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juin 2017

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et qu’il te trompe tellement salement que tu ne sais plus quoi penser. On en parlait beaucoup avec les yeux de l’amour de la sortie française et pour une fois sur grand écran du très prometteur « It Comes at Night ». Les bandes-annonces, toutes autant qu’elles sont envoyaient du gros lourd ( à découvrir ici si vous ne les avez pas encore vues). En découvrant ses premières images les questions s’accumulaient : non mais qu’est ce qui se cache derrière cette porte rouge ? L’ambiance parano des BA sera-t-elle respectée et puis de quoi parle le métrage ? Qu’est ce qui vient une fois la nuit tombée ?

Il va être impossible de critiquer ce film sans dévoiler un peu de son intrigue voire sans sombrer dans le spoiler grossier.

Alors voilà, sans trop en dévoiler, sans raconter la fin, ici et là des spoilers seront distillés et vous en diront plus que sa bande-annonce. Vous êtes prévenus, on ne peut pas faire autrement.

Déjà parce que, s’il n’y avait pas cette peur de trop en dire à ceux qui ne veulent pas savoir, l’article s’appelerait Mais qu’est-ce qui vient la nuit putain ? Telle est la question. Les premières minutes de l’œuvre constituent déjà direct comme ça, une belle déception. En regardant la bande-annonce naïvement, mes attentes se portaient sur quelque chose digne des sueurs froides de l’épisode « Quand vient la nuit » d’X-Filles. Quoi cette référence n’est pas si flippante ? Je ne sais pas, j’avais 6 ans et j’étais fan de la série la dernière fois que je l’ai vu. Toujours est-il que l’épisode racontait comment des petits insectes sortaient par milliers la nuit pour manger les gens. Chouette non ? Et bien sans particulièrement miser sur les insectes j’attendais deux possibles: des créatures nocturnes dévoreuses de chaire ou une parano extrême des protagonistes qui révéleraient à la fin qu’il n’y avait pas de danger extérieur un peu comme « The Village » de Shyamalan dont on ne dit plus de mal depuis « Split » enfin si tant qu’on dit du bien de « Split »…

Personnages de It Comes at Night 2017
It Comes at Night-2017

Et bah NON ! En fait le film traite d’une plus banale histoire de contamination. Une maladie frappe le monde ? Le pays ? L’état ? On ne sait pas et puis ok, là n’est pas la question. Une famille vit recluse dans une maison dans les bois : papa ( Joel Edgerton), maman ( Carmen Ejogo) et leur fils de 17 ans ( Kelvin Harrisson Jr). En début d’œuvre, le grand-père meurt, une façon simple d’exposer la réaction des survivants face aux malades. Les malades on les bute et on les brûle. Efficace. Oui mais la fameuse porte rouge dans tout ça ? Heu non rien c’est la porte d’entrée et quand on sort on met une combi hermétique sûrement achetée à Carrefour la veille tellement c’est facile à trouver. Mais la vie calme et sereine de notre trio est vite interrompue par l’introduction nocturne d’un inconnu dans la maison. Après avoir maîtrisé l’étranger ( Christopher Abbott), l’avoir attaché une nuit à un arbre pour lui dire « bonjour », faut toujours dire bonjour, nos héros décident de l’accueillir ainsi que sa famille, comprendre sa jolie épouse (Riley Keough) et son petit garçon ( Mick O’Rourke). A partir de là, l’histoire nous raconte cette cohabitation semi forcée, et nous dépeint cette vie à 6 entre envie de se connaître et méfiance, traitant des capacités de l’humain à aller jusqu’au bout pour leur survie et celle de ceux qu’ils aiment. Un postulat ma foi, passé la déception d’un marketing trompeur qui promettait une film qui n’existe pas, assez intéressant. Oui vraiment, le film qu’on vous vend n’existe pas, les bande-annonces ont la gueule d’une pub Monoprix. Un bon gros marketing super beau, super bien foutu mais tellement, tellement loin de sa véritable histoire que bah 2 heures ne suffisent pas à se remettre de cette lose. Qu’importe me direz-vous, l’important c’est bien de savoir si l’histoire en elle-même vaut le coup. La réponse ne peut être que mitigée. Il est facile de dire du mal pour en dire, et c’est bien une chose dont j’ai une sacrée horreur. Le positif donc d’abord. L’ambiance est belle, la noirceur du moment est là, la méfiance palpable, le jeu d’acteur très juste, les scènes réalistes, l’idée se défend. Une scène au moment de l’épilogue final a le mérite de tordre les boyaux et de glacer le sang. Elle est liée à un jeu d’acteurs particulièrement efficace, à une mise en scène pointue et à un cri-ce cri si vrai-. La thématique profonde du film, la peur de l’étranger, du mal qu’il pourrait apporter dans la maison, alors qu’au fond, profondément, le mal c’est cette peur sont des enjeux porteurs et des idées malheureusement, toujours aussi actuelles. Puisque la menace est partout, elle est surtout l’humain et son besoin de sécurité. Une thématique, d’ailleurs bien souvent exploitée dans les films de contamination.

