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scream randy sidney galeImaginez un peu. Nous sommes en 1996, une époque aujourd’hui jugée incroyablement cool par le marketing et les boutiques de vêtements. La pop culture est à son apogée. Le cinéma d’horreur lui, vit un entre deux. La grande saga d’Halloween a déjà quelques années derrière elle, tous comme les Vendredi 13 et autres copains. Après des sorties massives comme L’Exorciste ou encore Massacre à la tronçonneuse il tire sa réputation de cinéma de niche et n’a de cesse de dépeindre des adolescents idiots, souvent à moitié nus et drogués, c’est du moins le cas dans la plupart des slashers et de vagues cinématographique où violence rime avec hémoglobine.

Et puis voilà qu’un jour un certain Kevin Williamson va à son échelle, révolutionner le genre de façon radicale. Avec à la réalisation Wes Craven (à qui l’on doit déjà le culte « Les griffes de la nuit » mais surtout le très violent « La dernière maison sur la gauche »), ce nouveau métrage promet de s’adresser à son public de façon complètement novatrice. Puisque plus qu’un simple slasher, le premier « Scream » sera une lettre d’amour au cinéma de genre, un thriller abouti, un film d’horreur marquant emplit d’humour et même…. un grand débat de société.

Références et humour : le cocktail qui fonctionne

Pour se faire, notre scénariste qui depuis n’a eu de cesse de retenter son coup de génie (et il aura relativement peu réussi  à l’exception de son The Faculty, de son  moyen mais culte  Souviens toi l’été dernier et de quelques pépites dans la série Dawson notamment le baiser de Jack), a décidé de mettre à profit son amour pour le cinéma de genre. C’est dès la scène d’ouverture que la magie opère. En son centre : Drew Barrymore, la petite fille d’E.T qui a bien grandit. Après des déboires avec les drogues, la voilà de retour dans le rôle de Casey Backer. Pour l’anecdote, elle devait interpréter Sidney Prescott, mais préfèrera jouer simplement la première victime de notre tueur masqué.  Et c’est là que Scream tape immédiatement très fort en choisissant d’embrasser ses références. « Les griffes de la nuit » est cité immédiatement pour rappeler la présence d’un Craven qui n’aura de cesse de s’amuser de ce clin d’oeil.  Carpenter, Vendredi 13, tout y passe avant la scène culte qui restera l’une des plus violente de la saga. Le meurtre de Casey et son horreur visuelle marqueront tant les esprit qu’il obligera le film à se voir interdire aux moins de 16 ans. Il devra même créer une version moins visuelle du cadavre de sa première héroïne  les tripes à l’air pour être visible d’une audience plus grand public.

Ce qui fera passer Scream pour un film à l’humour dominant sera sans doute son nombre de clin d’œil et de références omniprésents. On aperçoit rapidement Linda Blair, la petite Regan de « L’Exorciste », on passe « Don’t fear the reaper » de Gus dès la deuxième scène qui aujourd’hui est rentré dans les grâce avec la série « Peaky Blinder », on parle de Norman Bates, d’Hanibal Lecter, de Carrie et mine de rien, voilà que le public devient lui aussi expert du sujet. L’autre qualité indéniable du métrage tient à l’auto-dérision de ses personnages principaux. Si chacun d’entre eux tient un rôle traditionnel dans le cinéma d’épouvante, il va jouer avec ses codes. Tatum (Rose McGowan qui depuis aura eu beaucoup à dire de sa rencontre avec l’immonde Harvey Wenstein sur le tournage de ce film) tient la place de la meilleure amie blonde et plutôt sexy de l’héroïne. Pourtant quand vient son tour d’être confronté au tueur, là voilà qui plaisante « Pitié monsieur le tueur ne me tuez pas, je veux apparaitre dans la suite ». Cette inception du film dans le film aura été souvent copiée, voir moquée. C’est pourtant la touche de génie qui porte l’œuvre. Tout comme l’énumération des règles pour survivre à un slasher : ne pas boire d’alcool, ne pas avoir de rapports sexuels et ne pas dire « je reviens tout de suite »- les deux premières auraient pu être écrites par le gouvernement en temps de Covid, on vous l’accorde.

Pour ce qui est de son volet thriller, toute la saga Scream tient en son centre le fait que le tueur fasse partie du casting principale. En écrivant ses personnages comme il aurait pu écrire un groupe d’adolescents dans une série teen travaillée, Williamson les rend attachants, leur donne des histoires de cœur, de la matière. Les suspecter devient alors un jeu et l’impression d’être trahi par ses propres amis lors de la révélation finale n’en sera que plus forte.

