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Les BOPS – Crédits : Claire Huteau

Certes, tout n’est pas rose en ce début d’année pour le monde de la musique.  L’obligation de concerts assis pèse douloureusement sur les organisateurs de concerts, contraints d’annuler la plupart de leurs dates.  L’embouteillage est là, présent, et promet de nombreuses annulations. Le plaisir de se retrouver n’aura finalement été qu’éphémère et il ne faudra pas oublier de se battre pour faire vivre une industrie plus que nécessaire. Pour autant, la créativité elle, est là et l’année promet son lot de très belles sorties sur albums. Le rock se réinvente à la sauce 70’s, probable crie du coeur d’une génération qui veut à nouveau vivre de paix, d’amour et d’art. La pop garde ses saveurs 90’s, 2000’s alors que la noirceur du post punk continue d’inspirer les artistes. Pour bien commencer l’année voilà une petite sélection des sorties dont il faudra se délecter. De l’indé mais pas que, qu’il sera si bon retrouver en concert.

Bops – Sounds of Parade

Accrochez vous à vos plus beaux vêtements à fleurs et à vos pattes d’éléphant.  Voilà que ce début d’année sonne comme le grand clin d’oeil à une époque où révolte et peace and love allaient de paire. En effet le trio des Bops dévoilera le 4 février sa galette « Sounds of Parade ».  Album rock coloré au ton diablement enlevé, le combo n’a rien à envier à leurs copains d’Outre-Atlantique et leurs fleurs dans les cheveux. Sans se contenter de copier-coller une période passée, notre combo français s’ose à des aspirations modernes. Au programme, rythmiques bien senties, guitares obsédantes, voix aiguë  digne des plus grosses machines, riffs dopés au soleil pour un album qui ferait presque oublier cet hiver qui ne fait déjà que trop durer. Le sens du refrain s’ajoute à cet opus bien senti et ses très bons titres (Sequencer, Bouncer ou encore Tomboy).  Pour le présenter, la troupe délurée avait dévoilé le clip de R.A.V.A.C.H.O.L au mois de novembre 2021. Un hommage à l’anarchiste François Koënigsten, guillotiné au 19ème siècle. Une belle mise en bouche avant de se livrer entièrement à la découverte de cet univers riche et nourri par une période hautement créative.

Bipolar Club – Issue

De la joie aux larmes, de l’espoir à l’angoisse, il n’y qu’un pas. C’est le pari de Bipolar Club. Un rock sombre, jusqu’au boutiste, parfois violent, mais qui sait aussi se poser pour évoquer une forme de nostalgie passée. D’ailleurs, cette mélancolie, elle se retrouve également dans les arrangement d’un album qui flirte avec l’alternatif tout en empruntant au sons plus moderne d’un psyché screamé. La surprise de cet opus pluriel tient à sa capacité de créer des sonorités anglosaxones et à raconter ses maux en français. La dualité est bien de mise au cours d’un EP cohérent au facettes plurielles. Là où Out of my hands s’amuse à ralentir le rythme et à jouer sur des sons plus dures, Miroir, lui en deuxième partie d’essai, s’aventure sur le terrain du post punk acéré. La galette au plus nombreuses facettes qu’une boule de disco s’amuse à brouiller les pistes et s’ose à casser ses rythmes sans cesse. Vous pensiez que la montée allait crescendo ?  Voilà maintenant que la mélodie se pose, introspective.  « Mes doutes, mes peurs » devient alors une parole distillée comme un let motiv . Les temps obscures que traversent la culture s’y expriment pleinement tout comme l’envie d’un retour aux concerts prochain. La musique n’est que le reflet de sentiments que l’on partage aujourd’hui tous et ceux-là pourraient nous amener à nous inscrire au Bipolar Club.

