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Julia Escudero

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Extrait de Paris est une fête paris est à nous 20192018
DR Paris est une fête

Décidément Paris est une fête, renomé Paris est à nous pour sa prochaine sortie, est bien un long métrage qui s’adresse à la génération X et Y : l’équipe du film a choisi le format de Netflix pour sa diffusion.

Une nouvelle bande annonce est enfin disponible, dans laquelle on voit de nouveaux plans, mais aussi et surtout qui met plus l’accent sur l’héroïne, son histoire que sur le contexte dans lequel ce film a été tourné. Ce qui permet de rappeler Paris est à nous c’est avant tout un film, une oeuvre, une fiction, ancré dans le réalisme et dans l’histoire et non pas un reportage de la vie parisienne de ces dernières années.

Paris est à Nous | Bande-annonce officielle | Netflix

Mais l’annonce la plus importante du jour, c’est la date de sortie !

Enfin, dès le 22 février on pourra se jeter dans notre canap, prendre la télécommande, allumer la télé et regarder ce film que l’on (que moi en tout cas) attend avec impatience.

Tu n’as pas suivis Paris est à nous / Paris est une fête ? Tu n’en jamais entendu parlé ? Tu as donc vécu dans une grotte depuis le mois de mars ? (et tu ne lis pas assidûment Pop & Shot en plus ! :))

C’est pas grave on te résume dans l’article « Paris est une fête »: une représentation vivante des générations X et Y. l’histoire et surtout comment ce film a été réalisé.

Aujourd’hui, en 2018, il est de bon ton de parler des femmes, de leurs rôles dans tous les secteurs et de rappeler qu’ils n’y a rien qu’elles ne puissent faire. Pourtant, en musique, a-t-on jamais douté des capacités féminines à créer, composer et émouvoir? D’Aretha Franklin à Ella Fitzgerald en passant par Nancy Sinatra, Véronique Sanson, The Distillers, Madonna, l’argumentaire a déjà été remporté haut à la main. Cet article a donc pour but de présenter quelques talents récents féminins de surcroit, histoire de varier les plaisirs sur sa playlist.

Juniore : pop perchée

Groupe de pop française fondé par Anna Jean, la fille de l’écrivain à succès JMG Le Clézio, Juniore sent bon les années 60. La page Wikipedia du combo très féminin vend les mérites de vocalises entre Cat Power et Françoise Hardy. Un constat on ne peut plus vrai auquel on peut ajouter les nombreuses références cinématographiques utilisées pour créer l’essence du groupe. De  la pop culture des années 90 au cinéma de Polanski, nos artistes connaissent leurs classiques. En 2017, elle publient un premier album « Ouh là là », joli bijoux dans l’air du temps sur lequel figure l’excellent single  » Panique ». Après avoir jeté une oreille (et être tombés amoureux) du titre « Je fais le mort », il ne vous restera plus qu’à les découvrir en live. L’occasion de rencontrer le seul homme qui suit l’équipe Juniore, la Chose, le bassiste déguisé en fantôme. Pour en apprendre plus, vous pouvez également lire notre interview ici. 

Juniore - Panique (Clip officiel)

Coco Bans : tornade pop made in USA

C’est au Mama Festival que le charme de Coco Bans a immédiatement opéré. Tempête américaine, boule d’énergie scénique, la blondinette excentrique est aussi la championne toute catégorie des montées en puissance lyriques. Allyson Ezell, de son vrai nom a pour elle un CV impressionnant: elle a collaboré avec Lil Wayne, Julian Perretta, Fakear ou encore Kiddy Smile. Son premier EP, « Fantasy & Parables » est prévu pour ce début d’année 2019 et devrait apporter une pierre de taille au large édifice qu’est la pop américaine.

COCO BANS - Make It Up (Official Video)

Fiona Walden

Parfois, lorsque l’on fait beaucoup de concerts, les coups de cœur se font plus rares. Et pourtant, l’oreille sait se tendre lorsqu’un objet d’une grande qualité lui est présenté. Souvent, les notes viennent prendre l’auditeur par la main, le faisant lever les yeux vers la scène pour ne plus jamais les détourner. Ces moments de découvertes rares sont et donc inoubliables. C’est cet effet que procure la belle Fiona Walden, sa voix puissante, forte, ses riffs pop, électro inspirés par l’Ouest américain, lors de sa première écoute dans une Flèche d’Or parisienne à moitié pleine. Son single « Cold Heart » reste alors l’un des plus jolis moment de musique entendu ces dernières années. « Wanted » son premier Ep est publié en 2015, il présage d’une suite grandiose et des plus attendues.