Le premier volet aurait-il pu mal vieillir ?

scream ghost faceC’est du moins ce qui lui sera souvent reproché. Aujourd’hui, la faute aux Scary Movie peut-être qui caricaturaient parfaitement et au détail près le métrage, Scream est souvent vu comme une comédie sombre. Mais ça n’était pas le cas lors de sa sortie. L’humour noir y était juste subtilement dosé mais n’enlevait rien au suspens et à l’horreur qui se dégageait du film. A commencer par l’idée d’adolescents tueurs. Le cinéma inspire-t-il la réalité ? Crée-t-il des psychopathes ? C’est une question posée dans le premier opus qui finira par se retourner contre lui.  En effet, alors que le film répondait par la négative arguant que le cinéma pouvait rendre plus créatif mais ne rendait pas psychopathe, des faits divers le rattrapent. Wes Craven expliquera à juste titre que le cinéma d’horreur est un exutoire. Il se gardera de rappeler que la société de fait est violente et que c’est surtout elle qui inspire l’horreur. Les guerres, actes de tortures, exécutions de « sorcières » et autres joyeusetés dont nous sommes capables n’auront pas eu besoin de tueurs masqués sur grands écrans pour avoir lieu. Il n’empêche que malgré tout, quelques adolescents utilisent dans la vraie vie l’excuse du film pour justifier les sordides meurtres de leurs entourages. Alors, la question monte, ne serait-ce pas simplement la faute des films ? Et ça, l’équipe de Scream n’aura de cesse de l’évoquer dans les suites de sa saga.

Un deuxième épisode réussi

scream 2 Les films d’horreur qui fonctionnent, c’est bien connu, ont souvent droit à leur suite. Et bien souvent, ces dernières sont de grosses déceptions. C’est avec cette idée en tête que démarre le second volet. Fier de son idée du film conscient d’être un film, il en joue dès sa scène d’exposition. Les deux premières victimes de ce nouvel opus se font en effet assassiner dans un cinéma qui diffuse « Stab ».  Dans ce nouvel univers, les évènements tragiques du premier épisode ont inspiré un film d’horreur qui amuse la galerie. Sidney (Neve Campbell) qui a maintenant la même réputation de scream queen que la grande Jamie Lee Curtis doit à nouveau se battre avec ses démons. Etudiante à l’université, elle est, malgré elle, une célébrité locale. Femme forte avant qu’il ne soit question d’en jouer dans tous les films, son personnage n’aura de cesse de rappeler à travers la saga, qu’une jolie jeune fille chassée par un prédateur est en mesure de se défendre par elle-même. Et du coup, quand certains sortent encore des articles sur le rôle de la femme dans le cinéma d’épouvante et son sexisme, ils oublient que l’héroïne du cinéma d’épouvante, a pu, à de nombreuses reprises outrepasser son statut de victime pour devenir une icône et l’image de la femme forte, bien plus bad ass que le tueur qui la pourchasse. A ses côtés Courtney Cox qui interprète Gale Weather, n’est pas en reste. La journaliste aux dents longues profite d’une grande force et agit bien plus que son compagnon à l’écran comme à la vie, le survivant Dewey (David Arquette). Figure emblématique de la sage Randy Meeks (Meeks en référence à un personnage du « Silence des agneaux ») est toujours de la partie pour mettre en abimes le film dans le film.

Le débat s’invite certes, dès la scène d’ouverture, mais aussi pendant un cours de cinéma qui ne mâche pas ses mots quant à la non qualité traditionnelle des suites. En énumérant les défauts de cet exercice, ne sauvant qu' »Alien 2″, la team Craven / Williamson évite les pièges tendus et crée la suite presque parfaite. Presque déjà parce que le scénario initial fuite sur Internet, les noms des tueurs sont alors révélés : Dereck (Jerry O Connel), le petit ami parfait et Hallie (Elise Neal) la meilleure amie de Sidney devaient se cacher derrière le fameux masque de ghost face. Il faut alors ré-écrire le scénario et changer la donne, trouver de nouveaux tueurs. Le résultat final reprendra à travers le personnage de Mickey (Timothy Olyphant) la notion de cinéma qui pousse au crime, toujours en moquant le principe et en prouvant qu’il est faux.

Seul faux pas de cette suite, la mort de Randy (Jamie Kennedy), qui laissera la plupart des fans frustrés. Sacrifier le meilleur personnage de la saga est une véritable faute puisque sans lui, plus de personnage pour énoncer les règles qui font partie des ingrédients du succès de la franchise.

