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Dans le cadre du Club 300 d’Allociné, projeté au Forum des Images, était présenté Scandale, le nouveau film de Jay Roach (la trilogie Austin Powers mais aussi le plus sérieux Dalton Trumbo) avec en tête d’affiche rien de moins que Nicole Kidman, Charlize Theron (nommée pour l’Oscar de la meilleure actrice) et Margot Robbie (nommée pour l’Oscar du meilleur second rôle féminin). Le sujet du film parlant de harcèlement sexuel dans le monde des médias étant plus que jamais d’actualité, comment Scandale, 3 nominations aux prochains Oscars, l’aborde t-il ? Critique

scandale affiche film 2020

Scandale : De quoi ça parle ?

Quelques temps avant l’élection présidentielle américaine de 2016. Fox News, la chaîne d’infos phare des conservateurs américains est plus que jamais populaire alors que prend de plus en plus forme les chances d’un certain candidat populiste du nom de Donald Trump… Dirigé par Roger Ailes (John Litghow, méconnaissable), son fondateur, Fox News est en pleine lumière alors que les idées qu’elle propage depuis des années semble conquérir le pays. C’est pourtant à ce moment là que tout va voler en éclat pour Ailes. Gretchen Carlson (Nicole Kidman), présentatrice dont l’aura au sein de Fox News n’aura eu de cesse de chuter ces dernières années et récemment mise à la porte accuse son ancien PDG de licenciement abusif et harcèlement sexuel. Megyn Kelly (Charlize Theron), intervieweuse star de la chaîne qui s’est illustrée récemment lors d’une passe d’armes avec Donald Trump, hésite sur les conséquences que cela aurait pour sa carrière de briser « la loi du silence ». Kayla Pospisil ( Margot Robbie), jeune journaliste dont l’ambition veut lui faire franchir les étapes à toute vitesse est rapidement confrontée à ce que cela implique quand on est une femme travaillant à Fox News… Trois portraits de femmes confrontés aux ravages du sexisme et du harcèlement au travail.

Scandale : Est ce que c’est bien ?

Charlise Theron, Margot Robbie et Nicole Kidman pour le film scandale 2020

Les premières minutes de Scandale ne sont pas forcément à son avantage sur deux points. Tout d’abord, la mise en avant du contexte de montée en puissance du candidat Trump fait redouter un brûlot politique, là ou on l’on pouvait s’attendre à une histoire plus centrée sur le cas précis de Roger Ailes et ses méfaits au sein de Fox News. Enfin, la mise en scène de Jay Roach ne brille pas pour illustrer les idées du script de Charles Randolph (présentation par le personnage de Charlize Theron des coulisses de Fox News face caméra flirtant avec le quatrième mur tombant à plat). A présenter factuellement les parcours des trois protagonistes dans sa première partie (Nicole Kidman qui est poussée de plus en plus vers la sortie, Charlize Theron qui doit arrondir les angles avec Trump notamment pour continuer d’être en tête d’affiche de la chaîne, Margot Robbie qui gravit les échelons), Scandale fait redouter de n’être qu’un « procedural » comme tant d’autres, dont l’enjeu serait le verdict du futur procès à venir de Roger Ailes.

 

Et pourtant tout se joue lors d’une scène. La scène charnière de tout le film. Le personnage de Margot Robbie parvient à obtenir ce qu’elle désirait tant : obtenir un entretien avec Roger Ailes. D’apparence anodine, la situation dérape peu à peu, le personnage de Litghow, de prime abord paternaliste demandant à la jeune présentatrice de faire un tour sur elle même. Puis de lui montrer ses jambes. Puis de remonter encore et encore sa jupe… Le vice du regard de Litghow et le visage de Robbie s’exécutant tout en cherchant à contenir ses larmes naissantes suffisent à glacer littéralement le sang.

 

A partir de là, comme un symbole, le personnage de Kayla Pospisil incarnée par Robbie étant fictif et faisant office d’archétype, la chute de Roger Ailes. Comme une fois de trop. Peu importe, que lors d’une scène, le personnage de Charlize Theron relativise le caractère « monstrueux » en évoquant tout les bons cotés, notamment la générosité en tant que patron de Fox News que Ailes a pu avoir pour d’autres salarié-e-s. Peu importe que le personnage de Nicole Kidman n’ait rien de la victime au sens traditionnel du terme, étant montré qu’elle préparait sa revanche depuis longtemps et attendait le premier faux pas de ce dernier ( son licenciement abusif) pour lancer les hostilités et le mettre à bas. Et le film prend alors des allures de symbole : il ne s’agit -presque – plus de la lutte  judiciaire de Gretchen Carlson contre son ancien employeur, il s’agit de montrer les prémisses de ce qui une poignée de mois plus tard, suite à la tristement célèbre affaire Weinstein, deviendra le mouvement #MeeToo. La fin du silence et la mise à mal du système patriarcal. Pour les excellentes prestations de son trio de têtes d’affiches, Scandale était un film hautement recommandable. Pour la nécessité de son sujet et la justesse de son traitement, Scandale en devient un film essentiel.

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Pop&shot vous parle aujourd’hui d’un grand film, “We Need to Talk about Kevin”, qui, malheureusement n’a jamais vraiment fait parlé de lui, à notre plus grand désespoir. AVIS AUX CINÉPHILES, film à voir et à revoir! Poésie visuelle, métaphorique et philosophique. Film qui définit à lui seul, au XXIème siècle, le mot que l’on emploie un peu trop souvent (sans savoir véritablement sa définition): celui de “CINÉMA”! Et oui, le septième art existe encore. Merci!

