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Julia Escudero

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Ultrasound movieUltrasound, de quoi ça parle ?

En trois lieux différents, des personnages font chacun l’expérience d’étranges événements sans lien les uns avec les autres, à moins que…

Ultrasound, est-ce que c’est bien ?

Dès ses premiers instants, le réalisateur Ron Shroeder prend un malin plaisir à perdre son spectateur tout en ménageant une ambiance aussi dérangeante qu’hypnotisante. En reprenant les codes du fantastique, automobiliste en panne sous la pluie, gentil couple qui accepte de l’accueillir, il se hisse immédiatement dans les esprits un climat digne d’un épisode de « Black Mirror » ou plus anciennement de « La quatrième dimension ». Un sentiment de trouble et de flou vient parfaite ce démarrage hautement intriguant qui ne manquera pas d’amuser clairement un spectateur alors curieux de l’oeuvre qui lui sera par la suite proposé. Le piège qui va se refermer sur nos étranges protagonistes est alors tendu et laissera ensuite le spectateur tout aussi perdu qu’en besoin de comprendre. Il faut dire que le monsieur sait gérer avec brio un suspens tendu où les nombreux questionnements ne manquent pas. La curiosité est piquée à vif et il semble d’abord impossible de comprendre cette intrigue barrée et génialement menée. Qui sont ces personnages ? Que veulent-ils ? Le métrage sera-t-il même cohérent dans son déroulé ?

Il le sera sans aucun manquement d’explication. Tout vient à point à qui sait attendre alors qu’il semble impossible de comprendre les réaction et intention de chaque personnage très joliment écrit. D’abord désireux d’embrumer les esprit, Shroeder expliquera par la suite, soyez en rassuré son propos, éclaircissant tout et en ayant la finesse scénaristique de ne pas en faire un retournement de situation grandiloquent, lourd et grossier. Non tout est si bien construit que ce moment de clairvoyance n’entame en rien le plaisir qu’il est facile de ressentir face à une oeuvre qui se dévore comme un bonbon. Les liens et connexions sont logiques, les explications se distillent doucement mais avec suffisamment d’encrage pour ne pas y perdre pied. Pourtant ce ne sont pas les révélations qui manquent et l’incapacité de savoir en tout instant à quelle sauce le spectateur sera mangé.

Réalisation carré et trip à la « Black Mirror »

Ultrasound ouvertureOutre les qualité de ce méli-mélo emprunt d’empathie pour le sort de ses protagonistes, « Ultrasound » regorge d’immenses qualités de réalisation. Les décors sont soignés et travaillés, la caméra se place comme un témoin en qui on ne peut avoir confiance, chaque scène est minutieusement travaillée. Les plans précis prennent le temps d’exister dans un univers aseptisé où il est bon se perdre et se laisser berner. Le jeu d’acteur lui est sobre et efficace. Breeda Wool passe d’inquiétante à attachante tout comme Bob Stephensen passe d’attachant à intriguant. Mention spéciale à la délicate Celsea Lopez (Cyndi) qui sait immédiatement donner de la candeur à son personnage.

En plus de maintenir son propos tout au long du film, ce dernier s’amuse franchement à brouiller les pistes pour mieux les créer et dévoiler un propos sans concession sur les enjeux scientifiques, technologiques et de l’utilisation qui en est faite dans les temps actuels. Les meilleurs des intentions peuvent toujours cacher les plus sombres révélations.  Sans jamais en faire des tonnes ni se politiser, « Ultrasound » préfère être un divertissement pointu adressé à un public qui saura s’en délecter. A découvrir sans voir la bande-annonce, sans chercher à comprendre de quoi il retourne pour mieux se laisser surprendre, se perdre et être entièrement guidés corps et âmes dans une spirale infernale.

« Ultrasound » a été dévoilé à l’Etrange Festival qui se tient eu Forum des Images à Paris du 8 au 19 septembre 2021. Un évènement à ne pas manquer en cette rentrée.


 

Elektric-Park_2021
Photo : Louis Comar

L’été 2021 aura été marqué par deux phénomène que tout à chacun voudrait rares : le soleil et les festivals auront été aux abonnés quasi absents. C’est peut-être pour ça qu’une belle bande d’optimistes a décidé de tout miser sur une rentrée qui aurait à elle seule toutes les saveurs de l’été. Parmi ces idéalistes, le célèbre Joachim Garraud qui a choisi le premier weekend de septembre pour offrir aux férus de musiques électroniques, non pas un mais deux jours de festivités sous le soleil du festival Elektric Park. Cette configuration est une première pour le festival qui relève son pari haut la main et rassemble une foule immense emprunte d’une jeunesse en quête de liberté et de convivialité.

