Tag

Interview

Browsing

Pochette Album Roni Alter 2019

Nous avions découvert Roni Alter il y a quelques mois, lors du festival MaMA 2018. Son concert intimiste et touchant, au phonomuséum nous avais particulièrement marqué. Et à raison !

2019 sera peut être l’année de sa consécration avec sa nomination aux victoires de la musique et la sortie de son nouvel album.

Il était évidant de vouloir rencontrée Roni Alter avant son concert aux Printemps de Bourges.  Un moment dans sa loge, qui nous a permit de parler de ses racines, de la genèse de son prochaine album, des raisons de sa reprise de PNL et de sa vision de la musique.

Questions : Philippine Berda

Texte, vidéo, montage : Kévin Gombert

Nous avons rencontré Fakear, alors que les sonorités de NEMIR commencent à raisonner sur la scène Biloba pour le dernier jour de Terres du Son.All Glows, son nouvel album est sorti il y a quelques semaines et le musicien se produit pour la deuxième fois ici. Avec lui on parle de son actualité,  de spiritualité,  de la création de son dernier album, et  de ses featurings.

 

Rencontre décontractée avec le jeune prodige de l’électro français.

Interview de Fakear - All Glows - Pop & Shot

 

A l’occasion de la sortie de leur nouvel album Distractions le 2 mars 2018, Pop&Shot à rencontré Fab et Frannie, les deux femmes du groupe Québécois Random Recipe.

Un entretien, ou plutôt une discussion libre, inspirée et inspirante. On à parlé de musique (bien sûr), des femmes et de féminité et même de règles. Oubliez vos tabous, avec Random Recipe, on parle de tout et on en parle bien.

Random Recipe nous rejoint dans un café charmant, elles débarquent avec une bonne humeur incontestable. Fab et Frannie ont la capacité, en à peine 5 minutes, de vous faire sentir comme une bonne copine. Cette générosité, on la retrouve d’ailleurs dans leur dernier album.

random recipe

Votre dernier album est sorti il y à 5 ans. Qu’est-ce que ces 5 années vous ont appris et apporté à ce nouvel opus ?

Frannie : Pendant ces 5 années on a continué à travailler et on à fait des tournées dans des pays aux influences plus chaudes, plus festives comme le Mexique ou le Brésil. C’est d’autres émotions que quand on joue en France ou au Québec.

On a aussi beaucoup réfléchi aux raisons pour lesquelles on ferait un autre album. Ca a assis notre réflexion. On à enrichi l’effervescence des 2 premiers albums de manière plus posée.

Distractions à été travaillé de manière architecturale, que se soient les détails, les paroles, les arrangements, les sons à travers les collaborations notamment.

Fab : 5 années, ça fait du bien. On a aussi réfléchi aux buts qu’on voulait se donner, à l’identité de Random Recipe. On à voulu faire du « slow cooking ».

Frannie : Et puis quand on était avec un label, il fallait que tout se passe maintenant. Avec Distractions, on a vraiment pris le temps de faire quelque chose qui nous ressemble.

Votre musique à quelque chose d’explosif mais les 5 années de réflexion autour de Distractions font que l’on ressent une organisation des sons méthodique. Est-ce  l’occasion de revisiter vos sons en concert ? 

Fab : On reste toujours authentiques. On a toujours eu une présence humaine, la scène permet de libérer tout ce qu’on renferme pendant les enregistrements où l’on doit se canaliser parce que l’espace du studio ne permet pas d’être autant en mouvement.

Frannie : C’est sûr que ça reste un show de Random Recipe, on est un groupe de scène. Pour un public qui ne nous a jamais vu en spectacle, on renvoie quelque chose d’assez fort, aussi parce qu’on est des femmes qui incarnent et qui vivent de façon très puissante. ça nous permet de libérer un tas de choses. Alors que les albums pour nous ça à toujours été dur à faire.

