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Alexandre Bertrand

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D’ici la fin du mois, la 24ème édition du festival international du film fantastique de Gérardmer 2017 se tiendra dans « La Perle des Vosges ». Le programme et la composition du jury présidé par Jean-Paul Rouve devrait être connus d’ici peu, alors en attendant petit retour sur cinq films ayant marquées le Festival de Gérardmer….et les membres de la rédaction de Pop&Shot!

 

5 – REC ( Balaguero et Plaza) – Prix Spécial du Jury 2008

Le mètre-étalon du « found footage ». Une petite dizaine d’années après « Blair Witch« , alors que le genre revenait doucement en vogue ( Paranormal Activity est sorti une poignée de semaines auparavant, Cloverfield est en post-production), la doublette espagnole offrait un spectacle bourré d’adrénaline, une vraie montagne russe émotionnelle en illustrant ce reportage sur une équipe de pompiers barcelonais intervenant dans un immeuble qui tourne mal. Rarement le found footage aura autant réussi son objectif, à savoir mettre le spectateur au cœur de l’action et ressentir les événements en même temps que les personnages. Une vraie claque. Et les dernières minutes de tension intégrale auront rarement été égalées depuis…

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4 – Dellamorte Delamore (Soavi) – Prix Spécial du Jury 1995

Il y a des films qui vous marquent durablement… Des VHS louées dans les vidéoclubs, endroits que les moins de 20 ans n’ont même pas idée de ce à quoi ça ils pouvaient ressembler. Un film d’une rare beauté qui marque durablement les esprits. Les plans, réellement élaborés sauront revenir des années après son visionnage . Ainsi le rêve (car tout le film n’est « que » ça, un rêve) de Francesco Dellamorte vous marquera au fer rouge, son imaginaire prenant place dans le votre, tellement les images qu’on y trouve sont vraiment impressionnantes. Cynique. Gothique. Lyrique. Romantique. Poétique. Les qualificatifs ne manquent pas pour qualifier l’oeuvre de Soavi. Une vraie perle à redécouvrir de toute urgence.

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3 – Morse ( Alfredson) – Grand prix du festival 2009

Un petit bijou noir venu de Scandinavie. Adapté du livre « Laisse moi entrer » de John Ajvide Lindqvist, le film en extirpe la moelle pour se focaliser sur la relation entre Oskar et Eli, deux jeunes enfants de la banlieue de Stockholm, l’un, enfant unique souffre douleur à l’école, l’autre, restant cloîtré dans son appartement avec son père, un professeur au comportement étrange… Vampirologie. Pédophilie. Amitié infantile. Il y a quelque chose d’assez simple, fluide entre Oskar et Eli. De pur. Et peu importe si le monde autour d’eux ne l’est pas, ou que Eli cache un lourd secret… On assiste à la naissance d’une très belle relation qui grandit au fur et à mesure du film, chacun protégeant l’autre à sa façon. Un film auquel on ne s’attend pas et dont on ressort bouleversé.

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2 – Créatures Célestes (Jackson) – Grand prix du festival 1995 

L’un des moins connus de son illustre réalisateur, Peter Jackson, avant qu’il ne commence à arpenter les Terres du Milieu… et s’y perdre? Il y aurait beaucoup à dire sur la Trilogie du Hobbit mais ceci est une autre histoire… Pourtant on gagnerait à revoir le film par lequel a commencé la jeune Kate Winslet. Jackson qui jusque avait fait des films gores, ce qui ne veut pas dire sans humour ni finesse, son Brain Dead est un bijou de petit budget aux qualités nombreuses, met en avant sa subtilité et sa sensibilité. Il n’en fallait pas moins pour raconter « le meurtre le plus célèbre de Nouvelle Zélande« , fait divers qui a marqué durablement les esprits dans ce coin du globe. L’histoire de Pauline et Juliet, dont l’amitié extraordinaire les poussant à avoir une connexion entre elles les emmenant dans un véritable monde imaginaire qu’elles se sont crées, qui finira par un drame, vous laisse bouche bée. Perte de l’innocence. Cette période tragique qu’est l’adolescence, ou l’enfance disparaît petit à petit pour laisser la place à l’age adulte… Amitié fusionnelle. Imaginaire débordant. Là encore les images concoctés par Peter Jackson sauront rester en mémoire et marquer durablement les esprits…

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1 – Scream ( Craven) – Grand prix du festival 1997 