Just do the Dance

Au programme donc beats, DJ set, pyrotechnie et beaucoup de couleurs.

Elektric-Park_2021
Photo : Louis Comar

Une fois n’est pas coutume, il faudra se lever tôt pour se rendre à l’Elektric Park. A défaut de faire la fête toute la nuit, c’est un moment gorgé de soleil qui sera proposé aujourd’hui avec une fin de partie relativement tôt. Il faut alors penser à maximiser sa présence sur place. D’ailleurs pas besoin d’attendre d’atteindre le fameux évènement pour que les très nombreux festivaliers  – près de 30 000 personnes avaient  répondus présents à l’invitation – se mettent dans l’ambiance.  Les transports en commun acheminant à l’Ile des Impressionnistes respirent d’ores et déjà la bonne humeur en ce début de journée lumineuse. Quelques uns engloutissent leurs munitions à coup de bières et de sandwichs avalés à la volée. D’autres rient franchement dans leurs tenues aux couleurs sucrées.

La file d’attente sera dense et compacte les deux jours. La fête a manqué à tout le Monde durant ces trop nombreux mois d’enfermement. Alors , le temps d’un weekend, il faudra mettre tous ces souvenirs et toutes ces mauvaises pensées loin là-bas et les noyer sous une montagne de musiques amplifiées et de danses effrénées. Dès l’entrée sur le site, une chose est certaine, il ne sera pas difficile de faire abstraction du reste du Monde. L’Ile des Impressionnistes se constitue en un îlot de bonne humeur, d’amusement et de sourires.

Shots, déguisements et soleil

Outre les shorts, crop tops, robes à fleurs, tee-shits pastels et autres torses dénudées, de nombreux festivaliers ont répondus présents aux consignes données : venir déguisés. On croise un avatar par ci, des aliens par là, un requin ailleurs … Sur la grande scène la foule compacte ondule et se déhanche, inspirées, elle se déchaîne même. Les jets de poudres colorées y sont nombreux tout comme les lâchés de confettis offerts par le festival. Le décors instagramable regorge d’une bonne humeur éméchée que de simples clichés filtrés ne sauraient pourtant reconstituer. Plus loin, trois autres scènes font l’éloge de DJ confidentiels venus du Monde entier. Un manège à sensations fortes a été installé, les food trucks sont légion et quelques stands de vêtements s’ajoutent au décors.

Un premier jour musclé

Le samedi est le terrain de liberté de la précision et du pointu. Exit, les sets grands publics, ceux là auront leur place le dimanche. En ce premier jour, les beats tamponnent fermement sans jamais décroître. D’un bout à l’autre de l’évènement, la musique est forte, elle n’appelle pas simplement avec délicatesse à se mouvoir. Non, elle ordonne avec une certaine force aux mouvements frénétiques. Polo & Pan pourtant coutumiers de moment chill qui riment avec électro soft et après-midi dans l’herbe envoient cette fois des gros sons, ne lésinent pas sur les basses et

Elektric-Park_2021
Photo : Louis Comar

profitent comme tout à chacun des nombreux effets mis à disposition des DJ. Busy P, accompagné de Molécule, fait honneur à se réputation et s’amuse au court d’un set pointu, travaillé et offre une véritable leçon de maîtrise de la scène sous un lancé de flammes. Molécule qui offrait d’ailleurs au Chorus des Hauts de Seine un show à 360 degrés propose une expérience ici tout aussi immersive à coup de beats balancés et de rythmiques puissantes. Purple Disco Machine dénote d’un ton en offrant à l’assistance un moment un brin plus grand public, des mélodies connues sur lesquelles il est bon chanter à tue-tête et l’excellent « Hypnotized » que l’on doit à Sophie and the Giants. Le masqué Vladimir Cauchemar électrise la nuit face à une foule déchaînée et inaltérable. Plus sombre que ses compères, il balance sans discontinuer des mélodies puissantes, frénétiques et s’adresse aux experts. Le tout tabasse fort et ce n’est pas le passage de maître de cérémonie, Joachim Garraud, qui contrarie la tournure de cet énorme évènement qui pourrait fort s’apparenter à un concours de beats tant la machinerie aux rouages serrés ne fait que s’accentuer avec le temps. Pour peu, il serait facile de s’imaginer en bord de mer au cours d’une longue et belle fête aux effluves de burgers, rosé, Jagermasteir, bières et autres poulets croustillants. Les pelouses sont envahies, certains

