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The Hives @ l'Olympia Paris 2021
Photo : Louis Comar

Mercredi 17 novembre 2021, après une journée beaucoup trop fraîche dans la capitale française, le froid a laissé passer quelques rayons de soleil, et une chaleur mitigée. Assez du moins pour permettre à quelques fans téméraires d’attendre le retour de la légende suédoise, The Hives, devant les portes de l’Olympia. Amassés devant la grille, ces fans inconditionnels espèrent bien prendre d’assaut le premier rang  pour vivre la fameuse tornade venue du Nord de pleine face. Logique, le groupe de trente ans d’âge est réputé pour ses incroyables performances live.

Quelques heures avant de monter sur scène, Howlin’ Pelle Almqvist, le chanteur sirotait dans les loges un café chaud, confiant au passage être un peu malade. La faute à de nombreuses journées sans repos à courir les salles et les scènes. Pourtant rien ne pourra l’arrêter ni l’empêcher de tout donner en concert. C’est la passion de la scène qui les pousse, lui et sa folle troupe de compères en noir et blanc, à exister. « Je suis content que vous soyez là les gars, mais personne ne viendrait, je continuerai quand même à faire des concerts. » s’amusait-il d’ailleurs.

Come On !

Il est 20 heures lorsque le concert commence sur une performance survoltée de The Dahmers. Originaire de Suède, le groupe de rock garage féru d’horreur, arbore des costumes de scène noir et blanc mais cette fois à l’effigie d’un squelette. Enervés et énergiques, la joyeuse bande balance franchement, bondit et rugit tout en insistant sur sa passion du gore et son envie de donner des frissons. Pas vraiment étonnant quand on sait que la fine équipe a choisi le nom d’un tueur en série comme étendard. Côté public, la chaleur monte d’un cran et les notes acérées font mouche. Aiguisée comme une pointe de couteaux, les morceaux entrent autant en tête que les périples du célèbre serial killer qui n’avait pas hésité à ouvrir le crâne d’une de ses victimes. Détail atroce, on en conviendra.

The Hives @ l'Olympia Paris 2021
Photo : Louis Comar

Les lumières se rallument, avec une violence presque douloureuse. L’heure pour certains de se ruer sur l’un des nombreux bars de la salle et prendre quelques victuailles avant de se lancer dans l’arène.  Un show de rock se doit de sentir la bière et la sueur. Pour la deuxième partie, l’audience peut compter sur The Hives qui débarquent enfin, à 21 heures sous un tonnerre d’applaudissements. Sans grande surprise les musiciens balancent d’emblée leur titre « Come On » en invitant le public à se déchaîner. Dans leurs nouveaux costumes du meilleur effet, qui brillent dans le noir, ils transforment immédiatement l’Olympia en un immense garage où le rock est roi. Le costume, expliquait le chanteur, est bien la façon d’être encore plus punk que les punks. Après tout, faire un pied de nez aux tenus traditionnellement associées au courant, n’est-ce pas la meilleure façon de se rebeller ? Le ton est donné.

L’heure du crime

La sauce prend complètement alors que les titres s’enchaînent « Main Offender » précède « Go right ahead » alors que Pelle enchaîne les sauts et les bonds, se jetant régulièrement de son ampli, les cheveux au vent. Garder le rock’n’roll sexy malgré les âges ? Voilà l’une des problématique d’une formation qui une fois sur scène n’a rien perdu de sa superbe et de sa folie. Le frontman n’a de cesse d’interpeller la foule, de lui parler. En anglais, en français avec aisance et un fort accent qui lui fait prononcer le U d’album. L’initiative est appréciée de tous alors que la foule maintenant devenue un seul corps répond favorablement à chaque demande et à chaque note distillée par les maîtres de la soirée.