Mais quest-ce qui vient la nuit? Dis le moi!

Oui mais. Mais tellement de choses. A commencer par: peut-on se demander ce qu’on veut réellement dire à travers ce film? Le rythme y est lent. Et c’est loin d’être un aspect négatif, ce genre de rythme peut servir certaines œuvres et leur donner de la magie. Mais là, alors que certains aspects traînent, l’aspect humain, l’enjeu de ces connexions se fait attendre. Les personnages sont peu creusés ou plutôt peu attachants. Notre héros, le père de famille bad ass est en fait un prof d’anglais. Super! Un personnage réaliste qui ne sait pas gérer une telle situation et qui fait au mieux, bravant la morale pour protéger ceux qu’il aime. Oui, je veux voir ça. Sauf que notre homme fait trop homme des bois antipathique pour que ça ne fonctionne. Tout comme le reste des personnages, le spectateur est invité à un regard neutre face aux couples dont on suit les péripéties. Il ne sont ni bons ni mauvais: oui, ok, j’adhère. Il sont relativement plats, on ne les connaît pas en dehors du moment T, même pas dans leurs récits: c’est gênant. Tout comme les questions qui poussent à la paranoïa et qui sont si peu effleurées. Il faut savoir monter en tension, en pression. Je me répète et je le répéterai autant qu’il le faudra. Tout film d’horreur, toute histoire qui fait peur fonctionne sur une chose : l’intérêt que le spectateur portera aux personnages. Les aimer et les voir souffrir, ressentir de l’empathie, en tirer les conclusion. Voilà le béaba d’un film maîtrisé. Et puis, tout ce propos vient de Stephen King himself, on aura du mal à dire « heu qu’est ce qu’il en sait lui ? ». Enfin à défaut d’autre chose, le film distille ses moments d’angoisse et de peur à travers les rêves du jeune-homme de 17 ans. Si, oui vraiment. La première fois c’est chouette, la deuxième fois, moins, la troisième c’est… lourd. On est dans une œuvre fictive et si tout expliquer par le rêve ne fonctionnait pas dans « Sunset Beach » (paye ta référence mon gars) c’est encore moins le cas ici. A moins de vouloir la jouer « Les griffes de la nuit ». Ne fantasmez pas, ce n’est pas le cas. Sans pour autant être un mauvais film, sans manquer de beaux atouts, « It comes at night » se contente de peu et reste bien poliment dans ses cases. Dommage au vu de la belle densité du sujet. Pour voir un très bon film de contamination, mieux vaut regarder « Infectés ». Pour passer un agréablement moment, allez-y. Mais soyez prévenus, peut-être qu’en ne  vous concentrant pas sur le marketing trompeur, vous tirerez bien plus de cet objet cinématographique.

« It Comes at Night » de Trey Edward Shults, sortie en salles le 9 juin 2017.

Crédits Tristar Pictures

Baby Driver, le nouveau projet de celui qui est à l’origine de la Cornetto Trilogy ( Shaun of The Dead, Hot Fuzz et Le Dernier Pub avant la fin du monde), Edgar Wright, sortira en France le 19 juillet. Il a pour nom Baby Driver et Pop&Shot vous explique pourquoi c’est d’ores et déjà l’un des meilleurs films de l’année!