S’il y a bien un film particulier pour les membres de Pop&Shot, c’est bien Scream. Et pour Gérardmer aussi. Ainsi en 1997, qui s’attendait à ce que Wes Craven avec un slasher, genre tombé en désuétude depuis sa dernière heure de gloire des 80’s, puisse faire des vagues? Un bon film soit. C’est tout ce qu’on aurait pu souhaiter au créateur de Freddy, La dernière maison sur la gauche ou bien encore La colline a des yeux…. Il n’en fut rien. Au contraire, il en fut plus. Bien plus. Avec ce Grand Prix du Festival 1997, c’est une avalanche qui allait balayer le Festival. Renouveau d’un genre. Impact sans précédent. Succès florissant. Qui ayant grandi dans les 90’s voire même 2000’s n’a pas vu Scream? Véritable hommage de Craven et Williamson (le scénariste responsable de Dawson et Souviens toi l’été dernier) au genre, Scream a su par lui même devenir un véritable monument du genre auquel on ne peut que se référer. En bien ou en mal, il aura marqué les esprits… Que peut-on attendre de plus d’un Grand Prix pour un Festival ???

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Hypnose, Dark Water, It Follows, L’Orphelinat, Bienvenue à Gattaca, Saw, Calvaire, Moon, Midnight Meat Train, The Badabook, J’ai rencontré le Diable…. La liste serait longue rien qu’avec cet extrait d’autres films ayant pu être primés depuis 1994, et que dire de ceux ne l’ayant pas été comme Amer, We are what we are, Dark Touch…. Le festival de Gérardmer, digne successeur de celui d’Avoriaz est l’un des plus beaux festivals de cinéma de genre qui se tient lieu en France chaque année. Sa programmation rime avec qualité. Il n’y a donc pas de doutes pour que l’édition 2017 présidée par Jean Paul Rouve ne suive pas ces fameux prédécesseurs!!

Encore une demi-année à patienter avant le retour de la nouvelle saison de Game of Thrones sur HBO lors de l’été 2017… G.R Martin ne semble pas disposer à se presser pour écrire le 6ème tome « The Winds of Winter« …. Bref, pour tout fan du Trone de Fer, c’est un peu une période de loose en ce moment. Mais, au fait, vous connaissez le jeu de cartes? Un jeu de deckbuilding. Un jeu de quoi?! keskécé? Pour Pop & Shot,  Jerem’ vous dit tout ...

 

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Deckbuilding : Origins

Les jeux de cartes de « deckbuilding » sont apparus en 1993 avec la sortie du jeu Magic : l’assemblée créé par Richard Garfield. C’est un jeu de cartes à jouer et à collectionner plus simplement appelé « Magic » aujourd’hui. Le jeu se distingue d’un jeu de cartes classique par le fait que chaque joueur vient avec son propre paquet de cartes (appelé « deck » dans le langage spécifique issu de l’anglais ou « bibliothèque » en français mais ce terme est très peu utilisé) construit selon certaines règles bien précises avec les cartes issues de sa collection. A l’origine, le principe était alors de s’affronter lors d’un duel. Avec le temps, le jeu s’est développé et d’autres variantes de règles sont apparues afin d’étendre les possibilités et parfois de jouer à plusieurs dans une même partie.

L’aspect à collectionner du jeu vient quant à lui du format de commercialisation. Les joueurs achètent des paquets de 15 cartes semi-aléatoires (appelé « booster« ). Les cartes peuvent être classifiées par rareté et un booster contient une carte rare ou mythique, trois inhabituels, dix communes et un terrain de base. Les joueurs achètent donc des boosters pour se constituer leur collection à partir de laquelle ils construisent leur deck afin de jouer. C’est de ce format de commercialisation que vient le terme « CCG » (Collectable Card Game aussi appelé « TCG » pour Trading Card Game) aujourd’hui employé pour désigner ce type de jeu. Cet aspect à collectionner a poussé les joueurs à s’échanger des cartes sur un principe très simple de troc pour que chacun puisse améliorer son deck avec des cartes qu’il ne possède pas. Cela a donné aussi petit à petit un autre format de commercialisation sous forme de vente de cartes à l’unité avec une cote dépendant de la rareté de la carte et de sa puissance dans le jeu (donnée parfois subjective).

 

Evolution du jeu de « deckbuilding »

Très vite, la popularité du jeu grandit, provoquant chez les joueurs un côté espoir addictif, de la même manière que l’on remplit une grille de loto. Allez, j’achète encore quelques boosters, cette fois je l’aurais cette carte. Le jeu rencontre un succès commercial bien plus grand qu’espéré mais il va rapidement être question de renouvellement. En effet, une fois que les joueurs ont obtenu les cartes qu’ils souhaitent, ils n’achètent plus de booster. C’est alors que l’éditeur va sortir régulièrement des extensions, à la manière des décriés DLC actuels dans l’univers du jeu vidéo. Hop, de nouveaux boosters apparaissent remplis de cartes totalement inédites que l’on ne peut avoir que dans ceux-ci et non dans les boosters de base. Et cela fonctionne, les achats se multiplient et le nombre de joueurs grandit.