Un troisième volet en demie-teinte et un quatrième parfait

De fait, alors que Williamson lui-même ne revient pas pour le troisième opus, Craven se doit de préserver son joyaux. Ainsi avec un coup de fan service, il pense un temps faire revenir Randy d’entre les morts. Trop illogique concède-t-il, il se contentera d’y faire une apparition sous forme de testament vidéo avec un petit clin d’oeil à la règle de la virginité pour survivre. Pour le reste, ce nouveau volet se déroule cette fois-ci sur un plateau de cinéma alors que se tourne un nouvel opus de la saga « Stab ». Cette idée du film sur un plateau sera par la suite régulièrement réutilisée ( jusque dans la série « Lucifer »). C’est aussi l’occasion de mettre les personnages face à des sosies d’eux-mêmes. Gale Weather face à une autre version d’elle-même (Parker Posey) reste un moment savoureux alors que le faux Randy lui, ne convainc pas. La boucle est bouclée, Scream est maintenant une trilogie et il est facile de s’amuser à dire que le métrage a déjà trop de suites comme peut en avoir un certain Halloween. Son dernier acte tiède ne reste d’ailleurs pas cité en exemple de chef d’oeuvre et oui il ne fallait pas changer de scénariste…

Ghostface revient … des années plus tard

scream 4 afficheLa franchise est une trilogie et compte bien le rester. Dans son sillon, elle entraîne une multitude de slashers plus ou moins bons qu’elle inspire volontiers. Les adolescents s’y font massacrer à renfort de litres d’hémoglobine et le public les déguste à la chaîne comme des paquets de pop corn. Le genre a besoin de se renouveler, il finit par délaisser les tueurs masqués pour mieux se concentrer sur le found footage, les esprits et autres démons.

C’est en avril 2011 que se reforme l’alliance Craven / Williamson. Au grand temps des remakes et reboots, alors que l’originalité à Hollywood semble aussi morte que Casey Baker  sur son arbre, il y est de bon temps de refaire chaque film à succès pour mieux ne rien ré-inventer. Alors Scream, toujours dans le coeur de ses fans, ne se laisse pas faire. Son retour sera une suite et une suite respectueuse s’il vous plait qui aura aussi les atouts d’un remake. Déjà dans sa typologie de personnages, aussi parce que les réseaux sociaux reprennent à merveille les codes fixés par l’original : le tueur au téléphone, également parce que le nouveau Randy est une fille interprétée par Hayden Penettiere. Lorsque Williamson accepte de revenir il promet une nouvelle trilogie à ses adeptes qui sont toujours nombreux. Pour le public non averti, Scream a pris une touche de kitch et ce nouveau jeu de massacre ne profite que d’un succès commercial que limité. Pour les fans, le plaisir n’est pas boudé. D’ailleurs, les attentes sont bien comprises alors que Sidney énoncera finalement la phrase qui caractérise ce volet « First rule of a remake, don’t fuck with the original ». De quoi mettre le public dans tous ses états. Pour parfaire le tout, les clins d’oeil aux premiers opus sont omniprésents mais bien fait. L’humour est là, dosé, la scène d’ouverture joue de ses propres mises en perspectives évoquant avec humour les trop nombreuses suites de « Stab ». Tout est dosé et bien fait. Ce non remake, cette presque suite est l’image même de ce qu’il faut faire lorsque l’on reprend une oeuvre : la comprendre et la respecter tout en évitant de toujours y dire la même chose. La fan base ne décroit pas. Pourtant, l’annonce d’une nouvelle trilogie se perd et finalement le 4 s’annonce comme le dernier volet de la sage. La mort tragique de Wes Craven ne fait que confirmer cette idée. Tant pis, on ne saura pas qui allait être le dernier tueur dans le sixième opus.

Et puis finalement Scream 5

Alors que les fans avaient enterré l’idée de revoir un vrai ghost face sur grand écran, rejetant comme il se doit la très mauvaise série Scream et se pensant condamner à être vieux et obsolète au point de retrouver Skete Ulrich (Billy le tueur du premier) dans le rôle d’un papa dans Riverdale, la nouvelle tombe. Il y aura un Scream 5, sans Wes Craven ok, mais un cinquième opus quand même. Et voilà que les groupes de fans s’emballent. Ils reviennent à leurs premiers amours. Scream aura été le premier frisson, le passage facile pour mieux apprendre le cinéma de genre, le repère de l’adolescence, le doudou avec lequel on grandit, l’oeuvre culte grand public dont on chérit les défauts. De fait avec l’annonce du nouveau volets : les théories s’emballent. Pourrait-on revoir un personnage décédé à l’écran ? Et si Randy revenait ? Et si c’était Stuart ? Qui sera cette fois derrière le masque du tueur ? L’excitation est palpable. Plus personne ne cherche le grand frisson, l’horreur ultime. Ce qui est attendu cette fois, c’est de croquer à nouveau dans cette Madeleine de Proust, conscient qu’il ne s’agira pas d’un chef d’oeuvre mais que le retour à Woodsboro, sera en quelques sortes un retour aux sources où tout le monde espère retrouver de vieux amis. L’absence de Craven se fera certainement sentir. Il n’en reste pas moins que la bande annonce met l’eau à la bouche et que d’ici la sortie du 5 le 14 janvier, les jours seront comptés comme sur un calendrier de l’Avent. « Le tueur est sur l’affiche » promet-elle, en espérant que cette identité conservera une trame importante de la pop culture made in USA qui aura su apprendre à toute une génération à rire de l’horreur et à ne plus jamais regarder un téléphone de la même façon.


