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Prudence – offenses

Prudence vous la connaissez déjà, sûrement sans le savoir, puisqu’il s’agit du tout nouveau projet de l’époustouflante Olivia Merilahti connue pour être le voix de The Do. La tornade brune s’était fait la solide réputation, à raison, d’être une bête scénique hallucinante tandis que sa capacité à construire des morceaux sublimes n’avait jamais été remise en question. Aujourd’hui en solo, il y avait tout à parier que la même qualité soit au rendez-vous. Un pari gagné alors que la chanteuse dévoilait un premier extrait de son premier album “Be Water” disponible depuis le 4 novembre. Intitulé “Offenses”, le morceau, en français et anglais dans le texte, profite de la voix atypique de son interprète mais s’aventure dans un renouveau face à ses premiers essais dans la musique. Le ton est grave, les accords envolés, le refrain accrocheur cristallisé par la voix  de son interprète. Grand public, le morceau a la force que l’on connaissait au duo. Ce nouveau projet qui se décline déjà en 5 titres s’offre des revirements musicaux façon grand huit où morceaux dansants (More Love notamment repris avec Kiddy Smile) donnent le change à des titres viscéraux à l’intensité et à la profondeur palpables. Avec Prudence, la musique est organique et se ré-invente. Une très belle façon de faire ses premiers pas seule. Découvrez notre critique de ce premier EP.

Süeur – Bad

Süeur a la rage. Le  groupe qui rend rock le rap (à moins que ce ne soit l’inverse ?) est en bad. “La fureur me rend taré” scande la formation de Théo Cholbi qui n’hésite pas à remettre quelques seconde du discours d’Emmanuel Macron sur la difficulté de la jeunesse face aux mesures prises pour lutter contre le CoronaVirus dans ses premières notes. Une détresse qui peine à être entendue à l’échelle nationale qui préfère encore accabler une jeunesse qui subit le virus voyant son présent (et ses meilleur années) tout comme son possible avenir sacrifié. Accablée, délaissée, maltraitée, elle peine à être visible. Süeur tient à mettre des mots dans la bouche de ceux qui ne peuvent que lascivement attendre d’avoir le droit de (re)vivre à défaut de survivre. Avec justesse, la troupe tord les boyaux rappelant que la rage qui se dégage de cette période flirte dangereusement avec la dépression. Pour habiller ce titre actuel, le groupe dévoile quelques images de lives à public restreint, rase son chanteur comme Britney Spears, dévoile son intimité, se fait la voix à coup de refrain rentre-dedans d’une génération perdue. Ecologie, virus, perspectives d’avenir, voilà un cri du coeur coup de poing nécessaire pour laisser sortir les maux violents qui l’habite. Toute guerre sacrifie sa jeunesse, la génération “Fight Club” est terminée, la nôtre n’est plus uniquement spirituelle.

Magenta – boum bap

Magenta vous les avez connus sous le nom de Fauve. Ce n’est un secret pour personne. Pourtant si le collectif a choisi de se reconstruire sous un nouveau nom, c’est aussi et avant tout pour entièrement se redéfinir. A coup de sa force lyrique, tournant la page sur sa jeunesse désabusée, le collectif traite d’une détresse de trentenaires bien encrés dans leur âge. Si le rap phrasé est toujours de la partie, le tempo lui change radicalement se faisant suave, dansant, électro comme ça avait été le cas sur le morceau Assez. Un parti pris que l’on reconnait d’ailleurs dès l’introduction du titre. De Fauve le collectif garde le franc-parlé mais aussi le visage dans l’ombre profitant d’un anonymat pour universaliser son message. C’est d’ailleurs à visages cachés que le groupe dévoile ce clip à la dominante rouge et noir qui suit une histoire d’amour entre collègues. Fauve a été la voix d’une génération, cette dernière a grandit et c’est aujourd’hui vers Magenta qu’elle peut se tourner.

Pépite – Mirage

Dire que l’année manque de douces rêveries et de moments de légèreté reviendrait, nous sommes d’accord, à se jeter à pleine puissance sur des portes grandes ouvertes. De fait, dire que nous avons besoin de réconfort, d’horizon, de douceur parait tellement tomber sous le sens qu’il est presque risible de l’écrire. Ce qui l’est moins en revanche, c’est de vous indiquer où trouver en quelques 5 minutes 29 ce réconfort fleur bleu tant désiré. Il se situe comme bien souvent d’ailleurs, au coeur du nouveau titre de Pépite “Mirage”.  Apparemment décidés à faire coller ses sorties aux mois de confinements sans fin, le groupe dévoile ainsi le successeur de “Désert” lui-même sorti en avril. Avec ses accents à la Michel Berger,  sa poésie à la Christophe, le groupe navigue sur des riffs solaires, évoque le mouvement et la nature en quelques accords, s’envole dans ses refrains. Pépite c’est le soleil, c’est le voyage, à porter d’oreilles en attendant de pouvoir les emporter avec nous dans de futurs périples à travers le Monde dès qu’il recommencera à tourner.

