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Julia Escudero

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Hier soir tu étais en concert et d’ailleurs c’était bien cool. L’artiste s’est donné, a parlé avec son public, il a même chanté tes titres préférés. Toi dans le fond de la salle, tu as commencé par danser timidement pour ne pas renverser ta bière. La chaleur est montée, normal en ce moment il fait très chaud. La pinte dument avalée, te voilà plus proche du premier rang, tu danses avec plus d’assurance, prends quelques photos, chante fort et faux, rigole à gorge déployée avec ta copine.

D’ailleurs pour en parler tu prends même quelques verres à la sortie du fameux show le tout avec quelques mozza sticks à la cool. La conversation est intense, les minutes défilent trop vite.

Et voilà qu’au milieu de cette discussion, ton amie te parle de ce nouveau café le Jones Brothers Coffee.

C’est une bonne chose, le café tu aimes ça, d’ailleurs bien avant l’arrivée de Starbucks en France, tu rêvais de ces gobelets blancs immenses pleins de cette agréable mixture. Depuis le débarquement du géant dans l’hexagone, le café est devenu un art et nombreux sont les producteurs à se lancer dans l’aventure. Seulement, au milieu de tout ça comment faire le tri?

jones brothers

C’est le lendemain et tu rêve de ton premier café pour te réveiller, ton second pour aller avec ta cigarette et écrire tes papiers, comme dans “Californication” un peu, ton troisième parce que c’est cool après manger. Heureusement chez Jones Brothers Coffee, ils sont sympas, ils t’ont envoyé un petit paquet avec cinq de leurs saveurs, des capsules adaptables aux machines Nespresso, et une petite tasse pour aller avec. Tu goûtes l’Elevate, les capsules bleus, doux et léger qui réveille doucement, ça aide à écrire, à raconter le concert sur papier, à parler festivals et cinéma, ça aide à te focaliser.

Bien loin de la planète Starbucks (reconnaîtras-tu cette micro référence à “Fight Club”?) cette marque globe-trotteuse est crée par des indépendants qui mettent un point d’honneur à créer des cafés d’origine, cultivés par des producteurs du Monde entier. Dirigée par le gallois d’origine Richard Jones, cette marque est basée à Amsterdam, bha oui un coffee à Amsterdam ça peut aussi être un lieu où boire un café mon petit coquinou. Son but depuis plus de 15 ans? Démocratiser le bon café en Europe. Pour se faire, il propose un breuvage 100 % arabica issu du commerce équitable et a même crée son bar à espresso dans ses locaux aux Pays-Bas. Désireux de proposer des idées, l’équipe propose même des recette à base de café comme le iced latte sur son site internet et bientôt des recettes alcoolisées histoire de rigoler et d’avoir de l’énergie en soirée. Que du cool. Le second café de la journée, le Gigolo remplace tes croissants, normal riche en goût il possède une note de caramel et de chocolat, le troisième, l’Enigma est fruité et léger pendant que tu penses à ce que tu vas écrire sur la très dense nouvelle saison de “The Handmaid’s Tale” parce qu’après avoir pleuré sur l’épisode 11 de la saison 2, il faudra en parler. Pour l’heure The Growlers passe dans tes oreilles, et il y a encore bien des choses à dire sur la dernière performance d’Asaf Avidan. Une tasse de plus et on en parle.

jones brothers

Ce contenue n’étant pas sponsorisé- et non, on peut parler d’une marque juste parce qu’elle est bien sympa- je te conseille de tester quelques capsules, en livraison partout en France. Rendez-vous sur le site Internet pour tester tout ça.

13 juin 2018, le Champs-Elysées film festival bat son plein. Sur la célèbre avenue parisienne de nombreuses banderoles à l’effigie de Marilyn Monroe rappellent que l’évènement fait vivre le cinéma indépendant dans la capitale le temps d’une semaine. Le message est bien passé.

Pour preuve, les salles de l’avenue sont prises d’assaut par  professionnels et amateurs. Au cinéma du Publicis qui jouera “C’est qui cette fille”, le file d’attente est sans fin.

En attendant, le festival désireux de s’assurer que le public passe le meilleur moment possible, a envoyé ses émissaires  qui proposent de remplir un questionnaires de satisfaction. Les places se font rares et la séances est rapidement complète. Ceux munis d’un des précieux tickets se ruent à l’intérieur. Côté Lincoln c’est “Contes de juillet” qui sera joué. Devant les deux salles, le tapis rouge est installé. Les équipes des deux films présents sur place attendent impatients, la réaction d’un public de bonne volonté. A la suite de quoi, tout ce beau monde se donnera rendez-vous à l’after sur le rooftop du Publicis…

C’est qui cette fille ? : Liaison semi-fatale

Gina, hôtesse de l’air en escale à Paris, et Jérôme passent la nuit ensemble après une soirée bien arrosée. Soudain Gina est partout : au bar où Jérôme travaille, dans la rue où il habite, et même dans l’appartement qu’il partage avec sa petite amie Clémence… Gina est décidément folle de lui, et ira jusqu’au bout pour le conquérir… Comme vous avez pu le voir avec le mauvais jeu de mots du titre et le synopsis, la comparaison avec le film d’Adrian Lyne est facile… Et on va tout faire pour ne pas tomber dans le panneau!

