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Julia Escudero

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AIR - Fnac Live Paris 2025 - Crédit photo : Louis Comar
AIR – Fnac Live Paris 2025 – Crédit photo : Louis Comar

Il s’était fait attendre ! Le Fnac Live est enfin de retour. L’an passé les Jeux Olympiques nous avaient privé.es de ce rendez-vous essentiel de l’été, pour nous en offrir un autre certes, mais tout de même. Les bonnes habitudes venaient à manquer !  Face à un Hotel de Ville qui a fait peau neuve, les têtes d’affiches s’enchaînent et mettent à l’honneur une programmation à dominante urbaine mais pas seulement. On vous prend par la main pour vivre deux soirées ensoleillées, celles du mercredi et du jeudi,  ou musique rime avec cadre de rêve.

En rentrant de deux journées de Fnac Live, avec une douceur environnante pour compagne, il est facile de laisser son esprit vagabonder sur la beauté de la ville de Paris. Son incroyable architecture, son charme, bien à elle. Et parmi ses atouts les plus précieux : tout le cadre du festival Fnac Live. De l’Hôtel de Ville, immense, aux rues du Marais qu’on aperçoit à notre gauche, puis  Notre Dame de Paris qui trône, sublime, derrière la scène, le décors est à couper le souffle. S’il est un moment pour se sentir chanceux.se c’est bien lorsque l’on découvre, gratuitement de plus, sur scène une programmation riche, face à ce que la ville a de meilleure. Et ce, juste avant de dire au revoir à Paris un temps, pour mieux profiter d’autres beautés, quand on a la chance de pouvoir partir l’été. Cette année, le lieu a fait peau-neuve  alors que le parvis s’est végétalisé. Les festivaliers peuvent donc profiter des concerts dans un petit paradis verdoyant. Si le public est pluriel c’est parce que la musique qui l’accueille l’est aussi. Le Fnac Live c’est le point de départ d’immenses carrières, la chance de saluer des artistes internationaux qui comblent les salles à l’année. Impossible d’y oublier la performance d’Aya Nakamoura quelques années plus tôt, d’Angèle également ou encore de Franz Ferdinand. Cette années, la toile de la mémoire se tisse à toute rapidité à mesure que les instants défilent.

Fnac Live 2025 : nos meilleurs souvenirs

St. Vincent : born rocking

C’est une évidence, St. Vincent sera le moment à ne pas rater de cette édition !  Les bruits de couloirs se multiplient avant même son entrée sur scène, les sourires s’illuminent à son évocation. Et les rumeurs ne mentent pas. Annie Clark de son vraie nom est habitée sur scène. Rock, sauvage, puissante, électrique,  la musicienne ouvre le bal sous le soleil et ensorcelle la foule. Les critiques la comparent volontiers à Kate Bush qui aurait rencontré Siouxie and the Banshees et on ne peut que lui reconnaitre la sensibilité de la première et la résonance profondément rock de la seconde. St. Vincent dépoussière ainsi une facette du punk qui nous manquait tout en sachant lui offrir une accessibilité déconcertante. La foule est sous le charme et chante volontiers avec elle. Les Grammys 2025 la couronnait en lui offrant le prix de la meilleure performance et il est fort probable que le festival en fasse de même. Tornade endiablée aux envolées lyriques sous stéroïdes, elle sera la plus belle caution rock de l’année. « All Born Screaming« , c’est le titre de son dernier album. Le cri se poursuit ce soir, celui de la joie communicative, comme une renaissance vécue par le live.

St Vincent - Fnac Live Paris 2025 - Crédit photo : Louis Comar
St Vincent – Fnac Live Paris 2025 – Crédit photo : Louis Comar

Air : fait du Fnac Live son air(e) de jeu

A quelques mètres de là, au Louvre, un cinéma en plein air propose de redécouvir quelques pépites sur bobine. En ce mercredi, il a mis le film « The Virgin Suicides » à son affiche. Le chef d’oeuvre de Sofia Coppola dont la bande son est justement signée par nos français de Air. Il n’y a rien de surprenant à ce que les acolytes Nicolas Godin et Jean-Benoit Dunckel soient à l’origine d’une BO si réussie. La clé de leur écriture musicale réside en une symphonie à la cinématographie léchée. Et c’est également le cas de leur scénographie à la pureté travaillée. On frissonne volontiers lorsque le groupe interprète en version instrumentale le culte « Playground love » extrait donc du fameux film. Comme chez Coppola, le décors semble passé sous filtre, l’instant est unique, la french touche est là. Toutes les cartes sont en main dès les premières minutes alors que le combo nous offre l’immense « Sexy boy » dès son apparition. Set culte pour concert maxi best off géant, on se fait aussi plaisir en écoutant « Cherry blossom girl », déjà interprété à peine quelques semaine plus tôt en duo avec Charli XCX à We Love Green. Point de brat ce soir, mais la promesse d’un été bien plus doux, encore et encore.