Edgar Wright est un génie! Pratiquement aucun dialogue entre le début du film et le générique et pourtant nous est expliqué le principal du film à venir. Enjeux. Personnages. Genre. Rythme. Wright ne prend pas son spectateur pour un imbécile et donne les clés pour comprendre le personnage de Baby ( Ansel Elgort, bien loin, et c’est tant mieux de son niveau de Divergente et Nos étoiles contraires) , jeune conducteur mutique qui ne s’éloigne jamais de ses écouteurs. La raison sera donnée assez rapidement en cours de métrage et c’est d’ailleurs bien dommage. Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby est redevable auprès du dangereux Doc ( Kevin Spacey, est-il besoin de le présenter?) mais l’heure de son “dernier coup” a sonné et, alors qu’il vient de rencontrer Debora ( Cendrillon, Orgueuil et préjugés et zombies), il va pouvoir laisser derrière lui les braquages. Sauf que… Rien ne va se passer comme prévu…

Baby Driver : Un film de genre qui s’assume

Crédits TrisTar Pictures

Encore une fois, Edgar Wright a tout compris des codes et de la mythologie du genre qu’il filme. Shaun of the Dead est l’un des meilleurs films de zombies de ces dernières années. Hot Fuzz une des plus belles déclarations d’amour au film d’action. Le dernier pub avant la fin du monde mêlait très habilement sa forme d’invasion alien en mode Invasion des profanateurs de tombes tout en étant très fin sur sa manière d’aborder le thème de la nostalgie. Ant-Man comporte plus d’idées visuelles dans un film dont Wright s’est fait virer a du partir pour causes de divergences artistiques en cours de route que dans n’importe quel film Marvel sorti ces dernières années.

Dès les premières secondes, vous êtes dans un film de braquage. Il va y avoir du crissage de pneus, des trahisons, des histoires de gros sous, des gyrophares et les coups de feu vont pleuvoir. Wright connait ses classiques et toutes les figures imposées sont là. Avec respect et amour pour ce qu’elles sont. Baby, le Driver (tout aussi mutique que celui joué par Gosling dans le film de NWR, mais en plus drôle) est à la recherche de son “dernier coup”. Le commanditaire incarné par Kevin Spacey a tout du rapace sans scrupules. Jamie Foxx est le braqueur nerveux et parano. Le couple Jon Hamm/Eiza Gonzalez nous la joue Bonnie and Clyde on fire. Lily James le love interest qui va pousser le héros vers la rédemption. Tout ça est bien connu, mais tout cela est joué à la perfection. Wright dirige toute sa troupe aux petits oignons, comme le talentueux metteur en scène qu’il est… Attention transition toute en finesse (sisisi)

Baby Driver : Et la musique dans tout ça?

Crédits Tristar Pictures

Annoncé d’entrée comme l’élément moteur (ohohoh, quoi ? y’a que pour Grave qu’on avait dit qu’on ferait pas les jeux de mots foireux!) voire la raison d’être principale de ce métrage, loin d’être un effet de style, la place de la musique trouve tout son sens. La musique c’est la vie, et c’est ce qui permet à Baby de tenir. La musique tient une place importante dans l’univers des braqueurs ( cf la discussion entre les personnages de Hamm et Foxx sur les chansons porte bonheur). Elle permet au mutique Baby de briser la glace en parlant à Debora “plus en cette soirée que depuis toute une année” au cours d’une magnifique scène de séduction à coups d’écouteurs dans un lavomatic.

Large spectre d’environ un demi siècle de musique anglo-saxonne, il y en a pour tout les goûts, funk, soul, rock hip-hop… Beach Boys, T. Rex, Queen, Barry White ( le décalage entre sa chanson et ce qui se passe à l’écran donne d’ailleurs lieu à une scène ou la tension est plus que palpable), Beck, Blur. Ce sont les plus connus et il y en a d’autres encore plus efficaces dans le film.Plus que d’accompagner l’action, elle est l’action et le cœur du film. Cf la séquence générique avec Baby déambulant en rythme après le braquage de la scène d’introduction et ou au fur et à mesure qu’il voit la menace policière se faire de plus en plus présente, les bruits extérieurs prennent le dessus sur la musique et Baby adopte un pas moins assuré…

Baby Driver dans les meilleurs films de 2017?