Ed Mount- Close to your heart

Thibaut Chevaillier de son vrai nom s’est créé un parcours musical pluriel. D’abord en exerçant dans le jazz, registre qu’il apprend tout seul. Le courant qui porte l’improvisation doit inspirer le bonhomme qui se lance donc, il y a de ça cinq ans sur son propre projet : Ed Mount. Un premier LP, Left my heart,  voit le jour  en avril 2019. Sur ce projet, exit le jazz, du moins pour ce qui est des influences. C ‘est dopé à une énergie pop très 70’s que débarque notre artiste. Le 18 février 2022, le voilà donc de retour avec un album profondément solaire intitulé Close to your heart. Le coeur comme obsession de notre musicien ? Certainement parce que c’est avec cet organe qu’il compose. Le même avec lequel il évoque sans rougir ses aînés anglo-saxons de Paul McCartney à Prince en passant par Simon & Garfunkel. Du premier, il reprend la capacité tubesque à créer des mélodies où intensité la dispute à refrains entêtants ( son âme pourrait bien planer sur le titre éponyme de l’opus). Pour le second, il faut écouter avec émotion We don’t stand a chance et son beat dansant. Les troisièmes, voient plus subtilement leur folk envolée et fédératrice s’évoquer par des échos dans la voix mais aussi par une certaine candeur propre à celle de « Mrs Robinson ». Au milieu de cet opus solaire, il n’est pas étonnant de retrouver son incarnation moderne issue de la chanson francophone, Flore Benguigui, la chanteuse de L’Impératrice, qui représentera la France à Coachella cette année. Un voyage lumineux qui touche au coeur.

Røcket -Eclipse

La pop rythmée de la fin des années 90, début des années 2000 vous manquait ? Vous regardez le logo MTV avec nostalgie, vous écoutez les titres d’Usher en vous disant que c’était mieux avant ? Soyez rassurés, cette époque aux déhanchés chamboulants fait son grand retour ! Son vent de décontraction, de lâcher prise a entraîné dans sa folie Røcket. Ne vous trompez pas, vous retrouverez avec nostalgie sur son premier EP la voix d’un certain Justin Timberlake, la cool attitude de Will Smith, la capacité à faire danser de Christina Aguilera… Mais pas que, dans son sillage, le showman prend possession de mélodies modernisées. Il ne manque d’ailleurs pas de faire référence dans son clip diablement efficace pour A Tease à Cardi B tout en partageant la recette de son cocktail déluré le fameux Røck N’ Mule. L’EP Eclipse prévu pour le début d’année s’inscrit dans le même jus. Un juste dosage de riffs qu’y enivrent, de (fruits de la) passion, de vitamine C solaire, ajoutez une goute de nostalgie, une voix qui groove et vous obtenez un cocktail à écouter en boucle qui rend accroc. Une petite pépite qu’il serait bon écouter les pieds dans le sable et qui met des couleurs pastels dans les yeux.

Buzzard Buzzard Buzzard – Backhand Deals

Quatuor originaire de Cardiff, Buzzard Buzzard Buzzard, a su depuis sa création en 2017 devenir un nom incontournable de la scène Made in Great Britain.  Une hype bien méritée quand on connait la délicieuse honnêteté rock dont profite le groupe. Il faut dire que les compères savent créer un rock accessible, joyeux et ouvert qui tranche catégoriquement avec le vent obscure post punk qui souffle actuellement chez nos voisins. Il y a du Oasis dans les compositions de Tom Rees et ses copains. L’année 2022 sera 70’s ou ne sera pas. Voilà donc que notre joyeuse bande loufoque qui explique avoir tout simplement voulu créer avec sa nouvelle galette des « putains de hits », reviendra le 25 février avec des titres inspirés par ces année de grande liberté. Logique après des mois de restriction de vouloir renouer avec des temps où amour et révoltes allaient de paire. Ce nouveau bébé promet des moment d’insouciance, de légèreté et de rock aux accents britpop carrément efficaces. Pas question de se prendre au sérieux, mais il faudra tout de même être sérieusement bons. Les anglais nous ont trop bien éduqués et ce nouveau jet ne risque pas de nous rendre moins exigeants.