Fiona Walden - Shoot Me Down (Official Video)

The Rodeo

La musique transporte, celle de The Rodeo fait voyager. A peine quelques notes suffisent pour se plonger au cœur d’une Amérique fantasmée entre Midwest et cowboys. The Rodeo c’est en fait l’anagramme de sa chanteuse, Dorothée Hannequin joli brin de femme talentueuse, qui a vu du pays en tournant pendant 10 ans avec le groupe Hopper. Aujourd’hui en solo, aidée de sa guitare et de sa folk aux accents country, la musicienne compte bien mettre ces images plein la tête de ses auditeurs. De retour en 2018 avec un nouvel opus aussi envoûtant que ses prédécesseurs « Thérianthropie Paradis », The Rodeo a le savoir faire des plus grands disques américains et y ajoute une belle sensibilité made in France. A écouter en boucle. Une rapide oreille au parfait « When the storm is over » devrait d’ailleurs vous en  convaincre en une fraction de seconde.

THE RODEO - On the Radio (Clip Officiel)

Le Prince Miiaou

Derrière ce nom tout mignon se cache Maud-Elisa Mandeau. Réservée mais passionnée à la vie, la chanteuse est une auteure-compositrice et interprète hypnotisante à la scène. C’est en 2009 qu’elle rencontre un certain succès ( tant médiatique que publique) grâce à son deuxième album « Safety first ». Les Inrocks et Libération lui font alors les yeux doux. Un passage à New-York lui permet de renouveler ses sources d’inspiration et de sortir le brillant « Where is the queen? » en 2014.  La fin de l’année 2018 marque son grand retour avec l’album « Victoire », objet plus rock et électro que ses précédents essais. Sa douceur innée et son amour pour la pop s’y invite à patte de velours.

On avait d’ailleurs eu la chance d’être invités sur le tournage du clip de « Flip the switc

LE PRINCE MIIAOU - FLIP THE SWITCH (official Video)

Roni Alter

Impossible de ne pas rester sans voix lorsque l’on découvre pour la première fois Roni Alter sur scène. L’Israélienne se nourrit du jazz comme de la pop pour créer un cocon musical duquel il parait alors douloureux de se dégager. Aidée par une voix qui n’a pas à rougir face aux plus grands, son communiqué de presse la compare à juste titre à Ella Fitzgerald et Billie Holliday, la musicienne bluff tant au piano qu’à la guitare. Sa reprise surprenante de PNL alors qu’elle jouait au MaMA finit de prouver qu’elle peut absolument tout sublimer en musique. La maison de disque Warner partage d’ailleurs cet avis puisque c’est elle qui la signe et lui permet de sortir un premier album enregistré en France pour le début de l’année 2019.

Roni Alter - Save Me (Official Video )

 

 

 

 

Deferlantes 2019

Les Déferlantes Sud de France, vous connaissez forcément, puisque tous les ans on vous en dit le plus grand bien. Il faut dire que le festival profite de l’un des plus beaux cadres français pour accueillir ses nombreux festivaliers: le Parc de Valmy. Situé dans les hauteurs d’Argelès-sur-Mer , l’une de ses deux scènes principales fait face à la mer. Entre les pins qui sentent bon le sud et les hauteurs pour se percher et apprécier les concerts, les Déferlantes Sud de France sont immanquables chaque été. On y mange des tapas en écoutant de la musique variée, on y sirote un verre de rosé en découvrant sur scènes les plus grands artistes.

Au cours des précédentes éditions le festival a notamment accueilli Elton John, Sting, LP ( retrouvez ici son interview), Indochine, Lilly Allen, Francis Cabrel, Liam Gallagher, MGMT, Phoenix, -M-, Vanessa Paradis, Cali, les Insus, Brigitte, Placebo, The Offsprings, Kung… de quoi faire plaisir à absolument tout le monde et accueillir toute la famille.