AIR - Fnac Live Paris 2025 - Crédit photo : Louis Comar
AIR – Fnac Live Paris 2025 – Crédit photo : Louis Comar

Eddy de Pretto : la fête d’un pro

Il est l’évidente tête d’affiche du jeudi soir, le kid De Pretto n’est plus un kid et n’a rien perdu de sa superbe. il fait ce soir un retour très attendu au Fnac Live. Habitué de cette scène, le chanteur officie avec le décors confectionné pour « Crash Coeur » son dernier né et composé d’un panneau publicitaire géant. Génie indiscutable de la chanson mais surtout plume affutée au textes engagés,  il excelle toujours autant à la création que sur scène. Maître des foules, il l’harangue régulièrement et l’engage dans sa performance. Faire chanter le côté droit puis le côté gauche en un défit général, le visage satisfait, est un jeu d’enfants pour lui. Pointe alors l’émotion pour celui qui se souvient qu’on ne croyait pas en lui à ses débuts : « On me disait trop étrange, trop roux, qui plus est homosexuel » lance-t-il face à un public heureux de le porter en idole. Côté répertoire, notre homme préfère sa dernière galette  au reste de sa discographie. Pour autant, la foule en connait chaque mot alors que le succès n’a jamais décru depuis la bombe qu’était « Cure », épiphanie musicale fantastique, fable à la vérité aussi sensible que pénétrante. On s’offre quand même quelques classique de « Kid » en début de set à la « Fête de trop » en bout de course. Côté nouveautés, impossible de ne pas s’amuser sur le titre « Papa $ucre » et de ne pas chanter sur « R+V » et son hommage aux figures inspirantes  LGBT de Rimbaud à Freddy en passant par Warhol. Eddy de Pretto a définitivement sa place parmi eux.

Eddy de Pretto - Fnac Live Paris 2025 - Crédit photo : Louis Comar
Eddy de Pretto – Fnac Live Paris 2025 – Crédit photo : Louis Comar
Eddy de Pretto - Fnac Live Paris 2025 - Crédit photo : Louis Comar
Eddy de Pretto – Fnac Live Paris 2025 – Crédit photo : Louis Comar

Olivia Ruiz : réparer nos petits coeurs tout mous

La surprise cette année vient sans nul doute d’Olivia Ruiz. Peut-être parce qu’on l’associe volontiers à un parcours musical plutôt doux-amer et qu’on l’attend dans ce registre. Pourtant la chanteuse rabat les cartes et défit tous les pronostics. Très prolifique, la musicienne s’est offert depuis ses débuts à la Star Academy en 2001, six albums qui cartonnent. Son dernier né, « la Réplique »,  a vu le jour il y a un an et lui offre une belle occasion de refaire un tour des planches. Et contre toute attente, Olivia Ruiz est une véritable tornade scénique. On danse volontiers alors que ses rythmes effrénés entrainent l’audience  dans une folle ronde. Vêtue d’une tenue Lacoste, la chanteuse profite d’une belle modernité que se soit dans son esthétique ou dans ses mélodies. Cette journée de samedi prend alors un tournant festif qui colle parfaitement à la belle saison.Reste à profiter des classiques de la chanteuse et d’une version modifiée pour le live de « La Femme chocolat », plus puissant et plus latino que jamais. Un de ses classiques avec le culte « J’traîne des pieds », toujours indémodable.

Zamdane fait péter les plombs au Fnac Live

L’expression péter les plombs aura vécu dans ses deux sens en cette soirée du jeudi ! Déjà son sens le plus imagé. A peine le rappeur débarque sur scène que voilà toute l’audience qui chante chaque mot de ses titres avec lui. On a bien dit chaque mot ! A tel point que le voilà qui lâche régulièrement son micro au public pour le regarder, avec tendresse. Avec son crew à ses côtés, le musicien est déchaîné. Quelques bruits de kalash viennent peupler le live (certes, on se demande si leur utilisation cliché est vraiment nécessaire), et l’audience réagit au centuple. Rappeur à fleur de peau, textes sensibles, le musicien d’origine marocaine parle régulièrement de Marrakesh et du quartier de Bab Doukkala où il a grandit dans ses compositions.Une façon de rendre son parcours universel et d’amener son public à s’identifier dans cette part qui touche à l’intime. Ce traitement de sa vie, cette sincérité, et avec Nekfeu pour inspiration,  sont autant de raison de son succès. Son histoire de vie, elle parle aussi au plus grand nombre et ce sentiment se transmet autant en album qu’en live. La foule lui répond comme à un ami, l’énergie est immense. S’il illumine les coeurs, les lumières de la scènes elles s’éteignent d’un coup. Un problème technique temporaire qui permettra au musicien de repartir de plus belle et de revenir sur son dernier album en date « Rahma » paru cette année.