En 2011 Lynne Ramsay signe un film qui, selon nous, est passé à la trappe: “We need no talk about Kevin”. Le synopsis pourrait en effet ennuyer les spectateurs (“un ado devenant fou”). Cette simple et banale définition serait réduire le long métrage… Il est en effet question de folie, mais surtout de la naissance du mal. A quel point l’absence de mots (et leur impuissance) peuvent engendrer des maux.

“Eva a mis sa vie professionnelle et ses ambitions personnelles entre parenthèses pour donner naissance à Kevin. La communication entre mère et fils s’avère d’emblée très compliquée. A l’aube de ses 16 ans, il commet l’irréparable. Eva s’interroge alors sur sa responsabilité. En se remémorant les étapes de sa vie avant et avec Kevin, elle tente de comprendre ce qu’elle aurait pu ou peut-être dû faire. “

Malgré tout, ce film est beaucoup plus profond qu’il n’y parait. Il ne parle pas, comme tout le monde pourrait le croire, de folie (au premier plan). Il parle d’amour, de malentendus, de maladresse et de silence. C’est également un film qui traite de mots/maux. Quand le langage devient impuissant, seule la caméra peut dire ce que les paroles ne peuvent exprimer. Ne pas dire, mais montrer (autant par le fond que par la forme.)

DU VRAI CINEMA. POURQUOI?

Le film ne nous dit pas les choses, il nous les montre à travers la caméra, les couleurs, le montage (complexe et extrêmement significatif, montage qui crée à lui même tout le suspense du film, par flash-back). We need to talk commence par la fin, par des scènes où l’on voit le personnage principal, la maman de Kevin, dans une situation inacceptable, invivable, intolérable et inexprimable après le “drame” (drame dont nous parle le synopsis, drame que nous ne connaîtrons qu’à la toute fin du film.)

PARLER AVEC LES YEUX

We Need to Talk About Kevin afficheCe que veut montrer la réalisatrice ( sans le dire, mais en le montrant) : la culpabilité, la responsabilité, le fardeau qui pèsent sur la mère de Kevin après le drame: état de léthargie, de survie. Aucun mot, en effet, ne pourrait exprimer sa situation : d’où le silence du film (qui peut rendre, au départ, les spectateurs perplexes). Silence poétique et significatif (nous y reviendrons). Les mots ne peuvent retranscrire la situation de cette femme démunie, perdue, seule, qui n’est même plus humaine, qui survit et a arrêté de vivre.

Comment montrer l’impuissance des mots face à des situations critiques que la vie nous réserve? Tout simplement par des scènes métaphoriques qui expriment avec beauté toute la culpabilité d’une mère qui pense avoir échoué dans l’éducation de son fils. Le sentiment d’être une meurtrière, d’avoir donné naissance à la mort.. Comment la réalisatrice montre cela sans le matérialiser par des mots ? Par des couleurs: le rouge. Le rouge domine dans la plupart des scènes inaugurant le film: lorsqu’elle tombe amoureuse de son futur mari (flash-back). Puis, lorsque, après le drame, elle nettoie la façade de sa maison qui a été taguée à la peinture rouge. Gros plan de ses mains dans son évier, qu’elle essaie de laver, mais dont la peinture rouge semble à tout jamais incrustée. Magnifique métaphore de la cinéaste qui nous décrit d’emblée (uniquement par la vue) ce que ressent le personnage principal: une femme qui a les mains sales, du sang sur les mains. Véritable clin d’œil au Macbeth de Shakespeare. Effectivement le rouge domine dans les premières scènes du film. Rouge qui symbolise simplement le fardeau et la responsabilité qui pèsent sur un être humain qui pense avoir fauté.

L’inexprimable peut donc être exprimer, non pas prononcer ni verbaliser, mais MONTRER. Après tout qu’est-ce qu’est un grand film? Quelle est la définition du septième art? Parler avec les yeux. Et ce film en est l’incarnation.

MONTAGE

Le montage est exceptionnel (c’est effectivement une des grandes forces du film). C’est le montage qui rythme l’oeuvre: crescendo explosif! Lenteur (volontaire)) puis accélération qui tiennent les spectateurs en haleine. Kevin a commis l’irréparable, nous le savons dès le début du film. Ce n’est néanmoins que dans les dernières minutes que nous découvrons CA. Peu à peu, cependant, tout au long du film, la gravité extrême de son acte est suggérée sans être montrée. Le suspense est à son apogée.

Montage par flash-back qui montre également les relations tumultueuses d’une mère avec son fils.

We Need to Talk About Kevin extrait

LES THÉMATIQUES

Si l’on se concentre sur le fond, il est certain qu’il s’agit d’un film qui mène à la réflexion, qui pose de nombreuses questions sans jamais y répondre concrètement. A nous spectateur de trancher.

Comment naît un monstre? Comment un homme peut-il devenir inhumain ? La réalisatrice ne nous donne pas de réponse (50 % d’acquis 50 % d’inné, peut être, certainement..). Est-ce que Kevin est mauvais dès qu’il naît, est ce que ce mal fait parti de son essence? Ou au contraire le devient-il à cause de son éducation, à cause de ce qu’il a ressenti même inconsciemment étant enfant?

Le mal: essence ou expérience ?