Forcément, un tel succès ne passent pas inaperçu, d’autres éditeurs se penchent sur le format, achètent éventuellement une licence connue pour prendre une avance marketing, et lance leur propre jeu pour surfer sur la vague créée par Magic. Beaucoup de ces nouveaux jeux ne fonctionnent pas, c’est notamment le cas de Netrunner. Certains jeux vont réussir à perdurer dans le temps profitant souvent de la notoriété d’une licence (Pokémon, Yu-Gi-Oh, World of Warcraft, etc.) et existent parfois encore aujourd’hui. Mais bonne licence ne rime pas forcément avec succès et nombreux sont ceux à rapidement s’arrêter comme les jeux Dragon Ball Z ou Star Wars par exemple.

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Game of Thrones rentre dans la danse du deckbuilding

Fantasy Flight Games (FFG) est un éditeur américain de jeux qui se lance également dans la création de CCG en 2002 mais comme tant d’autres, le succès est très limité. Devant le marché qui semble bouché, FFG va alors créer un tout nouveau format de commercialisation tout en gardant le concept de jeu de deckbuilding. Ils vont ainsi arrêter l’édition de l’un de leur CCG, Game of Thrones, et le refaire partir de zéro. Ils gardent les règles principales du jeu, plus complexe qu’un Magic orienté très grand public, pour continuer à s’adresser à une population toujours geek mais plus mature et vont y adapter un nouveau format d’édition. Plus question de boosters, les joueurs achèteront une petite extension, appelé « chapitre », qui contiendra toutes les nouvelles cartes. Ici, plus d’aléatoire, plus de frustration, le joueur sait ce qu’il achète. C’est ainsi qu’en 2007, née le LCG (Living Card Game ou Jeu de Cartes Evolutif en français)

Pour le joueur, ce format est très économique. Certes le chapitre coûte 15€ contre 4€ en moyenne pour le booster de CCG, mais l’aspect non aléatoire et le rythme de parution mensuel en fait un coût régulier facile à contrôler dans un budget. En comparaison, les CCG sortent en général une extension par trimestre mais où la dépense peut s’élever à plusieurs centaines d’euros d’un coup avant d’obtenir les cartes souhaitées. Bref, ici FFG adapte sa politique commerciale pour atteindre la même cible que vise les règles de son jeu, un public plus adulte, visant des investissements plus réfléchis et moins impulsifs. Et c’est un succès. Ils arrêteront alors leurs autres CCG et ne sortiront plus que des jeux de cartes sous ce nouveau format et seront même parfois imité.

Le format LCG

C’est cet aspect financier qui m’a fait m’intéresser au format LCG alors que ça faisait déjà plusieurs années que je jouais à des jeux de deckbuilding. J’aime particulièrement l’aspect préparation du deck avant même la partie, chercher les meilleures combinaisons possible, trouver de nouvelles idées que personne n’a eue et voir comment les rendre efficaces, réfléchir carte par carte afin d’optimiser le fonctionnement en partie, trouver le petit détail qui fera la différence contre les decks les plus fréquemment rencontrés. C’est sur ce travail en amont que le CCG me frustrait particulièrement car je ne pouvais avoir toutes les possibilités si je ne possédais pas toutes les cartes, et posséder toutes les cartes coûtent une petite fortune. Le format du LCG permet d’avoir tout, sans avoir un effet de « celui qui investit plus, gagne plus souvent. » Ça reste avant tout un plaisir ludique qui se doit de satisfaire les joueurs dans leur ensemble et non une partie seulement. Et ça se ressent lorsque l’on joue, la communauté me donne une impression moins frustrée grâce au pied d’égalité sur lequel partent les joueurs. Ça donne alors des rendez-vous conviviaux, souvent dans un bar, à « taper le carton » tout en discutant et rigolant.