Fab : En fait en studio on essaye toujours de garder en tête la folie qu’on a sur scène. Mais dans l’album on touche aussi à toutes sortes d’émotions, plus dark, plus sombres, plus dansantes ou tranquilles mais ça reste toujours Random Recipe.

Sur cet album on trouve 3 featurings, comment ces nouvelles femmes ont-elles trouvé leur place au sein de votre trio? 

Frannie : Pour Distractions on a fait appel à 14 collaborateurs extérieurs et en fait c’est un peu ça qui a  sauvé le groupe.  Il y a quatre ans, un membre du groupe est parti, il apportait beaucoup aux arrangements. Quand on à attaqué Distractions, il manquait quelque choses sur chaque chanson.
On s’est intéressées à la démarche des femmes dans la musique parce que c’est ce qui nous a motivées à faire le nouvel album. On a voulu les intégrer et les emmener dans notre univers parce que ça cassait nos dynamiques habituelles. On les a vraiment considérées comme nos sauveuses, on les a choisies. Elles ont leurs carrières, leur propres réflexions qui est différente des nôtres alors c’était intéressant pour elles de se confronter à notre style. Ca leur à permis de créer des choses qu’elles n’auraient jamais fait en restant dans leur style.

Ca nous à ouvert aux idées des autres.

Fab : Ce qui enrichie quand on collabore c’est quand on réfléchit à qui on est. Pour le premier album, on était spontanées, on était très jeunes et on ne savait pas ce que serait la suite. On a commencé à vouloir savoir qui on était quand s’est mises à parler du deuxième album parce qu’il fallait qu’on comprenne quelle était notre place.

Aujourd’hui, on connait nos points forts et nos points faibles et on savait de quoi on avait besoin pour choisir nos collaborateurs.

“Aujourd’hui la femme peut être plurielle dans son identité musicale”-Frannie

 

Vous parlez souvent de l’identité de la femme dans l’industrie musicale, qu’est-ce que vos 10 ans d’expérience vous ont appris sur sa place ? 

Frannie : Ca change, pour le mieux ! Il y a des pays dans lesquels on a fait des festivals qui appliquent la parité 50/50 depuis déjà deux ans en Amérique Latine alors qu’on en parle seulement maintenant en Europe. On voit des regroupements comme le festival FEM (Femmes en Musique). Il y a réellement quelque chose qui change parce qu’on en parle et parce qu’il y a des réseaux de femmes qui se créent.

Les femmes commencent à collaborer entre elles alors qu’on a longtemps été mises en compétitions. C’était rare de voir une femme qui était autre chose que chanteuse alors qu’aujourd’hui la femme peut être plurielle dans son identité musicale. Ça créait vraiment l’isolement. Alors que les hommes s’invitaient à chanter ensemble.

Ca pousse aussi les femmes à proposer des produits artistiques et des offres radicalement nouvelles pour se démarquer.

Aujourd’hui, on commence à sentir l’entraide, on se soutient sur les réseaux ou dans nos chansons.

Comment le message féministe est perçu par les hommes qui travaillent avec vous ? 

Frannie : Très bien ! En fait les gens qui travaillent avec nous et qui nous entourent sont féministes. Mais le mot « féministe » est très différent au Québec et en France, on n’a pas la même définition.

Fab : C’est inspirant, pour les hommes comme pour les femmes de voir des femmes créer avec leur énergie différente. La femme du troisième membre du groupe apporte beaucoup de soutient à sa femme qui est auteur compositrice. Les hommes avec qui on travaille savent ce que c’est une femme et c’est con mais on peut parler des choses banales, comme quand t’es dans la semaine « ça va pas trop », que ça va pas, t’as plus besoin de te cacher et de te taire.

Frannie : On m’a déjà demandé si je m’étais sentie brimée en tant que femme. Et j’étais genre « si tu savais ! ». Si j’avais toujours vu des femmes aussi énergiques, j’aurais été 100 fois meilleure.