UN SILENCE SIGNIFICATIF

We need to talk n’est pas linéaire. Le film commence par la fin et se concentre sur la mère dans une situation de profond désespoir (l’actrice est merveilleuse.) Après le drame, elle ne parle quasiment plus. Il n’y a, en effet, pas de mots pour exprimer CA. Les mots ne peuvent faire le poids, ils sont tout simplement impuissants. Ce silence est significatif et volontaire de la part de la réalisatrice. Il constitue à lui seul la beauté du film. Il exprime surtout un autre thème essentiel : la non communication entre une mère et son fils. Silence entre les deux personnages qui crée un quiproquo et qui est à l’origine du drame. Le silence que crée la cinéaste n’est autre que le silence qui s’est instauré entre une mère et son fils, une non communication, une incompréhension se transformant en véritable tragédie.

We need to talk est un drame. Mais c’est implicitement un film qui parle d’amour, tout en subtilité et poésie. A quel point l’amour (aimé et être aimé) est vital. Chef d’oeuvre qui montre à quel point nous pouvons commettre l’inacceptable, devenir inhumain quand on se persuade que l’on ne reçoit pas un amour légitime, logique, biologique. Film qui montre que nous devons se sentir aimé par les personnes qui sont censés nous aimer.

FIN

Le silence est pesant. De ce fait, chaque mot exprimé compte, ont un impact, plus de valeur, touche les spectateurs. La mère de Kevin vient le voir en prison et brise enfin le silence, ce silence qui s’est instauré entre eux. En fin de compte, le film traite essentiellement de la non communication, ce silence qui sépare les deux personnages.

La seule question, seule chose qu’elle prononce au parloir “Pourquoi as-tu fait ça”? Et le film se clôt magistralement sur la réponse de Kevin: “je pensais savoir pourquoi, mais maintenant, je n’en suis plus sûr.” Fin très ambiguë. Chacun donnera son interprétation. Mais il semble tout de même que cette réplique à elle seule résume le film: Kevin s’est trompé (seule scène où il pleure). Faire vivre l’enfer à sa mère, commettre l’irréparable.. Pourquoi est-il devenu un monstre? Tout simplement parce qu’il pensait que sa mère ne l’aimait pas. Ironie tragique: après le drame, elle vient tout de même le voir en prison et est toujours là pour lui malgré les horreurs qu’il a commises.

D’un autre côté, le personnage de la mère est bouleversant. Tout au long du film, elle ne montre aucun signe d’affection envers Kevin (avant le drame). Ironie tragique: elle prouve l’amour démesuré qu’elle a pour son fils quand il est trop tard. Le film est d’autant plus bouleversant lorsque l’on comprend que la monstruosité et l’inhumanité ne sont que les conséquences d’un quiproquo, d’un silence, d’un malentendu. Analyse subjective mais ce drame peut être résumé en une seule phrase: une maman qui MONTRE trop tard qu’elle aime démesurément son fils.

 

QUESTIONS QUE L’ON PEUT SE POSER APRES LA LECTURE DE CE FILM:

Qui est fautif en fin de compte ? Kevin ou sa mère qui n’a pas assez montré l’amour qu’elle pouvait lui porter?

Faut-il se “forcer” à avoir un enfant car notre partenaire le souhaite?

Le mal est-il acquis ou inné? N’est-ce pas en fin de compte un sentiment de rejet ou d’abandon?

Naissons-nous mauvais ou le devenons nous ?

Il est clair en tout cas que We need to talk about Kevin traite de thèmes précis: sentiment de rejet, incompréhension, silence, non dits qui peuvent mener à la folie.

Le film ne répond à aucune de ces questions, du moins pas explicitement.. Peut-être tout simplement car certaines interrogations resteront toujours sans réponse. Objectivement, We need to talk est l’incarnation d’un point d’interrogation. Celui qui clôt la question suivante : Comment devient-on un monstre? Film qui mène à la réflexion. Véritable tragédie sur les malentendus, la pudeur et le silence entre deux personnes qui s’aiment mais qui MONTRENT et prouvent leur amour mutuel trop tard. Le film est bien un drame familial. FILM BOULEVERSANT, dont on ne ressort pas indemne, qui marque les esprits et nous amène à la réflexion suivante: quelle est la véritable nature de l’homme?

Il s’agit également et bien évidemment d’un hommage au septième art. Vrai cinéma tout simplement car la réalisatrice réussit à MONTRER, exprimer l’inexprimable, uniquement grâce à sa caméra, car parfois les mots n,’ont plus assez de poids.

We Need to Talk About Kevin - Bande annonce

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Les garçons sauvages film 2018
Après un premier moyen-métrage érotique sorti en 2015, Hormona, Bertrand Mandico revient sur nos écrans avec Les Garçons Sauvages, film fantastique sorti en salles le 28 février 2018.
 

Et vous avez de la chance Les Garçons Sauvages est encore en salles.

À la sortie de la projection de Les Garçons Sauvages de Bertrand Mandico, j’hésite à dire que le film se situe entre nostalgie – celle des courants expérimentaux et surréalistes de Buñuel, courants qui séparent signifiant et signifié, ou autrement dit, qui délaissent la signification d’un objet et s’intéresse exclusivement à sa forme, où l’inventivité est sans fin, c’est le cadavre exquis du cinéma, la recherche de l’expression par le mouvement – et dire que ce film va à l’encontre de tout ce que les prédécesseurs des courants avant-gardistes eux-mêmes défendaient, la dénonciation de la dimension romanesque des films parce que Les Garçons Sauvages est clairement un film plein de sens. Bertrand Mandico y film très clairement les femmes, la violence, l’apprentissage des corps – le sien en premier lieu, mais également celui des autres – la question de la maturité et quelque part de l’acceptation de soi.