A deux pas de l’Espagne, entre les Pyrénées et la mer, la région qui accueille le festival est de plus des plus agréables. Autant dire que chaque année, l’annonce de la programmation est un évènement marqué d’une grande croix blanche sur mon agenda.

Et voilà que l’édition 2019 s’est déjà en partie dévoilée. Elle se déroulera du 5 au 8 juillet 2019, toujours au même endroit donc.

Arrêtons ce suspens sans fin, je vous vois déjà en train d’essayer de vous spoiler la fin de cet article et c’est bien normal.

 

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Premières annonces:

  • Roger Hodgson, de Supertramp. Allez hop direct!
  • ZZ Top, les géants du rock qui ont la notoriété d’être immanquables sur scène
  • Patrick Bruel pour chanter fort sur tous ses morceaux cultes
  • Macklemore, le rappeur américain chouchou du moment
  • -M- qu’on ne présente plus et qui convainc à tous ses concerts
  • Delgres et leur trans rock à la sauce créole
  • Et enfin Thirty Seconds to Mars, coup de cœur de la rédaction, puisque le groupe de Jared Leto, devenu duo fait vibrer son audience et le cœur de ses fidèles échelons à chaque représentation. D’ailleurs on vous raconte leur dernier concert à Bercy ici.

Pour se procurer, rien de plus simple, il suffit de se jeter sur le site du festival.   ll est même possible de payer ses billets en trois fois sans frais. Ce qui en soit est un super bon plan. On se voit cet été à Argelès-sur-Mer?

 

Bien plus qu’un festival classique, le Pitchfork Festival qui nous vient de Chicago, est une véritable expérience.  Installé à la Grande Halle de la Villette de Paris trois jours durant, l’évènement promet de mettre en avant des artistes encore confidentiels et à découvrir aux côtés de grands noms pointus mais pas que.

pitchfork music festival 2018

Le temps est encore doux sur la capitale lorsque le festival ouvre ses portes. Côté public, la jeunesse fait loi. Vingtenaires et trentenaires se croisent, tous habillés à la pointe de la mode. Une mode qui allie les 90’s aux accessoires décalés britanniques.  D’ailleurs, il n’est pas rare de croiser parmi la foule des anglo-saxons venus partager ce moment aux côtés des parisiens. A l’extérieur, food trucks et tables de pique-niques se partagent l’espace. On trouve des galettes comme des burgers, des bobuns et de la cuisine libanaise. L’intérieur, lui propose une grande fête à ses participants. Deux scènes reparties dans chaque espace du lieu permettent d’alterner les performances sans pauses. A l’étage les ambiances se succèdent. Un premier espace offre un moment shopping aux participants. Un saut sur les stands de vêtements donne envie de se lancer dans une folie d’achats frénétique. Les petits créateurs mettent à dispositions des pièces travaillées à prix abordables. Bijoux et autre maroquineries se partagent le lieu. Mais d’autres produits innovants sont aussi de la partie. On peut s’y faire tatouer un flash, se faire couper la frange ou acheter un clip. Un clip tu dis? Il s’agit de la marque Clap, stand qui retient particulièrement notre attention. Des jolis clips de toutes formes ( nœuds, triangles, hexagones, homards et autre pierres) ont été crées pour être habiller vos sacs, chaussures, bonnets et même décolletés. Un must have fashion et originale qui comme beaucoup d’objets sont ici proposés à tarifs réduits. Changement d’ambiance alors qu’un bar à vin propose de la gastronomie italienne. Il vous en faut plus? Pas de soucis! L’espace Greenroom, situé à l’autre bout de l’espace accueil des espaces photos, karaokés et même de nombreux jeux concours permettant de repartir toutes les cinq minutes avec un vinyle.

Même le marshandising du festival, d’habitude très simple est particulièrement fourni, les tee-shirts et tot bags sont savamment travaillés et il est possible de se procurer les albums des artistes programmés.

Le shopping c’est super mais il est temps de passer aux concerts

pitchfork 2018 scène


Les bras pleins de nos achats, il est temps d’aller danser et de faire des découvertes.  Yellow Days se place dans le top des curiosités du jour alors que l’artiste distille un joli mélange de soul et de blues. Spleen et surf music se côtoient alors harmonieusement et rappellent un certain Mac Demarco programmé plus tard ce même jour.