Même s’il est rageant de constater que le film souffre d’assez nombreux défauts qui éclipsent les quelques promesses qui s’offrent à nous tout au long des 83 minutes. L’interprétation est de qualité, tout particulièrement pour les quatre principaux rôles (Lindsay Burdge, Damien Bonnard, Esther Garrel et Lola Bessis). Mention spéciale à Esther Garrel qui réussit à faire exister son personnage de rockeuse ex/reconquête de Jérôme en une poignée de scènes seulement. Si la gestion des gros plans par le metteur en scène Nathan Silver peut sembler hasardeuse dans la première moitié du film, la deuxième moitié du métrage donne lieu à des plans beaucoup plus maîtrisés, notamment au niveau de l’éclairage. A noter la bonne idée du script, sous exploitée, des deux danseuses du club ou travaille Jérôme qui tout au long du film proposent à leur patron des idées de mises en scène plus délirantes les unes que les autres. Beaucoup de points positifs pour ce film qui nous met en scène le basculement vers la folie du personnage de Gina, subtilement interprétée par Lindsay Brudge (aperçue il y a quelques temps dans un des segments de XX)

film C'est qui cette fille ? 2018 Champs-Elysées film festival

Malheureusement, tout cela n’empêche pas le film d’avoir quelques défauts majeurs et de ne jamais réussir à les surmonter. La faute principalement à des personnages, au final jamais vraiment sympathiques et auxquels il est difficile de s’identifier que ce soit Gina ou Jérôme. Ensuite, il y a la désagréable sensation que le film ne progresse pas au delà de son postulat de base : une fois que vous avez lu ce synopsis, sans spoiler, vous avez pratiquement tout vu. Enfin, le fait que le film se cherche constamment entre son coté décalé et un aspect plus sérieux de la situation empêche de vraiment “rentrer” dans l’histoire et de s’y impliquer. La narration de la toujours excellente Anjelica Huston n’aide malheureusement pas à ça, surlignant les enjeux dès le début du film et freinant par la même occasion le spectateur pour qu’il puisse s’impliquer émotionnellement dans l’histoire.

 

LE SOLEIL DE JUILLET S’INVITE DANS VOS SALLES OBSCURES 

Nous avons aussi découvert le prochain film de Guillaume Brac, Contes de Juillet, projeté au Lincoln à 21 heures.
Le réalisateur en personne prend la parole pour présenter en quelques mots ce film qui est né d’un atelier avant de devenir un projet de moyen-métrage.
En deux parties, Contes de Juillet est un film qui prend le temps d’apprécier ses personnages et leurs défauts.
La première partie intitulée L’amie du Dimanche se veut très centré sur ses personnages et traite de sujets banals, d’une journée de repos les pieds dans l’eau et d’amourettes naissantes.Si cette première partie donne un sentiment d’enfermement, la seconde partie élargit le champ des possibles. Hanne et la Fête Nationale met en scène le melting-pot culturel, l’ouverture d’esprit, aborde la confiance en l’autre, la fidélité amicale, la frontière entre l’amour et l’amitié. Les personnages sont sublimés par un regard bienveillant de réalisateur qui réussit d’un coup de maître à nous faire aimer autant chacun des personnages. Et même plus, à nous faire détester le personnage principale que l’on défendait jusqu’alors depuis près de 30 minutes.Il faut l’avouer, techniquement le film n’est pas réussi, le son sature a de nombreuses reprises si bien que l’habituellement sexy accent italien nous parvient comme une abeille dans les oreilles. La lumière et l’image également montrent un tournage qui s’est laissé dépasser par ses moyens.Une gêne émane également des acteurs de par leur gestion du corps, comme s’ils cherchaient à disparaître de cadres qui ne veulent pas les contenir.

contes de juillet Champs-Elysées film festival

De par le titre, Contes de Juillet fait un hommage appuyé aux films de Rohmer et plus particulièrement à Conte d’été notamment par le montage. Mais je le rapprocherais également volontiers de Partie de Campagne de Renoir, pour ses cadres et pour les décors de la première partie, le lac, les canoës, les personnages masculins…

Après un passage au festival de Locarno et les Champs Élysée Film Festival, Contes de Juillet sortira en France le 25 juillet 2018.