 

Les garçons sauvages film 2018

 

Et le sexe, enfin en apparence seulement. Parce que c’est un réalisateur qui se joue très clairement de nous. Il nous place devant notre propre perversité là où Hitchcock nous poussait à nous questionner sur notre culpabilité en nous faisant prendre le parti de personnages pourtant imparfaits. Ici, Bertrand Mandico nous met face à des symboliques, métaphores, gestes sexuels que des spectateurs et des personnages, nous sommes les seuls à percevoir et ainsi, il nous force à assumer notre (plus ou moins petit) côté pervers.

 

Tous ces sujets sont accompagnés d’une esthétique très recherchée, avec une certaine liberté, celle de jouer sur le noir et blanc puis les couleurs, de faire incarner les personnages principaux masculins par des femmes (extrêmement troublantes et convaincantes dans cette entreprise) et avec l’audace de montrer d’abord le sexe avant de dévoiler le propos. Et pourtant c’est au troisième quart du film, au cours d’une séquence de sexe pas tout à fait consentie que le réalisateur semble se laisser porter un peu trop loin par cette esprit de libération et le film prend alors une tournure d’objet cathartique, libérateur d’une pulsion très personnelle.

 

Les garçons sauvages film 2018

 

Après Grave, Revenge, Apnée (également produit par ECCE Films), Les Garçons Sauvages s’inscrit dans une mouvance de films français qui osent et qui donnent de l’espoir et l’envie de croire que l’originalité reprend ses droits. Il suffit d’un tour sur le site de Bertrand Mandico pour évaluer le champ créatif qui émane de son travail. On y trouve des court-métrages que l’on rapproche très distinctement des films avantgardistes, voir expérimentaux comme ceux d’Hans Richter (frappant lorsque s’animent sur nos écrans les yeux qui rappellent ceux du film Filmstudie réalisé en 1926).
Ce qui est d’autant plus encourageant c’est que l’on donne la liberté à un réalisateur d’investir 110 minutes de film dans un univers aussi transgressif.
Les garçons sauvages - Bertrand Mandico (teaser)
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Affiche film Halloween
Trêve de blabla, pour un bon film d’horreur, il faut bien trop souvent se matter 20 navets. Les listings conseillent régulièrement les traditionnels “Conjuring” et “Halloween” et même si la qualité est effectivement largement au rendez-vous dans ces oeuvres, lorsque vous êtes férus du genre, vous les avez déjà vu. Voilà pourquoi, nous vous proposons cette liste qui n’a pas la prétention de vous faire découvrir toutes les oeuvres sélectionnées ( ni d’être exhaustive d’ailleurs) mais qui essaiera de vous proposer quelques perles et quelques sueurs froides. A regarder pour Halloween et en toutes autres occasions. Sans plus de chichis, go!

Occulus

de: Mike Flanagan
année: 2013
pays: Etats-Unis
Un premier métrage sans acun budget, “Absentia”, laissait présager de l’immense talent de conteur de Mike Flanagan. Seulement voilà, les bonnes idées sans budget sont toujours plus compliquées à porter à l’écran. Avec “Occulus”, Flanagan peut enfin laisser libre court à son imagination pour créer une véritable perle. Angoissant, “The Mirror”, en français, retourne le cerveau de son spectateur qui ne sait plus quoi croire. Plongez dans l’histoire de cette fratrie brisée par un miroir hanté (mais l’est-il?) alors que la soeur devenue adulte tente de prouver que la tragédie étant arrivée à ses parents dans son enfance est le fait d’un objet maudit et non d’un frère fou. Une merveille.

Extraterrestrial

Extraterrestrial film halloween
de: Colin Minihan
année: 2014
pays: Etats-Unis
Les extra-terrestres à Hollywood débarquent souvent pour tout faire péter. Et si, cette fois au lieu de foutre le feu à la maison blanche, on se concentrait sur les enlèvement aliens à travers une joyeuse bande de potes. Ce serait l’occasion de créer un film barré, à base de ploucs, de sondes anales, de références à “X-Files” et d’une scène absolument sublime dans le genre à base de pluie ne tombant pas sous le vaisseau ennemi. Entre second degrès et frissons.


Frankenstein

de: Bernard Rose
année: 2015
pays: Etats-Unis
Tout le monde connait le classique Frankenstein, pas besoin donc de présenter sa trame. Seulement cette fois, l’intrigue est contemporaine, la créature, crée dans un laboratoire est d’une grande beauté, d’une grande force mais a l’esprit d’un enfant en bas âge. Alors qu’une dégénérécense, une erreur en somme provoque sa lente décomposition, la voilà, tel un animal qui lutte pour sa survie. Dehors, incomprise, rejetée, aidée d’une narration et d’un esprit incroyabement pure, confrontée à la méchanceté du monde, elle devient dangeureuse. En sort un film d’une poésie brute qui fait réfléchir  sur la signification d’être humain, de filiation et l’importance du regard de l’autre.

