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Julia Escudero

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Déboulée sans prévenir au mois de février 2025,  » Cassandra « , la nouvelle série allemande diffusée sur Netflix, s’est attirée en quelques jours une hype inattendue. En cause, un show au suspens bien géré souvent comparé à « Black Mirror » pour son évidente trame mettant une scène une technologie qui dégénère et son aspect sociétal. Outre la tension qui la définie, la série est-elle à la hauteur des attentes ? Effrayante, moderne et poussée sur sa réflexion?  Notre mère au foyer sous forme d’intelligence artificielle vaut-elle vraiment le détour ? Oui et non, on en parle.

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Cassandra la nouvelle I-série netflix

Cassandra de quoi ça parle ?

La plus ancienne maison connectée d’Allemagne est restée vide depuis que ses propriétaires ont péri dans des circonstances mystérieuses il y a plus de 50 ans. Lorsqu’une famille emménage enfin, l’IA Cassandra se réveille de son sommeil, déterminée à utiliser toutes les ressources à sa disposition pour s’assurer qu’elle ne sera plus jamais seule.

Cassandra est-ce que c’est bien ?

Cassandra Netflix sérieLa perfection n’est pas de ce monde. Sauf peut-être si elle prend les traits d’une ménagère allemande ayant vu le jour il y a maintenant plus de 50 ans. Et si parfaite elle n’est point, elle essaiera de l’être sans reculer devant rien. Bien plus qu’une série sur les dangers d’un monde hyper connecté ou tout serait géré par une machine, Cassandra va surtout déployer ses efforts scénaristiques pour parler de l’humain avant tout. L’humain face à la machine ou l’humain au delà de la machine. L’humain dans son ensemble mais aussi et surtout, la femme en son centre.

La série de Benjamin Gutsche mise par ailleurs sur l’essentiel pour s’assurer de recruter un large public d’adeptes. Déjà, et en premier lieu, le format de la mini-série : 6 épisodes au compteur, a de quoi peupler un dimanche pluvieux ou une soirée d’insomnie. Mais surtout, notre show Netflix , pourtant allemand, s’amuse à reprendre toute la trame du cinéma d’horreur américain pour que ses codes soient distincts et compréhensibles. Alors pourquoi pas me direz-vous ? Après tout, en la matière le cinéma outre-atlantique a mainte fois fait ses preuves. Néanmoins, d’autres, les espagnoles, les japonais, les coréens, les italiens (pour n’en citer que quelques uns)  ont apportés leurs propres codes au genre et il n’est pas si déplaisant les retrouver pour y chercher une nouvelle expérience de visionnage. Dans les grandes lignes, la famille classique, un papa, une maman, un jeune garçon adolescent, Finn, et une adorable petite fille, Juno, emménagent dans une nouvelle demeure loin de la ville et de leur vie suite à un drame. Vous avez déjà vu ça quelque part. Une scène d’introduction nous montre qu’un danger rode. Merci Scream pour la mode des introduction « violentes ». Là, sans avoir fait le ménage, la famille s’installe au milieu des anciens meubles, rempli la piscine et découvre qu’une intelligence artificielle, un robot ménager présent dans chaque pièce, oui les toilettes aussi, contrôle la totalité de la maison. Ce gadget amusant, aux traits très humains ( Lavina Wilson, très douée dans son rôle de Cassandra) va leur facilité la vie, devenir leur amie ou ennemie et bien sûr chercher à foutre la merde, rapport qu’elle est hors de contrôle.

cassandra netflix peur
Laisse pas traîner tes doigts !

Cassandra, Maman artificielle

Passé ces grosses ficelles, le show va néanmoins créer la surprise en dosant très savamment son suspens. Et pas seulement lors des cliffanghers de fin d’épisodes, non. Chaque scène va être assez bien pensée et écrite pour nous tenir en haleine de bout en bout avec le besoin d’en savoir plus. Je n’en doute pas, vous l’aurez lu partout, la fameuse scène du four est effectivement incroyablement stressante et saura ravir les amateur.trices d’angoisses télévisuelles. Pour autant, âmes sensibles, rassurez vous, le show est surtout très grand public. Il ne faudra donc pas s’attendre à des litres d’hémoglobine mais plutôt à des instants de stress qui vont se distiller toute la série durant. Voilà ce qui constitue la première force d’un récit, bien joué et donc bien réalisé dans son registre.

cassandra Netflix JunoAu-delà de cet aspect très plaisant, Cassandra va chercher a explorer des thématiques qui vont bien plus loin que celui de la machine ingérable. Parce que Stephen King nous l’a appris, finalement ce qui est vraiment effrayant c’est rarement le phénomène fantastique, c’est toujours ou presque l’humain qui est derrière. Et ici celui-ci lui aussi vient d’un gimmick déjà utilisé dans l’horreur : l’amour d’une mère. A moins que ce ne soit l’horrible mari, mais cette idée féministe prendra bien le temps avant de se mettre en place. On pense à « A l’intérieur », évidemment en tête de liste, « Scream 2 » aussi ou bien encore « Mother’s day ». Qu’est ce qui est terrifiant ? Ce qui est absolu. Qu’est ce qui l’est ? L’amour d’une mère, pire d’une mère privée de sa progéniture. Parce qu’une femme c’est quand même souvent une mère non ? Et ce fort besoin de materner va faire de Cassandra, le robot humain, une ennemie de taille pour une toute autre femme, la vraie mère du foyer, Samira (Mina Tender). Ce propos manque en réalité de modernité, et est plus que discutable. L’idée de la femme toujours prête à tout pour être maman donne bien envie de grincer des dents. D’ailleurs, la place de sa personnalité est souvent éteinte au profit d’un seul trait de caractère : celui de la maman. Et c’est surement l’un des plus gros défauts de la série.