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balade meurtrièreDe quoi ça parle ?

Dans Balade Meurtrière, un enseignant part explorer en famille une côte isolée de Nouvelle-Zélande. La balade se transforme en cauchemar lorsque leur route croise celle d’un psychopathe et de son complice. Mais cette rencontre est-elle vraiment un hasard?

Est-ce que c’est bien ?

Et d’un premier film à la réalisation pour le Noé-Zelandais James Ashcroft qui s’offre ici une oeuvre sombre à ne pas mettre entre toutes les mains. Si les voisins australiens ont habitués les amateurs du genre à dévoiler des pépites d’une dureté sans fin où la cruauté prend des tournures plus qu’explicites, The Loved Ones et Wolf Creek ne nous ferons pas mentir, restait à voir de quel bois se chauffait la Nouvelle-Zélande pays avant tout connue pour ses paysages à couper le souffle.

Et il est bien vrai qu’en la matière, à en croire ce Balade Meurtrière, le pays aux verdures dignes des contées de Frodon a de quoi laisser les spectateurs sans air dans les poumons pour mieux encaisser les chocs qui les attendent. Il faut dire que’Ashcroft sait soigner son décors. L’affaire commence sobrement, et n’est sans rappeler le culte Funny Games du brillant Michael Haneke dans la présentation de sa famille. Sans se retrouver au coeur du bercail cliché et heureux avant le drame, c’est une famille classique que nous dépeint ici notre métrage. La mère, le père et le deux fils adolescents s’apprêtent à passer un heureux séjours dans la nature et un moment de convivialité. Jusque là, le cadre fixé s’avère être assez commun au cinéma de genre. Pourtant le rythme adopté, les plans de caméras qui filment la nature, la compréhension des personnages en quelques phrases clés notamment, sont autant de révélateurs d’un bon moment en perspective.

La quiétude va évidement être rapidement troublée par le rencontre de deux individus peu commodes aux intentions à peine cachées. Quoique et c’est finalement bien là que réside le noyau central du film, certaines de ces ambitions sont bien cachées et ne relèvent pas du simple manque de chance. C’est bien le pourquoi qui tiendra en haleine une audience estomaquée très rapidement. Puisqu’il ne faut attendre que très peu de temps pour que Balade Meurtrière ne révèle sa véritable froideur et sa capacité à aller au bout de son propos sans jamais ménager les sensibilités.

Ecouter la nature

balade meurtrière film 2021Il faudrait pourtant être bien attentif pour comprendre en moins de quelques plans la véritable ambition de ce film dont l’envie de juger et d’excuser ses personnages s’alternent sans jamais prendre le spectateur à partie. Les montagnes y sont rapidement sombres, le vert y est sapin, le beau temps est en demi-teinte. Tout ce qui est beau pourrait bien être moins éclatant qu’il n’y parait et n’est-ce point également le propre de l’humain ? C’est bien le cas du moins de notre protagoniste rattrapé par la fureur de l’homme qui le poursuit, devenu pour l’occasion boogeyman sans scrupule. A moins que ? Pourrait-on excuser au monstre d’avoir été créé ? Qui est le pire finalement entre Frankenstein et sa créature ? Une question à peine voilée clairement abordée au court de ce métrage dont les principales qualités sont évoquées dès le premier acte.

Froideur et violence

Puisque si la suite continue de se tenir et garde son ton méticuleux, polis, froid et emprunt d’une hémoglobine dosée mais viscérale, elle perd un peu de sa superbe une fois le secret dévoilé. Ce dernier, sans spoiler, est la clés de toute l’oeuvre et de tous les questionnements de notre maître de cérémonie qui tient quelque part aussi à juger l’impureté de l’homme dans sa passivité. Le complice du psychopathe se fait d’ailleurs le terrible échos du regard qui ne juge pas, qui aide et participe à moindre mesure. Reste que malgré une scène qui rappellera soyez-en certains le film Irréversible, des longueurs scénaristiques peuvent se faire ressentir, la faute à des arcs déjà vus ailleurs.

Outre ce défaut excusable, le métrage joue d’une photographie à couper le souffle, d’effets de caméras propres et soignés à l’image d’un anti-héros calculateur. Le spectateur, prisonnier comme une marionnette et témoins impuissant du pire, est autant à sa botte que ses personnages centraux forcés de subir leur calvaire. Et là, où Balade Meurtrière est une réussite, c’est bien aussi grâce à son jeu d’acteurs au poil et la performance émouvante de Miriama McDowell, criante de vérité. La performance de Mathias Luafutu est également à souligner dans le rôle du sociopathe au coeur plein.