Si toute ma vie je m’étais confrontée à ces femmes qui n’ont peur de rien comme en Amérique Latine, qui savent tout faire (même en terme de technique), j’aurais cherché à être plus bagarreuse et à aller encore plus loin dans ma proposition musicale.

Vous parlez beaucoup de vos débuts, d’il y à 10 ans. Si vous pouviez glisser quelques conseils aux vous d’il y à dix ans, quels seraient-ils ?

Fab : Moi j’ai aimé notre parcours, j’ai trouvé qu’on avait un bel équilibre de curiosité, de naïveté, d’enthousiasme et de courage.

Frannie : Tout cet apprentissage était important et même s’il y à des choses que je voudrais oublier, je ne les ferais pas différemment. On est quand même un groupe qui est allé en thérapie de groupe (rires) mais c’était comme nécessaire.

Fab : Toutes les erreurs, tous les doutes, c’est ce qui permet de s’améliorer et parfois il faut se lancer dans des trucs. Si on n’essaye pas, on ne goute pas à la vraie saveur. Pour faire de la musique, il faut être curieux et patient. La longévité c’est pas facile à avoir.

Frannie : On est un groupe qui à traversé plein de chose qu’on aurait pu éviter. Quand je rencontre des jeunes groupes, je leur donne des conseils pour qu’ils évitent ces étapes, je leur dit de ne  pas chercher de label, de passer directement à l’auto-production. Si je donnais ces conseils à la jeune fille de 20 ans que j’étais, je ne me serai jamais écoutée.

Fab : La musique ça va tellement vite, on ne sait pas comment ça va évoluer.

Frannie : Nous quand on a commencé, Facebook et Instagram n’existaient pas comme moyen de promo et pourtant on remplissait nos salles de concert parce que c’était des gens qu’on rencontrait physiquement dans des bars et puis le bouche à oreille faisaient le reste.

Il y a ce truc là aussi que les gens que tu rencontres dans la rue ne vont pas t’oublier. Les gens qui ont entendu ta musique dans une playlist sur Spotify, dans 5 mois ils ne t’écouteront plus.

Pour voir ce groupe explosif en vrai, on vous donne rendez-vous le 2 mai 2018 au Supersonic, vous ressortirez riche de cette ambiance solaire que les trois membres du groupe dégagent (en plus, l’entrée est gratuite).

Distractions est disponible depuis le 2 mars 2018.

Random Recipe - monsters&swords

 



Therapie Taxi pochette album hit sale 2018

Alors que Hit Sale, le premier album de Thérapie Taxi est sorti le 2 février 2018 chez le label Panenka Music, retour sur une interview avec la formation qui sera présente pur la seconde fois sur le Printemps de Bourges 2018 L’occasion de parler dOrelsan, de phoques, de drogues, de consommation d’albums en 2018 et de lancé de kippas. Découvrez sans plus attendre ce moment WTF?

 

  • Pop & Shot : Cette année vous serez à nouveau présents au Printemps de Bourges, c’est cool pour vous ?

Raphaël– C’est vraiment cool d’y être. C’est peut être le truc le plus cool qui me soit arrivé depuis… Depuis ma bar-mitzvah ! (rires du groupe).

 

  • P&S : Et c’était quand ta bar mitzvah du coup ?

Raphaël: Ben c’était hier. (rires) Les bons événements s’enchaînent. Clairement, je suis dans une bonne semaine. La circoncision est déjà passée. Donc du coup on est sur une bar mitzvah puis le Printemps de Bourges donc ça peut être sympa.

 

  • P&S: La bar mitzvah devait être plus sympa quand même

Raphaël: C’était très cool mais le Printemps de Bourges est pas encore passé et comme j’ai ramené des kippas donc je vais balancer des kippas pendant le concert ! Open kippas ! On essaie vraiment de combattre l’anti sémitisme à notre niveau. Stop ! Arrêtez de faire chier les feujs, ils ont vraiment bouffé quoi !