Il faut toujours que tu dramatises !

Cassandra Samira
Samira, qui exagère toujours !

On s’en souvient, dans la « Cité de la peur », pour moquer le cinéma de genre, les premières minutes du film mettaient à l’écran cette réplique culte « Il va tous nous massacrer ! » « Il faut toujours que tu dramatises ! ». Ce n’est pas une pure coïncidence. C’est parce que quand le cinéma d’horreur décide d’utiliser ses gros sabots, il utilise un personnage, la femme ou le jeune enfant quasiment tout le temps, bien conscient que quelque chose cloche. Et tout son entourage vient le contredire. « Tu as rêvé, c’est ton imagination, mais non …. » dit le mari / père en boucle alors que le danger rôde. Ici donc l’élément scénaristique le plus agaçant tiendra du fait que Samira passera son temps à prévenir du danger pour se faire carrément traitée de « folle ». Surtout par son mari. Ce qui en début de série aura forcément le don d’irriter et pas juste les féministes (même si hein oui beaucoup) mais aussi tous les accros au bon sens. On parle d’un robot créé dans les années 70, pas d’un fantôme hein, c’est possible qu’il déconne !

Rassurez-vous pourtant cet outil finira par servir une plus juste cause, plus féministe qu’il n’y parait et donner naissance à quelques réflexions bien mieux senties à mesure que l’histoire avance. En outre, si on espère toujours que le mari (Horst, Mark Lewis) pourrait finir découpé par la tondeuse ou cuisiné aux petits oignons, la réflexion de la place de la femme au centre du foyer, à travers deux époques, donnera de bonnes raisons de créer des personnages masculins si exécrables. Il ne le sont d’ailleurs pas tous. Finn ( Joshua Kentara), le fils adolescent ajoute sa touche de sympathie à l’histoire, tout comme sa romance avec Steve (Filip Schnack).

Arrivé en fin de bobine, Cassandra laissera quelques sentiments de trop peu exploité. La présence d’une petite fille par exemple, l’accélération trop rapide des explications du pourquoi du comment, surtout sa fin précipitée et trop rapide. Et son manque de volonté d’aller au bout de ses propositions. Néanmoins, et c’est sûrement le plus important, la série Netflix s’avère être un très honnête divertissement, addictif dans sa forme. Il vaut vraiment le détour et aura sûrement le bon goût d’un petit plat préparé avec amour par une maman. Si celle-ci était l’œuvre d’un savant fou.

Une saison 2 de Cassandra sera-t-elle envisageable ? Il y a peu à parier, puisqu’il s’agissait d’une mini-série et que toutes les questions ont trouvé leurs réponses.  Mais rien n’est impossible quand on rapporte gros sur Netflix.


En mathématique, le chiffre 3 est un nombre parfait. Ce qui veut dire que c’est un nombre dont la somme de ses diviseurs est égale à ce nombre. En musique et pour Last Train, « III », le troisième album du groupe donc, est aussi un nombre parfait. La somme de ses accords y est égale à ses divisions de tons. Le groupe alsacien nous y propose un périple mature et sans concession. Un parcours tout en ruptures où le rock est osé et aimé. Pour trois fois plus de plaisir. On en parle.last-train-iii

Last Train : un nouveau départ

Sur le quai de la gare, ce troisième départ du dernier train se passe plutôt bien. Il faudra s’attendre à un démarrage en grandes pompes et peut-être quelques sursauts, tant son introduction s’amuse à alterner les rythmes. « Home », la maison que l’on transporte toujours avec nous lorsque l’on écoute Last Train offre le premier coup de sifflet d’une galette jusqu’au boutiste. Le voyage jusqu’à la lune ou jusqu’aux bras de nos amis de toujours. La bande de meilleurs potes donnent donc le ton d’entrée. Quelques notes douces et calmes, et boum les coeurs et les rythmes s’emballent, on redescent d’un cran, on repart à toute allure. La fin du titre est un périple à 100 km / h, des boucles et une voix qui monte dans les aigus. Du rock, du vrai, profond, puissant, gutural. Last Train a grandi et s’assume pleinement.