Elektric-Park_2021
Photo : Louis Comar

s’y comptent dans mots d’amour yeux dans les yeux, langues dans les bouches, d’autres y enterrent sous des tas des feuilles leurs amis endormis trop tôt. Un stand de paillettes permet de retrouver parmi la foule des visages scintillants. Hasard du calendrier, les villes aussi scintillent puisqu’un feu d’artifice organisé par une commune limitrophe vient compléter le tableau et embellir le set de Bloody Beetroots qui joue cette fois-ci en DJ set et n’offrira qu’un nombre limité de ses compositions. En revanche, l’intarissable musicien semble monté sur ressorts s’autorisant de nombreux sauts dans les airs. Le tout est ponctué par un speaker qui chauffe les foules et des lancements entre les plateau au compte à rebours dignes d’un nouvel an.

Un dimanche pour chanter

Si le samedi était le territoire de l’électro rythmé et puissant, le dimanche s’ouvre sur des festivités un brin plus mainstream. C’est d’ailleurs Salut C’est Cool qui lance le top départ de cette journée qu’aucune goutte de pluie ne saurait voler. Toujours aussi déjantés, prêts à improviser et à chanter des paroles perchées, ceux qui sont aujourd’hui en duo se donnent corps et âme. « Techno toujours pareil » fonctionne toujours aussi bien alors que sous le soleil qui tape, tape, tape, toute la foule chante en choeur en sautant joyeusement. Un ballon gonflable est l’occasion de créer de nouvelles paroles et des messages forts sont scandés : après tout il est vrai qu’on peut tout mettre dans un smoothie. La boisson healthy n’est pourtant pas au coeur des préoccupation de ce moment aussi drôle qu’hors sol. Aujourd’hui, le festival fermera ses portes à 21 heures et il ne s’agirait pas d’en perdre une seule minute. Alors on fait la fête vite mais on la fête bien. On célèbre tout, le droit d’être dehors, les amours d’été, les amitiés retrouvés, les rires ingurgités, les relations qui se créent, les feuilles encore vertes, comme celles qui tombent, les ententes fusionnelles et les connexions communes, la musique, la fin du Monde comme si on y avait enfin échappé et la vie, loin des murs qui enferment.  Les shots se suivent sur la plateforme VIP et dans la fosse compacte qui se dessine en circle pits. Ofenbach séduit l’assistance en mixant des tubes populaires. En un espace temps convivial, les DJ permettent à toute l’assistance de chanter sans avoir le temps de reprendre son souffle. Ce même souffle qui manque au cours de fous rires partagés.

De Kungs à Bob Sinclar

C’est au tour de Kungs de prendre les platines. La star est l’une des plus attendues et s’offre un set carré et pointu loin du simple bal populaire. L’Elektric Park Festival connait les couleurs qui se marient à la foule. C’est ainsi que des confettis rouges, bleus, jaunes, violets sont lancés dans les airs. Alors que les festivaliers plongent dans le bruit distillé par des enceintes puissantes, l’évènement prolonge l’été à coup d’enceintes poussées à leur apogée. Et portés par le soleil, ils dansent pour voir Klingande et son set inoubliable entre vibration et maîtrise. Les coups de soleil sont aussi nombreux que les coups de tempos alors que Joachim Garraud joue son deuxième set du festival. C’est pourtant à l’immense Bob Sinclar de conclure la soirée. Il ne manque pas de distiller ses tubes planétaires de « World, Hold On (children of the sky) » à « Rock this party (Everybody dance now) ». Pas le temps de se reposer sur un transat, il faut encore profiter, retenir les effluves, retenir le moment qui ne peut que finir trop tôt. C’est à 21 heures qu’il faudra quitter cette 11ème édition avec de très nombreux souvenirs en tête et quelques reels pour mieux se les rappeler. La température extérieure n’a pas tellement diminuée pas plus que celle des corps échauffés. Et alors que les oreilles bourdonnent, qu’il est bon de se rappeler qu’on n’est pas seuls et que la musique en plus d’attiser les mouvements unie à l’unisson.