Fable cruelle et morale

On ne change pas, le passé revient toujours vous hanter, le temps qui passe est une illusion, le Monde est un petit endroit, les malheureuses coïncidences existent ou bien ne vous promenez pas seuls dans la nature, voilà autant de mises en garde que l’on pourra imputer à ce road movie honnête et imparfait. A noter également que le film en VO s’intitule Coming Home in the Dark ce qui lui fait bien plus honneur que sa traduction française, beaucoup trop réductrice.

Ceux qui ont Canal + auront bientôt la chance de la découvrir sur la chaîne et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il ne fait pas partie des films en compétition à l’Etrange Festival 2021.  A découvrir donc mais pas au court d’un séjour en camping.

Découvrez la bande-annonce


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L’Étrange Festival 2020 : Une compétition éclectique

La compétition internationale, qui avait sacré l’an dernier l’excellent Vivarium , a débuté par le film d’ouverture Tomiris, une fresque épique kazakhe sur la reine Tomyris, libératrice de son peuple face à l’invincible Empire Perse. Un peplum avec en tête d’affiche une figure féminine forte prompte à être une source d’inspiration, il n’en fallait pas plus pour que le film récolte le Prix Nouveau Genre de cette 26ème édition de l’Étrange Festival.

Le très attendu Possessor de Brandon Cronenberg (lauréat dans la catégorie court métrage l’an dernier) aura tenu ses promesses. Un moment violent et charnier qui place l’identité au coeur de ses problématique. Le jeune Brandon marche sur les traces de son père et lui emprunte son goût pour la chaire et le raffinement horrifique. Retrouvez-en la critique complète ici.

Suscitant la curiosité dès les premières images présentés pour annoncer la programmation, le premier long métrage du réalisateur sud africain Ryan Kruger, Fried Barry, aura confirmé les premières impressions. Sorte d’OVNI autant généreux que foutraque, il n’aura pas laissé insensible les spectateurs, certains adhérant totalement à l’expérience, alors que d’autres ne se seront pas laissé prendre au jeu de cette histoire d’  » ET sous crack » déambulant dans les rues du Cap. On vous raconte tout ici.

The owners film

Beaucoup plus classiques de manière formelle, mais tout aussi plaisants, étaient The Owners, là aussi un premier long métrage, de Julius Berg (notre favori pendant une grande partie du festival) et aussi Sputnik, premier long d’Egor Abramenko. Si The Owners a fait l’objet d’un article dédié, Sputnik peut être qualifié de film réussi sur l’histoire d’un cosmonaute soviétique, dans les années 80, revenant d’une mission spatiale avec un passager bien particulier à son propre bord. Suspense, tensions, qualité de mise en scène indéniable, Sputnik est un film efficace proposant un spectacle maîtrisé. Et une superbe créature par dessus le marché !

A Dark, Dark Man, polar kazakh, aura pu décontenancer par son rythme contemplatif auquel se prête le superbe cadre dans lequel le film d’Adilkhan Yerzhanov. Avec une pointe d’onirisme rafraîchissante, le film dans ses dernières minutes prend un tour plus classique mais aussi plus universel. De quoi permettre à tout public de pleinement appréhender le cinéma de Yerzhanov et de s’offrir une touche de dépaysement.

Du dépaysement, Get The Hell Out, comédie horrifique taïwanaise à base de zombies mêlant critique parlementaire et karaoké, en aura offert ! Ne se prenant jamais au sérieux, le film de I-Fan Wang offre un joyeux bordel qui finit par communiquer sa bonne humeur au public.  Litres d’hémoglobine, gags, héroïne badass et mise en boite de politiciens véreux  se disputent le premier rôle de ce métrage qui n’est pas sans rappeler Mayhem, lui aussi diffusé à l’Etrange festival en 2017. Un divertissant rafraîchissement en somme.

En matière de divertissement, Destruction Finale, film catastrophe sud coréen se sera posé là aussi. Sorte d’Armageddon au Pays du Matin Calme, le film sait se faire divertissant avec sa bande de quasi pieds nickelés appelée à devoir sauver leur pays alors qu’ils n’y étaient pas préparés tout en ayant un petit fond politique, léger mais déplaisant. En effet, parmi ceux mettant des bâtons dans les roues des héros on retrouve… l’armée américaine! Rejoignant en cela d’autres films de genre se permettant de critiquer la présence yankee en Asie ( The Host ou bien encore Shin Godzilla, vu au PIFFF en 2017). De plus, l’objectif final pour sauver la Corée est de mettre une bombe atomique en plein coeur du Mont Paektu. Quand on sait que le surnom de la famille des dictateurs nord coréens est « la lignée du Mont Paektu », on se dit que c’est tout sauf innocent…