Prendre le train à toute vitesse

Il faut dire qu’en trois opus, le groupe a su se faire des adeptes. Trois albums si on ne compte pas son essai symphonique « Motion Picture Soundtrack » paru au printemps dernier. La bande de Jean-Noël Scherrer n’a pas chômé ! Du symphonique il ne reste pas grande chose sur ce « III ». A part une certitude, Last Train soigne ses arrangements et ses compositions. Les instruments y sont précis et cette fois, ils coupent comme une lame de rasoir. Le deuxième titre nous plonge dans une urgence à vif. Sans jamais dérailler. Certes, on pourrait arrêter les jeux de mots sur cette histoire de dernier train mais même la joyeuse équipe ne s’en prive pas sur son compte Instagram, alors pourquoi le devrions-nous ?

« The Plan » donc, deuxième titre sur notre chemin est sans commune mesure avec « Way out » qui avait permis aux alsaciens de se propulser sur le devant de la planète rock francophone. Le premier cadeau de la formation était rappelons-le plus radiophonique, rock certes, mais avec cette fraîcheur adolescente, des garçons dans le vent en quelque sorte. Aujourd’hui la fougue de la jeunesse et donc de nos garçons passe dans la précision. Plus d’excuses, les classiques ont été digérés.

Like a rolling train

« How does it feel ? » demandait Bob Dylan sur « Like a Rolling Stone », c’est aussi la question que va nous poser Last Train au court d’un titre bien plus doux que ces prédécesseurs. Bien sûr dans la navette Last Train le début ne laisse en rien présager la fin. Alors la montée en puissance vient inviter un tourbillon instrumental  et casser les codes définis en début de titre. Quand le groupe ralenti son tempo c’est pour mieux l’accélérer sur la suite. On n’y rattrape pas tant un retard que les paysage y défilent. How does it feel donc ? C’est plutôt plaisant, merci de nous demander. D’autant plus plaisant que le rock français venait peut-être à manquer de visages, d’icônes et de réelles tentatives ces derniers temps. Last Train trace constamment sa route. Sans se fermer à la tornade post-punk qui sévit actuellement – hello Fontaines D.C et autres Idles- nos amis eux, gardent leur identité. Unique et franchement inspirée par un mélange de Led Zepplin et Queen of the Stone Age. Il y a pire comparatif ! « All to blame » suit le mouvement, un titre qu’avait aussi utilisé en son temps Sum 41. Et le comparatif avec la bande de Wimbley ne s’arrête pas là, puisque le groupe comme du bon vin (mais ne buvons pas trop de vin), avait gagné en précision album après album devenant complètement rock en fin de course et faisant sonner ses guitares bien plus fort.

Last Train et  ses ruptures de ton

Last Train aime particulièrement a casser ses rythmes. On s’y était habitué avec l’immense The Big Picture, sûrement leur meilleur morceau jusqu’ici, sans objectivité aucune -quoi que. Démarrer doucement, monter en puissance, prendre le temps de souffler, repartir plus fort. C’est en cela que le groupe est franchement bon. Et pour autant ne va pas jouer à se répéter. De « This is me trying » et sa phrase obsédante répétée comme un let motiv à « How does it feel », la prise de position, la coupure de style ne se gère pas de la même façon. La production y est soignée. Mais soyons honnêtes, sommes-nous surpris ? Du tout puisque, derrière leurs airs de rockeurs, leurs blagues et leur propositions de boire quelques bières ensemble – alerte talent caché Jean-Noël sait en ouvrir avec absolument n’importe quel objet, il l’a fait avec une bougie devant moi ! true story- se cachent en réalité des musiciens minutieux obsédés du détail. Et voilà qui se sent continuellement sur cet album de 9 titres. The Big Picture est aussi loin. Cette page a été tournée. Ici on vise la précision et l’efficacité de morceaux courts mais pour autant jamais trop rapides. Au plus long, il faudra compter les 7 minutes 30 qui composent le tout dernier morceau « I hate you ».

Pour répondre aux mélodies longues et développées de son dernier né, et sa BO fantasmée, le groupe pose en fin de course un mini-titre. « You’ve ruined everything » qui dure 54 secondes. Et ces secondes sont un temps d’accalmie instrumentale dont les dernières serviront de mise en bouche à son final. il fallait, impossible de ne pas l’admettre, reprendre son souffle après le très rock « One by One », aux allures de classique efficace aux guitares saturées.

Arrivée au terminus

Ceux qui quittent toujours la scène sans une bain d’amour et de francs calins, règle respectée d’ailleurs sur la release au Nouveau Casino, nous laissent donc sur « I hate you ». Comme avec l’intro, comme si ce final tenait à y répondre, on marche sur le pointe des pieds. Le ton y est presque inquiétant, comme si, du calme apparent allait sortir un jump scare. Et pas Pedro le chat qui faisait des siennes, non, une vraie grosse claque musicale qui débarque sans crier gare. Le titre prend le temps de poser son cadre et son décors. Et c’est finalement la batterie, qui choisi de nous accompagner doucement dans cette montée vertigineuse alors que Jean-Noël répète en boucle un doux I hate you… La claque arrive bien mais pas sous forme d’un sursaut, non, elle vient nous cueillir. On grimpe doucement jusqu’à l’aliénation. Le timbre au bord des larmes, à la sincérité alarmante. Last Train a grandi et s’exprime pleinement. La noirceur du morceau pourrait bien évoquer les débuts de Korn, tiens Fontaines D.C s’inspirait du groupe d’ailleurs tout autrement pour son « Romance ». Contrairement aux irlandais nos français ont perdu en cette fin de parcours toute forme de romantisme. La haine semble être un bon carburant. Et comme toujours cette fin de parcours se fait en apothéose.

