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Philippine Berda

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groupe Papooz

Papooz revient avec le clip You and I sorti ce mercredi 9 janvier 2019 extrait de l’album Night Sketches dont la sortie est prévue pour le 8 mars prochain. Cette fois-ci ce n’est plus la belle et déconcertante Ann qui dance de manière lancinante pour nous mais bien une jolie blonde qui se laisse aller à quelques pas de danses au Balajo partagés avec Armand et Ulysse, les deux membres emblématiques du groupe. Alors qui de l’ange ou du démon réussira à la séduire ?

Le clip est réalisé par Victoria Lafaurie qui, il y a quelques mois, faisait danser Feu! Chatterton d’une danse macabre dictée par une poupée vaudou pour leur clip L’Oiseau. Après la jalousie amoureuse, c’est l’ambivalence entre la passion diabolique et l’amour tendre, l’eros et la philia, qu’elle confronte en image. Et entre cet ange et ce démon : une femme (Klara Kristin) comme un corps élancé, investie du désir mais pas de la morale, un instant servant de plateau de sushis puis la seconde d’après expression toute entière de la trivialité de l’amour.

C’est un véritable petit univers philosophique que ces images et cette chanson à vous rendre nostalgique des années 70 véhicule. On y retrouve les voix douces, charmeuses et les synthétiseurs auxquels le groupe nous a habitués et qu’on a déjà hate de retrouver le 15 mai 2019 à La Cigale.

 

Découvrez le nouveau clip de Papooz “You and I”

the pirouettes olympia 2018

On ne présente plus Léo et Vickie, iconiques fondateurs, auteurs, compositeurs et chanteurs du groupe The Pirouettes, aujourd’hui considéré comme l’un des acteurs majeurs de la scène électro-pop-variété-française. Leur nouvel album Monopolis est une fois de plus l’occasion de rappeler leur attachement à la variété française qui a rythmé notre enfance. Plus encore : l’intégralité de leur spectacle semble tout droit sorti de la chanson éponyme de Michel Berger. The Pirouettes ont ce je-ne-sais-quoi qui leur donne l’air d’arriver tout droit des années 90 et de fantasmer, comme s’il n’existait pas encore, le monde d’aujourd’hui.
Laissez-vous aller, The Pirouettes ont posé leurs bagages aux confins d’un monde qui n’existe pas et ils vous ouvrent les portes.
Le 29 novembre 2019 c’est un véritable voyage vers Monopolis que The Pirouettes propose aux spectateurs venus à l’Olympia.

La première partie n’à pas pris le même train 

20h, première partie, deux hommes devant le rideau rouge fermé, l’un derrière un clavier, en jogging et haut jaune fluo, l’autre, en jean et veste de blazer trop grande, micro à la main offrent un bouquet de larsens et de paroles absurdes, faussement chantonnées. C’est Dodi El Sherbini.

Alors à ce moment là on se dit tout naturellement que Tes Pirouettes sont des petits rigolos. Timidement, mon voisin et moi nous échangeons un regard interloqué avant de sonder la salle qui semble unanime sur le sort de ce spectacle qui se déroule devant nous. Alors qu’au même moment, un audacieux se laisse aller à crier “Moins fort !”.

Quarante minutes plus tard, l’homme au micro franchit le rideau rouge, fin du concert, c’est parti aussi vite que c’est arrivé et c’est sûrement mieux comme ça.

En éternels optimistes, nous avons donné à Dodi El Sherbini une seconde chance et découvert, sans être pour autant convaincus, un album de dix titres plus propres et une voix plus sure d’elle toujours avec ce brin de nostalgie.

Quand l’avion se pose sur la piste 

Le public fait un tonnerre d’applaudissement et tape frénétiquement des pieds avant même que Léo et Vickie n’apparaissent sur scène, accompagnés par l’artiste Bumby à la batterie et Vaati du groupe Nusky & Vaati et quelques secondes suffisent que pour la salle (pleine qui plus est) soit sous le charme. Ce n’est pas à Rotterdam ni à Rio que nous débarquons mais bien à Monopolis. Une galaxie ou l’imagination de The Pirouettes semble redynamiser les règles et c’est pour le mieux.

Devant un écran géant, le groupe entonne sagement le titre Si léger. Très vite, Léo investit le clavier, Vaati reprends la basse, Vickie bat la cadence un tambourin à la main. Puis Léo prends le temps de partager son émotion et d’annoncer que cette soirée sera un peu particulière et parce que le public est nombreux, ils joueront aussi bien leurs dernières chansons que celles présente sur les précédents albums.

Instantanément, le public se révèle être composé de grands fans : pas un de mes voisins n’a eu de doute sur les paroles des chansons. D’ailleurs, ce public fait tout autant le grand écart entre les générations que The Pirouettes : une grande majorité est très jeune, mais impossible de ne pas remarquer tous ces parents, visiblement tout aussi entrainés que leurs enfants.