Random Acts of Violence. Droits réservés : Elevation Pictures

Random Acts of Violence ayant clairement déçu par rapport au reste de la compétition, passons plutôt à Relic, long métrage de Natalie Erika James à la poésie horrifique inoubliable. Alors que d’autres s’attellent à créer des Boogeymen effrayants, Relic, rappelle que la mort peut prendre le visage plus commun de la vieillesse et du temps qui passe. La réalisatrice  australienne dépeint avec son métrage la douleur des proches de ceux qui sont dépossédés de leurs personnalités lorsque l’âge les rattrape. A l’instar d’une certain « It follows », le film s’évertue a passer par la métaphore pour créer un monstre bien plus effrayant que ceux que l’on retrouve habituellement sur grands écrans. Fin, joliment écrit, Relic redonne ses lettres de noblesse au cinéma de genre rappelant que la plus grande des horreurs se cache dans le quotidien. Drame et détresse se mêlent alors qu’une scène particulièrement claustrophobe saura glacer le sang des amoureux de grands frissons. Le final grandiose allie la beauté au malaise, évoque les sentiments avec pudeur sans jamais sortir de son cadre horrifique. Un véritable coup de coeur, à ne surtout pas manquer et qui profitera d’une sortie aux cinémas le 7 octobre 2020.

Des choses à dire Fanny Lye Deliver’d en avait aussi avec cette histoire de mère au foyer dans l’Angleterre du XVIIème siècle voyant son environnement être bouleversé par l’arrivée d’un jeune couple en fuite bien loin de toutes les convenances auxquelles son quotidien morne avait pu l’habituer. Renvoyant dos à dos toute forme d’emprise spirituelle étroitement liée par diverses formes du patriarcat, on finit par assister au véritable portrait d’une femme, s’élevant par elle même au fur et à mesure des tragiques péripéties se produisant dans sa ferme. L’occasion pour elle d’opérer une véritable mue absolument grisante dans les derniers instants du film.

Plus banale et moins fascinant que les autres métrages en compétition, Spree, s’offre néanmoins un rythme entraînant et un casting des plus sympathiques ( avec en tête d’affiche Joe Kerry de Stranger Things).  Cette critique des réseaux sociaux qui suit Kurt tuant sans remords dans l’espoir de s’attirer des followers profite d’une belle forme de second degrés, d’humour et de quelques scènes de meurtres jouissives. Lui manque néanmoins une véritable montée en puissance pour tenir le spectateur de bout en bout sans tomber dans la redite ou la facilité. Quelle plaisir néanmoins de retrouver Micha Barton et David Arquette dans des rôles où le second degrés est maître mot.

Image extraite de Kajillionaire, Prix du Public de l’Étrange Festival . Credit : Matt Kennedy / Focus Features

Cette appréciation est évidemment à contrebalancer par rapport à l’accueil plus qu’enthousiaste reçue par Kajillionaire de Miranda July, une comédie mêlant arnaques, dynamiques relationnelles et émancipation. Le formidable accueil donné par le public est tel qu’il fallut qu’une seule projection pour désigner de façon nette que le film serait le lauréat du Prix du Public de L’Étrange Festival 2020.

L’Étrange Festival 2020 : Des pépites en veux tu en voilà !

La catégorie Mondovision permet, comme son nom l’indique, de découvrir des œuvres venant d’horizons bien loin des standards auxquels le public peut être habitué. Cette édition de L’Étrange Festival aura permis de découvrir notamment…

hunted film

Hunted

Survival engagé mettant aussi bien en scène une vision bienveillante de la nature que de la femme, toutes deux maltraitées par l’Homme. Si le métrage ne lésine pas sur les effets de mise en scène et sur son relationnel en première partie, il change complètement de registre dans son dernier acte. Un moment de cinéma atypique, bien ficelé sous forme de conte noir qu’on vous raconte ici.

Shakespeare’s Shitstorm

Le titre du film devrait à lui seul donner une idée du type de métrage ici diffusé. Le dernier film du barré Lloyd Kaufman tient toutes ses promesses et va même au delà. Au programme des seins, des excréments ( d’orques entre autre), beaucoup de sang et des blagues sur les pets. Le délirant métrage ne s’arrête pas là et se permet d’être la satire du monde contemporain alors que les social justice warriors en prennent pour leur grade à coup de blagues franchement déplacées et franchement drôles. C’est lourd, certes, mais c’est fait pour. Ce nanar assumé saura satisfaire un public déjà conquis à l’estomac bien accroché. Pas la peine néanmoins de chercher une diffusion en salles obscures, la bande-annonce vous aura prévenu, il ne sera diffusé que dans trois cinémas !