Un hamburger aux fallafels avalé et hop nous voilà de retour pour écouter le live atypique de John Maus. Seul sur scène, l’artiste n’a pas un seul musicien à ses côté, le chanteur cherche à fédérer la foule. Les performances solos sont une chose courante, nombreux sont les musiciens à jouer d’une pédale de loop ou d’une guitare pour pousser la voix et se tester sans l’aide des copains. Cette fois pourtant l’expérience est poussée à un stade rarement vu. Puisque le chanteur ne dispose d’aucun instruments sur scène pour s’aider. Il ne gère pas non plus un ordinateur qui diffuserait ses mélodies. Non, John Maus est seul sur scène avec pour seul arme son micro et un background instrumental diffusé sur les enceintes. Une particularité qui lui permet de se déchainer et de danser. Le résultat surprend dans sa configuration scénique mais l’énergie est réellement de mise. Côté mélodies, le musiciens offre une new wave sombre à la Depeche Mode portée par une voix puissante qui finit par rassembler une troupe d’aficionados.

Changement d’ambiance et de scène alors que le grand Etienne Daho prend la relève entouré de musiciens qu’il présente volontiers. La foule très réceptive danse dès les premières notes de l’icône pop rock française. D’abord vêtu de masques noires sur les yeux, la troupe s’appuie ensuite sur ses jeux de lumières changeant pour créer une cohésion visuelle. Les titres s’enchaînent à toute vitesse alors que la voix de ce grand monsieur transperce l’assistance. La candeur de ses titres livre un aspect festif là où les paroles donnent du contenu à la performance. Pas besoin de connaître l’intégralité du répertoire pour prendre part à ce voyage sonore ponctué de nombreux remerciements.  » Le mal que l’on nous fait », grand classique donne la note finale à cette prestation.

De l’autre côté de la salle entrent alors en scène The Voidz avec à leur tête l’idole Julian Casablancas. Il faut le temps de rentrer dans ce concentré de rock bourrin, le temps de prendre part à l’univers du chanteur excentrique, véritable bête de scène qu’est l’ancien membre de The Strokes. Pourtant passé la surprise, il devient impossible de détacher son attention de la scène. Les musiciens, parfaits, gèrent le show comme des grands du rock. Le chanteur, lui, n’a aucune limite.  Il charrie le festival qui l’accueille comme raconte que Laureen Hill disait que « Quelques hommes sont des connards. » avant d’ajouter:  » Elle a tord, se sont TOUS des connards ». Les morceaux bruts, travaillés, promettent d’être l’avenir du rock. Lorsque ce dernier reprendra la pas sur le hip hop qui aujourd’hui domine et que lassé d’être si lisse et électro, il redeviendra le grand défouloir qu’il fut jadis. Ils prennent parfois l’oreille pour ne plus la lâcher ou appellent aux pogos. La salle les vit, certaines grimpant sur les épaules de leurs compagnons pour mieux en profiter. « J’embrasse la première fille qui monte sur scène » promet un Casablancas qui pense arrêter son set un brun trop tôt. « J’ai encore le temps pour un morceau apparemment alors je le joue ou vous préférez partir? » demande-t-il avant de lancer son ultime titre du soir.

La folie Pitchfork n’est pas finie ce soir puisque c’est enfin au tour du très attendu Mac Demarco de se lancer. La pop rock s’invite à la partie alors que le bavard  musicien doit  » faire le show ce soir » selon ses propres dires. On danse volontiers sur les notes douces et sucrées de la star. Un homme épuisé s’appuie sur l’épaule de son conjoint et danse lentement, puisque même si Halloween a été fêté la veille, il n’est pas question de rentrer si tôt. La magie est surtout de mise pour un jeune fan de l’artiste. Le petit garçon âgé de 11 ans est ainsi invité à vivre le dernier morceau  de cette soirée, « Still Together » sur les épaule de l’artiste. Un rêve devenu réalité qui ne manque pas de toucher tous les festivaliers qui ont encore rendez-vous deux jours durant avec cet évènement novateur.