Fickle Friends – Are we gonna be alright ?

C’est grâce au live que la tornade Fickle Friends s’est faite connaître au Royaume-Unis. Il semble donc évident que la confinement et la crise du Covid aura impacté le combo mené par la talentueuse Natassja Shiner. Depuis sa création en 2013, rien ne semblait pouvoir arrêter la troupe qui s’offre d’ailleurs 120 millions de streams à l’heure où ces lignes sont écrites. Un succès qui ne l’empêche pas de récolter son lot de tourments : séparation, anxiété, frustration, la route est pavée d’embuches. C’est d’ailleurs de toutes ces thématiques dont il est question dans Are we gonna be alright  paru le 14 janvier. Si ces thématiques peuvent sembler tranchantes, ne comptez pas sur Fickle Friends pour en faire quelque chose de sombre. La musique comme un exutoire doit s’écouter fort pour mieux faire fuir les tourments et taire les petites voix qui les portent. Alors c’est une pop énergique et galvanisante que propose nos amis. Une pop aux accents rock blindée de notes qui donnent envie de danser, de digressions qui se chantent en rythme, de refrains qui collent à la tête et la peau. Un opus qui rappelle qu’unis en musique tout devient lumineux.


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cat power big thief Simon and Garfunkel Trois albums cultes
 

Le support numérique a radicalement changé les habitudes de consommation de musique. Fini l’attente d’un album pensé dans son intégralité. Bonjour le zapping, les morceaux écoutés jusqu’au refrain, l’attention perdue en moins de trois minutes et bien sûr les conditions douteuses de rémunérations pour les artistes. Pourtant, fort heureusement, à la montée des, convenons-en, bien pratiques plateformes de streaming, s’oppose un retour en puissance de l’objet vinyle. Outre son esthétisme, son très beau son, il permet de (re)découvrir dans sa totalité un album et de s’y immerger face après face. L’été ayant déjà laissé place à l’automne de cette étrange année 2021 et son timide retour à un Monde où concert est synonyme de contraintes pour ses organisateurs, une sélection de vinyle s’impose. Pour aller avec les couleurs de saison, les feuilles qui tombent et les coeurs lourds qui s’imposent à la fin de la trêve estivale, nostalgie, mélancolie et beauté seront au rendez-vous des trois oeuvres parfaites à (re)découvrir track by track ci-dessous.

Simon & Garfunkel « Bridge over Troubled Water »

Simon & Garfunkel - Bridge Over Troubled Water

Paru en 1970, cette pépite est le tout dernier album studio du duo indémodable Simon &  Garfunkel. En 1971,il remporte à juste titre cinq Grammy Awards dont celui du meilleur album. Il figure également à la 51ème place du classement des 500 plus grands albums de tous les temps établi par Rolling Stones. Si son pédigrée est si impressionnant c’est surtout parce que l’attention du duo a été portée sur la composition de chaque titre. A commencer par celui qui ouvre le bal et donne également son nom à l’album. C’est d’ailleurs Clive Davis, le patron de Columbia records qui choisit de placer ce morceau en ouverture de l’opus. Les temps ne changent pas tant que ça, puisque sa longueur (plus de 5 minutes de perfection) était déjà problématique à l’époque. Si l’on en croit le film « Presque Célèbre » de Cameron Crowe (qui avant sa carrière dans le cinéma était journaliste chez Rollin Stones), écouter Simon & Garfunkel en allumant une bougie permettrait de voir son avenir. Une très belle métaphore qui s’applique au ton folk rock de cet opus. Il faut dire que les titres emblématiques s’y enchaînent avec fluidité. A un premier morceau puissant succède « El Condor Pasa (If i could) », ses riffs aériens et sa structure aux nombreux accents envolés. Mélancolique oui mais pas toujours, la galette s’offre des temps joyeux et solaires (« Cecilia », le dansant  « Keep the Customar Satisfied », « Baby Driver », « Bye Bye Love »). L’apaisement est aussi de la partie alors que les sublimes voix des acolytes transportent leur auditeur au confins de la perfection quelque part entre un nuage planant des années 70 et une bienveillance iconique que l’on retrouve chez ces albums qui deviennent de facto vos meilleurs amis.