Il aura fallu s’armer de patience pour découvrir la suite de Ginny & Georgia sur Netflix. Dévoilée en janvier 2023, la saison 2 du show s’était inscrite au top des séries les plus streamées de la plateforme. Et cette dernière avait laissé dans son sillon son lot de messages d’une importance capitale, mettant en son coeur la santé mentale pour mieux servir une intrigue très joliment menée. Qu’à cela ne tienne, il nous fallait une nouvelle salve d’épisodes pour retrouver Wellsbury et retrouver ses habitants. D’autant que la fin de la saison 2 s’arrêtait sur une cliffangher de taille : l’arrestation de Georgia à son propre mariage. Alors que la saison 4 a d’ores et déjà été annoncée, ce qui nous change du suspens qui avait habité les fans la dernière fois, on se fait un retour sur cette troisième saison. Un moment poignant qui garde en lui ce qui fait la force du show : aborder avec justesse des thématiques complexes, parler aux adolescents et toujours séduire les adultes. Attention Spoilers.

ginny georgia saison 3 antonia gentryGinny & Georgia : ou comment parler des problématiques adolescentes sans les édulcorer

Il ne faut que quelques minutes pour retrouver avec plaisir l’univers pastel de Ginny & Georgia. Ce qui pourrait être un spectacle commun, une série teen dans une petite bourgade américaine, et d’emblée loin de l’être. D’autant que cette saison va se découper comme une longue séance de psychanalyse pour ses nombreux personnages. Chacun et chacune verra ses actions et sentiments passés au peigne fin et se fera par essence le reflet de sentiments bien réels chez les spectateurs.trices. Il faut dire que les showrunners se sont entourés d’une psychologue pour l’écriture du show : le Dr Taji Huang, ceci expliquant donc cela.

Ginny, l’excellente Antonia Gentry qui bouffe de plus en plus la caméra le temps passant, est évidemment au centre de l’intrigue. Lors de la dernière saison les scénaristes avaient choisi de parler de ses problématiques d’auto-mutilation. Ginny se brûle pour échapper à ses douleurs. Elle en souffre, souhaite arrêter mais a pris le réflexe de se faire du mal comme forme de gestion de sa colère et de ses angoisses. Les dialogues autour de ce sujet central et existant massivement chez les adolescent.es (mais pas que) avaient alors autant pour but d’éduquer et de comprendre un personnage joliment écrit que le spectateur.trice peut-être lui même au prise de ses propres démons. Pour contribuer à tout ça mais aussi aider à faire entrer le sujet dans les mœurs et le normaliser, Ginny commençait à consulter une psychologue dans la saison précédente. Et cette thérapie va l’accompagner durant toute la saison comme un fil rouge léger mais existant. Si les douleurs de Ginny, une mère accusée de meurtre notamment sont très peu communs, le sentiment d’isolement face au monde peut lui parler au grand nombre.

ginny and georgia marcusElle ne sera d’ailleurs pas la seule adolescente à être passée au microscope. La saison va tour à tour mettre en lumière les problématique des différents personnages et prendre le temps d’en parler. Mais aussi tenter de traiter toutes les formes de douleurs. Et ce qui fait toujours la force du show sera bien là : la faculté à parler de sujets graves sans perdre de ses couleurs, de ses instants de douceur, de légèreté et de rire. La dépression de Marcus, le beau Felix Mallard dont la nouvelle coupe de cheveux a fait jaser – le revers du succès-  est elle aussi au centre des échanges. Avec Marcus, les showrunners interrogent le pouvoir des parents et de l’entourage face à une maladie invisible et pourtant si handicapante. Un sous-sol aménagé pour faire de la peinture pourrait-il être une solution ? La thérapie par l’art peut-elle aider ? Peut-être nous répond-on mais jamais suffire. D’ailleurs le personnage s’offre une monologue poignant lorsqu’il explique à Ginny ce que lui fait ressentir sa dépression. Le sentiment d’avoir un bras coupé, qu’on devrait l’aider mais que personne ne voit rien. Les solutions ne sont jamais évidentes, malgré les nombreuses sonnettes d’alarme tirées par sa sœur Max. Marcus finit par noyer ses démons dans l’alcool, l’occasion d’aborder sans cliché les drames causés par l’addiction chez l’adolescent sans nous offrir des scènes ridicules de vomi mal écrite. Et sans non plus tomber dans l’idée puritaine que boire une seule bière une fois serait en réalité de l’alcoolisme. Marcus reste à tout moment charmant, doux, important et le poids de sa dépression sera toujours bien écrite et mise en perspective.

