Pitou par Rayan Nohra

La chanteuse néerlandaise Pitou a sorti son premier album, Big Tear, le 24 Mars dernier. Passionnée de musique classique  depuis sa jeunesse, elle a crée au sein de cet album, un univers poétique et décalé. Retour sur cette jeune artiste pleine de talent. 

Commençons par éclaircir les choses. Au cas où vous vous posiez la question, oui, Pitou, c’est son vrai prénom. Là où en français, ce nom évoque plutôt le sobriquet d’un bichon maltais ou d’un doudou d’enfance; aux Pays-Bas, Pitou est un prénom comme un autre. Ça, la chanteuse ne manquera pas de nous le rappeler lors de son concert au Pop Up du Label en avril dernier où nous avions eu l’occasion de la découvrir. Sur la petite scène du Pop Up, Pitou et son groupe sont un peu à l’étroit : un saxophoniste, une bassiste, un batteur, un claviériste et la voix surpuissante de Pitou qui englobe la salle entière, laissant le public médusé.

Mais d’abord, qui es-tu Pitou ?

Qui es-tu, Pitou ?

Née aux Pays-Bas, Pitou a été, dès le plus jeune âge, très influencée par la musique classique et les musiques du monde. Dès l’âge de neuf ans et ce jusqu’à ses seize ans, elle a fait partie d’une chorale d’enfants et s’est produite un peu partout en Europe. Elle a même l’occasion de chanter au baptême de Catharina Amalia, la princesse des Pays-Bas.

Cet amour  pour la musique classique continue de transporter Pitou aujourd’hui. Son premier album,  sorti le 24 mars dernier, est une collection riche et tendre de morceaux infusés de pop indé et de musique classique. Le mélange est parfait, créant un univers original où des instruments classiques et des synthés se mêlent.

Big Tear, sorti le 24 mars 2023

Un souvenir ancré

Dans Big Tear, Pitou plonge dans ses souvenirs et explore différentes sonorités pour créer un album à son image. Désireuse de « s’éloigner de la guitare systématique », elle compose la plupart des morceaux au piano ou à l’aide de logiciels. L’album rappelle un souvenir d’enfance, lorsqu’elle vit pour la première fois un oiseau mort. L’instant lui est suffisamment marquant pour inspirer le titre de l’album, Big Tear, évocateur d’une grosse larme de tristesse.

Si l’album a été auto-produit, Pitou a fait appel au producteur PJ Maertens (qui a notamment collaboré avec Tamino) qui a co-produit Big Tear.  Ensemble, ils ont enregistré le SunSunSun String Orkestra, un orchestre qui utilisent des instruments baroques. Les membres du groupes, Mischa Porte (batterie), Marc Alberto (saxophone), Lieke Heusinkveld (claviers) et Jasja Offermans (basse) ont chacun apporté leur pièce à l’édifice, créant ainsi un album aux influences diverses.

C’est au travers de cet album plein de charme que Pitou se dévoile et nous laisse découvrir un pan de son intimité. Une artiste à découvrir et à suivre.


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