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Julia Escudero

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Lundi 10 avril 2017, France 2 lançait sa nouvelle série en grande pompe: « Zone Blanche ».

C’est à cette occasion que l’équipe de Pop & Shot a rencontré les deux réalisateurs de ce show novateur aux nombreux mystères: Thierry Poiraud et Julien Despaux. Accompagnés du compositeur Thomas Couzinier, qui avant de faire profiter de ses talents à la série avait déjà travaillé aux côté de Michel Gondry et Sofia Coppola, ils reviennent sur l’élaboration de cette création originale made in France.

Ensemble, les compères nous font entrer dans les coulisses de ce pari pour le petit écran qui promet de faire beaucoup parler de lui. Entre anecdotes de tournage, relations avec France 2, références assumées et décryptage d’une bande son, vous saurez tout sur « Zone Blanche ».

Le Résumé de la série:

Villefranche est une petite ville isolée au coeur d’une forêt gigantesque, un labyrinthe vert de milliers d’hectares rendant toute télécommunication hasardeuse. Cet endroit pas tout à fait comme les autres a ses zones non cartographiées, ses crimes, ses disparitions et autres mystères à élucider, ainsi qu’un taux d’homicides six fois supérieur à la moyenne nationale… Mais à part ça, tout va bien. Pour veiller sur elle, la ville peut compter sur son « shérif », le major Laurène Weiss, une fille du pays forte en gueule et étrangement connectée à la nature.

Au fur et à mesure de ses enquêtes, Laurène Weiss s’enfonce toujours plus loin parmi les arbres pour percer leurs secrets, notamment et en premier lieu celui de son propre enlèvement vingt ans plus tôt.

Le Yoyo, Paris, le 24 mars 2017. Dehors, il fait tiède, le genre de temps qui promet un retour rapide du soleil, juste à temps pour voir l’heure d’été pointer le bout de son nez. Devant la salle parisienne du Palais de Tokyo, un queue de fans de musique se presse. Les Nuits Claires, le festival du célèbre journal Marie-Claire va bientôt commencer.

A peine les premières marches de la salle de concert descendues, le public est plongé dans l’ambiance de cet événement particulier: une pochette de la marque Les Petites est offerte à chaque festivalier. Couleur mordorée, intérieur fleurie, l’objet est complètement dans l’air du temps.

Dans la salle, les festivaliers d’un soir sont divisibles en deux catégories: les fashionistas à la pointe de la mode avec des tenues parfaitement travaillées et les rockeurs je m’en foutistes, fans de l’enfant rebelle qu’est Pete Doherty.  A peine le temps de prendre une barbe à papa bleue offerte et une photo sur le photomaton installé pour l’occas, que hop, il est l’heure du premier concert.

C’est donc à nos chouchous d’Holy Oysters d’ouvrir les festivités (en disant chouchous ça sent bon la belle impartialité journalistique comme ça). Le combo aux riffs psychédéliques a pour l’occasion greffé au cou de chacun de ses membres un totem en forme de losange.

Holy Oysters facebook DR

Côté scène, le set est particulièrement carré. Doucement mais surement, le groupe prend de la hauteur. De morceaux plus calmes, peut-être parfois un brin plus plat, on arrive doucement à entrer dans une véritable transe musicale. les guitares deviennent plus rock, la pop s’affirme tout comme la voix de Max, le charismatique chanteur.  Ce dernier rodé prend régulièrement de communiquer avec la foule. Les remerciements s’enchaînent, tout comme cette certitude d’être ravis d’être là, juste avant Pete Doherty. On pense à Led Zeppelin, rien que ça, sur certains riffs et on se laisse bercer dans le nuage enivrant qu’est Holy Oysters. Sans alcool mais en musique la fête est plus folle ( enfin… tout est relatif tout ça). Toujours est-il que si notre groupe n’a pas encore atteint sa maturité musicale complète, ses premiers pas sont d’une qualité folle qui ne peut que laisser rêveur quant à lui suite de leur carrière.

Le temps passe à une allure folle puisqu’il est presque 22 heures et que le que le visage de  Pete Doherty s’affiche sur l’écran géant du Yoyo.photo_F.Loock

Quelques minutes plus tard, une jeune fille monte sur scène. Pour nous dire que le rockeur ne pointera pas le bout de son nez? Que neni, Pete a mûri, un peu comme, paix à son âme, Lemmy Kilmister, qui était passé à la vodka au lieu du whisky puisqu’il « prenait soin de sa santé ». Dans le Yoyo, toujours est-il que quelques minutes avant le début du live qui nous réuni, on chante « joyeux anniversaire » et tout le monde joue le jeu.

C’est vêtu d’un manteau noir et d’un chapeau que le super bad boy assagie débarque sur scène. Pas de temps à perdre, le musicien lance les hostilités avec son excellent single « I don’t love anyone ». Entouré de musiciens chevronnés, l’artiste assure immédiatement. Avec un chant bien plus juste que du temps scénique des Libertines, Doherty enchaîne les titres avec une présence captivante.