Mr Babadook

de: Jennifer Kent
année: 2014
pays: australo-canadien
Rendre un livre pour enfants effrayant c’est possible! Et tout ça en parlant des difficultés de la maternité, du deuil, des démons intérieurs. En suivant l’histoire de cette mère démunie face à son fils turbulent, profondément détruite par la perte de son mari la jour de son accouchement, “Babadook” crée une histoire fine et efficace. Son grand plus? Des jump scares qui fonctionnent. Son très gros plus? Son ambiance sombre et sa jolie sensibilité.

Clown

affiche Clown film halloween
de: Jon Watts
année: 2014
pays: USA/ Canada
Depuis la sortie de son remake “Ca”, est sur toutes les lèvres. Et c’est à raison, ce film est une réussite ( d’ailleurs on vous dit pourquoi ici). Pourtant, il n’est pas le seul à avoir fait d’un clown son grand méchant. Présenté au festival de Gérardmer 2017, “Clown” suit les déboire d’un père de famille qui se retrouve possédé par un déguisement de clown impossible à retirer. Un simple déguisement? Ou plutôt une peau de démon. En comparaison Pennywise fait mumuse avec les enfants. Après tout flotter ou se faire dévorer, à vous de choisir. Glauque, éprouvant, voilà un véritable conte d’épouvante ponctué de scènes véritablement choquantes.

Dark Touch

de: Marina de Van
année: 2013
pays: France/ Irlande/ Suède
Impossible de sortir intacte de l’immense “Dark Touch”. Son premier visionnage m’avait tellement laissé en PLS qu’il m’a fallu un temps pour pouvoir dire l’avoir adoré. Et pourtant, le métrage traite des dégâts de l’inceste sans concessions, sans cadeaux alors que la jeune Neve, victime de ses parents se découvre un don de télékinésie. Impossible pour elle de sortir de son shéma d’abus ou même d’expliquer ses traumatismes et impossible donc pour sa famille adoptive de ne pas agir à contre-sens de ses intentions. Des scènes profondément éprouvantes découlent de ce drame qui utilise l’horreur  pour pointer du doigts une monstruosité bien réelle. N’en déplaise à certains, la violence sert parfois à exprimer des idées fortes, à appuyer un propos, à la marquer au fer rouge dans les esprits. En voici la preuve. ( Toute impression de réponse à une critique dénonçant la violence de “Dark Touch” est érronée. Ce ne serait que pure coïncidence- Et puis qui s’amuserait à critiquer un genre qu’il déteste pour avancer dans son argumentaire qu’il n’aime pas la violence à l’écran? Ce serait comme dire “je deteste l’avocat, je vais critiquer une recette de guacamole et vous dire pourquoi ce n’est pas bon: parce que je n’aime pas l’avocat” ha- c’était constructif)

La Secte sans nom

de: Jaume Balaguero
année: 1999
pays: Espagne
On aurait pu citer “Rec” de Javier Barden mais tout le monde connait “Rec”. Bien avant ce film culte, Balaguero traumatisait ses adeptes avec “La Secte sans nom” et cette notion de souffrance ultime. Un film d’une grande violence psychologique qui a cette sensibilité propre au cinéma de genre espagnol. Un pays sorti tard d’une dictature et qui en garde en mémoire ses séquelles et ses traumatismes…
A noter que cette année j’ai vu Jaume Balaguero de mes yeux ( tralala), lors de l’Etrange Festival à Paris où il présentait ses premiers court-métrages. Pour ceux qui sont difficiles à choquer, pour les curieux, je vous conseille de jeter un oeil au déroutant “Alice”, comme ça hein pour dire que vous connaissez.

Triangle

de: Christopher Smith
année: 2009
pays: Australie/ Grande-Bretagne
On vous dit “Triangle”, on vous dit dans le résumé que l’action se déroule dans le triangle des bermudes et voilà, vous imaginez déjà un film banal de créatures marines ou d’esprits. Que neni, Triangle donne le tourni, perd son spectateur, le fait cogiter, le surprend, est inimitable. Difficile de dévoiler son plot sans risquer le spoil. Parlons donc d’une boucle temporaile, d’une mère désespérée aux prises avec ses démons et d’une torture infernale qui gonfle et gonfle et gonfle encore. Un ovni du cinéma en somme qu’il faut avoir vu.

The End

de: Jorge Torregrossa
année: 2012
pays: Espagne
On vous parlait de cinéma espagnol avec “La Secte sans nom” et nous y voilà encore avec l’injustement méconnu “The End”. Plus proche d’une oeuvre fantastique que d’horreur brute, et alors? L’angoisse n’a pas toujours la couleur rouge de tripes et boyaux, le métrage pousse à la réflexion. Il dépeint les retrouvailles de vieux amis, leurs tensions, leurs aventures oubliées. Seulement voilà que d’un coup, ils se mettent à disparaitre un à un. Un peu comme s’ils s’évaporaient. Et si ici le sujet profond était simplement de se poser cette question qui nous tracasse tous qu’est-ce qu’être seul? Comment peut-on être seul au milieu d’un groupe? Une oeuvre bourrée de questions, à voir quand on aime réfléchir sans que les réponses ne soient apportées sur un plateau. ( Mais pas non plus comme dans “Yellow Brick road” hein, j’ai une âme- je ne vais pas vous conseiller de devenir dingue à force de vous demander ‘mais de quoi il parlait ce film?’)

 

We Are Still here

We Are Still here film halloween
de: Ted Geoghegan
année: 2015
pays: USA
Ah enfin un bon vieux film de maisons hantées dans ce palmarès. Mais pourquoi celui-ci en particulier? Pour son final complètement barré et hyper sanglant, pour son ambiance old school, pour avoir su s’éloigner des clichés de cette catégorie du genre sans pour autant y perdre en atmosphère lourde. Un petit bijou, qui loin du chef d’oeuvre reste un moment relativement jouissif.