The trouble with being born avait déjà fait parlé de lui avant cette diffusion à l’Etrange Festival. Il avait notamment été au coeur d’une polémique l’accusant d’avoir un propos volontairement pédophile. Il est facile de nos jours d’ailleurs d’attaquer toute oeuvre qui pourrait déranger, le récent « Mignonnes » en étant un exemple criant de plus. Le film qui nous intéresse lui traite avec une certaine finesse de l’intelligence artificielle mais aussi et surtout de la solitude humaine qu’aucune machine ne saura réellement combler. La réalisatrice Sandra Wollner  dresse le portrait d’une petite machine aux traits humains, à l’identité bafouée et flouée qui ne fera que revivre les erreurs du passé qui lui ont été transmises. Délicat, humain, The trouble with being born pourra avoir des images dérangeantes mais ne manquera pas de questionner l’homme, ses envies, ses troubles et ses complexes.

Impetigore est un film d’horreur indonésien  très joliment exécuté. Sur fond de village perdu, de malédiction familiale, d’origine trouble et de sorcellerie, Joko Anwar tisse un long métrage doté d’images fortes et marquantes. Notamment, son plan final extrêmement efficace et glaçant…

L’Étrange Festival 2020 : les séances spéciales et autres confiseries

Faisant le buzz depuis sa présentation à Cannes l’an dernier, la dernière oeuvre de Gaspar Noé, le moyen métrage Lux Aeterna réunit Béatrice Dalle et charlotte Gainsbourg au court d’une oeuvre en roue livre où l’improvisation est de bon ton.  Un film à l’hystérie prononcée, aux couleurs violentes et aux femmes fortes violentées dont on vous fait la critique ici. 

Image extraite de Teddy, des frères Boukherma

Une autre oeuvre ayant fait parlé d’elle lors de sa présentation, que ce soit à Deauville, à l’Étrange ou à Venise ( dans la même semaine!) est le long métrage des frères Boukherma intitulé Teddy. Du nom de son personnage principal, un jeune homme déscolarisé précocement qui assiste aux exactions commises dans sa petite ville pyrénéenne par ce qui semble être bien plus qu’un loup… Aussi quand, il finit par être mordu, tout va finir évidemment par déraper. Quand P’tit Quinquin rencontre Hurlements au pays de Jean Lassalle, cela donne un mélange des genres savoureux au possible! Mention spéciale à l’épatant Anthony Bajon dans le rôle de Teddy mais globalement à l’ensemble du casting, Noémie Lvovsky en tête, donnant vie à une galerie de personnages sortant de l’ordinaire!

Parmi les œuvres proposées lors de la carte blanche de Marjane Satrapi, réalisatrice notamment d’un The Voices acclamé à l’Étrange Festival il y a quelques années, se trouvait Milla mis en scène par Shannon Murphy. Le moins étrange des films présentés à l’Étrange ne l’aura pas empêché de provoquer de nombreuses émotions dans la salle, les reniflements embués de larmes se faisant pleinement entendre à la fin de la séance. Pourtant, on pouvait redouter les gros sabots avec cette histoire d’une idylle entre une cancéreuse adolescentine et un junkie SDF la manipulant plus ou moins. Mais point de lourdeur pachydermique à la Love Story ici, Shannon Murphy réussissant à désamorcer tout les pièges dans lesquels son premier film aurait pu tomber pour livrer une oeuvre sensible et touchante. Profondément belle même dans ses deux dernières séquences. Une très belle réussite!

Parmi les courts métrages proposés cette année, si évidemment, il y a de tout au niveau qualitatif comme toujours, mention spéciale à Ik, Moordenaar du néerlandais Kim Kokosky Deforcheaux, glaçante variation sur un enfant violent qui rencontre un écolier similaire à lui qui évoque L’Autre de Robert Mulligan.

Enfin, cette 26ème édition de l’Étrange Festival s’est conclue par la diffusion du thriller d’espionnage sud-coréen L’Homme du Président de Min-Ho Woo. Rien à voir avec le nanar de Chuck Norris multi-rediffusé dans les années 90-2000 mais la narration des derniers jours de la présidence tyrannique du président Park en 1979. Bénéficiant d’un rythme enlevé et d’un suspense de tout les instants, L’Homme du Président aura su captiver le public de l’Étrange Festival et apporter une excellente conclusion pleine de retournements de situations pour cette édition s’étant déroulée dans un contexte plus que difficile…

L’ÉTRANGE Festival 2020 : PALMARÈS complet

Grand Prix Nouveau Genre : Tomiris , de Akan Satayev

Prix du Public : Kajillionaire, de Miranda July

Grand Prix Canal + du court métrage : Amandine, de Juan Carlos Mostaza

Prix du Public du court métrage : Nuage, de Joséphine Darcy Hopkins


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Du 2 au 13 septembre 2020 se tiendra la vingt sixième édition de l’Étrange Festival au Forum des Images à Paris. Malgré le contexte difficile lié à la crise sanitaire, le festival parisien a su tenir bon et nous propose pour l’occasion une programmation – comme souvent – de choix. Petite revue de ce qui sera proposé aux chanceux pouvant faire partie de la jauge de 60% de spectateurs autorisée pour l’occasion.

