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Florence + The Machine

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Florence Road - Supersonic Records 2026 - Crédit photo : Pénélope Bonneau Rouis
Florence Road – Supersonic Records 2026 – Crédit photo : Pénélope Bonneau Rouis

Certains rêvent d’ouvrir un bar avec leurs potes, d’autres mettent leur talent à profit et forme un groupe de rock. C’est le cas de Florence Road, groupe de quatre copines d’enfance originaires du comté de Wicklow et qui est en lice pour devenir un groupes phares dans les années à venir. 

Florence Road, Wicklow, Irlande

Il va vraiment falloir enquêter sur ce qui se passe en Irlande. Après Fontaines D.C., Kneecap, Gurriers, CMAT ou The Murder Capital, voilà que Florence Road vient confirmer l’incroyable vitalité de la scène irlandaise.

Le quatuor irlandais, originaire de Wicklow, s’est certes fait connaître grâce à TikTok, où ses reprises cumulées dépassent aujourd’hui des dizaines de millions de vues. Mais réduire Florence Road à un phénomène viral serait passer à côté de ce qui fait sa force : quatre musiciennes qui jouent ensemble depuis l’adolescence et dont la complicité transparaît autant dans leurs chansons que sur scène.

Leur nom de groupe, elles le doivent à leur école à Bray, située sur la, eh oui, Florence Road. Lily Aron (chant), Emma Brandon (guitare), Ailbhe Barry (basse) et Hannah Kelly (batterie) se connaissent donc depuis l’école. Avant Florence Road, le projet s’appelait Panorama. Puis une reprise de « Happier Than Ever de Billie Eilish enregistrée ensemble leur fait comprendre qu’elles tiennent quelque chose. Très vite, elles remportent un concours de jeunes talents qui leur permet d’enregistrer Another Seventeen, leur premier single.

un parcours prestigieux

En l’espace de trois ans, Florence Road signe chez Warner Records, assure les premières parties de Sombr à travers l’Europe, rejoint l’affiche du festival Misneach de Dermot Kennedy, avant d’être choisie par Olivia Rodrigo pour ouvrir plusieurs dates de sa tournée à Hyde Park puis à Dublin. Un véritable tourbillon que les quatre musiciennes décrivent elles-mêmes comme « bien au-delà de tout ce qu’elles avaient imaginé ».

Aujourd’hui, Florence Road entre dans ce monde aussi excitant qu’effrayant qu’est la cour des grands. Elles collaborent avec des producteurs prestigieux avec lesquels elles travaillent désormais comme Dan Nigro (Chappell Roan, Olivia Rodrigo), John Hill (Cage The Elephant, Florence + The Machine) ou encore Dan Wilson (Taylor Swift, Celine Dion).

Pourtant, malgré cette accélération, aucune ne donne l’impression d’avoir les pieds décollés du sol. Dans chacune de leurs interviews revient la même idée : ne pas laisser les réseaux sociaux définir leur valeur. Si TikTok a été un formidable tremplin, les quatre Irlandaises reconnaissent aussi ses limites. Les chiffres, les commentaires, les vidéos virales… tout ça reste secondaire. Leur priorité demeure le live.

Et cela s’entend. Florence Road prend une dimension supplémentaire sur scène. Leur énergie paraît presque incontrôlable. Les regards échangés, les plaisanteries entre deux morceaux, les harmonies vocales qui semblent couler naturellement : rien ne paraît forcé.

Un set acoustique en plein paris

Leur passage à Paris en est la parfaite illustration. Victimes d’un problème de transport qui les prive d’une partie de leur matériel, elles sont contraintes d’abandonner leur set électrique au Supersonic Records du 15 juillet au profit d’une formule acoustique improvisée.

Le concert devient plus intime. Alors, il l’était déjà, puisqu’il s’agissait d’un petit concert privé, mais les chansons respirent autrement. Le public, loin d’être déçu, chante chaque refrain avec elles et les encouragent en criant parfois plus fort que Lily.