JakE Bugg- All I NEED

Et d’un nouveau single pour l’excellent Jake Bugg à qui l’on devait l’iconique et profondément rock “Lightning Bolt” publié en 2012. Le britannique de 26 ans, qui compte déjà 4 albums à son actif n’hésite pas à constamment se renouveler et se re-créer.  En mai 2020, le petit génie présentait “Saviours of the City”,  une ballade rock très joliment écrite en amont de la sortie de son nouvel opus prévu pour 2021. Celui-ci devait d’ailleurs s’accompagner d’une tournée mondiale, mais reste à découvrir si 2021 autorisera les concerts – Allo les pogos, les mouvements de foule, la bière dans des eco cups vous nous manquez, c’est d’ailleurs tout ce dont j’ai besoin. Pour Jake Bugg, le besoin a en croire son nouveau titre “All I need” se situe au coeur de combats et de passion. Pour sa mise en forme, le musicien choisi de jouer sur une rythmique forte et répétitive, un refrain calibré et un rock accessible et joyeux. Une dose de bonne humeur face à la morosité ambiante.

Wax Tailor- Misery (Feat Rosemary Standley)

Changement d’ambiance avec le sublime nouveau clip de Wax Tailor qui n’hésite pas à dénoncer une société déshumanisée à coup d’ambiance post-apocalyptique peuplée de visages couverts par des smileys. Les paroles de ce “Misery” feat Rosemary Standley (l’incroyable voix de Moriarty) sont scandées tels les slogans d’une manifestation. Pauvreté, désespoir, quartiers difficiles, société morose, tout y passe alors que le clip dépeint une société dystopique où surveillance et autoritarisme sont de mise. Les émoticones sur les visages des habitants de cet état où le droit est bafoué sont la représentation d’une prédominance des réseaux sociaux où l’humain et ses nuances sont gommés. Entièrement réalisé en motion design par Berkay Turk, cette vidéo glaçante agit comme le miroir obscure de notre réalité et s’avère aujourd’hui essentiel. Cette atmosphère pesante se dégage également de ce titre à la construction parfaite où hip hop et électro se côtoient. Un titre poignant, une réussite absolue, à écouter en boucle.

Apre -I Know I’ll find it

Duo anglais formé en 2018, APRE connait bien les codes de la pop alternative. Le groupe sortait début novembre son album “All in my head”. Un premier projet long format pour les compères qui s’étaient fait repérés dès leurs débuts avec le titre “All Yours” dévoilé sur leur premier EP. La capacité tubesque de nos voisins britannique est connue et APRE n’échappe pas à la règle avec ce “I know I’ll find it” bordé de riffs bien écrit, porté par un refrain puissant et fédérateur. Le duo pourrait bien être composé des dignes rejetons des frères Gallagher d’Oasis. Tout comme ces icônes absolus, APRE sait écrire des morceaux construits qui entrent facilement en tête tout en exacerbant les émotions. Ce tourbillon pop s’invite comme un hymne à vivre, avancer, garder l’espoir. Et l’espoir n’est-il pas aujourd’hui difficile à concevoir ?  Il existe dans les paroles répétées d’un bon morceau pop, alors que les mots appuyés s’enchaînent et donnent corps à un message universel. God save la pop britannique!


Prudence Be Water

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extrait du clip chance de magenta et vendredi sur mer

Qu’est-ce que l’essentiel ? Magenta répond à nos questions

Alors que la France sortait doucement de deux longs mois de confinement, nous avons posé…

Pépite: Voyage, voyage à la Cigale de Paris

Nous sommes le 9 octobre 2018, du moins c’est ce qu’indique le calendrier. Pourtant lorsque…

White Riot. Dans l’Angleterre de la fin des années 70, en pleine apogée punk, le fascisme gagne de plus en plus de terrain. Au travers d’un racisme décomplexé, le National Front fait preuve d’un nationalisme à toutes épreuves en embrigadant le plus de monde possible, dont la jeunesse, sa principale cible, dans des pensées conservatrices et réactionnaires. L’Angleterre connait à ce moment-là une période difficile, avec une situation économique désastreuse et un fort taux de chômage. La presse de droite ne manque pas de réveiller la peur en criant que le pays s’apprête à être envahi. Pour éviter la soi-disant catastrophe, le National Front parcoure les rues, les sorties d’écoles et d’universités, organise des manifestations et des marches… Leur but est simple : faire sortir les étrangers d’Angleterre. En parallèle, la répression policière envers les minorités s’accentue et installe un climat de tension extrême dans le pays.