Il est temps d’écouter un nouveau morceau et « Good Samaritan »parue en 2019, ce qui dans l’histoire des Hives est particulièrement récent, fait trembler les murs de la mythique salle. Le groupe sait composer son histoire et s’inspirer de ses icônes, recréant l’univers particulier d’un the Sonics, Social Distortion ou même des Dead Kennedys en un nouveau jus dosé et actuel.  La set-list défile : « Two Timing Touch », « My Time is coming », « Hate to say I told you so » s’enchaînent.

Les yeux écarquillés, la tête pleine de notes, voilà que notre frontman interpelle la foule pour lui expliquer qu' »It’s my time ». Evidement après les confinements, les restrictions, les interdictions, qu’il est bon que l’heure soit enfin au lâcher prise, à l’amusement. L’anarchie rock, le tourbillon d’ondes déchaînées, vibrantes, larsenantes, enragées n’aura jamais été si pertinente, si bestiale et primordiale. Voilà donc que le messe est dite « If it’s my time, then it’s your time! » balance-t-il comme un cris de guerre. La troupe est alors mise à contribution. Il faut lever les mains, il faut répondre, il faut crier, et le tout fait office d’exutoire parfait. Un show de The Hives laisse les chichis au placard. Pas d’écrans, pas d’artifices, seule l’énergie compte. Et cette dernière se propage en ondes de chaleur et de notes. Elle percute chaque membre du public maintenant électrisé comme un pantin, sommé de danser. Quelques sauts en plus et voilà que l’onde touche jusqu’au plus réticent des spectateurs, qui a maintenant les bras dans les airs.

Une petite pause ?

« On va prendre 10 secondes de pause. » explique maintenant le leader. Non, impossible, les corps et les esprits sont chauffés, personne ne peut s’arrêter. « C’est pour mieux repartir pourtant. » justifie-t-il. Les pieds tapent, l’audience en demande plus, l’apogée du show, bouillante comme si son équipe venait de marquer un but, l’Olympia est un stade qui réclame d’être nourri et le rappel arrive alors comme une délivrance. Il en faut plus, laisser les pensées vagabonder et se perdre, encore dans les guitares saturées. Le groupe revient sur « I’m Alive » avant d’inviter toute l’assistance à s’accroupir. Ceux qui sont familiers des concerts de rock connaissent bien le principe, rester assis pour mieux bondir tous ensemble. The Hives faisait partie des précurseurs du mouvement. Le dernier saut de la soirée est collectif et enragé. Côté morceau, c’est « Tik Tik Boom » qui clôt les festivités. Tik, tik, tik, le temps passe si vite quand on s’aime.


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Chantier des francos 2021Depuis 20 ans, le Chantier des Francos accompagne chaque année une sélection des artistes francophones les plus prometteurs de l’année. Malgré la crise qui sévit dans le monde de la musique, 2021 n’échappe pas à la règle et propose un accompagnement à des artistes issus de tous les registres. L’objectif ? les coacher, les booster et les présenter au public tout en se focalisant sur la technique scénique et le live.  Le choix de poursuivre le dispositif malgré les difficultés est aujourd’hui un acte de résistance engagé que saluent les 22 sélectionnés, la profession et les mélomanes. Parmi les artistes sélectionnés, certains étaient déjà sélectionnés en 2020, quelques noms se sont pourtant ajoutés à ce palmarès qu’il était bon de retrouver et de découvrir lors de courtes performances en live le 26 janvier au cours d’une conférence de presse au théâtre de l’Atelier de Paris.

Difficile de ne pas se sentir privilégié-es en étant présent dans une salle de spectacle en ce début d’année 2021 et en étant unis par quelques notes de musique vécues enfin. Il est bon de rappeler que les salles de spectacles ont toujours respecté toutes les normes sanitaires imposées scrupuleusement et à la lettre minimisant les risques de contagion quasiment au chiffre de zéro. Alors que la profession se bat pour son droit de travailler comme d’émouvoir , il est plus que primordial de soutenir une scène émergente, talentueuse et inventive qui fait la fierté de la France.