Il y aurait mille manière de conclure cette chronique, sûrement quelques jeux de mots à faire sur le train, la gare et le contrôleur. Nous sommes désolé.es de vous les épargner cette fois pour dire à la place, qu’avec cet album, au même titre que ceux d’avant, il y a fort à parier que Last Train laissera sa marque dans l’histoire du rock français. La folle ascension de la formation semble inarrêtable . Le chiffre III est celui de l’expression de soi et de l’esprit du libre penseur. C’est vérifié, c’est aussi pour nous  celui de l’espoir de voir un groupe de rock français atteindre tous les sommets.


A l’origine de l’indie, à l’origine même de Fontaines D.C et de toute la vague dublinoise qui déferle sur le rock, il y avait les Smiths. L’un des plus grands groupes de rock du Royaume-Unis, le timbre particulier de Morrissey, les guitares sublimes de Johnny Marr. Les deux hommes ont refusé de se retrouver sur scène. La faute de Marr, en partie puisque c’est celui qui a refusé. La faute du Moz surtout, ses débordements politiques, ses sorties problématiques, ses prises de positions scandaleuses, ont eu raison de l’envie du guitariste à être de nouveau associé à son chanteur. Mais voilà qui n’empêche pas de se replonger à corps perdu dans l’un des plus grands albums de tous les temps, j’ai nommé The Queen is dead. Est-ce le meilleur album des Smiths ? Le débat fait rage alors que les puristes lui préfèrent bien souvent Hatful of Hollow. Pour autant, il reste mon favori. Une excellente raison donc de raconter son histoire et de parler de sa pochette culte avec Alain Delon.

The Smiths The queen is deadThe Queen is dead, vive the queen !

Il ne sont pas les seuls à avoir critiqué la royauté via le titre de leur album. Les Sex Pistols avant eux s’étaient essayé à cette exercice difficile. God Saves the Queen n’avait pas plu à la famille royale et lui avait valu la censure. En 1986, les Smiths tentent à nouveau l’essai avec leur The Queen is dead. Seulement le ton s’y alterne en continu. Sarcasme et humour s’y croisent autant que conversation imaginée avec la reine au cours des 6 minutes 30 qui composent le morceau qui donnera son titre à l’album. Cette façon de jouer la carte de la subtilité, de marcher sur la pointe des pieds sera un bon résumé des paroles de cet opus. Le second titre, par exemple « Frankly, Mr. Shankly », est une giffle au visage du patron de Rough Trade qui empêchait alors Morrissey de rejoindre une major. Pour autant le chanteur prend le temps de se moquer de lui-même et de sa propre ambition, dissimulant en partie son propos.

Le décalage est toujours de mise, la marque de fabrique du Moz pour ainsi dire. Et on la retrouve sur la totalité de cet album. « There is a light that never goes out », la chanson d’amour culte au sonorités si douces parle de mourir aux côtés de l’être aimé. « Vicar in a Tutu » est l’occasion de moquer l’église et « Some Girls are Bigger than Others » en fin de galette deviendra même un hymne anti- grossophobie ! Tout un programme donc.

De la princesse à la reine

Côté écriture le duo Marr / Morrissey fonctionne divinement. L’alternance dans la travail de composition leur permet de réaliser l’album parfait. Nous sommes le 16 juin 1986 lorsque celui-ci voit le jour. Troisième album du groupe qui est alors très populaire, il est aussi le prémisse de sa fin autant qu’il l’aidera à devenir culte. Le single « Bigmouth Strikes Again » qui en est issu lui permet d’ailleurs de se placer en deuxième place des charts. Et puis le prestigieux magazine NME en profite pour en faire trois fois d’affilé, le groupe de l’année.Pour autant, l’existence éclair du groupe formé en 1982, prendra fin un an après la sortie de ce chef d’œuvre soit en 1987. Une révélation de rupture qui sera d’ailleurs partagée à un magazine tout aussi culte et bien de chez nous, les Inrockuptibles, un comble quand on sait que l’amour des Smiths a pousser à la création de ce média. Un amour pour la formation que le journal n’aura eu de cesse d’exploiter et de conter, sélections après interviews et compilations.