Pet

De: Carles Torrens
année: 2016
pays: USA/ Espagne
D’entrée “Pet” ressemble à un banal film de stalker, avec son grand méchant obsédé par une fille au point de la kidnapper et de la mettre en cage. Et puis, voilà qu’il se transforme devenant doucement autre chose. Un thriller psychologique, un jeu du chat et de la souris, une descente aux enfers. “Pet” n’est pas celui que vous croyez et à travers quelques scènes très dures saura sans aucun doute contenter les amateurs d’horreur.

 


Starry Eyes

Starry Eyes film halloween

De:  Kevin Kolsh/ Denis Widmyer
année: 2014
pays: USA
Hollywood est un monstre qui broie ceux qui s’y risquent. L’affaire Harvey Wenstein en est la preuve criante. “Starry Eyes” donne de la poésie à ce constat. On y suit la descente aux enfers d’une jeune actrice obligée de faire la serveuse pour survivre. Une très jolie fille qui finit par tomber sur un producteur prêt à faire d’elle une star, ou autre chose… Avec un petit budget et l’envie de dire énormément de choses, cet oeuvre ne manquera pas de réfléchir. Et vous, jusqu’où irirez-vous pour réaliser votre rêve?

Neon Demon

De: Nicolas Winding Refn
année: 2016
pays:  USA/ Danemark/ France
Quit à parler de “Starry Eyes”, poursuivons avec l’excellent “Neon Demon” qui a beaucoup fait parler de lui. Bien que, je vous l’accorde cette fable contemporaine ne soit pas à proprement parler un “film d’horreur”, certaines de ses scènes lui valent néanmoins sa place dans ce classement. Après tout, l’horreur doit déranger autant que faire peur. Avec une photographie absulement sublime, une mise en scène magistrale, un sens du luxe et de l’esthétiqme rarement vu, “Neon Demon” n’en oublie pas de déranger et d’interpeller. Le film a en plus l’avantage de sublimer Ella Fanning, la rendant belle à croquer et chose rare, donnant une véritable crédibilité à cette femme parfaite et ce sans avoir besoin pour autant de le faire dire en continue par ses personnages. Une réussite savamment orchestrée et bourrée de pistes de réflexion. A voir plusieurs fois.

Honeymoon

Honeymoon film halloween

De: Leight Janiak
année: 2014
pays: USA
Qu’il est dommage que le début de ce film prenne trop son temps. Par envie de présenter ses personnages, le métrage traîne et s’attarde à nous faire aimer et comprendre ce jeune couple à peine marié. Pourtant lorsque la trame horrifique se met en route, “Honeymoon” devient un véritable métrage flippant et bien ficelé. Aidé par une montée en tension qui prend aux tripes et par un final cauchemardesque, cette lune de miel pas féerique pour un sous vaut le détours et promet quelques nuits d’insomnies. D’ailleurs j’en ai eu, quelque part au milieu d’un champs dans les montagnes corses à la fin de son visionnage. Je le dis parce que ça m’arrive trop rarement…

The Secret

De: Pascal Laugier
année: France/ Canada
pays: 2012
J’aurai pu parler de “Martyrs”‘, le chef d’oeuvre ultime de Pascal Laugier. J’aurai pu parler de cette oeuvre violente, jusqu’au boutiste, finement réalisée. Simplement mieux vaut laisser place à la découverte que de vous dire d’aller voir “Martyrs” qui tient déjà une belle place de classique. A tel point d’ailleurs qu’il a subit un mauvais remake américain n’ayant pas les c**** de faire le quart de ce que Laugier se permettait dans l’original. Là viendrait cette grande discussion du à quoi bon reprendre une oeuvre forte pour l’édulcolorer?  Mais au lieu de parler de tout ça, revenons à “The Secret” signé donc par le même réalisteur et avec Jessic Biel. L’un des meilleurs films de genre qui soit dans sa façon habile de placer son propos et dans son superbe twist inattendu. Après tout, un film d’horreur peut facilement cacher un drame…. Et le boogeyman qui enlève les enfants n’est pas forcément ce qu’il semble être.

La Dame en Noir

de: James Watkins
année: 2012
pays: Royaume-Unis/ Canada/ Suède
En voilà un plus risqué, puisque plus coté, dans notre sélection. Un film d’épouvante aux traits classiques avec à son affiche un Daniel Radcliff prêt à tout pour ne plus être Harry Potter. Et pourtant en situant son intrigue au début du vingtième siècle, Watkins réussi à créer une atmosphère particulièrement angoissante et à créer de véritables jump scares.Sans être pour autant inoubliable, “La Dame en Noir” reste un très bon moment de cinéma d’épouvante.

House of 1000 corpses

de: Rob Zombie
année: 2003
pays: Etats-Unis
Impossible de faire un top horrifique sans y inclure le cinéma de Rob Zombie, amoureux du genre et puriste par excellence. Là où son “Salem” était un poil trop barré, là où “31” son dernier née n’était pas exempt de défauts ( dommage avec un thème si prometteur), sa “Maison des 1000 morts” était quand à lui un classique instanné bourré de scènes profondément dérengentes et de personnages mythiques. Une horreur brute et sans concession très 70’s qui pourrait faire pâlir d’envie et d’éffroit “Massacre à la Tronçonneuse”, l’original hein?