Florence Road - Supersonic Records 2026 - Crédit photo : Pénélope Bonneau Rouis
Florence Road – Supersonic Records 2026 – Crédit photo : Pénélope Bonneau Rouis

Un groupe aux influences éclectiques

Cette sincérité irrigue également Fall Back, leur première mixtape. Florence Road revendique une approche instinctive de l’écriture, plutôt que suivre une seule esthétique, un seul genre. Les morceaux naviguent librement entre indie rock, grunge, pop alternative et ballades plus dépouillées. Les influences de Wolf Alice ou Beabadoobee affleurent parfois, mais sans jamais enfermer le groupe dans une simple filiation.

« Heavy » impressionne par sa montée en puissance, « Goodnight » s’impose comme un hymne pop-rock aussi accrocheur qu’efficace, tandis que « Figure It Out » retrouve une énergie presque grunge. C’est pourtant « Caterpillar » qui résume peut-être le mieux l’identité de Florence Road. Écrite autour de l’anxiété et de ce passage étrange entre l’adolescence et l’âge adulte, la chanson débute dans une fragilité presque murmurée avant de se transformer progressivement en une décharge émotionnelle.

Cette capacité à passer d’un registre à l’autre est sans doute la plus grande qualité de Fall Back. Aucun morceau ne ressemble véritablement au précédent, mais l’ensemble conserve une cohérence émotionnelle portée par des textes personnels. Les quatre musiciennes citent parmi leurs influences d’autres figures irlandaises comme Sinéad O’Connor et The Cranberries.

Et si Fall Back ressemble déjà à une carte de visite particulièrement convaincante, il est difficile de ne pas imaginer ce que pourra donner leur premier album. Une chose est sûre : Florence Road n’est plus seulement un groupe découvert sur TikTok. C’est l’un des visages les plus prometteurs de la nouvelle scène rock irlandaise.


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Elle est enfin là… l’édition complète de Dance Fever !

Voilà presque un an que le cinquième (et meilleur) opus de Florence + The Machine est sorti. Dévoilé symboliquement un vendredi 13, Dance Fever avait conquis la critique et les fans avec des morceaux aussi endiablés qu’enfiévrés. De « Dream Girl Evil », « King »,  « Girls Against God » encore « The Bomb »où Florence s’exprime sur cette inspiration qui la dévore et empiète sur sa vie personnelle, cet album est un sublime témoignage de la place de l’art dans la vie d’une femme.
Un album qu’on ne se lasse pas d’écouter… et ça, Florence l’a bien compris… voilà quelques semaines qu’elle tease un nouveau morceau, une nouvelle addition à l’univers de Dance Fever. Confortablement installée dans sa baignoire, sa queue de sirène qui s’agite paisiblement et ses dents pointues qui apparaissent subrepticement… Florence évoque en quelques détails l’imaginaire de The Lure, film d’horreur polonais où deux sirènes s’incrustent dans un cabaret pour étancher leur soif… de sang. Disponible sur Netflix pour les plus intrigué.es.

 

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« Mermaids » : Un morceau sombre et Grandiloquent

« Mermaids » est sorti le 21 avril dernier. Les premières secondes du morceau remplissent parfaitement la part du contrat, Florence entonne des notes qui, si l’on avait été marins, nous auraient plongés au fond de l’eau, à la merci de ces créatures aussi fascinantes que terrifiantes. Il y est évidemment question de La Petite Sirène. Mais pas celle de Disney, oh non. Plutôt celle de Hans Christian Andersen, sauf que cette fois, elle ne se transformera pas en écume de mer et n’aura pas peur de sacrifier son prince. Le morceau est sanglant et grandiloquent. Il s’inscrit parfaitement dans la lignée de Dance Fever et dans l’instrumental il ne peut qu’évoquer des morceaux comme « Bedroom Hymns » à (re)découvrir sur Ceremonials (2011).

« Mermaids » est une excellente addition à l’univers de Dance Fever et donne déjà l’envie de se reconvertir dans le ski nautique, au creux des vagues, les cheveux au vent (sans oublier le casque).

Si pour des raisons qui vous regardent, vos jambes ne se transforment pas en queue lorsque vous entrez en contact avec l’eau, courez enfiler vos robes de mousseline et allez danser sous la pleine lune. À vous de voir si vous voulez la rendre sanglante, cette lune.


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