Des personnages secondes aux nuances primordiales

Comme nous le disions, la force du show réside dans sa capacité à traiter de maux pluriels toujours avec une douceur et une bienveillance rare. Ainsi le personnage d’Abby (Katie Douglas) prend de l’importance dans la saison. Elle s’y affirme et gagne en personnalité. Elle incarne l’amie présente, l’adolescente blessée par le divorce de ses parents, un sujet commun et pourtant souvent difficile à accepter à cet âge particulier. Mais aussi et surtout, Abby permet de parler de troubles du comportement alimentaires. Là encore les gros clichés sont épargnés alors que la boulimie est abordée. Le personnage ne se limite jamais à son trouble. La série prend l’œil de la psychanalyse et tente de chercher les imparfaits remèdes. Ginny et Norah donnent d’ailleurs de la voix à l’aidant et se demandent comment aborder le sujet avec leur amie. Lui faire savoir qu’elle est comprise, non jugée et qu’elle peut se confier et d’importance primordiale. Et Abby cherche par ailleurs une personne qui vit la même chose qu’elle, repérant les signes chez les autres. Au milieu de ce parcours elle apprend doucement à se détacher d’une relation toxique, à trouver l’amour et surement à mieux s’aimer.

Ginny & Georgia Saison 3 MaxMax ( l’attachante Sara Waisglass) quant à elle aura un épisode entier pour mieux traduire ses émotions, son hyper sensibilité qu’elle cache derrière ses mimiques et son besoin de plaire. Elle est surtout une très belle façon de s’identifier pour nombre de spectateur.trices. On y voit l’importance qu’elle donne à son entourage, son besoin d’aimer et d’être présente et surtout sa peur profonde de la solitude et du rejet. Son traitement plus tragique que les autres ne connait pas de résolution heureuse à la fin de cette saison de Ginny & Georgia. Et son écriture a quelque chose de si vrai qu’elle semble murmurer à l’oreille de ceux qui regardent. A force de vouloir aider, peut-on s’aider soi même ? Comment se construit-on face aux autres quand leur présence est primordiale ? Comment vit-on l’effacement d’un groupe qui est pourtant notre structure ? Tant de thèmes qui prennent racine dans cette saison 3 et devraient être développés dans la 4.

Ginny & Georgia : ton monde adulte, comme celui d’un lycée

Georgia brianne howeyCôté psychanalyse c’est bien le personnage de Georgia (sublime Brianne Howey) qui vit la sienne le plus intensément. Jugée pour meurtre, c’est aussi tout son passé qui lui revient en pleine figure. L’occasion de subir de pseudo-analyses de sa psyché est à travers les média et la télévision. Sommes-nous l’image que l’on renvoie ? La fougueuse Gerogia semble finalement le penser. Est-elle un monstre ? Celui qui est décrite ? La noirceur du personnage a toujours plané. Prête à tout pour survivre et surtout pour le bonheur de ses enfants, son personnage ne recule devant rien, pas même le meurtre. Pourtant c’est une femme forte, qui tente de se libérer de l’emprise d’hommes toxiques. Et c’est par les hommes qu’elle existe, et c’est à cause d’eux qu’elle sombre. Abusée, violentée, elle pensait avoir trouvé en la personne de Paul un véritable compagnon. Point trop n’en faut, Paul comme les autres la juge, l’abandonne. Personnage odieux derrière son image de gentil il place sa carrière au centre de ses préoccupations. Il va même jusqu’à lui reprocher de ne pas y penser alors qu’elle risque la perpétuité. Si les scénaristes pensent donner à Paul (Scott Porter) le beau rôle, à l’écran ses apparitions laissent un goût amère. De celui qui se sent toujours trahi et dans son bon droit quoi qu’il arrive. Est-il réellement la victime de ce cycle ? Point du tout. Finalement, le besoin de survie de Georgia, l’idée que son parcours soit chaotique le rebute dès les problèmes arrivés. Et si le meurtre ne peut être cautionné, l’idée de tout tenter pour sa liberté résonne. Le message est on ne peut plus féministe. Ginny finit par damander à Georgia de changer et elle se remettra en question au point d’enfin embrasser le célibat bien plus que les lèvres de Joe, son plus fidèle admirateur. Cette force de la nature peut avoir bien plus les traits de modèle que ne le pense l’opinion public. Elle n’est point un monstre mais une incroyable survivante.

Des grandes thématiques, doigts d’honneur à l’Amérique conservatrice qui domine

Enfin dans l’Amérique trumpiste qui sévit aujourd’hui qu’il est bon retrouver dans le show des thématiques centrales à l’opposé des idées du président orange. Déjà de par les questions LGBT +, leur normalisation, leurs romances et leurs diversité. Notamment dans la relation lesbienne du personnage d’Abby qui y trouve son souffle d’oxygène. Si Netflix met souvent la pluralité des amours en avant, il est toujours bon de le saluer et de le souligner par les temps obscurs qui courent.

ginny & georgia abby norah max ginnyEnfin et surtout, la grossesse de Ginny et surtout la thématique de l’avortement méritent leur lot d’applaudissements. Le personnage enceinte à 16 ans n’est jamais prise de haut, jamais jugée. Au contraire, ses deux parents l’entourent, la rassurent et valident son choix de ne pas garder cet enfants. La thématique n’est pas prise avec gravité, avec sérieux oui mais sans le dramatiser. La télévision américaine a toujours été en retard sur le sujet, faisant l’apologie des pro-vies et n’évoquant pas la possibilité de pouvoir choisir de devenir ou non parent. Il est important d’enfin aborder ce thème, de permettre aux personnes qui seront concerné.es de se sentir moins seule dans cette décision et de rappeler que ce choix, même difficile, est entièrement le bon quant il est réfléchit.