En réponse à cette paranoïa réactionnaire, le punk va prendre les rênes de la révolte. Avec l’émergence de Rock Against Racism, mouvement politique au nom explicite, l’Angleterre bénéficiera d’une campagne de taille afin de contrer les élans fascistes d’une partie du pays, dont certaines figures de proue de la musique, comme Eric Clapton, Rod Stewart ou encore David Bowie, auraient encouragés de manière plus ou moins claires et explicites. White Riot, le nouveau documentaire signé Rubika Shah, se propose de revenir sur cette période de contestation d’une Angleterre divisée en deux.

 

White Riot En Echo avec la société d’aujourd’hui

Pour faire le récit de cette lutte antifasciste de la manière la plus authentique et honnête possible, la réalisatrice a choisi de se tourner vers le genre du documentaire. Témoignages, images d’archives et captations de concerts sont donc au rendez-vous afin de nous baigner dans la réalité de cette époque qui, malheureusement, résonne grandement avec le monde d’aujourd’hui où, on le rappelle, le racisme perdure plus que jamais et soulève encore très légitimement de nombreux combats de toutes parts dans le monde, et cela d’autant plus depuis la mort atroce de Georges Floyd à Minneapolis il y a quelques semaines seulement. Ainsi, White Riot bénéficie du climat du monde d’aujourd’hui, une société au bord de l’implosion, où l’intérêt pour les luttes antiracistes, non pas inexistant auparavant, loin de là, connaît néanmoins aujourd’hui un fort et magnifique rebond. Le film fait ressurgir le passé comme pour appuyer d’autant plus la réalité d’aujourd’hui qui, en l’espace de 40 ans, n’a pas bougé d’un poil. Les minorités continuent d’être persécutées et réprimées dans le silence général. Là où White Riot trouve sa solution en nous vantant les mérites de la musique dans la lutte contre les inégalités, il en est tout autre pour la réalité d’aujourd’hui qui ne risque pas de venir à bout de ses problèmes aussi facilement. Plus personne pour mener l’insurrection ou société tellement gangrenée que rien n’est plus à espérer ? C’est un autre débat. Concentrons-nous plutôt sur le contenu du film, son fond et sa forme.

 

Le rock est politique par essence

Retraçant l’histoire du mouvement Rock Against Racism, de sa création jusqu’à son apogée avec le tant attendu festival ayant réuni entre autres les Clash, Steel Pulse et Tom Robinson à Victoria Park, le film s’évertue à nous faire saisir la complexité du travail de communication ayant mené jusqu’à ce fameux point d’orgue où 100 000 personnes se sont réunies contre les poussées nationalistes du pays. Le chemin tumultueux et agité de Rock Against Racism, via tout d’abord de modestes fanzines distribués dans des concerts pour ensuite parvenir à rallier de plus en plus de monde, n’aura pas été vain puisqu’il sera parvenu à vaincre les pensées conservatrices de ses opposants par la musique et par le nombre, allié à l’Anti League Nazi. Rock Against Racism prend de l’ampleur et devient le principal mouvement de protestation. Comme le dit le créateur du projet : « c’est comme un train au bord duquel tout le monde monte ». L’alliance entre différents styles musicaux, allant du punk au reggae, est probablement la plus belle chose réussite de ce mouvement qui aura su privilégier une lutte intersectionnelle. Les blancs se rendent soudainement compte que le racisme existe en Angleterre et se doivent d’apporter leur soutien aux minorités qui en ont besoin, d’où le titre du film, lui-même tiré du fameux titre des Clash. Grâce aux témoignages d’acteurs importants du mouvement, nous sommes en mesure de saisir ce qu’était réellement ce mouvement, son essence et son aspiration : « nous voulons une musique rebelle, une musique de la rue, une musique qui anéantit la peur de l’autre, une musique de crise, une musique qui sait qui est l’ennemi ». Ainsi, tout passe par la musique qui, on le comprend, est l’arme principale pour lutter contre le nationalisme. Pour ce qu’il montre de cela, le film est digne d’intérêt, car il n’y a pas plus belle forme d’émancipation que celle dont le rock est la mère. Et en désignant ce dernier comme un état d’esprit et non plus simplement comme un genre musical, le film réussit son pari en nous montrant que la musique a le pouvoir de changer le monde oui, tant qu’elle dépasse son propre statut. Le rock sera toujours politique, plus que tout au monde et White Riot est une ode à cette pensée.