“Ouais on faisait des fucks dans les phoques”

  • P&S: Avant vous faisiez quoi ? Vous balanciez de l’eau bénite ?

Raphaël: C’est ça ! On s’est occupés de tout le monde ! On a commencé par les bouddhistes puis à un moment donné on a un peu dérivés, on a fait les phoques, les trucs comme ça, les animaux ça n’a pas trop marché. Puis on est revenus au basique religieux.

 

  • P&S: Un phoque ?

Renaud: Ouais on faisait des fucks dans les phoques

Désapprobation générale à base de Pwouah

Raphaël: (tachant de reprendre son sérieux) L’idée était vraiment de sensibiliser les gens à la cause des phoques quoi.

 

  • P&S: Et le fait de fucker des phoques ça a marché ?

Raphaël: (rires) Ouais ! Que pour Renaud hein ! Y’a que Renaud que ça excite, c’est le seul!Sinon on est tous très sains.

(Petite pause technique ou nous échangeons sur le pourcentage de vote Mélenchon à Paris, le 18ème arrondissement, les conquêtes amoureuses de Raphael)

 

clip "Hit sale"

  • P&S: Et du coup, c’est parce que tu vis à Pigalle, que vous avez sorti le titre « Pigalle » ?

Raphaël: Pigalle c’est juste l’histoire de moi et mes potes commençant à Pigalle et effectivement ça a un lien, étant donné que ça fait quatre ans et demi que je vis à Pigalle, je sors avec mes copains et je fais pleins de conneries. Et, du coup, j’avais envie d’écrire une chanson là dessus.

Felix: Et de faire un clip pour illustrer la jeunesse…

Raphaël:  Exactement ! Le clip c’est moi et mes potes qui font la teuf quoi.

Renaud: C’est sans filtre !

Raphaël : #nofilter. Ce qui  n’est pas vrai, vu qu’on a mis beaucoup de filtres de saturation. Mais du coup, c’est l’histoire de Pigalle qui est résumé dans le clip. Et d’ailleurs je suis le réalisateur du clip.

 

 

  • P&S: Tu as réalisé d’autres clips ?

Raphaël: On a co-réalisés « Salope » avec Renaud. Quel est ton avis d’ailleurs Pop sur la chanson ?

Renaud: et ensuite on demandera l’avis de Shot.

  • Pop: Une histoire d’amour-haine,non ?

Raphaël: ok,ok . Et toi Shot ?

  • Shot: Ouais le coté Amour-Haine. La haine que tu peux avoir pour l’être aimé une fois que c’est terminé.

Raphaël: C’est pas mal ça Shot ! Je crois que le truc basique était un peu comme disait Shot et qu’ensuite … Je pense que c’est très bien résumé : l’accumulation des insultes qui sont en fait des accumulations de preuves d’amours, de pouvoir dire « Je t’ai tellement aimé, tu m’as tellement fait mal, faut que ça sorte ! »

Renaud : Et puis ça parle aussi des phoques sur le dernier couplet… (Rires)

 

“Je pense qu’il y a une jurisprudence Orelsan maintenant, qu’on a vu que c’était un artiste à part entière, qu’on l’aime ou qu’on l’aime pas…”

P&S: Orelsan, qui sera aussi à l’affiche de Bourges cette année. Il y  avait déjà chanté il y a quelques années, à l’époque du scandale concernant « Sale pute » avant de se faire censurer…

Raphaël: Je pense que ça nous arrivera pas. Je pense qu’il y a une jurisprudence Orelsan maintenant, qu’on a vu que c’était un artiste à part entière, qu’on l’aime ou qu’on l’aime pas…

Renaud: Il a peut être déblayé l’allée aussi…

Raphaël: Au delà de ça, je pense que le propos de notre chanson est autre aussi.

 

  • P&S: Comment vois tu le propos de « Sale pute » d’Orelsan ?