Côté création, l’album qui nous intéresse est composé par son duo culte au cours de différentes sessions d’écritures mais aussi de tests sons qui ont lieu alors que The Smiths est en pleine tournée pour « Meat is Murder ». Le succès de cette pépite tient aussi en son chanteur et frontman, rebelle à grande gueule qui s’exprime et s’oppose clairement au gouvernement Tatcher alors en place. Jusqu’au-boutiste, tous les titres qui viennent à la composer constituent des tornades émotionnelles sans commune mesure. Impossible de rester de marbre  face à la beauté des paroles des titres mais surtout du travail de composition, urgent, puissant, toujours à fleur de peau. On y trouve des émotions décuplées. Si aujourd’hui le terme indie a perdu de sa grandeur, étant un four-tout difficile à démêler, à la sortie de « The Queen is dead », il était au contraire, la définition même de ce courant à part. En cause également l’incroyable jeu à la guitare de Marr, génie reconnu de son époque et compositeur au talent incontestable. C’est au cœur de cette alliance que réside toute l’âme punk de la formation. Un guitare sophistiquée rencontre des paroles abruptes et irrévérencieuses qui en font un meilleur moyen de faire passer les messages dans les consciences. Jamais policée et pour autant accessible, la formation saura retourner les esprits de toute une génération et d’autres après elles.

The Smiths et Alain Delon

THE SMITHS ALAIN DELONDifficile de parler de The Queen is Dead sans évoquer la pochette culte du disque qui met en scène Alain Delon. On l’y voit dans un ton vert saturé. Cette image est en réalité tirée de du film L’Insoumis, d’Alain Cavalier. Le film sorti en 1964 profite d’un Alain Delon au sommet de sa beauté. Morrissey ne s’y trompe pas, lui qui aime tout particulièrement les acteurs beaux gosses de James Dean à Jean Marais. Le film parle d’un soldat français qui désobéit pendant la guerre d’Algérie, désertant le front de bataille puis libérant une avocate, otage d’un kidnapping, contre l’avis de ses commanditaires. Coup de feu, coup de foudre et passion au funeste sort font partie du métrage, comme dans tout le meilleur cinéma d’Alain Delon.

L’obsession de Morrissey pour les beaux hommes n’existe pas uniquement sur les pochettes de ses albums. Il se revendique majoritairement asexuel, raconte qu’il aurait finit moine s’il n’était pas devenu une rock star tant il considère le sexe comme une perte de temps. Pour autant dans son autobiographie il confira une liaison avec le photographe Jack Owen.  Et d’ajouter, plus tard, qu’une population LGBT+ dominante règlerait les conflits à travers le Monde : « Les guerres et les armées, et les armes atomiques, sont essentiellement des hobbies hétérosexuels. »

The Smiths is dead

Si l’ambiance en studio était plutôt bonne lors de l’enregistrement de « The Queen is Dead », les tensions étaient déjà existantes. Marr en a déjà marre (jeu de mots obligatoire) de Morrissey. Il le trouve trop imposant, trop présent dans les médias. Les frictions entre ces membres fondateurs ne sont pas les seuls problématiques que rencontre le groupe. Le bassiste Andy Rourke a de sérieux problèmes avec l’héroïne. Voilà qui sonne  le début de la fin. Mais c’est surtout Marr qui souhaite quitter le groupe. Le festival de San Remo en mai ne suffit pas à lui donner envie de poursuivre. Plus tard, il confiera sur le livre « Les Smiths Morrissey and Marr, the Severed Alliance » : « Les Smiths étaient devenus un genre de club où toutes nouvelles influences étaient déconsidérées, voire taboues » . Le guitariste souhaite développer ses influences dance, ses envies d’électro. Il souhaite aussi s’éloigner de Morrissey. Ainsi il restera un seul album à dévoiler pour The Smiths, « Strangeways, here we come » qui sortira après l’officialisation de leur séparation en septembre 1987. D’ailleurs dans son auto-biographie, le guitariste ajoute : « Les Smiths n’auraient pas pu avoir une plus longue durée de vie, compte tenu de tout ce qui distinguait ma personnalité de celle de Morrissey. »

the smithsMarre de Morrissey

Et la personnalité de Morrissey, elle pose aujourd’hui autant problème à Marr qu’au public. Le Moz reste une idole indétrônable mais ses sorties lui valent des appels au boycott à tel point que certaines de ses dates en solo aient dû être reportées. L’anti-royaliste est aujourd’hui un soutien à l’extrême droite britannique et donc au parti For Britain. Mais il choque également régulièrement par ses positions en interview à caractère raciste ou  islamophobe. Ce comportement est aussi celui qui privera les fans d’une réunion scénique des Smiths. La question avait été abordée en 2024 et une proposition officielle avait été faite aux anciens membres de se retrouver en tournée. Johnny Marr avait alors choisi d’y répondre par la négative pour ne plus être associé aux propos de Steven Morrissey.

Malgré tout, « The Queen is dead » reste l’un des plus grands albums de tous les temps. Un monument qui ne souffre d’aucun vieillissement. Au contraire, aujourd’hui encore, il représente le meilleur de la scène indie et continue d’influencer des génération des musiciens. Il est la lumière qui ne s’éteint jamais.

Sur une note très personnelle, je tient à dédicacer ce papier à Evelyne, reine elle aussi partie, qui m’aura permis de découvrir toute la grandeur de ce groupe mythique et qui vivra toujours lorsque je lance un de leurs albums.