Big Thief  – « U.F.O.F »

Big Thief - UFOF

Trois notes à pas de velours et une voix envolée, voilà qui ouvre l’intime objet musical non identifié « U.F.O.F » chef d’oeuvre iconique du groupe américain Big Thief.  Cette prise de « Contact » plonge immédiatement l’auditeur dans un bain de bienveillance folk où tout n’est que beauté et volupté. La voix cristalline s’installe dans l’oreille, berce, virevolte. Il n’en faut pas plus pour tomber follement amoureux de la formation menée par la talentueuse Adrianne Lenker. Fondé à Brooklyn, le groupe sortait en 2016 son tout premier opus « Masterpiece ». Et si l’objet portait bien son titre, l’exigence y étant indubitablement au rendez-vous, ce troisième jet s’avère être en réalité le chef d’oeuvre ultime d’une formation qui y touche les étoiles.  Il faut attendre le deuxième titre pour découvrir le morceau « U.F.O.F » qui donne son nom à l’album. Ce single, le premier dévoilé en février 2019, allie la grâce d’une ritournelle poétique à un refrain si joliment travaillé qu’il promet de devenir un allié de force pour regarder la pluie tomber emballé dans un plaid. Chant des sirènes envoûtant qui appelle autant à l’aventure qu’à l’introspection, il précède l’immense et un brin plus entraînant « Cattails » qui fera également l’objet d’une sortie single en mai de la même année.  Sa folk aérienne y a la force des immense Moriarty, à moins que le timbre dream pop de sa chanteuse ne fasse mentir la comparaison. La légèreté et la douceur  font suite sur cette face A poétique où il est bon de se délecter de chaque note. Berceuse fabuleuse et compagnon d’aventure cosmique, il n’est pas étonnant de retrouver cet album parmi les nommés au titre de meilleur album de musique alternative au Grammy Awards 2020. La face B révèle aussi son lot de surprises à commencer par l’enivrant « Century », son refrain répétitif aux notes maîtrisées et sa beauté proche de celle de l’aurore. Il faudra tout écouter et tendre l’oreille sur « Terminal Paradise » avant de conclure sur « Magic dealer » qui embrume les yeux et les têtes comme un calumet fumé un soir de grisaille. Quand vous en aurez finit avec l’écoute, et sûrement répété sa lecture remettant inlassablement le bras sur le tout premier morceau de cette galette, il sera temps de se précipiter sur les sites de reventes de places.  Big Thief s’offre en effet une tournée française au mois de février 2021. 

Cat Power « Moon Pix »

