Terres du Son – J3 : Calypso Rose, Feu! Chatterton et Fakear concluent en beauté la 14ème édition!

L’emblème de Terres du Son

Dimanche 8 juillet 2018 marquait le dernier jour du festival Terres du Son. Au programme, une grande variété d’artistes et d’univers aussi différents que talentueux. Tout cela pour une fin de festival en pente douce ? Pas du tout! Bien au contraire, tant les artistes confirmés ( Calypso Rose, Feu! Chatterton, Fakear) mais aussi les agréables découvertes ( Vox Low, BCUC) ont pu tout donner pour que la quatorzième édition de Terres du Son se termine de la plus belle des manières! Reportage.

Un dernier jour de festival (réussi) comporte toujours un peu de tristesse : dommage que cela soit déjà fini. Mais le plein soleil estival emporte vite le vague à l’âme alors que débute cette troisième et dernière journée d’éco-festival. Et les réflexions s’envolent avec le sens de la fête insufflé par la courte prestation du Villejuif Underground! Le public du Chapit’O, comme souvent au cours de ce festival aura été enjoué et gâté par la prestation qui se jouait sous le chapiteau. Pas le temps d’avoir des regrets, au loin (enfin tout est relatif sur la Prairie) retentit le son de Némir

Terres du Son : Calypso Rose, Némir et Vox Low emportent l’adhésion !

Image officielle de Calypso Rose
@Tout droits réservés

Némir artiste hip hop? Oui mais pas que. Le public du Biloba l’aura bien compris tant la complicité entre l’artiste et les spectateurs aura pu être flagrante, et les réactions de la scène de Terres du Son particulièrement enthousiastes! Mais place au tour de la remarquable Calypso Rose. A 77 ans, la chanteuse de Calypso a une énergie qui ferait palir bon nombre de professionnels ayant l’age d’être ses petits enfants! Avec une douceur incroyable, entre deux chansons, elle aura pu aborder tout autant le nombre incalculable de mariages de l’un de ses musiciens que du sort des domestiques de Trinidad dans les années 60 avant son titre No Madam. Mais surtout Calypso Rose a assuré un show inégalable d’énergie et d’élégance matinées d’ambiance caribéenne invitant au voyage.

Si Calypso Rose nous a fait voyager sans mal dans les Caraïbes, Vox Low aura permis lui de voyager à une époque facilement identifiable : celle de Dépêche Mode. Véritable petite pépite étiquetée post punk-cold wave, Vox Low a continué de faire danser les festivaliers et de les faire participer à cette ambiance de fête permanente qui aura animé toute  cette dernière journée de Terres du Son. Entre temps, la scène Propul’Son aura elle aussi livré une nouvelle pépite avec Lehmanns Brothers, un groupe très énergique, n’hésitant pas à taquiner le public en particulier les personnes assises et dont le mélange de jazz, funk, hip-hop, house et soul aura bien fait bouger le public, nombreux, de Propul’Son.

Terres du Son : Défi relevé pour Feu! Chatterton !

Feu! Chatterton en conférence de presse – Terres du Son 2018

« Jouer notre set en festival est un véritable défi » avait pu dire plus tôt dans l’après midi l’un des membres de Feu! Chatterton. Une des curiosités de cette fin de journée, alors que le soleil commence légèrement à décliner était de voir comment le public de Terres du Son allait accueillir le groupe parisien. Loin des salles intimistes auxquels ils ont pu s’habituer ces dernières années, un public de festival allait-il être réceptif à leur univers? Le suspense n’a pas duré longtemps : Oh Ouiii! Un public enthousiaste a accueilli la prestation de Feu! Chatterton sur la scène de Biloba. La partition d’un dimanche de festival festif a donc continué de se jouer en cette fin de journée. Et la prestation du poète réunionnais Tiloun a œuvré dans ce sens, sur la décidément excellente scène de Propul’Son avec un maloya doux et touchant.

Terres du Son : BCUC et Fakear mettent tout le monde d’accord pour la fin du festival ! 

Les surprenants et virevoltants BCUC sur la scène du Chapit’O de Terres du Son 2018

La grosse claque de dimanche, comme toute bonne claque, on ne l’a pas vu venir. Les sud africains de BCUC se préparaient sur la scène d’un Chapit’O pratiquement désert, alors que le soleil commençait à descendre au niveau des arbres environnants. Pas de costume brillant de mille feux à la Juliette Armanet, pas d’éclairage élaboré à la Lysistrata. Étiqueté Africangungungu, le lecteur nous pardonnera d’avoir eu le sentiment de partir dans l’expectative au commencement de ce set. Monumentale erreur! En une poignée de minutes, le Chapit’O était comble, appâté par l’énergie déployée par les membres du groupe de Soweto et la voix puissante du chanteur Jovi. Tout le long du set, rythmes ancestraux, rock et transe se mêlent en un parfait tout qui envoûte littéralement le public du Chapit’O pendant plus d’une heure. Une véritable découverte que BCUC, en provenance d’Afrique du Sud (pas loin de devenir un pays à suivre après le coup de cœur 2016 : Jeremy Loops).

Mais il était temps du clou du spectacle. Enfin presque clou. Fakear en effet était la dernière tète d’affiche de cette quatorzième édition de Terres du Son. Sur la scène de Ginkgo, l’artiste normand (vu en interview plus tôt dans l’après-midi : #teasing) s’en est donné à cœur joie en proposant un show riche en instruments. En effet, harpe ou bien encore guitares( dont une avec laquelle Théo Le Vigoureux / Fakear a joué quelques notes) étaient au rendez vous pour appuyer le set électro de Fakear. Un set de qualité pour, proche des douze coups de minuits, lancer les derniers instants de cette dernière journée de Terres du Son

Les Thé Vanille auront malicieusement su jouer de leur programmation. « Merci d’être là à Propul’Son et pas devant Fakear » aura lancé la chanteuse du groupe. Un groupe au dynamisme avéré et à l’énergie rock certaine. Une preuve encore que la scène Propul’Son aura réservé d’excellentes surprises et des coups de cœur avérés tout au long de ces trois jours de Terres du Son.  En fin de soirée, partagés entre les quatre scènes du festival, Préoccupations, Molécule, CTRL-Z et Meute fermaient la marche de ce quatorzième Terres du Son. Mention spéciale au premier et au dernier cité. Le premier, pour ne pas avoir démérité sous le Chapit’O malgré un public trop peu nombreux par rapport à la qualité des punks du groupe de Matt Flegel. Et enfin, le dernier pour avoir brillamment clôturé cet excellent festival avec sa fanfare techno prompte à enflammer ce milieu de nuit de juillet…

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