Et la saison 4 de Ginny & Georgia alors ?

Avec un petit cliffangher final, on attend maintenant avec impatience la saison 4 de Ginny & Georgia déjà annoncée. Cette dernière avait déjà été commandée avant la diffusion de la troisième saison. Si la date de sortie n’a pas été communiquée, Sarah Glinski, la showrunneuse de Ginny & Georgia, a confié que « personne dans la famille Miller ne sera plus la même après cette saison 3. Nous parlons du changement de Georgia, mais Ginny a changé, Austin a changé, et il n’y a pas de retour en arrière possible ». et s’ajouter « e pense qu’une partie de ce changement pourrait être bénéfique. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec Mental Health America et avec le Dr Taji [Huang], notre psychologue, qui nous aide à façonner le parcours mental des personnages depuis la saison 1.  » Voilà qui explique l’importance de la psychologie de la série et voilà qui laisse rêveur quant aux nouveaux épisodes, qu’on espère voir vite pour reprendre une cure de « Well »sbury.


We Love Green 2025 - Crédit photo : Louis Comar
We Love Green 2025 – Crédit photo : Louis Comar

Coup d’envoi des festivals d’été à la réputation d’apporter un lot d’intempéries plus que de soleil, We Love Green n’en est pas moins un incontournable chaque année. Pour conjurer le mauvais sort, l’évènement avait invité le brat summer à prendre ses quartiers le samedi, sous la pluie certes, mais pour un temps épique. Dimanche sous un beau soleil comme finira par en parler Clara Luciani, la journée festive et engagée n’en était pas moins exceptionnelle. Sortez vos lunettes de soleil, on vous embarque avec nous !

Se  mettre au green après une brat journée

Ce dimanche 8 juin, We Love Green reprend ses esprits après l’énorme show de Charli XCX la veille. L’évènement affichait complet, plus complet même que jamais dans son histoire. La star, devenue super star il y a un an après plus de 10 ans de carrière, soufflait alors la première bougie de son album culte « brat ». Et en ce début de journée, le concert était encore évoquée de part et d’autre. Pour éviter toute FOMO il fallait absolument avoir pris son billet le samedi. L’insolente chanteuse avait alors livré une performance qui divisait. Etait-ce (b)raté  ?  Point du tout. La pop star offrait en effet un show minimaliste et irrévérencieux. Pas de musiciens, pas de grand décors, pas de chorégraphes. Seulement Charli, en culotte rose et mini haut blanc, enchainant les positions sexy, les danses de party girl, assumant sa sexualité pleinement, son envie de faire la fête. brat, un mot, des dizaines de définitions et pourtant un état d’esprit, celui qui marquait des générations bien plus tôt, qu’on pensait perdu dans les tréfonds d’années d’insouciance aujourd’hui révolues. Et pourtant, elle resurgissait, cette philosophie de vie – parce que nous en avions collectivement besoin. Faire ce qu’on veut, rendre la scène sale, le live vulgaire, offrir une performance, s’assumer, s’en foutre. Une heure au pays radical des party girls. On sait que l’art marque quand il divise, et ce samedi soir, le show de Charli XCX a autant enchanté qu’il a été décrié. Il rappelait aussi que le modèle de la pop star sexy pouvait faire sens quant il assumait l’identité féminine et n’était en rien la personnification du male gaze, souvent dominant sur cette scène particulière. N’en déplaise à nombre de pop star et leurs costumier.es, sexualiser le corps féminin (encore et toujours) n’a de sens que lorsque ça s’inscrit dans une démarche de libération et que ça a un sens artistique. Et alors que les conversations allaient encore on train sur ce concert, exceptionnel et parfaitement maitrisé puisqu’entièrement dans la DA minimaliste d’un album puissant, il allait falloir conjuguer notre journée au présent et suivre une palette d’artistes elles et eux aussi très attendus.

We love Green : soleil de plomb, concert à péter les plombs

Après la tempête électrisante de la veille, We Love Green un brin moins rempli a changé de visage. Toujours vert dans la démarche moins sur les t-shirts, le festival n’oublie pas ses associations. Avant les concerts,  leurs représentants montent sur scène, Amnesty International prenant ainsi le micro avant Lucky Love pour donner de la voix à ses causes. Avec eux, on parle de droits LGBT + et de féminisme en oubliant pas de rappeler les dommages causés par l’administration Trump. Et lorsque Lucky Love monte sur scène le tout fait sens. L’artiste en profite pour parler des personnes qui se battent contre le VIH. Invitant l’audience à fermer les yeux, il rappelle que c’est grâce à celles et ceux qui se sont battus contre la maladie et ont travaillé sans relâche pour lutter contre elle qu’il peut aujourd’hui pousser ses très jolis mélodies devant nous. Il faudra attendre que le set soit bien avancé pour pouvoir entendre son single culte « My Masculinity » qui lui valait la reconnaissance publique après l’avoir interprété aux Jeux Olympiques de Paris. Succès fulgurant pour un artiste à la voix exceptionnelle, grand meneur scénique, le musicien et ses choeurs bouleverse les coeurs en ce début de journée. Puissant messager, portant fièrement ses différences, il unie à travers un seul message :  l’amour encore et toujours. Quelle chance de pouvoir le voir ici !

