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Julia Escudero

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Petit génie de la musique actuelle, Chris Garneau  sait mélanger les styles combinant des éléments de folk, de pop et de baroque. Cet américain, qui a passé son école primaire en France, nous livre depuis 12 ans des compositions variées et en perpétuel transformation. Chris Garneaest de retour avec une vision plus sage, romantique son nouvel album YOURS.

A l’occasion de la sortie du single “Torpedo” le 19 septembre 2018 et de son album, “YOURS” LE 09 NOVEMBRE (The Orchard), Chris Garnau fera une tournée française :

SEPT 19 / TOURCOING @ HOSPICE D’HAVRE
SEPT 21+22 / HAMBURG @ REEPERBAHN FESTIVAL
SEPT 25 / LONDON @ SEBRIGHT ARMS
SEPT 26 / PARIS @ POINT EPHEMERE
SEPT 27 / LYON @ EPICERIE MODERNE

Pour jouer et GAGNER DEUX PLACES pour son concert au Point Ephémère rien de plus simple, vous pouvez:

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Alors bonne chance à toutes et à tous!

 

Etrange festival 2018

C’est la rentrée à Paris et avec elle le lancement de l’Etrange festival qui pour la 24ème fois met à l’honneur films étranges et hors normes dix jours durant au Forum des Images. Du 5 au 16 septembre 2018, l’évènement accueillera le meilleur d’un cinéma à part venu du Monde entier.

Anna and the apocalypse: un amuse bouche en musique

Anna and the apocalypse Etrange festival 2018

Mais passons maintenant au cœur du sujet de l’Étrange Festival : Le cinéma. En guise d’ouverture, le court métrage d’animation Bavure de Donato Sansone est une belle entrée en matière. Au programme, l’histoire de la vie, l’Univers et une invasion extraterrestre en moins de cinq minutes chrono! Original et très beau esthétiquement parlant, il remplit parfaitement son oeuvre de mettre en appétit pour le film d’ouverture du festival, qui lance aussi la compétition internationale : Anna and the Apocalypse.

En première française, le réalisateur écossais a l’accent prononcé présente rapidement le film et voici l’Etrange Festival qui commence pour de bon et qui pour le coup porte bien son nom…

Une invasion zombie. Tout le monde connait de nos jours. Que l’on ait été sensibilisé à la chose depuis Romero ou The Walking Dead. Mais mêler comédie musicale et invasion zombie ce n’est pas banale! S’il fallait “pitcher” ( à la truelle façon petite fille dans la cave de la Nuit des Morts Vivants), Anna and the Apocalypse, cela pourrait donner : quand Glee rencontre Shaun of the dead… Original, me direz vous? Dans le genre du film de zombie qui commence à tourner à vide à force d’avoir été surexploité ces dernières années, c’est une intention rafraîchissante. Mais les bonnes intentions ne font pas tout malheureusement…

Pour parler du film, trois choses sont à voir : l’aspect comédie musicale, l’aspect “comédie horrifique” et enfin le mélange des deux est harmonieux. Une des grandes forces de Anna & The Apocalypse est d’être techniquement irréprochable, notamment au niveau des morceaux chantés. Les acteurs interprètent leur partition de façon convaincante et comme dans toute bonne comédie musicale, les textes sont assez bien tournés pour retranscrire à la fois les motivations et préoccupations des personnages, mais aussi pouvoir être appréciés séparément.  Rien à redire pour la partie musicale donc. Pour la partie “comédie horrifique”, c’est autre chose. Si la référence avec le Edgar Wright de Shaun of the Dead est plus qu’évidente, voire très très appuyée au niveau de certains tics de mise en scène, les scènes de comédie en tant que telles souffrent d’un léger problème de rythme, ce qui désamorce beaucoup d’effets comiques potentiels. Néanmoins, si cela empêche clairement le film d’atteindre son illustre aîné et modèle, cela ne l’empêche pas de faire passer un agréable moment au spectateur.

Est ce qu’Anna & The Apocalypse est un bon film au final? Oui. Il sait distiller assez habilement sa part de fun en étant techniquement maîtrisé et en respectant ses personnages/archétypes. Une bonne entrée en matière décomplexée pour la 24ème édition de l’Étrange Festival.