Tu peux compter sur moi, Medina, Un mec en or, L’escalier, Baisers volés, Jouer le jeu, Dernier métro, Ce paradis, Si léger, Héros de la ville… Pas un titre ne manque à l’appel et le temps file à toute allure. Tandis que de ces quatre corps sur cette scène se libère une énergie enivrante et entrainante et que derrière eux, des images colorées, rappelant les univers des chansons et ceux des clips plonge la salle dans une osmose. Pluie d’étoile, la Terre vue du ciel et autres astéroïdes, dégradés de couleurs, formes géométriques. Et puis les mêmes escaliers blancs que ceux du clip vu plus d’un millions de fois sur YouTube. Un titre qu’ils ont réussi à faire chanter presque entièrement au public avant de reprendre le flambeau.

Après une heure trente de concert, il est temps de retrouver les rues de Paris, des souvenirs de Monopolis plein la tête.

Depuis la sortie de leur premier album “Les Conquêtes”, leurs chansons restent dans nos têtes et nous fredonnons inlassablement. Le 9 novembre 2018 sortira leur second album, “Ces Garçons-là“, soit 11 nouvelles chansons de plus à chantonner !

Nous avons rencontré Pierre Guénard, Colin Russeil et Manu Ralambo, les trois membres du groupe pour percer les secrets qui se cachent derrière ce nouvel album.
Une entrevue au milieu des Gibsons ou se sont entremêlés confidences et leçons philosophique sur la musique. Plus que des artistes, nous avons rencontré des garçons devenus adultes sans avoir perdu de leur générosité.

On vous laisse découvrir en image ces échanges riches au cours desquelles nous leur avons fait lire un poème d’Yves Simon et parler des perspectives et des influences de ce nouvel album.

Interview Radio Elvis - Sortie de l'album Ces Garçons Là - Pop & Shot

On retiendra surtout la déclaration de Pierre Guénard : “On à voulu faire quelque chose de jouissif à jouer sur scène“, une raison de plus de ne par rater la carte blanche de Radio Elvis à l’occasion de la [PIAS] Nites qui aura lieu le 15 novembre 2018 à La Maroquinerie.

Le Festival Cabourg Mon Amour ouvrira ses portes aux festivaliers le 29 juin pour se terminer le 1er juillet 2018 (à Cabourg, donc).

Alice Et Moi à La Felicità pour le festival Cabourg mon amour
Alice Et Moi à La Felicità

A l’occasion de l’annonce de la programmation le 7 juin 2018, Cabourg Mon Amour a pris possession de La Felicità, le nouveau concept du groupe Big Mamma. On y a découvert Alice et Moi en concert avant de transformer le lieu en DJ set de Fishbach.
La soirée agit comme une bonne part de tarte dans une vitrine de boulangerie : on salive mais il faudra patienter jusqu’au 29 juin…

Pour ceux qui n’ont jamais visité la nouvelle petite folie du groupe Big Mamma, La Felicità est située dans le 13 ème arrondissement de Paris, au sein de la station F, le repère à Start Up. Et le nouveau restaurant Big Mamma ne déroge pas à cet esprit mi-pro mi-canap. Le lieu s’ouvre sur un bâtiment années 70, aux murs de bétons Corbusiesque que viennent réchauffer des oliviers, rideaux de lampions, wagons de train, tapis et autres assises des plus attirantes.
Bref, on était pas venus la pour manger et puis on a craqué… peut-être même plus pour les plats proposés que pour les serveurs à l’accent suave de l’Italie et aux polos de cycliste façon papy-champion de cyclisme dans les années 50.

Le concert d’Alice et Moi début à 22h avec le titre “C’est toi qu’elle préfère” qui réunit en quelques minutes la foule autour de la petite scène de La Felicità. Sur scène, la chanteuse entourée de 3 musiciens installe un ton décontracté. Sans prétention, elle se présente et arbore sur la main gauche l’œil qui la représente. Sans prétention c’est d’ailleurs le mot d’ordre de son concert, elle performe pour le public à qui elle ne cesse de faire des blagues et ça se sent. Sur scène elle s’éclate, on croirait voir la chanteuse et la plus grande fan d’elle même qui soit. Elle danse, interagit avec ses musiciens, la joie déborde de son corps qu’elle réfrène à certains moments pour poser une voix plus douce sur ses morceaux.
Pour conclure le concert, elle s’attaque pour la première fois sur scène à son prochain titre. Alors il se peut que j’ai obtenu sa date de sortie mais je vais pas vous gâcher la surprise (soyez aux aguets).

Alice Et Moi à La Felicità pour le festival Cabourg mon amour

Puis commence le DJ set de Fishbach dont le début se fait tout en discrétion puisque l’artiste n’est pas introduite. Elle passe de la musique qui lui ressemble, des sonorités aux influences nettement 90’s, un univers cependant plus léger que ses titres tant par les paroles que par les voix. Quelque part, ses choix musicaux présentent cette artiste mieux que les mots l’auraient fait.
À la différence du concert d’Alice et Moi, le lieu retransmet mal le son qui ne porte pas loin.

On reste un peu sur notre faim mais on termine la soirée avec un selfie, la main devant l’œil, l’œil d’Alice et Moi sur la main, le tout dans des toilettes qui te donnent l’impression d’être dans un vagin grandeur nature.

On vous donne rendez-vous au Festival Cabourg Mon Amour pour y retrouver Alice et Moi et Fishbach mais aussi L’impératrice, Lewis OfMan, Angèle, Pépite, Vendredi sur mer, Juliette Armanet et beaucoup d’autres !