We Love Green – Crédit photo : Louis Comar

Dans un festival, les bruits de couloirs son nombreux, les noms à voir se murmurent encore et encore. Devant la performance de Claude, le nom d’ FKA Twigs comme un must seen se fait déjà entendre. Il est encore tôt pourtant et le chanteur français attire un large public. Nouveau nom d’une scène française aux beaux bourgeons, le musicien pourrait bien être le rejeton de Zaho de Sagazan et d’Eddy de Pretto tant il croise leurs univers. Pour porter ses titres, une décors épuré et quelques étirement d’avant le sport répétés avec le public viennent compléter le show.

We Love Green sort l’artillerie lourde

La veille, Billie Eilish ne nous aura pas fait la surprise de sa présence scénique sur le titre « Guess ». On avait le droit de rêver, la chanteuse passe après tout quelques jours plus tard à Paris. Elle n’est pourtant pas la seul à s’être offert un feat avec Charli XCX sur une des nombreuses versions de « brat ». Il y a aussi The Dare. Et lui, est bien là aujourd’hui. Le chanteur américain en costume débarque sur une scène toute aussi minimaliste que sa pote la veille. Sûrement encore plus. Et pourtant, lui aussi en solo, fait vibrer toute l’assistance. Ses compositions dance punk, electro rave fonctionnent complètement et prennent une véritable puissance en live. C’est rock et pop, c’est aussi déjanté que sérieux. Et sans artifices, le musicien arrive à occuper tout son espace. Quelques coups sur une symbale portée dans les airs viennent peupler des rythmiques saccadées et novatrices. Si l’ombre de Charli plane, l’énergie novatrice des génies de  Sleaford Mods est de la partie.

The Dare - We Love Green 2025 - Crédit photo : Louis Comar
The Dare – We Love Green 2025 – Crédit photo : Louis Comar

Comme toujours à We Love Green, l’éclectisme est de rigueur. Nous voilà devant la très souriante Clara Luciani. Tous les artistes expliquent toujours être ravi.es d’être présents mais notre chanteuse elle rappelle qu’elle l’est d’autant plus qu’elle n’avait pas pu jouer la dernière fois qu’elle était programmée. « Qui a déjà vu We Love Green aussi ensoleillé ? » lance-t-elle. Personne à priori, mais pour elle, le dieu météo nous demande de chanter ensemble pour célébrer ses bonnes grâces. Toujours entrainante, elle offre une performance aussi carrée que mouvementée et irrésistible. Le public chante volontiers son hommage à Françoise Hardy mais aussi « La Grenade ». Avec elle on respire encore et on pense aux fleurs. Voilà qui ressemble au parfait mantra des festivals d’été.

Clara Luciani - We Love Green 2025 - Crédit photo : Louis Comar
Clara Luciani – We Love Green 2025 – Crédit photo : Louis Comar

Des tableaux pluriels

Il aurait été si bon de dire du bien de la performance de Beach House mais ce sera compliqué. Le groupe frôle pourtant l’excellence sur album. Leurs fresques musicales émouvantes et cinématographiques bouleversent toujours et leur génie de composition en aura fait couler des larmes ! Sur scène reste la cinématographie ou plutôt la sensation d’écouter une bande originale épique. Pour autant, les musiciens et la chanteuse jouent dans le noir. Un écran diffuse quelques couleurs, quelques images alors que le show statique ne prend jamais d’ampleur. Le son au début du concert pèche également. Beach House est en définitive un groupe a écouter sur album pour mieux s’imprégner de leur atmosphère euphorisante. La formation a sûrement ce qu’il faut pour vivre un concert assis, fermer les yeux et se laisser porter. Sur le format plein air, il peine à hypnotiser. On salue néanmoins l’initiative de les programmer tant leur nom de toute beauté laissait présager un grand moment.

