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Julia Escudero

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Le 31 mars, la relève électro Made In France FORM, se produira en live au Batofar de Paris. Ceux qui ont fait leurs premiers pas scéniques aux côté de Fakear interpréteront un set créatif mêlant sublimement électro, hip hop, soul et jazz.

Chine Laroche venu présenter en live son EP, « On My Mind » se chargera de chauffer la salle et de faire vibrer l’assistance.

Laisse un commentaire ci-dessous pour tenter de remporter tes places pour et assiste peut-être à cette soirée de folie avec la personne de ton choix.

 

 

Ah le punk rock! Courant dont les membres sont régulièrement contestés et qui regorge d’anecdotes plus hallucinantes les unes que les autres. Pop & Shot vous propose donc de se faire un petit tour de 5 histoires qui ont marqué ses rédacteurs. Barrées, glauques, amusantes, tristes, en tout cas complètement rock’n’roll. Jugez par vous même…

 

         Germs : un suicide qui tombe mal

Avant la tragique nuit qui mettra un terme à la carrière de Germs, il est important de présenter notre combo. En 1981, le groupe de punk rock originaire de Los Angeles, publie son album intitulé « GI »… par accident. En effet, la formation a déjà très mauvaise réputation, nombreux de ses concerts se sont soldés par des bastons dans le chaos le plus total. Nos compères se retrouvent donc interdits de clubs locaux. De là leur vient une idée: se rebaptiser temporairement GI. Pour ne pas perdre sa fan base, Germs décide de mettre les deux noms sur l’album. Manque de pot, ou de clairvoyance, ils oublient complètement de prévenir la maison de disque qui fera toute sa communication sur le nom de GI. Maintenant que la formation a été située, parlons de Darby Dash, le chanteur, qui signe des titres aux paroles sombres et aux mélodie enragées ( quelque chose entre les Stooges et Motörhead).
Ce dernier voulait entrer dans la légende du rock. Pour se faire, il décida de se suicider d’une overdose en compagnie de sa petite amie une nuit de 1981. Il faut croire que gloire bien mal acquise ne profite pas puisque cette même nuit, John Lennon se faisait tuer par Mark Champman, lui raflant toutes les unes. Il y a sûrement une espèce de morale cosmique à tirer de ce genre d’histoires…

Richey Edwards : Une sensibilité à fleur de peau

 

Originaire du Pays de Galles, le guitariste de Manic Street Preachers, Richey Edwards, était connu pour ses paroles politisées et intellectuelles, faisant de lui un des meilleurs songwritters de son époque. Pour l’anecdote dans l’anecdote, Edwards, diplômé en histoire politique, était dans un premier temps roadie et conducteur du groupe, avant de devenir son quatrième membre et sa voix face au public.
Punk ou pas punk ? Une question toujours d’actualité dans la musique, remettant régulièrement en doute l’authenticité et la démarche de ses groupes.
Le 5 mai 1991, le journaliste d’NME, Steve Lamacq, profita d’une interview avec Richey Edwards, pour remettre en doute la sincérité artistique de sa formation. Une question à laquelle le musicien répondit en se gravant sur l’avant bras, et le plus profondément possible, les mots « 4 REAL » à l’aide d’un cutter qu’il avait sur lui. Un démonstration qui lui valu 8 points de sutures et resta dans l’histoire comme un moment de pure punk.

Iggy Pop : Vous voulez du verre avec votre beurre de cacahuète ?

 

Iggy Pop, le parrain du punk, l’iguane, le charismatique leader de The Stooges, n’est plus à présenter. Bien que la plupart de ses fresques scéniques soient connues, il peut-être amusant d’en proposer un très bref tour, pour ceux qui seraient passés à côté. Le musicien, qui a l’habitude de se produire torse nu a toujours su créer la surprise en proposant des gigs rock’n’roll s’inspirant de Morrison. C’est ainsi qu’on le retrouve à s’enduire de beurre de cacahuète avant de se rouler dans du verre… Vous en voulez plus ? Iggy Pop s’est également produit sur scène entièrement nu, s’est lacéré devant son public, lui a vomi dessus et a même trouvé le temps de populariser le slam (qui consiste à se laisser porter par le public). Un palmarès.