 

Un traitement aux limites visibles

Néanmoins, le film connait plusieurs lenteurs et baisses de régimes tout du long, prisonnier des limites de sa forme qui, petit à petit, a tendance à nous faire décrocher. Les images d’archives qui donnent régulièrement vie au genre documentaire, manquent à l’appel. Ici, White Riot semble plusieurs fois à court de contenu et ce ne sont pas les témoignages des quelques mêmes intervenants, dont les paroles ont tendance à tourner en rond, qui sauront nous tenir en haleine pendant une heure et demi (un peu moins). Le rythme relativement plat ne retranscrit pas avec assez de poigne et de volonté toute cette rage bouillonnante de l’époque. Le rock contre le fascisme. Deux mots que tout oppose. Rien qu’en les entendant, on s’imagine déjà des enceintes explosées, des gens fous furieux, de la jouissance, des esprits ravageurs portés par l’amour de la musique et essayant de mettre fin à la haine et aux inégalités, où l’utopie trouve enfin l’arme nécessaire pour se penser réelle. Le film reste trop bon enfant, à moins que ce ne soit réellement l’esprit du mouvement qui, dans ces cas-là, est fait pour être vécu et uniquement vécu. Car le regarder de loin n’a pas l’effet escompté. Même si le sujet reste intéressant en lui-même, il lui manque dans ce traitement une profondeur ainsi qu’un réel désir de nous faire voyager dans le temps : plus d’archives et plus de musique (live surtout) pour nous faire vibrer au rythme de l’époque auraient été préférables.

Aussi n’est-il pas dangereux de s’aventurer dans un sujet comme celui-ci, qui ne bénéficie pas de beaucoup de contenu, le temps d’un film complet ? Car sinon les Clash, Steel Pulse et Tom Robinson, qu’aura-t-on retenu en terme de musique ? La dernière prestation de « White Riot » des Clash lors du festival final peut-être. Autrement cela, aucun moment musical à proprement parler ne porte dignement le film dont on sent rapidement les limites liés à la forme et à son contenu. Quant au passage sur David Bowie et sa fameuse phrase en faveur de l’arrivée d’un leader fasciste, reprise dans le résumé du film, il ne constitue qu’un grain de sable vite oublié dont on ne cherche pas à expliquer plus en détails ni les raisons ni le contexte. Soi-disant l’une des causes de la naissance du mouvement, en plus du soutien plus explicite de Clapton pour un suprémaciste (lui c’est une autre histoire), cette phrase de Bowie aurait mérité des éclaircissements, au lieu d’être ainsi passée à la trappe. Bowie souhaitait-il réellement voir un leader fasciste arriver au pouvoir ? Ne faisait-il pas plutôt l’état des lieux d’un pays au bord de la catastrophe ?

Quoiqu’il en soit, White Riot peine à faire sentir toute la ténacité d’une génération à lutter contre l’un des plus grands maux de l’humanité, même s’il a la qualité de relater un épisode marquant de l’histoire de l’Angleterre de ces années-là. Mais si à la sortie, vous n’avez pas envie de vous refaire toute la discographie des Clash, il faudra vous faire une raison.

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By Léonard Pottier


“A Hero’s Death”, le deuxième album subjuguant de Fontaines D.C.

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Retrouver le temps de lire, voilà une proposition noble qui est faite en ces temps obscures. Et pourquoi ne peut cumuler deux passions ? La lecture et la musique, les associer, pour mieux les apprécier ensemble.  Et puis la lecture pourrait bien vous donner l’envie de découvrir de nouveaux artistes musicaux.

C’est dans cette optique que nous vous proposons cinq ouvrages variés et très différents des traditionnelles biographies de musiciens qui peuplent les rayons musique de nos librairies. De parole donnée aux fans des Cure en passant par une bande-dessinée pop, d’ouvrage dédiée à la photographie aux romans modernes, la musique s’invite au fil de nos lectures.