Les parties se déroulent. Au fil des victoires et défaites on évalue ce que vaut notre deck, si on ne pourrait pas mieux le jouer pendant la partie, à moins que certains choix de cartes ne conviennent pas. On repart chez soi la tête pleine d’idées, on modifie. On revient au rendez-vous suivant afin de voir si cela fonctionne mieux et ainsi de suite jusqu’à ce que de nouvelles cartes sortent environ un mois plus tard. Ce type de jeu offre un renouvellement perpétuel, il y a constamment quelque chose de nouveau à explorer, à essayer, à peaufiner. L’investissement financier peut paraître grand pour de simples bouts de carton mais au final, rapporté au nombre d’heures de loisirs, de détente que cela apporte, le coût financier est finalement bien faible. Et il y a enfin ce qui n’a pas de prix, les rencontres que cela permet. Certains ne seront que des copains de jeu de cartes, mais quelques-unes de ces rencontres deviendront de franches et longues amitiés.

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Game of Thrones en jeu de cartes : Avis 

Et Game of Thrones dans tout ça ? Et bien c’est le jeu auquel je joue principalement depuis 2010. A l’époque, je ne connaissais pas l’univers, la série n’était pas encore sortie d’ailleurs, et ce que j’ai aimé avant tout c’est que le jeu était plus mature, de par son ambiance plus sombre et de par ses règles plus complexes, plus abouties. Le jeu ne s’adresse pas à un public en partie adolescent voir enfant comme la plupart des jeux de ce type. Il s’adresse à un public adulte et jeune adulte. C’est d’ailleurs par le jeu que j’ai découvert les romans puis la série. Ça m’a donné envie d’approfondir tant ça me passionnait. Jouer me plaisait, mais c’était également l’occasion de m’intéresser à un univers que je ne connaissais pas, à son auteur et petit à petit à tout ce qui tournait autour de ça. De plus, le jeu était riche et les possibilités nombreuses. Et là, je dis « était » car ça s’est légèrement détérioré aujourd’hui. Les règles sont toujours aussi bien, mais la conception de certaines cartes a malheureusement connu quelques erreurs, déséquilibrant la puissance des différentes familles et donc rendant le jeu moins intéressant pour le moment. Malgré tout, je continue car cela reste toujours un plaisir de rencontrer des personnes, ou de retrouver ses amis pour faire une partie. Et puis il y a ce plaisir de voyager à chaque carte jouée. Chacune d’entre elle est associée à un souvenir dans les romans, la série, donne envie de relire des chapitres voir un livre complet. C’est pour cela que je dirais que ce jeu n’est pas réservé qu’au connaisseur de l’univers. Au contraire, il peut être un bon moyen d’attiser la curiosité et quel plaisir quand, dans l’histoire, on croise pour la première fois la carte qu’on aime tant jouer. C’est comme cela que j’ai découvert et je ne le regrette pas. C’est un bon moyen de revivre les différents plaisirs par d’autres biais.

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Pour la première fois en France, « The Movie Music of Spike Lee & Terence Blanchard » met à l’honneur le Terence Blanchard Quintet et rien de moins que des intervenants tels que China Moses, Diane Reeves ou Angélique Kidjo pour célébrer la collaboration artistique entre Blanchard et le réalisateur Spike Lee. Un voyage musical dans l’univers de deux grands artistes. Reportage.

 

La Philharmonie de Paris est une des plus belles salles de la capitale. Il suffit de s’approcher de son imposante structure pour en être convaincu.

A 19 heures,le public prend place  poliment dans la salle dont l’intérieur est aussi moderne que l’extérieur. Et c’est de façon toute aussi sage qu’il écoute les mots d‘Isabelle Giordano, l’éternelle Miss Cinéma sur Canal, pour ceux et celles… qui commencent à avoir un certain âge. Vantant les mérites des Audi Talent Awards en compagnie de Laurent Beyle ( DG de la Cité de la Musique Philharmonie de Paris) et de Marc Meurer ( Directeur Audi France), célébrant des talents français dans tout types de domaines depuis une douzaine d’années maintenant, il est grand temps de passer au vif du sujet, à savoir la représentation de Monsieur Terence Blanchard, de son quintette et du Britten Sinfonia que dirige talentueusement le maître d’orchestre Vince Mendoza.

C’est un voyage à travers les époques qui commence, que ce soit les différentes réalisations de Spike Lee ou les époques dans lesquelles les films se déroulent. Guidé par le rythme de la musique qui sait faire varier les plaisirs, tantôt lente, tantôt endiablée, on finit par s’abandonner à ses pensées et à se remémorer… Tel film, de quoi parlait-il déjà ? Et celui là ? L’avait-on aimé ? Tiens celui là je ne l’ai pas vu, tiens celui là était quelconque (Inside Man pour ne pas te nommer). On se dit que les images montrant quelques plans de chacun des films sont là pour illustrer et puis la beauté du jazz fait qu’on finit par voir au delà. On voit les carrières prometteuses de Denzel Washington et Wesley Snipes apparaître sous nos yeux, pleines de promesses.