cat power Moonshiner

Difficile de cataloguer l’iconoclaste Cat Power et ses compositions oscillant entre punk, folk et blues. Pourtant, si un mot devait effleurer la qualité de son univers, il faudrait mettre en avant son immense sensibilité. Et ce n’est pas « Moon Pix » paru en 1998 qui fera mentir l’adage. Ses sonorités profondes et mélancoliques y touchent à l’expérimentale et ce dès son exposition sur « American Flag ».  Repérée par Steve Shelley de Sonic Youth dans les années 90 alors qu’elle débarquait à New-York de son Atlanta natale, la musicienne a su s’imposer comme une figure culte, dont les qualités musicales ne peuvent être remises en doute.  De tous ces opus, « Moon Pix », le quatrième est l’un des plus encensés par la critique. Il faut dire que son prédécesseur, un brin plus grunge, lui avait déjà valu les félicitations du milieu estimant qu’elle y avait gagné en assurance. Cette fois-ci composé alors qu’elle vivait seule à la ferme et à la suite d’un état hypnagogique (état de sommeil conscient qui intervient au début de l’endormissement), il s’avère être un voyage hypnotisant, sensoriel et aussi léger qu’un murmure dans la nuit. Les titres s’y jouent avec douceur et s’y enchaînent avec aisance, quasi indissociables les uns des autres. Enregistré à Melbourne en 11 jours par la chanteuse, il est, si l’on en croit le magazine Rolling Stone, le meilleur enregistrée par la musicienne. Les notes aériennes de « Metal Heart » concluent la première face comme un secret partagé. Celui de l’écho d’une période musicale, d’une histoire aussi intime qu’universelle.  Il faudra pourtant attendre la face B pour  se plonger dans le titre « Cross Bones Style », premier single dévoilé de cette pépite qui touche à la perfection. Il pourrait être aisé en 2021, de penser un album comme une succession de singles et d’y imaginer passer aisément d’un registre à un autre. Ici, il n’en est point question tant le tout est construit comme une succession harmonieuse à l’atmosphère glaçante. « Moonshiner » se détache du lot, faisant la part belle à ses instruments sous forme de ritournelle planante et à la voix inimitable de Cat Power qui maîtrise autant ses envolées lyriques que ses chuchotements cassés. Difficile de ne pas se laisser porter, des papillons plein le ventre et des frissons parcourant  chaque millimètre de votre peau par cet objet entier que seul le format vinyle saura sublimer. Un must have pour habiller votre collection automne-hiver 2021 et prendre le temps de faire une pause au milieu de la vie qui reprend à toute allure.


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Emily Loizeau – « Renversé »

On ne présente plus la douce Emily Loizeau et ses compositions aériennes. Le 17 septembre, la musicienne sera de retour avec un  tout nouvel opus intitulé « Icare ».  Comme beaucoup d’albums en 2021, ce nouveau jet n’échappe pas à la règle et a été composé pendant le confinement et enregistré en quarantaine à Londres. Gage d’une qualité indiscutable que l’on connait à la chanteuse, il a été réalisé par John Parish connu notamment pour avoir travaillé avec PJ Harvey, Tracy Chapman ou encore Eels. Pour présenter cette galette, Emily Loizeau revient avec premier extrait « Renversé » et son clip où candeur et vie sauvage font bon ménage. Dans ce titre la chanteuse s’adresse aux  générations qui ont le pouvoir et leur demande de changer la donne pour laisser émerger un monde libre où beauté serait mot d’ordre. La beauté c’est d’ailleurs l’élément majeur qui se dégage toujours des compostions de cette musicienne accomplie. Son univers aérien allie douceur d’une voix à compositions instrumentales soignées. « Renversé » n’échappe pas à la règle et crée sous forme de comptine enivrante une épopée onirique. Le mois de septembre n’arrivera jamais assez vite.

 

Beach SCVM – Holiday

Si l’été débute sur une France déconfinée et à nouveau follement libérée, il se termine pour la troupe de Beach SCVM. La joyeuse formation profite de son « Holiday » pour parler de la fin des amours et amitiés de vacances. Le groupe toulousain biberonné au rock australien nous partage quelques rayons de soleil persistants. Et s’il devient lassant d’attendre qu’il réchauffent enfin l’Hexagone, il est toujours si bon de se les approprier  via des compositions soignées. Topo ce nouveau morceau sent bon la plage, le bronzage et de ses amours fusionnels qui n’existent que dans une atmosphère bien particulières. Sauront-ils persister malgré le retour chez soi ? Voilà tout l’enjeu des paroles de ce titre qui s’appuie sur une gimmick instrumentale répétitive pour entrer dans les esprits. Avec les accents 90’s qu’on connait à  Beach SCVM, il crée avec aisance un moment léger et pourtant parfaitement construit. En un titre  le groupe réussi le tour de force de cumuler nostalgie et entrain sans que l’un ne devienne l’anti-thèse de l’autre. Il faut dire que le groupe démarre fort en plaçant dès ses toutes premières notes une atmosphère à fleur de peau qui sent bon la candeur de l’adolescence et le sel marin. La même fraîcheur se retrouve dans ce clip solaire et sa touchante histoire d’amour à laquelle  il sera facile de s’identifier. A découvrir sans attendre !