Tout doux, tout doux… Radio Elvis s’empare du rooftop de Publicis

 

Il est 22 heures et il faut faire vite. Munis d’un pass pro comme d’un pass public pour toute la durée du festival, tout le monde ne pourra pas monter sur le toit du Publicis pour y célébrer cette troisième journée de festival. Le lieu est sublime, un vestiaire gratuit accueille les participants de l’after. Une première salle intérieure propose du pop corn salé et sucré ainsi que quelques petits fours à déguster. Dehors, un bar attend festivaliers et VIP qui se pressent, prêts à faire la fête. Au programme, vin, bière, coca… et Radio Elvis. Mais avant le retour sur scène du groupe français après 8 mois d’absence, l’heure est à l’émerveillement. Si les rooftops sont aujourd’hui à la pointe de la mode parisienne, faute de place en extérieur, celui-ci est bien l’un des plus beaux de la capitale. La pluie de cette journées, en ces temps de moussons a laissé place à une douceur de saison. En face de nous, l’Arc de Triomphe s’élève fièrement. Si l’on oublie parfois les merveilles de la ville des lumières, si le nombre trop élevé de touristes pousse les parisiens loin de la plus belle avenue du Monde, ici dans les hauteurs, elle reprend ses lettres de noblesses. la vue est à couper le souffle. La verdure donne un cachet authentique à ce lieu magnifique, sur lequel défile le top du cinéma indépendant franco-américain en tenue de soirée.

radio Elvis Champs-Elysées film festival

Radio Elvis très attendu monte enfin sur la petite scène promise. Le trio semble particulièrement apprécier ses retrouvailles avec un public conquis. “Nous allons vous interpréter de nouveaux titres.” promet le chanteur. La nouveauté à du bon et la musique rassemble. Comme toujours grâce à elle, les barrières se fissurent et se rompent. Ceux qui font le cinéma dansent aux côté de ceux qui l’aiment, sur les même notes en respirant la même brise. Les nouveaux morceaux sont dans la veine de ce que Radio Elvis sait faire de mieux: poétiques, dansants, parlants. Avec ses petites lunettes rondes qui ont fait son image, notre chanteur s’approche de la foule, lui chuchote à l’oreille ses mots. Pour l’unir encore un peu plus, le voilà qui reprend Bashung. Le pari est une réussite. “Solarium” et “Les Moissons” sont également de la partie pour le plus grand bonheur général. le showcase touche bien trop vite à sa fin. Alors que les bières passent de mains en mains et que le photobooth est pris d’assaut, Piège à Garçons débarque pour un DJ set qui colle parfaitement à son élément. On danse sur “Murder on the dancefloor” avant de quitter ce lieu magique. Point de tristesse à avoir, les festivités continuent et ce jusqu’au 19.

Texte: Alexandre Bertrand, Philippine Berda et Julia Escudero

I AM STRAMGRAM 2018 album tentacles
DR I AM STRAMGRAM

« Trois baudets » pour trois concerts. Dans ce petit théâtre à deux pas de la Machine du Moulin Rouge et de la Cigale, la programmation mise sur les artistes francophones pour des soirées conviviales et originales où de très jeunes talents se frottent aux artistes connus. Trois artistes aux styles très variés pour trois concerts : une quinzaine de minutes pour le premier, trente pour le second et une bonne heure pour le dernier. Reportage sur la soirée du 6 juin 2018 avec à l’affiche Victor Osair, Fictions et I AM STRAM-GRAM

Osair et Fictions : chanson à cors et pop-electro galactiques

fictions

La salle est petite et c’est pour cela qu’on l’aime. À peine calée dans notre siège, Victor Osair monte sur la scène, guitare à la main, accompagné… de deux cornistes aux patronymes aussi originaux que leurs instruments : Jean Wagner et Hippolyte de Villèle. La voix de Victor est posée, le style élégant. Les textes s’envolent en même temps que les envolées pénétrantes des cors qui s’accordent parfaitement à la chanson à texte de Victor, construisant subtilement un décor quelque peu dramatique.

Une petite pause plus tard, nous voilà en face de Fictions. Jeune duo au style un peu ado, lui au chant, elle derrière une basse. Le ton est donné dès le premier morceau. Fictions veut nous faire danser aux sons des années 80. Des basses rythmées, des petites lancées de synthétiseurs, les chansons de Fictions ont des airs de soirée de fin du monde. La voix écorchée nous emporte dans un univers oscillant entre mélancolie et électro intergalactiques. Fictions fait bouger les têtes et les jambes. Une très bonne surprise. 