The Cure : paroles de fans – de Xavier Martin

The cure paroles de fans

Fans de The Cure, voici un ouvrages qui va vous parler et vous a fait parler. L’excellent Xavier Martin, journaliste musical chez Longueur d’Ondes et fan du groupe légendaire de Robert Smith y est parti à la rencontre des curistes de tout âge.  Un travail qui le touche tout particulièrement, lui-même étant tombé dans la Cure-mania à ses 16 ans. Il faut dire qu’avec 42 ans de carrière en 2020, le groupe a su façonner sa pop sombre et devenir une source d’inspiration pour de nombreux artistes. Si l’univers atypique de la formation a engendré de nombreux disciples artistiques, il a aussi fédéré une communauté forte qui se retrouve dans une façon à part de vivre en osmose avec sa musique. C’est ce public qui ici livre sa vision d’un groupe culte et de sa trajectoire. Cet ouvrage dévoile avec force les coulisses d’une relation à part entretenue par des fans envers des artistes intemporels. Un choix d’angle audacieux et particulièrement fascinant est ici pris par l’auteur. On ne parle jamais assez des fans d’artistes en laissant de côté les habituelles caricatures qui en sont faites. Une piqure de rappel essentielle puisque l’artiste façonne les vies et emplit ses adeptes de souvenirs irremplaçables. Quel meilleur angle d’approche alors pour en parler que les géniaux The Cure ? Découvrez ces paroles d’évangiles, recueillies avec soin et passion, qui permettront aux fans comme aux amateurs de se façonner une nouvelle image de la troupe de Robert Smith.

Pour le commander c’est par ici que ça se passe.

Glassy Eyes- Guendalina Flamini

Glassy Eyes

La musique s’écoute et se regarde. C’est à travers l’oeil de photographes talentueux que le live se vit autrement. Et puisqu’il s’agit de talent la photographe Guendalina Flamini n’est pas en reste, avec un oeil expert et artistique, cette italienne d’origine fait vivre le rock sur pellicule avec grace. C’est très jeune qu’elle se passionne pour la photographie de concerts suivant son petit-ami musicien de l’époque. Depuis, elle écume les salles de concerts intimistes parisiennes à la découverte de groupes de rock et de metal dont elle capture l’essence à travers ses clichés. “Glassy Eyes” est le reflet de ce travail de passionnée qui porte l’humain au coeur de sa vision. La communion entre musiciens et public, l’érotisme qui se dégage d’un corps sur scène, voilà tant de thèmes que l’on retrouve page après page. Les petites salles parisiennes intimistes et les groupes qui font le rock d’aujourd’hui, le vrai y sont capturés par l’oeil savant d’une artiste à connaître absolument.

Pour se le procurer sur le site des Editions Véliplanchistes.

Bande originale ( Love is a mixtape ) – Rob Sheffield 

bande originale rob sheffield

Changement d’ambiance avec le roman “Bande Originale” par le journaliste musicale américain Rob Sheffield. Il y parle de son histoire d’amour avec son épouse décédée Renée, alors que la musique était ce qui avait façonné leur couple.  Page après page, l’auteur nous transporte dans les années 90 et cette  histoire passionnelle entre deux personnes. Il livre alors en début de chaque chapitre la bande-originale de cette romance sous forme de mixtapes variées qui vous donneront à coup sûr l’envie de vous jeter sur vos vinyles  et autres sites de streaming pour vivre ces pages au grès des morceaux qui y sont partagés. Rob Sheffield en profite pour distiller ça et là quelques anecdotes sur les musiciens qu’il a côtoyé. Solaire et triste,  profondément rock, cet ouvrage immanquable convoque au gré de ses pages Pavement, Nirvana, Pearl Jam, Elvis, Missy Elliott, Björk ou encore Léonard Cohen. A lire en musique.

Pour se le procurer c’est ici.
Ou encore mieux, retrouvez-le en occasion sur recyclivre.com qui donne une nouvelle vie à nos romans.

 

Souvenirs Pop – Cathy Karsen et Guillaume Renon

souvenirs pop extrait

C’est sous forme de bande-dessinées que se racontent ces souvenirs pop. Comment les musiciens français actuels ont-ils eu envie de se lancer dans la musique ? Quel souvenir, morceaux, concerts et musiciens les ont marqués et influencés ?  Ce sont les questions qu’a posées Cathy Karsen à de nombreux artistes afin de les croquer sous forme de bande-dessinée. Le résultat drôle, émouvant, atypique et intime est un plaisir pop à lire. De Daho à Philippe Katerine, du duo Souchon-Voulzy à Juliette Armanet, Françoise Hardy, Benjamin Biolay, Vincent Delerme, tous se racontent sous forme de dessin évoquant la musique comme une  chaîne inspirante. Et vous c’est quoi votre souvenir pop ?

