins sans jamais nous prendre au sérieux. Et puisqu’en plus, la troupe propose un live survitaminé maîtrisé où règne la bonne humeur et les blondes bien fraîches, comme pourront en témoigner les spectateurs du Black Star à Paris, il ne vous reste plus qu’à vous laisser tenter. Normcore a délocalisé la Californie à Paris, le temps de 6 titres.

Booze Brothers : pour les amoureux de punk celtique

Le rock anglo-saxon, il trouve aussi ses racines dans les mélodies traditionnelles… à la sauce punk. Si Dropkiks Murphys sont les représentants de ce courant dans le monde, les Booze Brothers, eux le sont chez nous. Le groupe n’a d’ailleurs rien à prouver à personne puisqu’il fêtait ses 20 ans au mois de mars avec la sortie de “The Lemming Experience”.  Au programme, du punk rock celtique bien senti qui fait pogoter dans les pubs comme sur les plus grandes scènes de festivals.  Vous pouvez écouter leur discographie les yeux fermés, ou vous barder de tous vos plus beaux vêtements à motifs à trèfles puisque loin d’être simplement l’un des coups de coeur de la rédactions les Booze Brothers ont déjà conquis le coeur de Gogol Bordello, Lofofora et Millencoline pour qui ils ont ouvert.  Instruments traditionnels, voix puissante et guitares électriques, voilà la recette du meilleur des cocktails.

La Vague mélange les genres et en invente

Vous pensez qu’on a fait le tour des possibles dans le rock ? Qu’on a déjà tout entendu ? Qu’il n’est plus possible d’y être créatif ? C’est parce que vous ne connaissez pas encore La Vague. Le duo survolté sublime le genre, le tord, le recrée, lui invente de nouvelles formes. Pour se faire, il mélange des influences orientales à l’aide d’un tambour japonais à des rythmiques hypnotiques. Une fois pris dans les rouleaux de La Vague (ce jeu de mot devrait nous ouvrir des postes de rédacteurs dans toute la presse quotidienne régionale existante), impossible d’en sortir. Et pour cause, son incroyable leader, Thérèse fascine grâce à sa voix puissante. Secondée par le beaucoup trop talentueux John, le groupe sait communiquer en direct avec votre cerveau. Impossible de ne pas répondre à ce chant de sirène et de ne pas vouloir en écouter toujours plus. Une expérience puissante comme un ras-de-marée à vivre d’urgence en concert. Et promis j’arrête les jeux de mots.

Steve Amber: de l’indie rock psyché maîtrisé

Cette sélection fera plaisir aux amoureux de tous les courants rock, c’est une promesse et une promesse ça se tient. Puisque friends don’t lie, on le sait, on a aussi regardé Stranger Things. Pour tenir cet engagement, il est plus que temps de faire plaisir aux amoureux de l’indie rock psyché britannique avec Steve Amber. En concert le groupe, qu’il serait facile de comparer à Radiohead, puisqu’il faut comparer pour situer, subjugue. Les quatre jeunes membres de cette formation hybride ont déjà tout des (plus) grands. les finalistes du Grand Zebrock 2019 proposent une expérience sensorielle, un moment puissant, prenant, qui fait sauter, rêver et voyager et ce en live comme sur leurs 5 titres enregistrés “From A temple on the hill”. Un temple vous dites? Pas de doute, le culte de Steve Amber fera vite parler de lui.

Structures : new wave magistrale

S’il existe un gage de qualité pour les apprentis musiciens, c’est bien de faire parti des Inouïs du Printemps de Bourges. En 2019, n’en déplaise au Monde, le tremplin s’offrait une session de jeunes rockeurs tous plus talentueux les uns que les autres. Parmi cette brochette inoubliable, Structures arrive en tête des coups de coeurs. Et c’est bien normal, avec un show magistral, les compères oscillent entre un punk bien senti et une new wave salvatrice. Il y a du Joy Division dans leurs notes, auxquelles se mêle l’insouciance créatrice d’une jeunesse folle. Quelque part, alors qu’on l’écoute avec attention, le groupe devient le messager d’une grande nouvelle. Il est encore possible en 2019 d’être talentueux et insouciant, de grader l’attitude des rockeurs d’un autre temps, d’être sérieusement bon sans se prendre au sérieux. La musique comme un filtre de jouvence, c’est ce qui était promis et ce que des artistes comme Structures s’évertuent à rendre vrai. Leur EP Long life” est déjà disponible.

Telegraph : la claque indie folk rock

Vous vous en souvenez peut-être. En 2009, Orange diffusait une publicité qui expliquait qu’un mot pouvait avoir plusieurs significations. Parmi eux, le mot claque désignait à la fois le geste et la sensation face à une oeuvre d’art puissante. L’écoute de l’incroyable “Broken Bones” de Telegraph ainsi que le visionnage de son clip sous forme de court-métrage ne manquent pas de rappeler la seconde interprétation de ce mot. Il faut dire que le frangins Julien, Mathieu et Maxime tapent très fort. Puissant comme ont pu l’être les meilleurs singles de Blink 182 qui auraient croisé la bande d’Imagine Dragons, les mélodies de la fratrie oscillent entre indie rock, pop, électro et n’hésitent pas à emprunter à la soul comme à l’urbain. En sort un contenu explosif, vibrant, une lettre d’amour puissante à la musique qui n’hésite pas à aborder des sujets d’une importance capitale: se battre pour le monde qui nous entoure. Tout un programme qui vous fera écouter à n’en pas douter les morceaux de Telegraph le doigt sur le touche repeat.

We Hate you please Die : scream paritaire 

Comme leurs copains de Structures, We hate you please die font partie de la sélection 2019 des inouïs du Printemps de Bourges. On vous l’avait prouvé avec La Vague, le rock peut aussi séduire lorsqu’il est porté par une femme. Ici, l’énergie de la fibre féminine de la formation est sublimée par les parties screamées portées par son acolyte masculin. En ressort une énergie brute, à fleur de peau et impossible à maîtriser. Cette transe improbable sait porter la détresse froide de moments screamés qui transpercent le coeur comme l’énergie débordante du punk garage qui appelle aux pogos. En sort des prestations folles, hypnotiques, enragées et des morceaux qui marquent le corps et l’esprit. Du haut de ses 24 ans de moyenne d’âge et avec à son actif un premier album Kids are lo-fi sorti en octobre 2018, le groupe donne un souffle de modernité à un courant qui vivait sur ses acquis. Hypnotisant!

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30 day – song challenge, la playlist de la rédac (à toi faire la tienne)

    Des challenges sur Internet, il en existe beaucoup. Ils tournent sur nos réseaux…

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C’est la rentrée! En voilà une phrase bien déprimante qui ne fait pas plaisir à…

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