 

Entretien avec un Vampire
Entretien avec un Vampire – affiche officielle

Chef d’oeuvre d’Anne Rice porté aux nues dans un film inoubliable en 1994 avec à son affiche Brad Pitt et Tom Cruise, Entretien avec un vampire, a sa place au panthéon des plus belles histoires. Il faudrait attendre un peu, quelques années de mortels seulement pour que l’histoire ressorte ses crocs sous forme de série télévisée. Diffusée sur Paramount et disponible en France via Amazon Prime, le show remet au goût du jour les aventures de Louis, Lestat, Claudia, Armand et les autres en apposant à l’histoire originale quelques nouveaux éléments. L’affaire était d’autant plus compliquée  que le matériaux d’origine regroupait une armée de fans prêts à mordre si l’adaptation n’était pas réussi. Ce ne sera pas nécessaire, la série de Rollin Jones s’avère être un bijoux d’écriture, une merveille de réalisation et l’une des plus belles réussite que l’on aie pu voir ces dernières années. De l’amour tout simplement qui coule dans les veines et fait pulser les cœurs.  Impossible de ne pas vous en parler, tant fascination et emprise ont peuplé le visionnage de ses deux premières saisons

Entretien avec un vampire, de quoi ça parle ?

Un jeune journaliste, Malloy, s’entretient dans une chambre avec un homme élégant, à l’allure aristocratique et au visage blafard, Louis, qui lui fait de bien étranges confidences. Malloy, subjugué par la séduction de son interlocuteur lui demande, à l’aube, de le faire pénétrer dans son monde, celui des vampires. D’après le roman « Entretien avec un vampire » d’Anne Rice. (Synopsis officiel)

Entretien avec un vampire, pourquoi je suis accroc ?

entretien avec un vampire Louis Lestat Claudia
Trois vampires vedettes : Lestat, Louis et Claudia

Le don obscure c’est bien ce dont il est question quand on visionne les deux saisons de la nouvelle série de Rollin Jones. Don, certainement, tant le scénario, parfaitement ficelé vient à vous transporter dans l’univers passionnel de la série, engouffrant sur son passage le reste de l’univers, pour vous laisser vous aussi seuls face à Louis et sa psychanalyse. Obscure, sans aucun doute alors que les noires émotions parfaitement contées, et la violence justement dosées s’invitent à ce théâtre bizarre aussi puissant que captivant.

Contrairement à sa version originale qui débutait en 1791, la version 2022 d’Entretien avec un vampire voit son origine en 1910. Un changement d’époque qui permet de créer un nouveau Louis et de pourtant faire parfaitement échos au propos qu’abordait le texte premier. Notre Louis de Pointe du Lac est un descendant d’esclave, homme noir à la Nouvelle Orléans, ce statut fera échos à la version d’origine et à la traite d’esclaves dont le personnage est coupable. Redoutable homme d’affaires, Louis tient un bordel et les affaires prospèrent. Tout comme le racisme omniprésent qui dégouline de chaque recoin d’une ville où la liberté vient en réalité avec un prix. Obnubilé par le succès, le besoin de prouver qu’il ne vaut pas moins qu’un autre, il en oubliera l’humanité des femmes qu’il prostitue. Ce fait particulier, bien que brièvement évoqué est d’ailleurs l’un des axes narratif central de notre histoire. D’axes il y en a finalement deux, la quête de rédemption qui passe autant par la haine de soi que par celle pour celles et ceux qui nous ont créés, mais aussi, l’acceptation de soi dans son entièreté qu’importe votre nature profonde.

Quête de soi en miroir

Nul besoin d’être comme Louis ( incroyable Jacob Anderson) responsable des pires atrocités pour s’identifier à son envie de bien vivre et sa soif de réussite qui le poussent au pire. Le choix de changer la couleur de peau de notre narrateur s’avère donc particulièrement perspicace et intelligemment amenée et permet de mettre en scène les horreurs du racisme, de rendre la monnaie de leur pièce aux bourreaux mais aussi d’exploiter les conséquences qu’ont les préjugés sur les âmes.

Puisque, nous le disions, loin de la simple interview, Entretien avec un vampire, tient bien plus de la psychanalyse collective,  tant la juste écriture va venir titiller le spectateur et l’envelopper dans un banc d’émotions qui pourraient être siennes sans pour autant avoir le vécu d’un vampire de plusieurs siècle.