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Diane Reeves, Angelique Kidjo et China Moses viennent successivement donner de la voix pour faire procurer encore plus de plaisir au public qui ne se prie pas pour applaudir de plus en plus chaudement chaque fin de morceau. Chacune a son quelque chose à elle et est différente des autres, que ce soit dans la façon de chanter ou bien de bouger sur scène. Mais toutes, l’une après l’autre, font s’allier voix, instrument et image pour vous faire partir en voyage dans l’œuvre de Spike Lee. China Moses se démarque par une interprétation parler d’une chanson qui ne parle pas d’amour. Elle prêche, possédée par l’hommage à « Mo’Better Blues ». Une performance à couper le souffle qui n’enlève rien à la messe gospel que propose Diane Reeves et son timbre si particulier. La troisième grande dame de la soirée Angélique Kidjo brille quant à elle par son énergie folle.

Une pensée émue pour son mésestimé « 25ème heure » qui, cette fois a les honneurs d’être l’un des métrages sur lequel la bande à Terence Blanchard s’attarde (ou semble s’attarder ? Après tout, quand on prend du plaisir on ne voit pas le temps passer) avec Clockers et Jungle Fever. Pas forcément les plus bankables bandes de Spike Lee mais peut être parmi les plus personnelles. Après tout « La 25ème heure » n’était-elle pas une gigantesque déclaration d’amour à New York post 9/11 ?

« Macolm X » a aussi droit à un traitement tout particulier. Outre l’œuvre, c’est bien le personnage historique et son œuvre qui est salué entre musique et vidéos.

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La salle s’est mise dans l’ambiance et on entend de plus en plus des « Whou » symptomatiques d’une bonne soirée. Le dernier segment de l’œuvre de Lee à être honoré en musique est son documentaire sur les ravages de Katrina à La Nouvelle Orléans. On peut connaître les images. On peut même avoir vu le documentaire. Pendant d’interminables minutes, les images de maisons délabrées, de cadavres flottants vont défiler sous nos yeux avec un accompagnement musical au diapason de la part du Terence Blanchard Quintet et du Britten Sinfonia. L’émotion nous envahit et on sent le poids de la tristesse et du désespoir dans chacune des notes sortants de chacun des instruments présents.

Ambivalence suprême, Blanchard nous apprend ou plutôt nous rappelle qu’il y aussi des temps « to celebrate » comme le veut la coutume à la Nouvelle-Orléans, cette ville qu’il affectionne tant. Chaque membre du quintette, China Moses, Diane Reeves, Angélique Kidjo… Tous et toutes ont droit à leurs applaudissements de la part des membres d’une salle littéralement conquise et qui oubliera presque d’être poli en se levant quasi instantanément quand Blanchard, Moses, Kodji et Reeves improviseront un morceau que l’on croirait tout droit sorti des « Aristochats ».

Les au revoir se font sous forme de salutations théâtrales alors qu’un à un les instruments s’arrêtent. Tant que des musiciens perdurent sur scène le rythme reprend encore et encore. Il n’y a pas de raison que la fête s’arrête et une fois la dernière note posée, libre à chacun de garder encore un peu la musique en tête, histoire de continuer la célébration dehors, dans les transports, la nuit chez soi et même de la prolonger à l’infini.

 

Découvrez également notre reportage de la première soirée du Weekend des Musiques à l’Image: l’hommage à Jim Jarmusch d’Alex Kapranos et Mulatu Astake.

 

Pour la quinzième année consécutive, le Festival Culture Bar-Bars continue d’enflammer et de promouvoir les bistrots, brasseries et autres cafés à travers l’Hexagone. Du 24 au 26 novembre 2016, ce n’est pas moins de 810 spectacles à travers 56 villes en France, de Nantes à Paris, de Toulouse à Amiens, qui seront donnés sous le panache du festival.

Véritable tremplin pour de jeunes artistes, le Festival ne sera pas que consacré à la musique mais verra aussi des expositions, du théâtre ou bien encore de la danse! Parfois cœurs des petites villes, les bars sont mis à l’honneur par le Festival par cette initiative populaire. Grace à la bannière du Festival Culture Bar-Bars, qui continue de s’étendre un peu plus loin chaque année de son bassin d’origine nantais, c’est à la fois les établissements et les artistes qui peuvent être mis en valeur pendant trois jours. Jazz, electro, rock, country, métal et bien d’autres genres sont représentés par les différents intervenants au cours de ce week-end qui se veut avant tout festif et culturel!

Pour trouver un endroit près de chez vous ou faire la fête et/ou se changer les idées c’est par ici .