Pour se le procurer rendez-vous ici.

666 -Franck Ruzé

666 franck ruzé

S’il est un livre qui m’a particulièrement marquée ma vie durant c’est bien ce 666 de Franck Ruzé. Très différent des autres ouvrages présents dans cette liste quand à son approche de la musique, cette oeuvre atypique suit dans sa première partie un groupe de rock déluré puis dans un second temps l’une de ses groupies Daphné. L’ouvrage profite d’une trame narrative particulière : il suit la soirée délurée de son(sa) narrateur(trice) puis se focalise sur ses pensées grâce à des astérisques pour mieux revenir sur son action. Voyage virevoltant,  pari fou, les pages de 666 vous transportent dans un univers alcoolisé où le rock vous fera tourner la tête. Ecris avec une plume acerbe, le brillant auteur de ce roman est également un fin mélomane et possède son propre projet musical Palavas. 666 au delà d’être un livre qui délivre une certaine vision des musiciens, celle d’une liberté sauvage qui manque peut-être aujourd’hui, est aussi un miroir social qui ne se démode pas. A lire et à relire, 666 est un ouvrage moderne qui laisse une grande place à la femme.  A lire donc, comme les autres oeuvres de son auteur qui abordent tour à tour l’anorexie ( 0 %), la prostitution dans le milieu étudiant ( L’échelle des sens ) ou encore les relations hommes-femmes ( Les hommes préfèrent les connes ) toujours servi par une plume vivante, moderne et introspective.

Pour se procurer mon livre de chevet c’est par ici.

 

 

La Noirceur des étoiles : Space opéra, romance et auto-édition avec Jessica Naide (Interview)

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Trois singles cultes de The Cure décryptés

Le groupe culte de Robert Smith, The Cure sera de retour en France le 15…

Nous y sommes. Malgré toutes les craintes, le Coronavirus s’est propagé à pleine vitesse et nous voici confinés pour le bien de tous. Il faudra donc rester chez nous, comme on nous le demande et tenter de s’occuper. L’industrie musicale avec les nombreuses annulations de spectacles annoncées dès le début de la crise a été particulièrement affaiblie. Aujourd’hui, plus que jamais, elle a besoin de vous et vous avez besoin d’elle. Puisque, que serait un Monde sans musique ? Celle qui vous transporte loin de votre salon, vers vos souvenirs et vos rêveries. Voilà quelques pistes d’idées pour aider la musique et en découvrir de chez vous en quarantaine.

Se faire livrer des vinyles par Les Balades Sonores

balades sonores

Le disquaire Les Balades Sonores, situé rue de Trudaine à Paris ( et ayant aussi un point de vente à Bruxelles) a été obligé de fermer ses portes le temps du confinement. Il est pourtant essentiel pour lui de continuer à tourner malgré tout. Des milliers d’albums commandés leur ont en effet déjà été livrés. L’équipe propose ainsi de vous faire livrer les vinyles et autres albums à domiciles et de profiter de ce temps chez vous pour les découvrir. Un CODE PROMO de – 10 pourcent : #stayhome a d’ailleurs été mis en place. Rendez-vous sur le site internet des Ballades Sonores.

 

Regarder la diffusion de concerts gratuits du Metropolitan Opera

Le prestigieux Metropolitan Opera de New-York mettra chaque soir, en accès libre, une pépite issue de ses archives. Chacun de ces lives sera entièrement gratuit. Une belle façon de découvrir de très belles performances classiques. Attentions néanmoins, le Metropolitan Opera a annoncé qu’aucun de ses artistes ne serait payé pendant la période de fermeture de l’Opera. Une décision qui fait évidement polémique ( et que l’on juge fortement). Pour découvrir les lives, c’est néanmoins ici.

 

Ne pas demander le remboursement des places de vos concerts annulés ou faire un don

concerts annulés

Nous vous le disions plus haut, l’industrie musicale a énormément souffert de l’annulation de ses concerts. Pour ceux d’entre vous qui auraient acheter des billets pour des spectacles annulés, il vous est possible de ne pas demander le remboursement de vos places pour permettre à ces acteurs de continuer à vivre. Si cette idée vous parait irréaliste en raison de vos finances vous pouvez également faire un don aux associations ou lieux de spectacles vivants. Enfin, vous pouvez différer votre demande de remboursement pour leur laisser un peu de trésorerie. Une initiative qui vous permettra de les retrouver au plus vite.