House of 1000 corpses film halloween


Horns

de: Alexandre Aja
année: 2013
pays: USA/ Canada
Impossible également de faire un top horreur sans citer notre fierté nationale aka Alexandre Aja. Passionné de genre, celui qui a commencé avec le culte “Haute Tension” gâché par un final tout pourri ne mentons pas à ce sujet, a su prouver son incroyable talent dans le genre. “Horns” est probablement la plus belle pièce de sa filmographie. Ce conte sombre adapté du roman de Joe Hill -à savoir Stephen King junior – transporte par son humour comme par sa noirceur. On y retrouve Daniel Radcliff, accusé du meurtre de sa fiancée et qui muni de cornes diaboliques crée le chaos en forçant tout le monde à dire la vérité grâce aux pouvoir de ses mystérieux attribus. Qu’est-il vraiment arrivé la nuit de la mort de sa dulciné? C’est ce qu’il faudra découvrir le temps de cette fable épique servi par une bande son qui décoiffe et de scènes évoquant l’enfance comme seul Stephen King en a le secret. Un secret de famille apparemment…

Piranhas 3D

Piranhas 3D film halloween

de: Alexandre Aja
année: 2010
pays: Etats-Unis
Mais Alexandre Aja c’est aussi du bon cinéma d’horreur gore saupoudré de marrades, de tripes et de boyaux. Voilà pourquoi son remake de “Pirannahs” est absolument à voir et de préférence entre potes avec des bières. Puisque le thème est des plus simple un spring break, des adolescents en bikinis et… des pirannah préhistoriques qui débarquent en masse pour dévorer toute cette petite troupe de fêtards. Sa suite, encore plus barrée pourra vous permttre de poursuivre votre soirée bain de sang. Attention néanmoins, ce second volet n’en est pas moins un gros nanar à l’humour douteux. Vous voilà prévenus.

Catacombes

de: Jonh Eric Dowdle
année: 2014
pays: France/ USA
Les catacombes parisiennes, lieu de mort dans une ville vivante. Logique donc, de choisir d’en faire le centre d’un film d’horreur. Et contrairement au très mauvais “Pyramide”, ça fonctionne. Notamment parce que bien loin d’exploiter un lieu dans sa simplicité pour le rendre horrifique, “Catacombes” exploite ses personnages et leurs failles pour induire son horreur. En sort un film claustrophobe joliment foutu et suffisement original pour être loin du nanard redouté.

Emprise

de: Bill Paxton
année: 2001
pays: USA
Croire ou ne pas croire? L’influence de la foi en Dieu, l’influence d’un père, d’une frère, l’emprise du Père, tant de thématiques justement abordés dans “Emprise” qui plus proche du thriller psychologique que du film d’horreur laisse une empreinte indélébile sur son spectateur. Alors que le Texas vit dans la terreur d’un tueur en série qui se fait appeler la Main de Dieu, Fenton Meiks se rend au poste de police pour livrer le meurtrier, son frère Adam qui se serait suicidé. Pour expliquer ses crimes, Fenton raconte alors à l’inspecteur comment son père, veuf, leur a un jour raconté qu’un ange lui était apparu pour lui confier une mission divine… Folie ou réalité, voilà la question qui divise la fraterie, tout comme le spectateur. Un classique qui s’offre en plus la présence de Bill Paxton et de Matthew McConaughey à son affiche.

The Descent

The Descent film halloween
de: Neil Marshall
année: 2006
pays: USA
Lorsque la question “quel est ton film d’horreur préféré?” m’est posée, The Descent fait toujours partie de ma sélection (on ne vas quand même pas en citer un seul). Et pour cause à son premier visionnage au cinéma, j’avais le souffle coupé comme toute la salle d’ailleurs, bien incapable de souffler tant l’ambiance était tendue. Alors certes, loin d’être une petite pépite méconnue, The Descent mérite d’être encore cité pour ceux qui sont passés à côté. Tant pour son premier act claustrophobe, que pour son second parfaitement violent. Si vraiment vous n’en avez jamais entendu parlé, évitez-vous tout résumé, c’est encore mieux quand comme nos héroïnes, on n’a pas la moindre idée de ce qui se cache dans les grottes qu’elles visitent. Néanmoins, évitez-vous le second chapitre, qui détruit réellement le mythe de son prédécesseur.

Dead Snow ( 1 et 2)

de: Tommy Wirkola
année: 2009
pays: Norvège
ZOMBIES. NAZIS!!! zombies nazis, scénar délirant, des tripes partout, tout ce qu’on peut faire avec des tripes et même plus. Voilà, pas la peine de faire des phrases, si vous n’êtes pas convaincus avec ces quelques mots, sans doute n’avez vous pas d’âme. A noter que le second volet est bien plus drôle et second degrès que l’original. D’autant plus que cette suite pourrait se résumer ainsi: ZOMBIES NAZIS vs ZOMBIES COMMUNISTES. Je ne vois vraiment pas quoi dire de plus, ou à la limite le dire en sautillant partout peut-être.