Pour se faire, le Chantier des Francos propose de maintenir le cap mais aussi de s’adapter. Nouvelles formes, adaptation du parcours des artistes, nouveaux outils… tout a été repensé. Suzanne, Pomme, Christine & the Queens, Therapie Taxi, Radio Elvis, tous ont en commun d’être passés par ce dispositif. Cette année encore, ce sont les grands noms de demain qui sont formés et qui feront, on le sait, vibrer le public.


Une sélection comme toujours qualitative et variée

Côté artistes, on retrouve Aurus, Bandit Bandit, Bonnie Banane, Bro, Chateau Forte, Chien Noir, Clara Yse, Elia, Fils Cara (également vainqueur du prix Chorus), Ian Caulfield, Johnny Jane, Lonny, Lucie Antunes, Martin Luminet, November Ultra, Oscar Emch, Pr2B, Sally, Siau, Terrier (lui aussi vainqueur du prix Chorus), The Doug et Ussar. Découvrez les à travers leur musique dans la playlist ci-dessous. Attention, pépites en perspective!


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Alexandr session acoustique

Le 15 octobre 2019, le trio le plus british de Paris, Alexandr, revenait un force avec un second EP rock aux sonorités 90’s, « Surrender ».  Un beau succès dans la scène rock française indé, largement salué par la critique.  Un second clip, extrait de cette galette, « Neon » avait par ailleurs été dévoilé au mois de mars de l’an de grâce apocalyptique 2020.

Privés de concerts, comme toute l’industrie musicale qui subit aujourd’hui de plein fouet le confinement, Alexandr ne compte pas s’arrêter de jouer pour autant. Alors que nos frontières sont aujourd’hui fermées avec le Royaume-Unis, le groupe a décidé d’offrir aux lecteurs de Popnshot une ballade Outre-Manche et ce, sans bouger de leurs canapés. Qui pouvait se douter que ce meuble habituellement dédié aux séries télévisées serait depuis le mois de mars, le centre de nos vies ? Cette vie qui a plus que jamais besoin de culture pour s’oxygéner. Ainsi chacun sur le sien, les compères se sont unis pour te faire vivre en exclusivité une très belle session acoustique de son morceau « The Race ». Viens l’écouter et faire le plein de jolis frissons avant de retourner à tes très nombreuses activités d’intérieur, du télétravail au rangement, en passant par tes cours de cuisine en ligne, ton matage intensif de Netflix ou encore ton envie de tout simplement regarder par la fenêtre en pyjama, chacun tient le coup comme il peut. Amour, musique et beaucoup de courage à toi.

 

Découvre la session canapé exclusive de « The Race » d’Alexandr

 

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Lorsque l’on rencontre Naya, ce que l’on voit c’est avant tout une jeune fille douce et passionnée. Passionnée de musique et de ses aînées, des Beatles et du rock anglais, de New-York et de rencontres humaines.

Dans les locaux parisiens de Sony où la team Pop & Shot la rencontrait, Naya se confiait lors d’une interview qui évoquait son premier EP « Blossom » annonciateur d’un premier album à paraître au printemps 2018. Si blossom veut dire fleurir en anglais, c’est bien ce qui arrive à notre ancienne concurrente de « The Voice Kids ». Puisque passés les sourires, les blagues et les conversations enflammées, lorsque Naya se met à chanter c’est au tour de l’émerveillement et de la stupéfaction de prendre place. Avec un timbre digne de Nora Jones, la jeune fille livre un morceau pop puissant qui a tout d’un super hit.Session Live Naya pour la sortie de son EP Blossom

Vous ne me croyez pas? Jugez-en en écoutant cette version acoustique de son premier single qui l’emmènera un jour, on lui souhaite à l’Olympia, « Girl on the Moon ».

 

Girl on the Moon – Naya en Session acoustique