Il remplace quelques mots de ses morceaux par Marie-Claire et offre rapidement un moment si caractéristique de ses lives: le partage de micro yeux dans les yeux avec son guitariste. Félin, séducteur, le rockeur, le vrai et de loin le plus fashion de la salle – où la concurrence en matière de bon goût vestimentaire est énorme tant on a envie de jouer au Shazam vestimentaire toutes les deux minutes (confessions d’une accros au shopping bonjour). C’est donc vêtu d’un slim noir, d’une veste à fleur ouverte et sans rien en dessous à l’exception d’une cravate non nouée que notre rockeur prend de l’ampleur en live. Plus les titres avancent et plus le Yoyo se détend. La jeune fille jouant des cymbales a lâché ses chaussures, c’est peut-être un détail pour vous, mais côté scène ça sent bon la liberté. On fait ce qu’on veut zut. Tiens on a qu’à reprendre Oasis, on s’approche de la foule, on se déhanche dans tous les sens et c’est foutrement bon. Le final de ce bordel magnifique? L’une des plus belle leçon de rock scénique que l’on puisse recevoir. Doherty balance son traditionnel « Fuck forever » et avec lui l’anarchie la plus totale. le voilà qui se roule sur le dos de son guitariste plié au sol, les voilà qui s’emmêlent dans les fils des instruments.  

La chanteur se roule sur la sol, sa troupe s’approche au maximum de la foule. On balance tout ce qui traine sur scène au public. Tout? Le batteur donne son verre à un membre du premier rang, Pete balance sa guitare encore branchée. La foule se bat pour l’objet et c’est un roadies qui saute pour récupérer l’objet. les musiciens se câlinent puis tous, star du rock incluses se jettent dans la foule. Ils en sortent. Un agent de la sécurité cherche à prête main forte à ceux qui slament encore, le chanteur le pousse dans la foule. Rock’n’roll on vous dit!

Encore plus, toujours plus, ça ne peut pas s’arrêter comme ça. Pourtant si, les lumières se rallument, c’est un festival après tout et il est temps de passer au DJ set qui conclura la soirée avec ce goût fort de liberté dans la bouche.

Nous avons eu 20 ans. Et lorsque c’était le cas, le rock était à nouveau tendance. En ce temps là, c’était le rock anglais, celui des Kooks, qu’il fallait écouter. Les belles gueules du rock c’étaient les BB Brunes qui passaient en soirée alors qu’il faisait bon porter des slims et des converses (qui n’ont pas tenu la distance). Il y avait quelque chose d’absolu à avoir 20 ans, fumer des cigarettes et arborer une mèche. Comme c’est souvent le cas à 20 ans, il était surtout bon être nonchalamment (mais surtout chalamment) je m’en foutiste tout en soignant son image.

Les années sont passées offrant surtout au rock de savants mélanges avec l’électro. La grande famille de l’électro rock et ovnis musicaux mélangeant les genres étaient là et ce qui se faisait appeler rock n’en avait parfois plus la saveur.

C’est certainement pour ça que lorsque Last Train débarque sur scène ce 6 mars à 20 heures 30, un petit frisson parcourt tous ceux qui dans la salle ont plus de 25 ans. Ce soir là, le Supersonic est plein à craquer… de professionnels de la musique. Le but? Découvrir en avant-première les nouveaux titres extraits du tout premier album de nos nouveaux bébés rockeurs « Weathering » à paraître le 7 avril.

Pour autant, le combo est loin d’être une découverte. Après avoir sillonner les routes de France, les 4 copains se sont vus offrir quelques jolis passages en radio, entraînant dans le tourbillon de l’excellent single « Way out » un bon nombre de groupies.

Un câlin et les acolytes montent sur scène. Blouson en cuir sur le dos, slims noirs et bottines : l’attirail est là, le son aussi.

Avec l’attitude du rock des 20 ans, celui qui fait balancer son micro en fin de set sur la foule du premier rang, sauter partout sur une scène trop petite, se courber aux sons des guitares, Last Train diffuse du rock, du vrai.

Les titres s’enchaînent alors que l’attitude de nos compère s’intensifie. Le single est interprété rapidement alors que « Fire » en fin de set ne laissera personne indemne. La voix cassée et incroyablement juste en live de Jean-Noël Scherrer répond de plus en plus aux guitares de Julien Peultier. Les instruments prennent le temps de monter en puissance, le chant leur laisse de nombreux bridges, faisant sonner les guitares dans leurs aiguës. Et alors qu’au premier rang, des jeunes filles dansent des étoiles pleins les yeux, tout le monde est à nouveau convié à cette soirée dans une grande baraque pour fêter l’obtention du bac.

Un nouveau titre se fait entendre « Sunday Morning Son », tout aussi qualitatif que ces prédécesseurs. Sur scène, comme dans la foule, on boit de la bière. Le chanteur prend le temps de remercier tout le monde « On est Last Train. Merci à tous d’être venus ! » et conclut par une forme de transe et une note d’espoir. L’élixir de jouvence, il existe et se trouve dans vos albums de rock !

 

Le printemps ne va pas tarder à pointer son nez dans l’Hexagone. Avec cette alternance du temps, une belle bande son s’impose, histoire de laisser couler aux grès des notes les derniers moments de mélancolie liés au grand froid.

Pop & Shot l’a bien compris et compte te donner un coup de pouce avec l’album « Twin Solitude » du Montréalais Leif Vollebekk. Celui qui a souvent été comparé à Jeff Buckley signe ici une galette de 10 titres épiques composés en quasi- improvisation. Entre mélancolie et instinct pure le songwritter vous bercera avec son piano et sa voix envoûtante.

« A l’instant où la dernière note cessera de résonner, il ne devrait rester que vous. Et moi je serai ailleurs» promet Leif.

Pour lui donner raison et gagner votre copie de « Twin Solitude », laissez un commentaire ci-dessous. Bonne chance !