 

Ecouter l’une des 7 radios web de FIP

FIP radio, connue pour la grande qualité de ses sélections continue de mettre en ligne sa programmation. Vous pouvez ainsi écouter et/ ou découvrir des artistes issus de 7 courants : rock, jazz, groove, monde, nouveautés, ragga ou électro. Tout ça sur le site de FIP Radio. 

Regarder les concerts diffusés sur Internet

Ils sont nombreux à le proposer et même à jouer spécialement pour l’occasion face à une salle vite. De Tryo qui a joué pour les internautes gratuitement face à un AccorHotels Arena vide, en passant par Dropckik Murphys qui a fait un live en streaming pour la Saint-Patrick ou le live d’Ultra Vomit ce genre d’initiatives vont se multiplier…

Ecouter L’émission de Georges Lang

georges lang

Vendredi, samedi et dimanche soir, le grand Geoges Lang, référence incontestable de la critique radio rock et pop, propose de découvrir ses (excellentes) sélections sur RTL dès 23 heures. Vous pouvez aussi écouter ses collections ici.

Chanter aux fenêtres comme en Italie

Vous avez tous vu les vidéos non ?  La musique est l’art le plus vivant, c’est vous, c’est nous. Faisons la vivre comme nos voisins.

 

Ecouter le mix de 7 heures mis en ligne par Laurent Garnier

Le DJ Laurent Garnier a très rapidement mis en ligne un mix de 7 heures pour s’occuper et garder le moral pendant le confinement du Corona Virus. Enregistré en novembre dernier à Contact dans la ville de Tokyo, au Japon, il est une réponse aux fermetures des lieux culturels à cause de l’épidémie.  A écouter gratuitement, ici. 

Ecouter le nouveau morceau d’Asaf Avidan qui est confiné en Italie

Asaf avidan avait un peu d’avance sur nous. Voici son joli titre enregistré pendant son confinement.

Faire des découvertes sur les plate-formes de streaming mais ne surtout pas télécharger illégalement

Le streaming rémunère déjà peu, pas besoin de voler la culture en plus. De manière générale mais aussi tout particulièrement durant cette période difficile. Commandez également le merchandising et les albums des artistes que vous souhaitez soutenir.

Désactiver Ad block quand on lit la presse musicale ou quand on est sur Youtube (ça va on a le temps de regarder une publicité)

Concrètement, avant la presse et les albums étaient payant. C’est comme ça que les gens se rémunéraient lorsqu’ils travaillaient, en argent, pas en visibilité. Internet a changé beaucoup de choses, en bien et en mettant certaines professions dans la difficulté. C’est notamment le cas d’une presse culturelle indépendante qui compte uniquement sur ses annonceurs pour survivre. Lorsque l’on bloque les publicités, on considère qu’un journal culturel doit non seulement ne pas payer ses journalistes qui devraient vivre donc d’absolument aucuns revenus, mais aussi que son rédacteur en chef doit payer tous ses frais fixes. Ce serait donc une activité professionnelle coûteuse et non rémunérée. Il en va de même pour les artistes qui se rémunèrent déjà peu grâce au streaming et qui comptent sur vous.  Vous êtes confinés, vous avez du temps, prenez quelques secondes pour regarder une publicité, ce petit geste aidera déjà beaucoup.

Ecouter exceptionnellement gratuitement Radio Perfecto

C’est par ici que ça se passe et c’est gratuit !

Ecouter sur les plate-formes de streaming les nouveaux EP de…

I am Stramgram “Let’s not run the race”, Alexandr “Surrender”, Tasty Freaks “Wake up Call”, Baron.e “Jeunesse Dorée”… faites de nombreuses découvertes.

S’abonner à un média musicale ou payer les articles réservés aux abonnés

longueur d'ondes

Comme dit plus haut, le journalisme musical est un métier à part entière. Profitez du confinement pour lire des articles, vous laisser séduire par les découvertes qui y sont proposées et abonnez-vous. Un article payant n’est pas là pour vous priver d’une information déjà massivement offerte gratuitement. C’est un système qui permet aux rédactions de se rémunérer. Comme toute les personnes qui travaillent pour un salaire et ce, même si elles aiment leurs métiers. Alors on s’abonne et on lit en masse : Longueur d’Ondes, Francofans, les Inrocks, Rolling Stone, Telerama, Gonaï, Tsugi, Rock & Folk, MyRock, Plugged, Guitare Part et les autres…

Si vous êtes annonceurs et que vous en avez la possibilité, pensez à réserver vos espaces pour continuer à soutenir ces acteurs majeurs de la vie musicale en France.