A Pop&Shot, nous aimons bien L’Étrange Festival, la preuve ici, ici, ici ou bien encore . C’est donc avec une joie non feinte que nous avons appris le maintien du festival en cette rentrée pleine d’incertitudes pour le Septième Art. Du 2 au 13 septembre, L’Étrange Festival proposera donc une compétition de long métrage récompensé par un Grand Prix Nouveau Genre (l’an dernier c’est Vivarium qui l’avait remporté) ainsi qu’un Prix du Public. Il y aura aussi une compétition de courts métrages, occasion de découvrir des univers variés et de déceler des talents récompensée par un Grand Prix Canal + et un Prix du Public.

L’Étrange Festival 2020 : Au programme ce soir…

Possessor, second film particulièrement attendu de Brandon Cronenberg

Le Grand Prix Nouveau Genre 2020 sera désigné parmi les films suivants :

Possessor de Brandon Cronenberg
A Dark, dark man de Adilkhan Yerzhanov
Sputnik de Egor Abramenko
The Owners de Julius Berg
Destruction finale de Byung-seo Kim
Relic de Natalie Erika James
Fried Barry de Ryan Kruger
Fanny Lye Deliver’d de Thomas Clay
Tomiris d’Akan Satayev
Amulet de Romola Garai
Kajillionaire de Miranda July
Spree de Eugène Kotlyarenko
Random acts of violence de Jay Baruchel
Get the hell out de I-Fan Wang

Mais ce n’est pas tout : comme souvent, il y en aura pour tout les goûts. Entre le film d’ouverture ( Tomiris, fresque historique kazakhe) et le film de clôture ( L’homme du président, thriller d’espionnage sud coréen), la catégorie Mondovision nous fera découvrir différentes façons d’aborder le genre depuis la Belgique ( Hunted) à l’Indonésie ( Impetigore), en passant par le Canada ( Le Vingtième Siècle) ou bien encore le Japon ( Tezuka’s Barbara). Dans cette catégorie seront aussi présents l’austro-allemand The trouble with being born, le suédois Pour l’éternité, le conte néerlandais Grimm Re-Edit. Mais ce qui est particulièrement attendu sera l’adaptation version Trauma de rien de moins que la Tempête de Shakespeare ! Shakespeare’s Shitstorm de Lloyd Kaufman est donc attendu de pied ferme !

Hunted de Vincent Paronnaud

L’Étrange Festival 2020 c’est aussi des documentaires ! Au nombre de trois, on retrouvera le français My lover the killer, l’australien The Witch of Kings Cross ainsi que Tiny Tim : King for a day. Il y aura aussi deux cartes blanches laissées à des personnalités du cinéma. Tout d’abord, Marjane Satrapi ( réalisatrice de Persepolis, The Voices, Radioactive) nous présentera le culte Hamburger Film Sandwich, la comédie musicale Tommy, la pépite iranienne d’avant Révolution Islamique Prince Ehtejab, La Nina de Fuego ou bien encore Milla. Enfin, la productrice Pascale Faure, spécialiste du court métrage nous présentera Courts Party!, une sélection d’une petite dizaine de courts choisie avec soin ( dont la version courte de Greener Grass, un coup de cœur de l’an dernier) et Anna, une comédie musicale des 60’s avec Anna Karina, Serge Gainsbourg, Jean Claude Brialy et Marianne Faithful !

Enfin, L’Étrange Festival 2020 ce sera aussi cette année, ce sera aussi des Pépites de l’Étrange (avec entre autre Le couteau sous la gorge de Claude Mulot), un hommage à Johann Johannsson ainsi qu’à Pierre Molinier. Dans le cadre de Retour de Flamme, un chef d’oeuvre des débuts du Septième Art sera aussi présenté, cette année ce sera le chef d’oeuvre du cinéma muet de Victor Sjöström, Larmes de clown. Il y aura la « trilogie Taisho » de Seijuku Suzuki. Pour conclure, il y aura les Séances spéciales, avec dans cette catégorie la projection du très attendu Lux Aeterna de Gaspar Noé !

Lux Æterna, le très attendu nouveau projet de Gaspar Noé

Alors que le Septième Art a été ébranlé par la crise sanitaire lié au COVID-19 et que les cinémas continuent d’être impactés malgré leur réouverture, la tenue de la 26ème édition de L’Étrange Festival 2020 est une réelle aubaine pour retourner dans les salles obscures en quête de nouveauté, d’originalité, de mystère, de frissons et d’émotions comme le cinéma de genre sait si bien l’offrir !

Retrouvez le programme complet de la 26ème édition de L’Étrange Festival.


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