psychanalise aux dents pointues

entretien avec un vampire sérieLe journaliste que l’on connait, Daniel Molloy ( Eric Boosian),  a bien connu Louis en 1973 comme le veulent livres et films ( même si là aussi les époques changent passant des années 90 aux 70’s). De cette rencontre né un conflit entre les hommes. Louis attaque le journaliste lorsqu’il lui demande de le transformer et l’affaire reste en suspens. En 2022, voilà pourtant que les hommes se retrouvent pour écrire les mémoires du vampire qui se sent coupable et porte le poids du Monde sur ses épaules. Dans sa forteresse à Dubaï, alors que les richesses peuplent le récit, les certitudes s’effondrent. La véracité et l’exactitude d’un texte déjà hautement subjectif sont sans cesse remis en question. Peut-on croire la mémoire de notre narrateur ? Les actions découlent de plus de son ressenti. Un ressenti qui a évolué entre la première rencontre de 1973 et l’époque actuelle. Au lieu d’un moment neutre, nous voilà au cœur d’un tourbillon émotionnel, parfaitement composé et digne de l’opéra dont raffole Lestat, acte après acte. Le résultat à fleur de peau permet au spectateur de se laisser complètement embarqué dans les turpitudes et souffrances d’un homme auquel il s’attache tout particulièrement. D’autant plus que le jeu d’acteur et les traits angélique de  Jacob Anderson viennent à parfaite un personnage complexe qui a autant sa part d’ombre que de lumière. Au travers des époques, au travers du rejet pour sa condition de vampire, Louis peuple autant son récit de colère , de haine que d’amour. La série Entretien avec un Vampire n’est par ailleurs pas la première a utiliser le mythe vampirique pour faire échos aux pires travers humains. True Blood abondait, au moins à ses débuts en ce sens. Son simple générique permettant d’ailleurs de le souligner en une phrase « God hates fangs », pouvait-on y lire,  dont il sera facile de juger le caractère abjecte si l’on en retire une seule lettre. Ici, la bigoterie humaine parait prise de haut par le statut tout puissant de vampires, eux-mêmes semis divinités mais divinités torturées pas plus à même de régler leurs conflits internes. D’ailleurs de cette hauteur, il sera aussi question de sexualité, quête de la propre sienne pour Louis, vampire, noir, homosexuel. Et de répondre à l’intolérance avec poésie, sauvagerie et toute la violence qu’elle nécessite.

Une fable queer qui s’assume enfin pleinement

entretien avec un vampire Louis de pointe du lac Lestat de Lioncourt
Louis de pointe du lac et Lestat de Lioncourt

Une violence nommée passion. Ne nous y trompons pas, c’est bien d’une histoire d’amour féroce qu’il est question dans Entretien avec un vampire. L’amour entre deux hommes, ravageur, sulfureux, torturé, magnifique, insoutenable, toxique, puissante, triste. Et la de la peur profonde de la solitude, celle d’êtes qui vivront éternellement comme le reflet de notre peur d’être seul.es. Ces deux hommes se sont le réfléchi, conscient, humain aux nombreux travers Louis et Lestat, la magnifique, l’irrévérencieux. Si captivant qu’on l’aime, le déteste, le craint, le plaint. Sommes nous spectateurs psychanalistes comme notre journaliste vedette du regard que l’on porte sur cette histoire ? L’amour passion est-il toujours dangereux ?

Il n’y a pas de secret, la relation amoureuse entre Lestat et Louis existait comme une forme de sous-titre discret dans le matériel d’origine d’Anne Rice. L’homohérotisme s’y faisait discret, pointant le bout de son nez à demi-mots voir à quart de mot pour ne jamais révéler son nom. Ici, enfin l’histoire perd les barrières qui lui étaient également faites dans le film des années 90. Preuve que la société à évolué, la beauté n’a plus à se réserver à l’hétérosexualité, ouf enfin ! On peut maintenant compter avec fougue les histoires d’amour de toutes les sexualité, laissant la porte ouverte à l’amour avec un grand A. L’amour passion avec Lestat trouvera par ailleurs sans trop spoiler une réponse sage avec Armand mais finalement celui qui est supposé ne pas blesser ne cacherait-il pas ses travers dans ses plus sombres cercueils ?

Les liens du sang

Voilà qui rendra la relation de nos deux protagoniste beaucoup plus forte profonde. Cette relation, elle est pourtant avant tout malsaine. Le personnage de Lestat étant l’amant le plus attentionné et le bourreau de Louis. Lui si épris et pourtant si accablé d’être entièrement sous emprise. Mais qui des deux est le véritable bourreau de l’autre ? Finalement la narration d’un point de vue qui évolue lorsqu’il est confronté aux questions de Molloy, permet de n’adopter qu’un point de vue pour mieux le laisser évoluer alors que la lumière du jour pointe doucement le bout de son nez. Entretien avec un vampire prend en effet le temps de raconter un éveil à sa sexualité, à opposer le regarde du Monde à un coming out complexifié par son époque (ses époques même / mais aussi le comin off age). Le double standard d’un discours produit en 2022 et le regard d’un homme de 1910 y est d’autant plus intéressant. Si être un vampire fait de Louis une minorité, sa force renvoie sans condition à la douleur d’un rejet de la société. D’ailleurs c’est peut-être de là et des épreuves que vient sa plus grande force. Comme souvent avec les vampires ( quand c’est bien écrit), le fantastique sert à raconter une histoire plus profonde et plus humaine. Côté érotisme, si la pilote prend le plie de montrer son récit, le reste de la série s’assagit rapidement. Une notion un brin regrettable tant il est plaisant de voir des vampires utiliser leur sensualité, celle-là même qui fait partie de leurs caractéristiques pour quiconque aime à suivre ce mythe. Toujours est-il que bien des fois, le rejet de la société rappelle par des répliques bien senties que c’est bien l’intolérance qui est abjecte et qu’elle seule doit être condamnée. En ça, le sang versé sert d’exutoire. Un fameuse réplique de Lestat lors du procès de la saison 2 fera ainsi office de réponse générale à la bigoterie tout comme la première scène entre les deux hommes vampirisés qui prend sa place dans une église. Il n’y a rien à confesser, à se faire pardonner, celui qui juge, impose la prière est la coupable qu’il faut punir. Et il sera puni, épisode après épisode. Lui et ses basses convictions humaines.