Les Sex Pistols : le succès grâce à Queen, la descente aux enfers pour Bill Grundy

 

1er décembre 1976, les Sex Pistols sont encore inconnus du grand public. Leur succès s’arrête aux abords de Londres et à la scène locale. Ce jour là le super-méga-giga groupe Queen annule sa venue sur le plateau de l’émission « Today » de Bill Grundy. Ce dernier prend la mauvaise (ou très bonne, c’est une question de point de vue) décision de les remplacer par les Sex Pistols. Le présentateur fut suspendu pour deux semaines à la suite de ce passage et lorsque son contrat pris fin en 1977, personne ne pris l’initiative de lui en offrir un nouveau. Il faut dire que tout le monde était bourré sur le plateau et que les discussion furent radicalement crues. Le présentateur, dans l’ambiance tenta même de draguer (grossièrement) Siouxsie Sioux, présente sur le plateau.
Le contenu de ce moment paraissait si provocant à l’époque que la légende veut qu’un conducteur de camion préféra frapper sa télévision que de l’écouter, n’arrivant pas à trouver le bouton pour l’éteindre…

 

Johnny Thunders et l’enquête bâclée

 

 

John Anthony Genzale JR de son véritable nom, est un guitariste et chanteur américain connu pour avoir été le soliste des légendaires New York Dolls de 1972 à 1975. Il fonda ensuite The Heartbreakers avant de lancer sa carrière solo. Héroïnomane avéré, le chanteur décida pourtant de mettre un terme à cette (très) mauvaise habitude en suivant une cure de méthadone. Passons aux faits.
Le 22 avril 1991, Johnny Thunders fête un contrat signé avec une maison de disques japonaise. Il se trouve alors à la Nouvelle-Orléans et transporte sur lui une grande quantité d’argent liquide liée à cette transaction. Il se rend alors au bar de son hôtel où il rencontre deux hommes et une femme. Il leur propose de poursuivre la fête dans sa chambre. Au petit matin, il est retrouvé mort, au milieu d’un bordel improbable. La méthadone et l’argent ont disparu. Willie DeVille, qui occupait une chambre dans cet hôtel cette même nuit pense qu’il s’agit d’un assassinat. La police, elle bâcle l’affaire et l’autopsie avant de conclure à une overdose. Après tout, le musicien avait été un drogué et ce genre d’affaires étaient fréquentes à l’époque… Punk, Drogues et Préjugés vous dites ?

Vous êtes fans de rock et vous en voulez, toujours plus ? Faites un tour sur le site StoneAlone, vous le regretterez pas...

Sinon vous pouvez aussi découvrir, pourquoi s’il ne fallait écouter qu’un album, ce devrait être « Darkness on the Edge of Town » de Springsteen.

 

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over the moon

Ça pétille et ça sent l’amour fou. Ça c’est le nouveau projet d’Alexandre Ragon (le rockeur de The Earl Grey) qui s’est allié musicalement, et dans la vie, à la présentatrice de télévision Marina Tomassi. Des mois de travail et de chansons poussées au court d’instants de vie devaient se concrétiser par une première scène dans la capitale le 11 janvier 2017 à l’Etage.

C’est à 20 heures 30 qu’est donné le coup d’envoi par Narcisse dans la petite salle parisienne. Côté public, familles et amis, tous ont fait le déplacement. Mais pas que. Curieux, habitués ou encore fans de nos acolytes sont bien présents. Assis derrière des tables, parfois derrière une assiette de mets savamment présentés, l’audience se tourne vers la scène avec bienveillance.

Narcisse en concert à l'Etage

Sur scène, Narcisse adopte une position assise. Musicalement pop rock à tendance folk, le groupe guitare acoustique sous le bras propose des titres à l’anglo-saxonne en français dans le texte. Les riffs se suivent agréablement, la voix est belle et posée. Le choix du français, lui est plus étrange à l’oreille. Mais après tout pourquoi pas ? On est en France et nous aussi on est capable de produire ce genre de morceaux… laissons nos habitudes de côté !

Avant de monter sur scène, un Alexandre Ragon impatient fait le tour de la salle pour saluer les visages connus… vite, vite, tout le monde est impatient de découvrir le duo sur scène.