Lire des blogs musicaux

Ils sont nombreux à être excellents, en voici une sélection non exhaustive : Rocknfool, Stone Alone, La Vague parallèle, Just Focus, Manège Culturel, Indie Music, Punktum, Rockurlife, Alternativ News, Listen Up, La Bande Sonore, la radio Rstlss, KAO Mag qui lance en plus en ce moment sa Karte du Kulte , le compte instagram AlbumsHunter, My Head is a Jukebox, La face B

Apprendre à jouer d’un instrument en ligne

Imusic-school parmi d’autres acteurs du secteur vous propose d’apprendre à jouer d’un instrument de musique grâce à des cours donnés en ligne par des professeurs. Profitez de ce temps pour apprendre à jouer de la guitare, du piano, de la basse, de la batterie, du saxophone, des percussions, de la trompette, du violon, devenir DJ ou même prendre des leçons de solfèges. Rendez-vous sur leur plateforme en ligne. 

Noter sur vos agendas les évènements reportés et les concerts à venir pour pouvoir y assister une fois la crise passée

agnes obel myopia

Si certains évènements ont déjà annoncé des reports à l’instar du festival acoustique qui se tiendra du 2 au 4 octobre, ou du concert d’Agnès Obel qui aura lieu le 21 juillet à la Seine Musicale, d’autres évènements annonceront leur report dès qu’ils pourront être programmés. Les festivals d’été sont pour l’instant (on croise fort les doigts ) toujours d’actualité. Ils sont nombreux alors dès la fin de la crise, on se jette sur les billetteries pour prendre un bain de foule sans virus, sentir le soleil sur nos peaux et écouter beaucoup d’artistes. Des Solidays aux Nuits Secrètes en passant par le Brussels Summer Festival, les Déferlantes, Garorock, Cabaret Vert… ils sont nombreux et ils comptent sur notre soutien !

Ecouter et découvrir ceux qui étaient sélectionnés pour être les Inouïs du Printemps de Bourges

Chaque année, le Printemps de Bourges fait sa sélection d’Inouïs et fait découvrir une très belle sélection d’artistes qui seront les grands noms de demain. Cette année, à cause du Corona Virus l’évènement a été annulé pour la première fois en 44 ans d’existence. Une grande tristesse dans le monde de la musique. Sa sélection d’Inouïs, elle, était déjà faite. Alors, pour les soutenir, on les découvre, on les écoute et ce sur en streaming sur Spotify. Promis, il y en aura pour tous les goûts.

Suivre les lives sur la page Facebook de la Grosse Radio

 

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La Grosse Radio se sont des gros sons, des gros articles, des grosses suggestions de découvertes rock et une équipé dévouée à vous faire kiffer les très gros sons. Bonne nouvelle, en suivant  sa page Facebook vous aurez droit chaque jour à un gros live rock qui va vous faire très plaisir. On se sert une pinte dans son salon et on pogote sur le canap’, le rangement pourra attendre…

Regarder les lives et autres sessions sur Internet de Christine & the Queens, Neil Young, Coldplay…

Pour palier au manque de concerts, de nombreux artistes proposent de  les suivre via les réseaux sociaux ou leurs sites pour des sessions exceptionnelles. C’est le cas de Christine & the Queens et ses sessions pour tromper l’ennui à retrouver sur Instagram, Greg Zlap cet ses cours d’harmonica pour néophytes diffusés tous les jours à 14 heures sur facebook, Claire Keim et ses #chansonspourconfinés sur Twitter, Chris Martin de Coldplay et sa session solo au piano sur Youtube,  ou encore Neil Young et sa session au coin du feu à retrouver ici.

Sinon, sans surprise, Bono a fait une chanson sur le Coronavirus

On s’y attendait, Bono, qui aime s’approprier toutes les catastrophes du monde a donc sorti sa chanson sur le Coronavirus. Le chanteur de U2 a partagé son piano-voix sur les réseaux sociaux dédié aux italiens confinés mais aussi aux soignants. Même confiné, il vous traquera, comme il l’avait déjà fait en imposant son album sur votre I-Tunes. Pour les curieux, vous pouvez retrouver ce morceau ici :

Bon courage à tous, prenez soin de vous, restez chez vous. On a très hâte de vous retrouver en salles de concerts.

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