Jour 2 du MaMA Festival dans le quartier de Pigalle ce 19 octobre. La température a perdu quelques degrés mais si peu finalement. Dehors les bars servent verres sur verres aux festivaliers qui au détours de deux concerts se font une pause en terrasse, cigarette à la main – ou pas- pour parler musique. Bien au delà de simplement en parler, la musique, il faut surtout l’écouter. C’est bien ce que je vais faire, en commençant par Diva Faune à la Cigale. Le groupe estampillé hits profite d’une belle énergie scénique. Le duo bourré de bonnes intentions multiplie les interactions avec le public et l’incite à danser. La Cigale est certes loin d’être complète mais la foule présente est de bonne composition et répond favorablement aux propositions du groupe. Il est encore tôt, les festivaliers arrivent doucement sur l’immense site qu’est le quartier de Pigalle pour ces trois jours.

 

Un contrôle de sécurité et à peine quelques secondes de marche plus tard, et hop nouvelle ambiance, nouveau décors dans la Boule Noire. Ce qui m’a toujours interpellée dans cette salle, c’est son décors.

Sur les vieux murs en velours, sont représentées des scènes de… BDSM? Peut-être une version light et kitch du BDSM ok ok, mais quand même, des femmes en combinaison de cuir ouvertes sur le froufrou et tenant un fouet… Et dans cette univers des styles musicaux différents et variés défilent face à un public qui ne fait jamais cas du décors. Cette fois c’est Dev!ls qui joue face à la nénette blonde bouche ouverte suggestivement, le regardant de sa tapisserie salie par les années. Et le chanteur n’en a cure d’ailleurs de ces murs, ce qui lui importe c’est le public. Aidé d’un véritable orchestre miniature, le voilà qui balance du pure swing. Et là où, depuis mes 15 ans, je vois une fosse pogoter, je vois cette fois, une foule danser. La petite salle est bien remplie, le show séduit.

 


ALB: écran géant et bande son pop au MaMA Festival

ALB à la Cigale pour le MaMA Festival

Il ne faut pourtant pas s’y éterniser puisqu’à la Cigale, ALB s’apprête à monter sur scène. Et ALB c’est bien le succès annoncé de l’année. Le duo qui vient de sortir son second opus profite d’une modernité sans faille et d’une signature chez Sony pour lui promettre l’amour (mérité) du public. Et en live alors, ça donne quoi? Que du bon. Aidé d’écrans géant, le groupe propose de nombreuses interactions: envoyer un selfie sur Instagram pour que les photos défilent sur les écrans ou encore chanter les paroles d’un karaoké géant. Et si en plus les morceaux sont bons… ha mais attendez c’est le cas entre pop, dansante, rock, électro et influences prises absolument partout, ALB signe des mélodies entêtantes savamment orchestrer. De quoi danser tranquilou côté public.

Vous pouvez d’ailleurs, découvrir notre rencontre avec ALB ici.

Si certains lives sont de jolis moments, d’autres performances vous marquent plus profondément. Il est plus que probable que celle de Sarah McCoy à la Chapelle du lycée J. Decour fasse partie de la seconde catégorie. Armée d’un attirail complètement loufoque: couronne similaire à celle de la statut de la liberté, lentilles et dents de vampire, la diva livre une performance piano/ voix remarquable.

Avec un instrument vocal digne d’une Beth Dito, la même voix qui ferait pâlir de jalousie Adele, Sarah McCoy interprète des titres puissants, époustouflant et n’hésite pas à faire rire la foule entre deux morceaux. Un verre de vin à la main “Je suis un vampire!”, une pomme dans l’autre, elle chante ses maux et ses souffrances à travers des morceaux d’une force rare, digne d’Aretha Franklin.

Sarah McCoy au MaMA festival 2017

Après une telle performance, il faut se ruer vers les Trois Baudets pour y découvrir l’acadienne Laura Sauvage dont les spécialistes disent le plus grand bien. La musicienne séduit tous les professionnels de la musique puisque dans la salle se trouve aux côtés des journalistes la jeune Pomme, succès annoncé de demain. Côté scène, c’est dans un bar américain que la musicienne transporte la foule. Sans rien révolutionner pour autant, Laura Sauvage propose un rock 90’s à sa sauce agrémentée d’une touche de country. Bien orchestrés et joliment chantés, les titres profitent du grain de folie de leur interprète. A tel point que les Trois Baudets finissent par profiter du show debout, fait suffisamment rare pour être souligné.

 


Laura Sauvage: quand l’Acadie s’invite au MaMA

Laura Sauvage au MaMA festival 2017

 

Découverte alors que sa voix fluette chantonnait « Gentiment je t’immole », un super titre, une super alliance paroles/voix – un morceau qui a sérieusement fait partie de ma playlist de rêve quand j’étais adolescente- Maï Lan devait clôturer cette soirée en beauté. Révélée au grand public grâce à SF ? Ricard? La belle a très bonne presse. Dommage, le Bus Palladium a du retard et la salle pleine à ras-bords se bouscule verres à la main dans une chaleur étouffante. De quoi en démotiver plus d’un…

Qu’importe finalement tant les découvertes ont été nombreuses et tant la qualité des lives était au rendez-vous.

D’ailleurs le MaMA s’en tire avec les honneurs. 5620 professionnels y ont répondu présents, 4713 ont été vendus pour que le public vienne applaudir quelques 441 artistes programmés le temps de 180 concerts.

On remet ça l’année prochaine du 17 au 19 octobre 2019!

crédits photos: Kévin Gombert

texte: Julia Escudero

 

 

 

 

MaMA Festival 2017: rencontre avec Alb

Lors du Festival MaMA 2017 j’ai eu l’occasion de rencontrer le duo Alb. ALB qui…

MaMA festival 2017: Jour 1, Cabadzi X Blier et autres découvertes en live

« Tu vas au MaMA Festival, tu vas écouter de la musique de bobo » lâchait un…

Write A Comment