Raphaël: Ouais c’est vrai que c’est un peu pareil finalement ! (rires) Sauf que nous, on donne la parole aux femmes !

Renaud: On est dix ans plus tard aussi

Raphaël: Mais tu as raison : le fond est peut être le même ! Tu viens de me le faire comprendre. Le fond est peut être le même, mais la forme est différente, vu qu’on est en duo avec Adé . Il y a une dualité et cet esprit de confrontation qui est très important. La différence est là. On a même essayé de commencer avec le premier couplet qui serait celui de la meuf. Ça marchait pas trop. Mais l’idée était de dire que sur ce truc là, sur l’amour-haine, il y a une certaine égalité, et qu’une meuf peut dire à un mec : « tu vas bouffer mes tampons » et ça c’est cool.

 

“La drogue fait maintenant partie du quotidien des gens. Il y a dix ans personne prenait de la drogue, maintenant des gamins de Troisième prennent de l’acide.”

  • P&S: Il y a pas mal de chansons qui parlent de drogues, alcool, est ce qu’il y a un message derrière, est ce que ça fait partie de votre quotidien ?

Raphaël: Il y a toujours quelque chose à dire de toute façon. C’est un sujet très intéressant et très vaste. L’humain est un sujet très intéressant et très vaste. Mais par ce prisme là tu peux raconter pleins de choses. Tu peux parler du kiff que ça peut être, comme les questions que ça peut poser sur toi, comme comment tu essaie de t’en sortir ou pas. Il y a pleins de choses à dire. La drogue fait maintenant partie du quotidien des gens. Il y a dix ans personne prenait de la drogue, maintenant des gamins de Troisième prennent de l’acide. Même si tu ne consomme pas, ça fait partie de ton quotidien, tu connais, tu es avec des gens qui en consomme. A l’âge qu’on a, ça coule de source de raconter une soirée en parlant de drogues.

 

  • P&S: Comment vous procédez pour vous composer ?

Renaud: A la base tu as Adé et Raph qui amènent des chansons et après on se réunit tout les cinq avec nos réalisateurs pour les arranger et les mettre en forme, travailler sur les lignes d’accords…

 

 

  • P&S:  Comment se sont déroulés les préparatifs de l’album?

Raphaël: Il y a pleins de questions que tu dois te poser. Aujourd’hui, sortir un album n’est pas aussi simple qu’avant, parce que les gens consomment la musique différemment, parce que sortir un album pour sortir un album, ça ne sert pas à grand chose. Donc, il faut créer de l’attente, il faut savoir comment tu crée de l’attente, qu’est ce que tu mets comme contenu pour être efficace à la fois en tant qu’objet physique et objet digital. Sur le notre on développe les univers posés sur l’EP.

 

  • P&S: Qu’est ce qui fait qu’il y a autant d’univers différents ?

Raphaël: Parce qu’on a pleins de créativité ( rire de Adélaïde ). Et qu’on allait pas se priver. Il y a pleins de choses qu’on est et d’énergies différentes. Il y a des chansons comme celle de Coma et d’Adéna, ou on a travaillé les textes, qui sonnent bien, qui sont agréables à écouter. Et puis tu as d’autres trucs, comme « Pigalle » qui tapent, qui arrachent un peu plus…

Félix: Je pense qu’avec le recul, quand tu écoute nos chansons, que tu nous vois sur scène, tu t’y retrouve, tu comprends que c’est pas un groupe différent qui a composé chaque chanson, qu’elles ont des couleurs qui se nuancent mais que c’est la même came.

 

Pour plus de bons sons vulgaires comme on aime,  façon “Salope”, tu peux aussi retrouver notre playlist vulgaire ici.

Therapie Taxi était présent au Printemps de Bourges 2017 et nous aussi, d’ailleurs si tu veux lire nos mémoires, c’est ici. 

 

Interview: Alexandre Bertrand et Julia Escudero