C’est enfin au tour d’Over the Moon de monter sur les planches. D’entrée leur complicité est palpable. Ils s’aiment de cet amour lune de miel des débuts qu’on peut leur envier, celui qu’on veut pour la vie. Quand l’un fait une blague, l’autre rit de bon cœur. Propulsés dans leur intimité, l’audience sourit alors que les privates jokes plus si privées fusent « C’est facile pour toi de jouer d’anciens morceaux, tu as deux albums à ton actif et moi zero » lance une Marina profondément adorable avec ses boucles blondes angéliques et sa robe argentée. A la guitare, le rockeur maîtrise la scène, normal avec deux albums et de nombreuses tournées à son actif. « On se croirait à notre mariage sauf que vous avez payé pour venir! Alors un grand merci » ajoute la belle.

Over the Moon  Une lune de miel musicale pour leur premier concert parisien 2

Un mariage vous dites ? Un peu mais c’est surtout dans un halo de bonheur que nous plonge le couple. Les titres s’enchaînent avec le pep’s et la bonne humeur d’une BO de Disney mais pas que… L’alliance de deux voix qui se complètent et de riffs pop bien ficelés laissent surtout à penser qu’Over The Moon a LA recette. Celle qui fera que leurs morceaux deviendront des tubes. Le genre de tubes que vous chanterez entre copines en roulant vers vos vacances, sur lesquels vous danserez l’été au cours de soirées mémorables. Les mêmes tubes que vous réécouterez l’hiver pour faire entrer beaucoup de soleil dans vos maisons et faire revivre vos plus jolis souvenirs.

 

Côté set-list s’enchaînent « Cet Autre Ciel », « On the Road », « Je serai là », un morceau écrit par Marina pour ses proches ou encore la reprise de Bruno Mars « Just the Way you are ». L’envie de se lever se fait sentir mais la configuration même du bar empêche de profiter autant qu’on le voudrait du moment. Tant pis, il suffit de se laisser porter par ce flot de bonne humeur, de s’y emmitoufler pour oublier un peu l’absurdité d’un Monde de plus en plus compliqué à l’extérieur. Et tant mieux parce que c’est bien ce que le duo propose. Une alternative à la morosité et pour ce faire quoi de mieux que le langage universel qu’est la musique ?

Alexandre s’offre une reprise de « Special » sa compo pour son autre projet, The Earl Grey dont on vous parlait plus tôt.

C’est sur « Party » que ce set bien trop court s’achève. L’occasion cette fois de se lever et de chanter. Enfin!

C’est déjà la fin et quelle frustration de pas pouvoir poursuivre les festivités plus longtemps! Vivement un concert bien plus long, pour présenter un premier album qui sera, il faut l’espérer aussi agréable que cette première soirée parisienne. Il faut retourner au Monde réel maintenant et à cette surprise, dehors c’est encore l’hiver…

franck-ruze-bandeau

Suite et fin de notre rencontre avec Franck Ruzé. Faire le tours d’un métier d’auteur, du processus de création peut prendre du temps. Si comme nous, vous vous demandez comment un livre naît-il ? D’où viennent vos personnages favoris? Pourquoi vous murmurent-ils des mots dans l’oreille ? Cette interview est faite pour vous. En espérant que vous prendrez autant de plaisir à la lire que nous en avons prise à la réaliser.

  • Comment un ouvrage naît-t-il ?

Lorsque je veux lire un livre que je ne trouve pas, j’ai forcément envie de l’écrire.

  • Qu’est ce qui t’inspire ?

L’injustice, la compassion, l’impossibilité parfois d’aider quelqu’un qu’on aime, les filles, la part de noirceur chez quelqu’un de fondamentalement bon, la part de bonté ou d’ouverture chez quelqu’un d’égoïste, tout ce qui fait du contraste psychologique.

  • Tes personnages féminins sont très justes, comment te mets-tu dans leur peau?

J’écoute parler les filles. C’est quelque chose que je fais depuis longtemps, mais depuis que je suis publié, elles me racontent des choses de plus en plus personnelles, en pensant qu’elles se retrouveront dans le prochain, et elles ont raison…

  • Certains ont-ils été inspirés par des rencontres ?

Tous.

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  • Que peux-tu me dire par exemple de la naissance de Daphné de « 666 » ?