Champs elysées film festival 2021Rentrée chargée pour le monde de la culture, privée de d’évènements depuis des mois. Alors qu’il se tient habituellement au mois de juin, la prudence a conduit le Champs-Elysées Film Festival a décalé son prestigieux évènement au mois de septembre 2021.  Il en profitera pour célébrer ses dix ans.

Comme chaque année, le festival fera la part belle au cinéma franco-américain et prendra d’assaut toutes les plus belles salles de la plus célèbre avenue du Monde. Concrètement l’évènement se déroulera du 14 au 21 septembre 2021 et dévoilera une sélection inédite de films français et américains en compétitions, des rétrospectives et des rencontres. Il proposera également des soirées showcases mettant en avant la crème de la nouvelle scène française sur un rooftop avec vue sur l’Arc de Triomphe.

Evènement aussi incontournable que passionnant et qualitatif, crée à l’initiative de Sophie Dulac, il rassemble chaque année plus de 25 000 aficionados et curieux.

Cette année, les temps forts seront nombreux : la réalisatrice, productrice, scénariste, actrice et monteuse Susan Seidelman sera l’invitée d’honneur de la nouvelle sélection Riot Girl. Parmi les autres invités prestigieux, on retrouve Jim Cummings (réalisateur, acteur et producteur) également invité d’honneur qui orchestrera la rétrospective 10 ans d’indépendance. Agathe Rousselle (actrice et photographe révélée par la palme d’or « Titane »), Aurel ( réalisateur de « Josep »), Elie Wajeman (acteur, scénariste et réalisateur, notamment de  » Médecin de nuit »), Coralie Russier (actrice) ou encore Yoann Zimmer (acteur et réalisateur) seront également de la partie.

Plus de 75 films seront dévoilés au court de 80 séances immanquables. Autant de raison de ne pas manquer ce temps très fort de l’année, mélange magistral des arts et pilier incontournable depuis maintenant dix ans du cinéma indépendant qui apporte tant au paysage culturel international. Pour découvrir la programmation complète rendez-vous sur le site officiel du festival !

Les showcases du Champs-Elysées film festival

  • Yael Naim –  Cérémonie d’ouverture / Piano-voix – Mardi 17 Septembre à 19h au Publicis Cinéma
  • Paloma Colom en DJ Set Riot Girls – Samedi 18 septembre à 21H30 sur le Rooftop du Publicis
  • Cléa Vincent en DJ Set – Dimanche 19 septembre à  17h30 sur le Rooftop du Publicis
  • Silly Boy Blue en  DJ Set – Dimanche 19 septembre à 18h45 sur le Rooftop  du Publicis
  • Kiddy Smile en DJ Set -Lundi 20 septembre à 21H30 sur le Rooftop du Publicis
  • Sônge en  DJ Set pou r la Soirée de clôture – Mardi 21 septembre à 00H15 sur le Rooftop du Publicis

Découvrez le teaser officiel

 


SomElse

SomElse - Kech

Le 16 juillet 2021, SomElse pour « Being someone else » publiait à pas de velours leur premier EP « Flowers for my Return ». Pour mieux rentrer dans l’univers poétique du groupe, trois singles avaient déjà été dévoilés.  C’est une expérience sensorielle qui accueille la découverte de ce combo à fleur de peau. Avec douceur, ce dernier distille des accords Indie folk, des notes qui massent les esprits et sont portées par une voix envoûtante. A travers chacun de ses titres, le quatuor invite à l’introspection et crée une beauté transportante qui sait parler au coeur. Derrière ces compositions à l’écriture léchée, se cache Frédéric guitariste et chanteur, titulaire d’un Master en Sciences cognitives dans son autre vie.  Pour le seconder, il s’entoure de Matthieu (violoncelliste), William (qui signe également les textes) et Florent (batterie). Pour porter leur musique à l’image, les compères dévoilaient en guise de présentation, trois courts-métrages et habillaient ainsi leurs titres sensibles de plus belles parures. Chacun d’entre eux est un véritable instant de grâce, aussi doux qu’aérien, une invitation au voyage intérieur, au calme et la volupté. A écouter pour mieux s’écouter et être au plus proche de soi-même.