Perfect Skin: Je t’ai dans la peau

Perfect Skin Etrange festival 2018

Deuxième partie de soirée pour l’Etrange festival qui lance dans sa salle 500 “Perfect Skin” de Kevin Chicken. Inspiré du court-métrage du même nom, le film part du pitch suivant, tel que donné par le festival lui-même:

Katia, une jeune fille au pair, arrive à Londres et croise la route d’un tatoueur américain très vite fasciné par sa peau, qui ferait une toile idéale pour ses créations…

De quoi donner envie à un public averti qui porte un intérêt certain au torture porn. C’est pourtant d’une manière bien plus élégante que Chicken gère son sujet. Si le tatouage est un art, c’est avec cette même passion pour l’esthétisme qu’est traité le film. Les plans, et les images, tout y est magnifiquement travaillé.

Le sujet en lui-même cache bien des facettes: les limites de l’art, le corps, sa possession, la relation avec un agresseur. De quoi tenir un sujet solide. Et si l’on ne s’ennuie pas une seul minute devant cette œuvre dérangeante, le film peine à atteindre le paroxysme de ses ambitions. Les traces du court-métrage et de son envie de raconter une histoire rapide se font ressentir. Une fois Katia enlevée, quelles sont les réelles envies de notre kidnappeur? Jusqu’où ira-t-il?

Jusqu’à fournir au spectateurs quelques scènes éprouvantes qui resteront gravées dans les mémoires. Le film de par l’actualité fait également douloureusement échos à un fait divers terrible. Une jeune fille a en effet été retenue en otage plusieurs jours durant par une bande d’hommes qui après l’avoir violée et torturée à de nombreuses reprises l’ont tatouée sur tout le corps. Qui a dit que la fiction allait plus loin que la réalité? Ces faits en tête difficile donc, de ne pas prendre à cœur le calvaire de la belle Katia qui tente avec force de comprendre les intentions d’un ravisseur persuadé de rendre service et de faire de la jeune femme une véritable œuvre d’art.

Reste pourtant la sensation de rester sur sa faim tant certains rebondissements sont couramment exploités dans le cinéma de genre et tant le sujet se met rapidement à tourner en rond. A la façon d’un “Human Centiped” qui une fois le centiped crée cherche comment poursuivre l’exploitation de ce sujet. Film à déconseiller pour autant? Loin de là puisqu’une esthétique léchée, un sujet original et un jeu d’acteur pertinent (mention à Richard Brake qui tient à merveille son rôle de charmant psychopathe) en font une œuvre à part qui restera longtemps gravée dans la peau de celui qui le visionnera.

Dès demain, l’Etrange Festival continue.

Julia Escudero et Alex Bertrand

 

castle rock sur hulu

C’était annoncé depuis longtemps, J.J Abrams, le cinéaste qui aime le plus faire des clins d’œil geek à ses aînés avait promis qu”il se lancerait dans une série d’anthologie du nom de “Castle Rock”. Castle Rock pour ceux qui ne connaissent pas c’est la ville dans laquelle se déroule une bonne partie des premiers romans de Stephen King. C’est le théâtre de Cujo, Dolores Clairborne, La Part des ténèbres et qui verra sa fin dans l’immense Bazard. A l’image de Salem toujours du même auteur, c’est la ville qui est le vecteur du mal. En faire une série télévisée, prendre en compte les nombreuses histoire qui s’y sont déroulées et y inventer de nouvelles paraissait donc être une excellente idée.

Alors que la mode est au revival des années 80/90, il est surprenant de voir que la série choisit de se situer dans un contexte moderne. Mais après tout pourquoi pas? Bien loin d’être l’homme d’une seule génération, Stephen King choisit de se faire le reflet horrifique de la société qui l’entoure. L’intrigue se situe donc en 2017 et raconte l’histoire d’Henry Deaver, un avocat spécialisé dans les condamnés à mort. Il est rappelé dans la ville dans laquelle il a grandit Castle Rock par un prisonnier atypique, le kid. Le jeune garçon vient en effet d’être retrouvé enfermé dans une cage dans las bas-fonds de la prison de Shawshank, enfermé là de nombreuses années sans raison connue par le direct de la prison qui vient de se suicider…

Le bon élève qui veut trop bien faire.

