Le mois de septembre est probablement le meilleur mois de l’année pour les adeptes des films de genre et des films… atypiques pour ne pas dire étranges. Normal puisqu’il signe le retour du très attendu Etrange Festival qui fête en 2019 ses 25 ans. L’âge de la maturité ? Plutôt celle de l’étrange maturité puisqu’il est plus jamais possible de se lâcher et de profiter d’un cinéma à part. Au programme: découvertes et classiques qui se côtoient sans jamais laisser indifférent.

The Wretched etrange festival 2019

Parmi la sélection, The Wretched de Brett Pierce & Drew T Pierce, qui loin de jouer sur la carte de la maturité préfère encore vous faire revivre votre adolescence sous le soleil et y apporter une touche de mystère et de démon déchaîné venu du fin fond des bois.

The wretched de quoi ça parle?

Ben, un jeune homme de 17 ans dont les parents sont en instance de divorce, part rejoindre son père pour l’été. Il découvre rapidement que la maison d’à côté cache un terrible secret : les disparitions d’enfant semblent se multiplier, et le responsable ne serait autre qu’une créature qui aurait infecté la maîtresse de maison.

The Wretched : qu’est-ce qu’on en pense?

Il ne faut quelques minutes à The Wretched pour faire vaciller le spectateur dans l’horreur. Fort d’une manière de faire que l’on connait bien quand on a grandit dans les années 90, 2000, le métrage des frères Pierce s’offre une scène d’ouverture mémorable mettant en scène une pauvre baby-sitter de 16 ans et ajoutent quelques bruitages animaliers pour donner d’emblée naissance à leur créature. 35 ans plus tard, ou plus précisément à notre époque, l’étrange créature qui nous intéresse est de retour. Le film prend le pli de suivre les déboire d’un adolescent à problèmes venu rendre visite à son père en bords marins. Ce dernier sera le héros malgré lui de cette aventure morbide aux très belles idées.

Le premier point positif de The Wretched vient surtout de la nostalgie qu’il procure. De « Le Beau-père » à « Paranoïaque » , il fait écho à un certain cinéma oublié, résolument fun et provoquant sa dose de sueurs froides tout en mettant en scène des adolescents. On pourrait également citer « Boogeyman » avec Barry Watson, beau gosse culte des années 2000 et oublié trop tôt. Nostalgie dans le genre mais aussi dans sa mise en scène, riche en soleil, en amourettes et en soirées adolescentes.  Facile de sentir le soleil sur sa peau face à cette horreur sobre parfaite une soir d’été et qui se conterait avec facilité en faisant griller des marshmallows autour d’un feu de bois.

The Wretched etrange festival 2019

Puisque le deuxième point fort de l’oeuvre vient de sa créature, excessivement bien faite, construite et qui profite d’effets visuels de qualité. La scène de la douche est d’ailleurs immanquable tant par ses maquillages que par le malaise qu’elle provoque.

The Wretched n’est pas pour autant exempt de défauts. Quelques ellipses viennent noircir le tableau: la rapidité avec laquelle notre héros se rend par exemple dans la cave de la voisine pour la fouiller sans pour autant attendre son départ laisse perplexe. Tout comme un final un poil attendu qui donne au tout un sentiment de déjà-vu et vient gâcher le spectacle.

Néanmoins, le film s’appuie sur un twist savamment annoncé, qui, à condition que l’on joue le jeu, surprendra forcément. En outre, sa faculté à innover dans un registre connu le renforce. Puisque la créature, loin d’être une simple énième Mama s’inscrit dans un folklore américain propice à toujours apporter son lot de monstres. Il y a du Chair de Poule à l’ancienne dans ce métrage, de l’humour dosé, de l’horreur entre tout public et poussée. Les quelques facilités scénaristiques empruntées ne sauront alors noircir cet honnête divertissement à regarder sans se poser de questions. A défaut d’être la pépite de l’édition 2029 de l’Etrange festival, « The Wretched » y a une place honnête  et saura faire son lot d’adeptes qui, contrairement aux enfants enlevés, ne sera pas oubliée.

COMMENT SURVIVRE DANS UN FILM D'HORREUR

Petit Guide de survie en territoire horrifique: comment survivre quand on est un personnage de film d’horreur?

C’est Halloween, non pas qu’on se prive à l’année pour vous parler avec amour du…

L’Etrange Festival 2018 : Mandy – Une lettre d’amour pleine de folie et de fureur au cinéma de genre

Dans le cadre de la 24ème édition de l’Étrange Festival, au Forum des Images à…

The dark l'étrange festival

L’Etrange Festival 2018: The dark, critique d’un conte noir poétique

Du 5 au 16 septembre, le cinéma étrange prend possession du Forum des Images de…

Write A Comment