Wright a une envie : faire un film ou la bande est au cœur du film. Il l’a amplement réussi. Edgar Wright veut toucher à un nouveau genre? Après le film de zombie, d’action policière, l’adaptation de comic book, il accroche le film de braquage à son tableau de chasse. A cette occasion, il démontre son intelligence et son talent de metteur en scène, capable de digérer les influences de chaque genre auxquels il s’est frotté depuis le début de sa carrière pour en tirer des films de très grande qualité. Son prochain projet, Shadows, sera un film d’animation! Quand on voit les prouesses visuelles qu’est capable de faire Wright dans le cadre de sa mise en scène, ça laisse rêveur!

Fougueux, véritable film d’action au sens littéral du terme (il se passe toujours quelque chose et il n’y aucun temps mort), doté d’une bande son variée et énergisante, Baby Driver est de ces petits chefs d’oeuvre, qui s’ils ne rentreront pas au Panthéon du Septième Art, peuvent durablement marquer la pop culture et les esprits. A l’instar d’un Shaun of the dead ou de Scott Pilgrim. Le genre de film qui vous donne le sourire du début jusqu’à la fin, comme quand l’on sait qu’on assiste à un spectacle d’une qualité qu’on ne voit pas souvent. Baby Driver, le meilleur film de l’année? Il y a débat avec Split, mais on peut prendre les paris qu’il sera encore sur le podium à la fin de la course de l’année

 

DR LIDERDDALEI PRODUCTIONS ET TAKHCHENT PRODUCTIONS

Il y a quelques jours, le 6 juin 2017, le DVD de Virtual Revolution, production SF mise en scène par Guy-Roger Duvert paraissait dans les bacs en France. C’est dans ce contexte que l’équipe de Pop&Shot a rencontré Guy-Roger Duvert, le réalisateur et compositeur de Virtual Revolution, un frenchie accroc à la science-fiction qui porte les couleurs de notre pays jusqu’à la ville de Los Angeles qui l’a adopté.

Il nous parle des origines de ce film d’anticipation, de la réalité online, de la place des réseaux sociaux dans notre société, de sa représentation tout en nuance du terrorisme dans son œuvre ainsi que de son univers sonore et musical.

Rencontre vidéo par une chaude journée parisienne:

Pitch du “Virtual Revolution” : 

Paris. 2047. 75% de la population passe son temps connectée dans des mondes virtuels et ne se préoccupe plus de la réalité. Nash est un tueur à la solde des multinationales qui ont créé et développé plusieurs de ces mondes virtuels. Sa mission : traquer, identifier et éliminer des terroristes qui s’attaquent au système et menacent les intérêts économiques des firmes. Durant son enquête, Nash doit intervenir dans plusieurs mondes virtuels en incarnant différents personnages. C’est alors que sa compréhension du monde s’en trouve bouleversée.

 

 

Sorti le 14 juin 2017 dans les salles françaises, La Momie a pour double projet de faire revivre la célèbre franchise cinématographique ( et nous faire oublier Brendan Fraser… Comment ça, ça va pas être dur?) et lancer le fameux univers partagé de Universal Pictures : le Dark Universe. Pour le pire ou pour le meilleur La Momie ? Critique.

DR Universal Pictures

Tom Cruise en tete d’affiche de l’adaptation de La Momie, cela peut surprendre à première vue. Mais il ne faut pas oublier que pendant de nombreuses années, il était le candidat favori pour jouer… Tony Stark/Iron Man! Robert Downey Jr qui rate l’occasion de la rédemption et son retour sur le devant de la scène? Quelle beau sujet d’uchronie cinématographique! Mais trêve de digressions et revenons à nos bandelettes. La Momie de retour et qui oublie les années 30 pour se positionner au XXIème siècle? Why not!