La toxicité a la vie éternelle

En explicitant la relation amoureuse entre nos deux protagonistes, la série va pouvoir développer les rouages d’une relation conjugale toxique, parler de la dépendance affective, questionner ce qu’est l’amour véritable. Lestat, exubérant, dangereux, toxique va à de nombreuses reprises charmer autant les spectateurs que nos protagonistes. On en vient à lui pardonner, ses folies, ses excès, son plaisir à tuer et ses maltraitance. Et à mesure que c’est chose faite, via le personnage de Louis, et les questions de  Molloy, on finit par se demander, se questionner, s’en vouloir d’autant se laisser séduire. Serions nous aussi enclins à chercher des excuses au bourreau s’il nous est présenté sous les plus beaux traits ? Est-il lui aussi victime de son passé ? De son créateur, de son apprentissage, de ses peurs, de son amour ? Pour ne pas créer de monstres alors il faudra couper le mal à la racine.

Des adolescences

entretien avec un vampire claudia
Claudia de Lioncourt

Finalement au court de deux saisons, la série et son rythme progressif viennent à conter un éveil, une trajectoire de vie. Le personnage de Claudia, éternelle adolescente apportera elle aussi à sa touche de mordant à un récit qui sert le coeur. La fille peut elle garder ce rôle ? Comment des parents peuvent-ils accepter de voir l’enfant grandir ? Prend-on finalement plaisir à enfermer les générations qui nous suivent dans un rôle d’éternel enfant ?

Rien n’est épargné dans cette version d’Entretien avec un Vampire où les pires monstres se font aussi victimes en des cycles infinis. Les agressions sexuelles, les méfaits de la guerre, la honte que l’on doit laisser aux femmes, le rôle du parent s’ajoute à un récit aussi dense que lisible. D’ailleurs il serait grossier de ne pas parler de Madeleine, punie et persécuter pour avoir aimer un allemand pendant la seconde guerre mondiale. Il ne faut jamais juger l’amour nous dit la série. C’est lui qui met un terme à l’adolescence lorsqu’il est accepté. Louis a bien des travers adolescents en en voulant à son créateur, en cherchant à s’émanciper du groupe et de son statut. Le public est toujours pris à partie. Le Théâtre des Vampires de la saison 2 permettant un clin d’oeil bien senti au film dans le film. L’histoire est écrite de longue date, nous ne pouvons la changer, nous ne devons simplement la juger mais la ressentir. La série de regarde de bout en bout sans jamais perdre de son mordant, nous unissant par les liens du sang au sort de nos protagoniste. Du sang il y aura.

Entretien avec un vampire, qu’en est-il de la saison 3 ?

La série a été renouvelée pour une saison 3 en juin 2024 et promet son grand retour en 2025 sans qu’une date exacte n’aie été communiquée à l’heure où j’écris ces lignes. Toujours est-il qu’elle ne saura que se faire trop attendre, et se ressentir comme des siècles. Pour ce qui est de l’histoire ? Elle se concentrera sur Lestat le Vampire, magistral Sam Reid, à la beauté hors normes. Pour patienter, reste à se mettre sous la dent le communiqué officiel qui suit ce texte. D’ici là, regardez d’urgence les deux première saisons d’Entretien avec un Vampire, on vous promet que vous nous remercierez de ce conseil pour l’éternité.

« Lorsque vous achetez les droits des 18 romans d’Anne Rice qui se sont vendus à plus de 150 millions d’exemplaires, dans vos rêves les plus fous, vous espérez que cela donnera une série aussi bonne. Ce qui a été fait avec ces histoires et ces personnages a dépassé toutes nos attentes. Nous avons hâte de voir où cette équipe créative amènera la série » commente le diffuseur américain.

AMC a déjà livré le synopsis de la saison 3 : « Irrité par la représentation superficielle du best-seller trash Interview With The Vampire, le Vampire Lestat met son histoire au clair d’une manière que seul le Vampire Lestat peut faire – en créant un groupe de musique et en partant en tournée. Gabrielle. Nicolas. Magnus. Marius. Ceux qu’il faut garder. Ils rejoignent Louis, Armand, Molloy, Sam, Raglan, Fareed et d’autres dont nous ne pouvons pas encore vous parler dans un pèlerinage sexy à travers l’espace, le temps et les traumatismes. »

Entretien avec un vampire, saison 3, bande-annonce