 

Victor Solf – Utopia

Génie indéniable à la voix grave et au timbre envoûtant, l’inimitable Victor Solf est de retour. Après un premier EP en solo « Aftermath » sorti en 2020, il débarque en 2021 avec un album au titre on ne peut plus contemporain « Still. There is hope » paru au mois d’avril. Les singles forts pleuvent sans surprise sur cette galette où douceur et raffinement riment avec danse et énergie. Son dernier extrait « Utopia » ne fera pas mentir cette doctrine. Le single inscrit dans la dualité se construit sur une très belle montée en puissance. Les première notes sont si profondes qu’elles pourraient évoquer un cantique. Il faut dire que Solf manie ses intonations avec la force du gospel, ses titres sont lumineux, il fédère. Tout en dénonçant l’utopie dans laquelle on vit entre réseaux sociaux et manque de confrontations au réel, le chanteur dresse un triste constat d’une réalité beaucoup moins rose que les bulles dans lesquelles l’on s’enferme. Peut-être pour mieux les faire éclater, le chanteur prend des accents danse pop et illustre le tout par un clip coloré où liberté est synonyme de mouvement. Du grand art, comme sur chacune de ses sorties.

Alfie Templeman – Wait I lied

Génie multi-instrumentiste ayant déjà sorti 4 EPs à seulement 17 ans, rien n’arrête la tornade made in UK, Alfie Templeman. Control freak, il joue dix instruments de musique, compose et produit ses EP chez lui dans son village situé au nord du Bedfordshire. De retour en 2021 avec un mini album « Forever Isn’t Long Enough », le musicien prodige est aujourd’hui incontournable.  Pour son dernier single, il utilise les codes qu’il construit si bien sur son album : une alt-pop énergique, bien produite, carrée et enivrante.  Alfie Templeman sait injecter de la modernité dans des riffs au rétro assumés. Il sublime le tout par une voix maîtrisée et surtout un très beau sens du refrain. Aucune note n’est laissée au hasard dans la progression des morceaux de ce petit génie comme il le prouve tout au long d’un album incroyablement cohérent et qui regorge de pépites (« Hideaway », « Film Scene Daydream », « To you »). A l’instar d’une certaine Billie Eilish qui comme lui tord les codes de la pop, Alfie Templeman tape juste sur chaque titre comme sur son petit dernier « Wait I Lied », à découvrir avec son clip.

Silly Boy Blue – Teenager

Depuis qu’elle a remporté les Inouïs du Printemps de Bourges, Silly Boy Blue n’a fait que prouver titre après titre son immense talent. La pop mélancolique qu’elle porte s’avère fine, pointue, acerbe, belle comme du cristal et portée par une voix aérienne subjuguante. Le 18 juin, la musicienne accomplie dévoilait son premier album « Break up songs », une pépite écrite, introspective, à fleur de peau et portée par un véritable sens de la mélodie. Pour se dévoiler un peu plus, la chanteuse vient de sortir le clip de l’immense « Teenager », une ode qu’elle aurait souhaité entendre alors qu’elle était adolescente. De retour au lycée dans son clip, elle dévoile comme à son habitude la dose idéale de mélodies aériennes et de phrases scandées qui vont droit au coeur. Derrière une apparente timidité, Silly Boy Blue est une artiste entière, sincère, aux messages forts. La progression de « Teenager », ses boucles instrumentales, la délicatesse de son refrain en feront un hymne idéal à chanter haut et fort. Essentiel.


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Découvre l’interview de Bandit Bandit

 


Découvrez la reprise de Bonnie and Clyde de Bandit Bandit


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