Beach House - We Love Green 2025 - Crédit photo : Louis Comar
Beach House – We Love Green 2025 – Crédit photo : Louis Comar

Sont-ce des peintures ? Est-ce un défilé de mode ? Le moins qu’on puisse dire est que la britannique FKA twigs fait des prouesses alors que la nuit tombe doucement sur Vincennes. Le show monstrueux de l’inclassable hybride est époustouflant. Trip hop et dream pop y forment une alliance qui a autant de force que celle de Portishead (et on ne dira jamais assez de bien de Portishead). Plus qu’un simple concert, la musicienne virtuose offre des tableaux, sortes de fresques imagées à chaque titre. Ses chorégraphes ont la grâce de danseurs de l’Opéra et jouent de toutes les acrobaties. Le travail scénique est immense alors que les scènes s’enchainent en une pluralité d’oeuvres d’arts, comme dans un musée. Les tenues s’enchainent, du rouge qui devient noir et blanc. Le monde d’FKA twigs a la force d’un clip, d’une image retouchée. Sombre et fascinant, les langues avaient raison, il fallait l’avoir vue !

FKA Twigs - We Love Green 2025 - Crédit photo : Louis Comar
FKA Twigs – We Love Green 2025 – Crédit photo : Louis Comar

We Love Green I love you, but you’re keeping me up late

Le soleil est parti et un froid glacial a pris d’assaut le festival. Après tout, chaleur et We Love Green sont rares (pas incompatibles, deux ans plus tôt la canicule avait pris d’assaut l’évènement, faut pas non plus mentir). D’autant qu’avant de conclure sur LCD Soundsystem, on pourra poser quelques complaintes. La première propre à tous les festivals concerne le nombre trop limité de toilettes, le samedi notamment. L’accès au toilettes est on le rappelle un enjeux majeur dans le monde et c’est aussi le cas sur festival. La seconde, puisqu’on y est, est pour les horaires. Avec une sortie massive la samedi et l’heure très tardive de la tête d’affiche, nombreux.ses sont les festivalier.es qui n’ont pas pu avoir accès aux transports en commun. Le dimanche avec une tête d’affiche de clôture à minuit, on savait qu’il faudrait encore courir, et avoir froid donc. Le bureau des plaintes ferme ses portes, We Love Green pas encore mais pour la bonne cause puisque voilà, nous le disions, que débute de le set d’LCD Soundsystem. Pas besoin de tourner autour du pot pour chanter les louanges d’une formation qui frôle autant l’excellence sur scène que sur albums.  James Murphy, au chant, a froid aussi et il le fait savoir avant de remercier l’audience de rester si tard. Les voila qui  pour nous réchauffer, balancent  une très belle setlist.  Celle-ci ne prendra fin qu’avec l’incontournable « New York I love you, but you bringing me down » dont la longueur du titre n’a d’égal que la longueur des morceaux de la formation. Non pas qu’on s’en plaigne, un tel talent de composition se sublime à mesure que les notes avancent.  C’est évidemment l’emblématique « All my Friends » qui sert de grand final.  Pour autant l’incroyable rythme saccadé du titre « Dance Yrself clean » marque l’un des temps forts de la performance ( et du festival). LCD Soundsystem a un pouvoir de sympathie exceptionnel sur scène, une festivité aussi contagieuse que sa musique est élégante et qualitative. Et la performance de Nancy Whang au clavier et chant y est toujours pour beaucoup. Quelques éclats de boule de disco plus tard et beaucoup de grelotement entrecoupés de pas de danse viennent à conclure la journée et donc l’édition 2025 de We Love Green. Moment suspendu dans un univers rêvé, en sortie de festival, le monde perd toujours quelques nuances de couleurs.


La résidence : de quoi ça parle ?

la résidence netflixCordelia Cupp, une détective excentrique, arrive sur les lieux afin de résoudre un meurtre survenu lors d’un dîner d’État . Au cours de l’enquête, des conflits interpersonnels entre 157 membres du personnel de la résidence commencent à éclater.

La Résidence : Sherlock à Shondaland

De Sherlock Holmes à Hercule Poirot, nous étions fort habitué.es à des détectives aux méthodes particulières et aux stéréotypes nombreux. Tous ces hommes blancs au grain de folie assumée résolvaient pour notre plus grand plaisir – et soyons sérieux il l’a toujours été, grand – des enquêtes insolvables. Tout en se jouant des mêmes astuces, de l’enquêteur génie aux méthodes farfelues, Shonda Rhimes (évidemment la mère d' »How to get away with murder » et  « Grey’s anatomie » ) a enfin pris les devants pour nous offrir une nouvelle version de ce même schéma en la personne d’une enquêtrice enfin tout aussi farfelue que ses comparses et toute aussi brillante : Cordelia Cupp (magistrale Uzo Aduba).  Cordelia a beaucoup de traits communs avec nos enquêteurs masculins favoris : des excentricités à l’envie de travailler en solo, elle a même son propre Watson qu’elle traine sans envie : Edwin Park (Randall Park). Pour autant, elle a ses propres traits de personnalité, d’une façon bien à elle de réaliser les interrogatoires à un amour infini pour les oiseaux, elle est aussi attachante qu’amusante et donne instantanément envie de la suivre dans toutes ses aventures. Si le débat autour d’une James Bond féminine avait fait beaucoup de bruit, notre « Sherlock » féminine, qui plus est une femme noire, est parfaitement jouissive et ne pourra que faire taire les mauvaises langues.

la residence affiche netflixVoilà donc que cette fois, la productrice nous permet de pousser les portes de la Maison Blanche pour y résoudre une enquête complexe, prendre un bon bain d’humour et chercher à débusquer un dangereux assassin ! S’il est toujours si bon se retrouver à Shondaland, c’est aussi parce qu’on y brise les codes tout en sachant toujours en jouer.  » Les Chroniques de Bridgerton », n’en déplaise à certain.es portait sur écran une belle et puissante reine d’Angleterre, une femme noire qui était loin d’être la seule au milieu de sa cours. Et ce qui est encore plus beau à Shondaland c’est que ce type d’uchronie n’est jamais le centre de notre histoire. Ainsi à la Maison Blanche, point de tyran extrêmement dangereux à la mèche orange. En leur place, rencontrez les Morgan : le président donc et son époux, Elliott. Et là encore ce changement qui dirait beaucoup sur la plan politique n’est jamais un sujet de notre histoire.
Il permet néanmoins d’introduire d’autres uchronies mine de rien, du type un attentat qui aurait précédemment touché Washington, tout en admettant qu’on se place dans notre monde et époque où tout serait identique et un peu différent.
Une fois ce cadre posé, nous voilà prêt.es à vivre une des parties de Cluedo les plus plaisantes que le petit écran ait pu nous offrir récemment. Parce qu’a Shondland on sait tout aussi bien gérer la caméra que le scénario, le faire avancer et amuser et  « La Résidence » n’échappe pas a la règle. Mais qui a bien pu tuer A.B. Wynter ?

Cluedo géant made in netflix

la résidence Cordelia CuppL’avantage de prendre pour cadre une aussi grande demeure c’est qu’il agrandit considérablement le plateau de jeu. Ainsi les étages et les pièces se multiplient tout autant que les invités et le personnel. La liste de suspects de « La Résidence’ est haute en couleur. En tête de liste : Kylie Minogue qui interprète avec humour son propre rôle mais aussi son propre titre. On retrouve aussi Hugh Jackman et son visage caché, arlésienne hilarante et jamais suspect. Et puis, il y a les autres. Derrière les plus grands se cachent toujours les plus petits. Le personnel et ses griefs, alors que le concierge en chef a été tué. Serait-ce un suicide ? Non la théorie ne tient pas. Et quand le plus probable est éliminé reste à écumer les théories les plus impensables !  On prend alors un plaisir fou à passer en revu une palette de personnages, à découvrir le haut du panier qui jure à tour de bras, à trouver autant de mobiles que de fausses pistes et surtout à toujours à observer Cordelia, dans toutes ses métaphores atours des oiseaux. Il ne faut pas se le cacher les amateurs d’ « A couteaux tirés » et  » Glass Onion » seront les premiers à voltiger de joie en regardant « La Résidence ». Le même ton, les mêmes codes humoristiques et le même regard sur la lutte des classes y ont leur place. Pour autant les fans de « Sherlock » de Steven Moffat et ceux de la version avec Robert Dowey Jr prendront le même plaisir à suivre ce spectacle. L’occasion étant là, profitons en pour rappeler que « Sherlock » était une série magnifique et brillante à l’exception de sa fin ridicule, médiocre, une espèce de mauvaise réplique de « Saw » qui fait tâche dans de si belles saisons. On ne peut qu’espérer plusieurs saisons à « La Résidence » et une bien meilleure écriture jusqu’à la fin.  Et pour le coup, il y a peu de doutes sur le sujet. Comme tout show qui cherche à résoudre un meurtre, il serait délicat de trop en dire au risque de gâcher nombre d’indices croustillants qui seront révélés à mesure que l’intrigue avance. On pourra néanmoins saluer  la présence à l’écran de Giancarlo Esposido (A.B Wynter lui-même), et son élégance dans chacun de ses rôles (incroyable dans « The Boys » évidemment). Il avait dû prendre la relève suite au décès soudain du regretté Andre Braugher (Brooklyn 99) d’abord choisi pour le rôle et décédé pendant le tournage. Une grande perte pour le monde des séries et du cinéma à qui le film est dédié.

la residence Kylie Minogue  Divertissement aussi plaisant qu’addictif, jeu aux nombreux pions, « The Residence » est aussi plaisant qu’une belle journée dans un parc d’attraction. Netflix nous offre ainsi un très bon moment qui se binge watch et permet de laisser de côté tous ses tracas le temps d’un visionnage qui ne prend jamais son spectateur pour un idiot. Pour palier au vide que laissera la fin de la série chez vous, vous pourrez aussi en profiter pour visionner la série « Inside Man » sur la même plateforme de streaming. Mais d’ici là, voltigez jusqu’a « La Résidence », vous nous remercierez plus tard comme disait un autre grand détective : Adrien Monk.