castle rock saison 1

J.J Abrams, à défaut d’être réellement doué pour la création possède au moins un amour infini pour ses aînés. Toujours prêt à emprunter leurs codes pour rendre hommage ( copier? comme tu y vas), notre cinéaste aime à s’approprier l’univers de ceux qui l’inspirent pour en proposer une version revisitée. Mais pas trop. Et voilà qui se sent dans Castle Rock, l’envie de bien faire, la peur de se faire cracher dessus comme ce fut le cas par certains fans de Star Wars le forcent à tâtonner. C’est sûrement pour cela que la série prend un temps incroyablement long à se mettre en place. Elle cherche petit à petit à se donner l’allure d’un roman de Stephen King. Pourtant si l’on faisait abstraction du dit auteur, la matériel prendrait un intérêt bien plus poussé. L’intrigue en tant que telle éveille la curiosité du lecteur. On se laisse prendre au jeu des questions qui se posent, de l’univers qui s’installe et doucement mais sûrement le besoin de savoir se met à exister. Les personnages trouvent leur place alors que l’action elle prend corps. Pour palier au fait de ne pas réellement reprendre les romans du King, notre série n’hésite pas à lui faire des clins d’œil subtiles et moins subtiles. Sissy Spacek y tient le rôle de Ruth Deaver ( elle était l’interprète de Carrie dans le film de De Palma), on retrouve l’agent Alan Pangborn, qui lui est un personnage inventé par Stephen King, la nièce de Jack Torrence de “Shining” est de la partie, tout comme le chiffre clés 27 années ( comme dans “IT”, t’as compris? ;)… tous ces éléments sont distillés ça et là pour flatter les fans de l’auteur sans pour autant perdre un public qui ne le connait pas. Choisir de ne pas choisir ton camps et flatter le fan encore et toujours.

Mais des clins d’œil et du suspens ne suffisent pas à re-créer un roman de Stephen King. Sans avoir la prétention de tout connaître de l’écrivain et encore moins celle d’être à même d’écrire moi-même une histoire digne du maître, voici un court listing des éléments importants propres à ses romans et qui manquent cruellement dans Castle Rock.

De la violence tu distilleras

Qui se souvient du début de Désolation? De cervelles qui saute avec force détails? Du bras de Georgie dans la première partie de Ca? De ceux de Dôme? Du poignet de Jessie? De l’accident de voiture de Monsieur Mercedes? De la mort de Mattie dans Sac d’Os? ( tellement d’amour pour ce livre en particulier) Si Stephen King est décrit comme le roi de l’épouvante c’est aussi parce qu’il n’hésite pas à dépeindre des scènes d’un gore intense. Les détails sont omniprésents. Les tripes qui sortent , les cervelles qui explosent, les moitiés de visages qui tombent, les membres arrachés, les brûlures, rien n’est épargné au lecteur qui y trouve d’ailleurs ce qu’il est venu y chercher.Sur la série qui nous intéresse, on est sur du tout public… la violence est légère voir carrément en hors champs ( bonjour la famille qui s’entre-tue enfin peut-être on est pas bien sûrs)

Tes personnages tu travailleras

stephen king old fashion

L’une des choses que je préfère chez Stephen King c’est qu’il confie de lui-même que, pour qu’une histoire d’épouvante fonctionne, il faut que l’on s’attache aux personnages. Et il s’y tient. Un exemple frappant est celui des Tommyknockers, le personnage de Ruth Merrill est immédiatement présenté comme celui qui va mourir dans la prochaine scène. Pourtant avant de la tuer, l’auteur prend le temps de décrire sa vie. Ligne après ligne on en oublie son terrible destin pour se permettre de l’aimer. Ici, dans Castle Rock, si les scénaristes tentent de créer cette approche empathique, le sujet est à peine effleuré. Et dire que la femme du gardien de la prison est enceinte n’est pas suffisent, il faut la montrer, dépeindre une relation profonde, rendre un décès tragique.

La langue de bois tu ne pratiqueras pas

Le sexe, les discours crus font partis intégrantes de l’œuvre de Stephen King. Beverly Marsh dès son plus jeune âge attire sexuellement ses amis qui pensent à ses petits seins, le corps de Bobbi des Tommyknockers est dépeint dans tous ses détails, tout comme les jeux sexuels de Jessie, ou la liaison de Donna Trenton dans Cujo et ses draps raidis de sperme. Le langage de certains personnages est cru, violent, là où dans Castle Rock, l’idée même d’une sexualité n’est jamais abordée.

Au mal tu donneras plusieurs visages

Si dans Dôme les choses dégénèrent ce n’est point parce qu’un dôme s’est crée sur la ville de Chester Mill ou du moins pas que. C’est parce que l’adjoint municipal Jim Rennie décide d’en profiter pour installer une dictature. Si le chaos s’installe dans Brume c’est aussi lié à un facteur humain, tout comme le pouvoir de pyrokinésie de Charlie n’est pas le problème fondamental du livre du même nom, c’est au contraire l’agence qui la pourchasse, Henry Bower est lui-même l’un des piliers de l’horreur de It, la méchanceté des adolescents et la mère intégriste de Carrie ont ce même rôle. