« Les Contrebandiers » (« The Weight » en version originale) de Padraic Mckinley, c’est l’histoire d’un père, Samuel Murphy (Ethan Hawke) qui est arraché à sa fille et  envoyé dans un camp de travail en Oregon en 1933. Un surveillant détestable, interprété par Russell Crowe, lui propose une mission de contrebande d’or en échange de sa liberté. Murphy saisit donc cette unique opportunité de retrouver sa fille et s’embarque dans cette expédition périlleuse dans la forêt hostile. Pour son premier film en tant que réalisateur,  Padraic Mckinley nous propose un thriller d’action photographique et travaillé qui nous a maintenu en haleine tout du long ! 

the weight

Proposer une nouvelle génération de films d’aventure les contrebandiers

Padraic Mckinley et Ethan Hawke appartiennent à une génération qui a grandi avec des héros aventuriers comme Harrison Ford dans  Indiana Jones et c’est cette ambiance qu’ils souhaitaient recréer. Pop&shot a eu la chance, grâce à Allocine d’assister à l’avant-première du film au Pathé Palace le 7 septembre. , où Padraic Mckinley et Ethan Hawke présents. Ils  en ont profité pour expliquer avoir écrit le métrage ensemble dans l’objectif de proposer un film d’aventure comme il en existait dans les années 70/80. Le projet est donc d’abord né d’une nostalgie mais aussi d’une amitié ce qui se ressent dans l’oeuvre. C’est notamment le cas dans les relations fraternelles tissées entre les personnages. Les autres acteurs principaux, Julia Jones et Austin Amelio , ont également rejoint le projet au moment de sa création. Les deux amis, Ethan et Padraic, avaient par ailleurs déjà tourné ensemble sur plusieurs projets notamment des mini-séries comme The Good Lord Bird (2020) qui proposait déjà une histoire d’aventure sur fond d’Histoire américaine comme Les Contrebandiers. Le réalisateur a en effet choisi l’année au cours de laquelle Roosevelt interdit la possession personnelle de lingots d’or, qui doivent donc être remis au gouvernement ce qui conduit à la création de contrebande d’or sur tout le territoire. Cette période paraît donc être un cadre parfait pour un film d’aventures américain ! Padraic Mckinley et Ethan Hawke ont par ailleurs fait part de leurs inspirations françaises comme le Salaire de la Peur réalisé par Henri Georges Clouzot. Leur ambition était donc de créer un thriller d’action où s’enchaînent les rebondissements : mission accomplie !

Un jeu avant tout « émotionnel » (Ethan Hawke) porté par la musique

Comme l’explique Ethan Hawke, Les Contrebandiers « c’est un film qui parle d’histoires de vie et d’émotions. Nos performances sont profondément liées à la musique ». Le compositeur du film est également scénariste sur ce même projet. Et voilà qui se voit à l’écran ! La superposition de la musique avec le déroulé de l’action est parfaite et elle devient narratrice de l’intrigue. La réalisation est parfaitement orchestrée avec pour but de nous emmener au plus proche de l’action et des personnages. De gros plans sur les visages, et surtout sur celui d’Ethan Hawke, nous transmettent sans parole à la fois un sentiment de tristesse, de peur ou de colère extrême. L’acteur génial n’a rien perdu de sa superbe. On note également la performance émotionnelle et visuelle de Julia Jones dans le rôle de Anna qui apporte énormément de profondeur . Si au début, le film déploie une énergie masculine portée par ses personnages  principaux et leur énergie qui rappelle les vieux westerns, comme celui de Rankin (Austin Amelio), le personnage féminin d’Anna, qui n’est pas caricatural, accorde une dimension davantage mystérieuse au film. Le montage est également très audacieux, mouvementé et moderne tandis que la photographie, notamment les plans sur les forêts américaines, sont sublimes. Le réalisateur a fait le choix de ne pas se concentrer sur les dialogues mais plutôt sur l’atmosphère générale qui, pour certaines scènes tournées en forêt la nuit, se rapprochent presque du film d’horreur. La trame est assez simple ce qui fait que le public peut se laisser porter. Comme dans des montagnes russes : on s’est fait des frayeurs… mais on s’est amusé !

les contrebandiers photo

Les Contrebandiers s’impose comme un film d’aventure particulièrement réussi. Avec une mise en scène efficace, Padraic McKinley orchestre des séquences palpitantes, portées par un casting brillant. Mention spéciale à la bande originale, qui accompagne habilement l’action et contribue à maintenir la tension du début à la fin. Sans jamais chercher à en faire trop, le métrage remplit pleinement sa mission : divertir, embarquer le spectateur et lui offrir un agréable moment de cinéma.


Fjord de Cristian Mungiu (2026)

Fjord de Cristian Mungiu : la zone grise des certitudes (critique)

Après avoir remporté la Palme d’or avec 4 mois, 3 semaines, 2 jours, le réalisateur…

disclosure day affiche

Disclosure Day : le retour en grâce de Steven Spielberg

Le 2 juin 2026, Le Grand Rex accueillait l’avant première mondiale de Disclosure Day, dernier…

la femme de ménage sydney sweeney

La femme de ménage dépoussière le genre du thriller (critique)

Vous n’avez sans doute pas pu passer à coté de ce phénomène littéraire qu’à été…

Write A Comment