Servo

SERVO - II

Le rock puissant, guttural, euphorisant, enivrant est bel et bien de retour en France. Si cette dernière est promise à une air hip hop et à un retour du rap aux paroles qui laissent à désirer (coucou Leto, Lefa et les autres), quelques irréductibles font vibrer avec force les notes de guitares les plus sombres et redonnent le pouvoir aux instruments, aux vrais et non aux beats pré-enregistrés. Si cette vague obscure et galvanisante peut se retrouver partout, la Normandie semble être le joli fief d’un débarquement sans concession où les notes acides libèrent les esprits. La preuve en est encore une fois donnée avec Servo et leur rock psychédélique tout juste hallucinant. Chaque note suintante de ce combo à la voix grave et profonde appelle au trip  hallucinogène. La sincérité dégouline des riffs endiablés et saturés qui peuplent leurs morceaux et se renouvellent à l’infini. Servo invite à une boucle temporelle endiablée, frénétiquement divine où la maîtrise pourrait passer pour de l’improvisation réussie. L’occasion de mettre son cerveau sur off en touchant à la plus belle des drogues : la musique vive qui tape très fort.

Fernie

Fernie - All My Wishes

La francophonie sait manier les notes, c’est vrai en France et tout aussi vrai chez nos voisins de Montréal. Fernie en digne représentant d’une scène immensément riche,  façonne ses compositions telles de la pâte à modeler et mélange les genres pour mieux créer son univers. Cet artiste brésilo-canadien convoque ses racines pour créer des mélodies où mélancolies et années 90 cohabitent. Si les références sont là et qu’il serait aisé de comparer ses riffs à sa source d’inspiration Frank Océan, le musicien dévoile son univers propre avec une sensibilité à fleur de peau. Portée par une voix douce, profonde, complexe et marquante, le chanteur se met à nu et offre un univers musical sensible et inclusif. Son premier album « Aurora » sortira le 24 septembre et promet d’être emprunt d’espoir. Un nouveau jour qui permettra de laisser le passé loin derrière et de se tourner vers un avenir qu’on lui souhaite aussi radieux que ses titres.

The Freaky Buds

The Freaky Buds - She's Made Of Fire

Formés à Nantes en 2018, les Franky Buds semblent tout droit sortis d’un club de Memphis. Les quatre amis servent en effet un blues calibré, référencé et divinement composé. Les rythmiques folles et marécageuses qui peuplent leur tout premier album « Soulful Rock’in Blues » sont la parfaite mixologie entre rock et blues. Avec une voix caverneuse et profonde, des guitares maîtrisées, des refrains qui s’envolent, ce premier jet s’avère être un gage de qualité bouleversant. Apre et subtile comme un grand whisky, il transporte l’auditeur dans le Sud américain à travers ses dix titres endiablés. Il faut dire que tout comme l’alcool, le projet aura pris le temps de maturer pour se bonifier. Il aura fallu trois ans à la formation pour enregistrer cette pépite qui ne connait pas de fausse note. C’est finalement au Garage Hermétique avec l’aide de Louis Marin (Her) que cet opus aussi groovie qu’obscure voit le jour. Difficile de ne pas penser en l’écoutant à l’âme de The Black Keys, Royal Blood ou R.L Burnside invoqués par quelques incantations vaudous. Solos et harmocina viennent parfaire ce tableau au contours joliment dessinés où la danse se conjugue à l’infini et rime avec juke joint et envoûtement. A écouter dès le 17 septembre.

Telegraph

Telegraph - Time to Come Home

L’été 2021 restera dans les mémoires pour avoir trimballé son lot d’incertitudes mais aussi de bonnes surprises. Le retour de Telegraph fait évidemment partie des très bons moments de cette étrange année. Le groupe avait en effet su séduire le public et la rédac avec son excellent premier jet « Simple Drive », condensé pop rock à la sauce américaine et aux riffs entraînants. De retour le 18 juin avec un nouvel EP « From Cages with Love », la formation a, comme son nom l’indique, composé et enregistré ce joli bijou durant la période des confinements sans fin qu’on a tous subit. Si l’enfermement a pu pousser certains dans des retranchements mélancoliques, c’était sans compter la très belle fougue solaire de Telegraph. Loin des murs que l’on a bien trop eu le temps de regarder, le groupe invite a un voyage lumineux sans portes et sans frontières au court de trois titres revigorant qui insufflent vie et espoir. « Late June », premier morceau de cette galette enregistré en duo avec la chanteuse canadienne Sierra Lundy est le temps calme de ce jet. Pourtant conçu comme un hymne, avec une véritable maîtrise pop et une production soignée, il enivre et invoque la Californie et ses rêves. Ce nouvel EP est sans nul doute le compagnon idéal de votre été, pour parfaire vos road trip endiablés et pour le déguster comme une bonne bière fraîche les pieds dans le sable.