I AM STRAMGRAM, quand la magie opère entre musique ambitieuse et intimiste

Les spectateurs vont et viennent et ceux qui restent ont alors la chance de voir l’apparition d’I AM STRAMGRAM qui clôturera la soirée. Vincent Jouffroy arrive souriant, décontracté, à l’aise sur la scène. Quelques présentations et blagues plus tard avec son unique acolyte à la batterie, le concert commence et c’est le moment de se prendre une claque.

I AM STRAMGRAM démarre doucement par Safes. Le Bordelais chauffe sa voix à fleur de peau sur cette balade mélancolique évoquant le temps qui passe. Sa voix, souvent répétée par effet, comme un tourbillon à l’infini, transporte immédiatement. Ils ne sont que deux sur scène, mais remplissent tous l’espace. Le timbre est chaude, les textes en anglais surprennent par quelques phrases en français soufflées avec les tripes. Arrive la chanson Camelia, I AM STRAMGRAM nous emporte alors définitivement dans son monde lyrique et nostalgique bien à lui. Tout au long de sa performance, la guitare folk aux arrangements electro et les chants planants l’accompagnent, nous plongeant dans un univers construit de rêves éveillés, de regrets et d’espoir.

Un brin de folie pour un concert tout en délicatesse
i am stramgram trois baudets paris

Puis Vincent hésite, mais se décide à nous offrir un morceau qui va crescendo où la guitare sèche se fait rock balançant du riff furieux en une décharge d’émotion. L’énergie est libérée, la salle est captivée. Vincent, décidément doté de multiples talents qui ne cessent de nous étonner, s’amuse de sa prestation. Pour calmer le jeu, il entame Saut de ligne, chanson douce traitant du thème surprenant des « scripts doctors » (auteurs qui améliore les scénarios), suivi d’une chanson d’amour où la douceur des cordes doublée au chant poignant de Vincent font une fois de plus son effet. Les morceaux s’enchainent ensuite avec toujours cette envie de nous faire partager cette musique à la fois ambitieuse et intimiste.

Le concert se finit sur Pack your toys. Un goodbye tout en délicatesse qui me donne qu’une seule envie : revenir pour un prochain concert.

On vous en avait déjà parlé et on est toujours aussi content de le faire. Retrouvez quelques sessions acoustiques et l’interview de Vincent par ici !

 

le groupe The Kooks

 

The kooks est de retour! Les petites merveilles du rock anglais et leur chanteur à la voix inoubliable n’ont pas pris une ride. Après une tournée à guichets fermés au Royaume-Unis, ceux à qui l’on doit le cultissime “Naive” ou le sublime “Ooh la” souhaitent mettre la barre très haut avec une nouvelle galette prévue pour le 31 août 2018. Ce qui peut en un sens ressembler à une éternité quand on attend.

pochette de klet's go sunshine

Intitulé “Let’s go sunshine”, il promet si l’on en croit les premiers éléments communiqués par son communiqué de presse, des sonorités intemporelles, traitant d’innocence perdue, de relations qui se meurent et de processus de guérison suite à une rupture. Tout un programme pour nos rockeurs qui veulent faire de ce cinquième opus l’album de la maturité. Quoi que quand on y pense, leur premier “Inside In, inside out” avait déjà placé la barre si haut en 2006, alors que la jeunesse en cuir chantait ses hymnes cigarette à la bouche, que rester sur cette même ligne qualitative promet déjà un pure moment de musique rodée. S’il s’agit de se dépasser, comme ça a été le cas sur chaque nouvelle opus, Luke, le chanteur a mis toutes les cartes de son côté. Il explique d’ailleurs son processus créatif:

 

Avec cet album, nous voulions définir qui nous étions. Le début fut difficile, nous sommes rentrés en studio en 2015 en continuant le chemin entamé avec notre album précédent Listen et nous avons réalisé que ce n’était pas ce que nous voulions faire et que ce n’était pas vraiment les Kooks. Nous avons donc tout recommencé. Je suis vraiment parti en mission pour écrire les meilleures chansons que je n’avais jamais écrites, avant de les montrer au groupe. Je sortais d’une période difficile suite à une séparation puis je suis tombé amoureux au milieu de l’album, les paroles reflètent cela. De ‘Fractured And Dazed’ à ‘No Pressure’. C’est notre album le plus excitant et il devrait vous faire danser”

 

 

Plutôt que de vous demander de les croire sur parole, The Kooks, vous proposent déjà de découvrir leurs deux premiers singles, “No Pressure” et “All the Time” qui tiennent toutes leurs promesses. Ecoutez les, un morceau vaut après tout mieux que mille mots.

No Pressure

 

“All the Time” est quant à lui en écoute ici.