C’est 3 filles dans une. Enfin 3 filles réelles dans un personnage. Je ne sais plus où j’ai lu que Thomas Mann faisait ça, 2 c’est trop peu pour une psychologie vraiment dense et quatre là ça devient le bordel, il y a trop de contradictions à gérer, déjà avec 3 c’est pas évident, il faut les faire rentrer, les 3, dans un seul corps, avec une cohérence, et des motivations communes, mais ça c’est pour le personnage principal, pour les autres je me limite à 1 ou 2, oui je sais c’est un peu paresseux. En plus, dans ma période 666, je n’inventais rien, il fallait que ça vienne de la vie pour que j’aie une impression de vérité face à mes personnages avant qu’ils puissent vivre dans les situations du livre. Par exemple, Johnny Depp est dans le livre parce que mon éditeur chez Scali, Stéphane Million, avait donné des cours particuliers à la soeur de Vanessa Paradis, et il m’a dit que Johnny Depp aimait la poésie de Villon et voulait vraiment visiter le château où il a été emprisonné, et hop c’était parti: «à Meung-sur-Loire», «Haaan, hey mais c’est trop loin d’Paris, ça, faut prendre Europ Assistance ?», etc.

« 2 personnages réels en un c’est trop peu pour une psychologie vraiment dense et quatre là ça devient le bordel »

  • Tu écris sur des thèmes sociétaux et psychologiquement dures, prostitution, drogues, anorexie, pourquoi ces thématiques t’intéressent-elles ?

Parce que ce sont des thèmes durs, justement. Ce qui m’intéresse, dans une histoire, c’est le conflit. Je m’en fiche un peu que le personnage arrive ou pas à surmonter telle ou telle difficulté, ce qui m’intéresse, c’est de voir comment il va essayer de la surmonter, les choix qu’il va faire, parce que ça, ça en dit beaucoup sur le cœur du personnage, sa façon à lui d’être humain. Et donc il me faut un, ou des révélateurs, pour que le personnage accepte de s’exposer, accepte de faire ces choix.

  • Quels sont les lieux qui marquent et impactent ton imaginaire ?

Les lieux que je connais. Je n’arrive pas à me projeter correctement là où je ne suis jamais allé. D’où une ambiance assez parisienne dans mes livres. Hors livres, j’ai beaucoup aimé vivre à Bora-Bora pendant six mois. Je pêchais des poissons au harpon et je cueillais des mangues sur les arbres, c’était vraiment une belle expérience, même si au bout de six mois, la solitude a rendu le lagon moins beau et je suis revenu; la première chose que j’ai faite en revenant, je l’ai décrite dans la dernière page de L’échelle des sens: j’avais vraiment besoin de voir des visages, beaucoup de visages.

«  Il y a une espèce d’innocence un peu surjouée, à la Marylin Monroe par exemple, qui fait vibrer un truc en moi »

  • Et toi tu préfères les connes ?

Ahah, je vais me faire écharper, mais il y a une espèce d’innocence un peu surjouée, à la Marylin Monroe par exemple, qui fait vibrer un truc en moi, mais en même temps, l’intelligence et la culture chez une fille me font la même chose. Je dois être attiré par les extrêmes.

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  • Cet ouvrage est-il inspiré par de véritables conversations que tu as eu ?

Il y a des bouts de vraies conversations dedans, comme dans tous mes livres. Mes livres sont un peu comme des yaourts aux fruits, en fait.

Comment perçois-tu les relations hommes/ femmes ?

Le couple, c’est l’entité privilégiée où tu apprends le plus sur toi-même en apprenant sur l’autre, et par extension sur les autres, et par extension sur la vie.

  • Ce rapport évolue-t-il au fur et à mesure des années ?

On en reparle dans 10 ans.

«  c’est un souci de vie, je veux sentir mes personnages vivre »

  • Tu emploies un style « parlé » et « fluide », est-ce un choix volontaire pour être accessible ou tes histoires se créent-elles ainsi lorsque tu les poses sur papier ? C’est volontaire, oui, mais pas dans un souci d’accessibilité, c’est un souci de vie, plutôt, je veux sentir mes personnages vivre, avoir le plus de réalité possible. Je réécris les dialogues jusqu’à ce qu’ils sonnent juste. Je soupèse chaque virgule, chaque respiration, jusqu’à obtenir la fluidité recherchée. Parfois, d’ailleurs, on me dit que ça ne doit pas être trop difficile d’écrire des dialogues comme ça, parce qu’on dirait simplement quelqu’un qui parle, et c’est le meilleur des compliments: si on ne voit pas mon travail, c’est que j’ai atteint l’effet recherché.