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C’est au MaMA Festival 2018 que l’on découvrait avec joie la tornade Coco Bans. La chanteuse blonde à l’énergie folle s’était avérée être l’une des plus belles découvertes de cette édition passée et avait su enflammer la Boule Noire. Au programme de cette prestation : de la pop très bien faite, de l’humour, une maîtrise totale de la scène, un charme incontestable et une tornade qui avait su embraser jusqu’au spectateur le plus réticent de l’assemblée.

Après un aussi beau moment, il paraissait évident qu’il faudrait suivre Coco Bans de près. Et pour cause la chanteuse américaine peut se targuer d’avoir un CV des plus impressionnant : elle a collaboré avec Lil Wayne, Julian Perretta, Fakear ou encore Kiddy Smile… Originaire de l’Iowa, c’est en France qu’elle pousse sa carrière de musicienne. Après le MaMA, un Printemps de Bourges 2020 (certes confiné et donc en ligne) vient confirmer l’intérêt évident que lui porte la profession. Elle ajoute du français à ses compositions et même une reprise de Noire Désir “Le Vent nous portera” à son répertoire. Son nouvel EP “Aka Major heartbrek : the beginnning” est disponible à compter du 22 janvier. Parmi les six très beaux titres qui le composent, on découvre avec plaisir une pépite : “Being Brave is Stupid” en featuring avec Von Pourquery.


Being Brave is Stupid : une pépite entre pop et chanson

Le rap avait souvent utilisé ce registre : une voix féminine enivrante, un refrain doux et sophistiqué porté par des lyrics chanté par un rappeur au ton grave. “Stan” d’Eminem à ce titre est aujourd’hui un morceau culte. Oui mais pourquoi se contenter du rap pour jouer de cette corde et pourquoi la voix féminine serait-elle la moins présente du titre ? Coco Bans casse ici les clichés en habitant de bout en bout ce nouveau titre à la mélodie forte et au refrain construit, travaillé et accessible à tous. Et puis, il existe bien des façon de parler sur un morceau. Gainsbourg en avait adopté une forme sensuel naviguant entre chant et phrasé. Avec une voix posée, grave et magnétique Von Pourquery lui emprunte ce registre pour mieux se l’approprier. Il répond ainsi à Coco Bans qui sublime un riff aérien et signe ici avec douceur une oeuvre majeure qui semble tout droit sortie d’une rêve. Prête aux expériences variées, la chanteuse ose et innove : des enregistrements ambiants d’un site chantier de construction, des guitares acoustiques et même une impro d’enfant au glockenspiel viennent sublimer le morceau avec délicatesse et discrétion.

Quant à l’histoire de sa création, le titre a été écrit au cours d’une nuit d’insomnie. Après avoir regardé quelques Ted talk sur l’infidélité, la chanteuse a une vision : celle d’une femme seule dans les restes d’une ville dévastée par la guerre. Elle doit choisir : rester et tenter de réparer les dégâts ou fuir. Voilà une métaphore qui pourrait bien parler à plus d’une personne : ruines sentimentales, ruines professionnelles, ruines d’une santé mentale qui se perd. 2020 n’aura laissé sur sur sillage que des ruines qu’il faudra ou non reconstruire. La plus belle manière de faire ces choix se fera toujours en musique. En voilà une jolie preuve.


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