Game of Death 

Game of Death film hallowween
de: Sebastien Landry/ Laurence Morais- Lagace
année: 2017
pays: France/ Canada/ USA
Une belle journée d’été. Un groupe de jeunes fait la fête, picole, baise, fume… le tout sur un ton entre amertume et désenchantement, vous y êtes? Voilà qu’ils tombent sur ce jeu, le game of death. Le but est simple: tuer le nombre de personnes indiqué par la curseur avant que tous les participants ne meurent. Un fake vous pensez? Ho que non. “Game of death” part dans tous les sens, livre son litre de ketchup et joue même la carte de la fratrie incestueuse. Un délire immoral et un super moment de cinéma donc.

Mayhem

de: Joe Lynch
année: 2017
pays: USA
Projeté en ouverture de L’Etrange Festival 2017, “Mayhem” a de quoi vous faire sauter sur votre siège. Le film suit le périple de Dereck, viré de la super grosse boite qui l’emploie pour une faute qui n’est pas la sienne. Seulement voilà, un virus enlevant toute inibition contamine toute la structure qui se retrouve placée en quarantaine le temps que l’antidote fasse son effet. Décidé à récupéré son poste et prêt à tout, même à tuer, pour avoir la chance de s’expliquer, le voilà qui se lance dans un périple façon jeux vidéos où hémoglobine et humour font alliance.
Vous pouvez en retrouver la critique intégrale ici d’ailleurs.

The Bay

The Bay film halloween
de: Michael Wallach
année: 2012
pays: USA
Il en fallait un non? De film de contamination et de faux documentaire à base de found footage tant qu’on y est. Et bien ce sera “The Bay”. Le petit film dont on n’attend rien, si ce nest une énième déception et qui finalement te fout bien les pétoches. Un univers assez glauque et plutôt réaliste qui donne son lot de sueurs froides.

Jusqu’en enfer

de: Sam Raimi
année: 2009
pays: USA
Est-ce vraiment une pépite méconnue? J’en doute. Pourtant en entendant peu parler, je le glisse ici au cas où. Petite merveille que l’on doit au papa d'”Evil Dead”,  “Jusqu’en enfer” fera à la fois sourire et angoisser son spectateur. Fable noire dont la morale pourrait ressembler à celle d’un conte, le film ne manque pas de jump scares bien sentis, de rebondissements et surtout maîtrise suffisemment ses codes pour pouvoir en jouer. Si vous ne l’avez jamais vu, courrez réparer cette grosse erreur.

Hidden

de: Matt et Ross Duffer
année: 2015
pays: USA
Une famille isolée dans un bunker. Dehors un épidémie, dedans, le besoin de rester en vie. En vie, ensemble et de faire comme si cet espace clôt pouvait être un cadre de vie normal. Oui mais dehors, les vivants rôdent… franchement plaisant dans la construction de ses personnages, “Hidden” promet un très agréable moment de cinéma et de jolis moments d’angoisses. A voir en évitant les spoilers.

Truth or Dare

de: Robert Heath
année: 2012
pays: Royaume-Unis
Un petit jeu de massacre sur fond d’action ou vérité pour rappeler combien les adolescents peuvent être cruels. Rien de si radicalement original en soit et pourtant, la mise en scène, la montée en tension sont suffisemment présents pour promettre de passer un moment agréable et ce malgré l’évident petit budget de cette oeuvre. Sans basculer dans le torture porn à deux balles mais tout en jouant sur quelques scènes difficiles, “Truth or Dare” s’avère être un honnête divertissement. Côté pitch, l’action se situe un an après que Félix, un jeune garçon timide, se soit fait humilié à la fête des 5 jeunes les plus populaires du lycée. Voilà nos anti-héros à nouveau réunis suite à une invitation de Félix pour son anniversaire. Seulement sur place seul son frère aîné, Justin est sur place, prêt à tout pour comprendre ce qui est arrivé à son cadet et pourquoi a-t-il décidé de prendre une décision si dramatique à la suite de cette fameuse soirée…

Phénomènes paranormaux

de: Olantunde Osunsamni
année: 2010
pays: Grande-Bretagne/ USA
Sorti alors que les vrais faux documentaires étaient des plus tendances, “Phénomènes paranormaux” a su tirer son épingle du jeu. A tel point qu’il s’offre en tête d’affiche Mila Jovovich et une sortie sur grands écrans en France. Et le mieux étant que, pour un film qui parle d’enlèvements extra-terrestre, ça fonctionne. Quelques scènes promettent d’ailleurs de jolis moments de peur. A voir donc.

Tucker and Dale fightent le mal

de: Eli Craig
année: 2010
pays: USA
L’horreur peut aussi faire rire et d’ailleurs avoir du recul sur elle-même. Là où “Funny Games” était condescendant ( spectateur de ce cinéma, tu as un problème semblait dire l’oeuve qui pourtant était une franche réussite), là où “La Cabane dans les bois” regardait aussi le genre avec un certain mépris pour des codes trop faciles d’accès, “Tucker and Dale” lui, lui donne tout son amour pour le caricaturer fièrement sans jamais prendre son spectateur de haut. S’en suivent des blagues cocasses et des moments gores bien foutus. A voir absolument et de préférence entre potes.

Jessie

de: Mike Flanagan
année: 2017
pays: USA
Terminons ce top par un film récent et sorti grâce sur Netflix: l’adaptation (encore une?) du roman de Stephen King, “Jessie”. Un pari risqué tant le roman était complexe, blindé de réflexions sur le consentement ( on est en plein dans l’actualité) et de quêtes intérieures. Topo, le résultat est très fidèle à l’esprit de sa source d’inspiration et évite tous les pièges qui lui étaient tendus. Un thriller psychologique qui comporte pourtant une scène d’une grande violence….