Pas le temps de respirer, on est très vite plongés dans le cœur du récit. Le personnage de Russel Crowe, un certain Jekyll, nous raconte avant même le générique l’histoire d’Ahmanet, princesse d’Egypte qui lie un pacte avec les forces obscures pour retrouver sa place sur un trône qui vient de lui échapper. En quelques lignes de dialogues, on cerne les personnages de Nick Morton ( Tom Cruise) et de son sidekick Vail ( Jack Johnson, New Girl principalement), soldats d’élites américains/contrebandiers à la morale douteuse. Ce qu’on gagne en complexité, on le gagne en efficacité. Au final, comme il y a 70 ans, qu’est ce que l’on vient voir? Un film de genre, une série B, un serial, on peut l’appeler comme on veut. On veut voyager, se divertir et c’est tout.

DR Universal Pictures

Un film de genre orienté action, ça reste une approche qui sort de l’ordinaire et nous épargne un sous-Indiana Jones. Le film d’Alex Kurtzmann (principalement producteur de séries comme Hawai 5-0, Limitless, Sleepy Hollow mais aussi réalisateur de l’anonyme Des gens comme nous avec Chris Pine et Elizabeth Banks) est correctement ficelé mais sans plus. Pas de grands effets de mise en scène. Depuis le quatrième Mission : Impossible, Tom Cruise, impotent producteur se moque du niveau de réalisateur de ses films et se contente d’honnêtes faiseurs ( Edward Zwick) en lieu et place du talent ( David Fincher fut longtemps pressenti pour le troisième Mission : Impossible qui devait parler de trafic d’organes…).

Le film a un certain charme néanmoins. Celui des honnêtes séries B d’avant. On progresse dans le récit, sans réelles surprises tout en savourant les quelques libertés que prend le film. Nick Morton est un égoïste? Oui. Alors que la Momie apparaît, il se tire en voiture, laissant sur le bas coté le docteur Hasley ( Annabelle Wallis, Annabelle, Le Roi Arthur) ou bien se focalisant sur la durée de son coït, alors que Hasley lui explique l’importance de la découverte du tombeau d’Ahmanet. La Momie reprend forme humaine en se nourrissant de divers humains croisés de ci de là. De nombreuses scènes sont correctement filmés ( le crash de l’avion, Morton nageant poursuivi par plusieurs zombies-templiers, la tempête de sable envahissant Londres). Plus le récit avance et plus on se laisse transporter, la quête des héros du film est au final assez convenue mais elle réserve sa surprise principale,quand on voit le sort de Tom Cruise sur la fin du film….

La Momie et Le Dark Universe, ça vaut le coup au final?

Universal Pictures est fier de son univers partagé. D’ailleurs, dès les premières secondes du film, on nous affiche en gros Dark Universe! Russel Crowe joue le rôle de Nick Fury/ Samuel L. Jackson en faisant les Monsieur Loyal et nous présentant un “monde de monstres et de dieux”. Jekyll? Et qu’en est-il de Hyde? Malheureusement,  il est de sortie dès  ce film, de façon trop voyante, là ou il aurait pu être souhaitable de ménager le suspense. C’est un des défauts du film. Tout est montré trop vite. Le background de la Momie. Jekyll et Hyde ne laissent aucune place à l’imagination, là ou certaines scènes auraient gagnées à être épurées. On veut rêver avec ce Dark Universe et pas grand chose nous laisse l’opportunité de le faire… Sauf à la fin. Ou est ton sens de l’aventure? demande Tom Cruise à son sidekick. Il est dans la résolution de l’intrigue dans des catacombes moyenâgeuses. Dans la construction de ce film, qui donne envie de savoir la suite. On peut être critique sur de nombreux points, mais s’il y a bien une réussite, c’est la façon dont le film finit par vous emporter avec lui.

DR Universal Studios

Bref, La Momie est elle une réussite? Absolument. On se sent renaître tel Ahmanet et on a envie de voir la suite, comme on voit les cranes de Frankenstein ou Dracula dans le bestiaire du repaire de Jekyll, le patron de Prodigium? Si Dracula Untold a été un échec pour lancer cette franchise, La Momie donne envie d’en savoir plus et devrait mettre de coté les doutes et faire ce qu’il faut pour qu’Universal lance enfin son  grand projet…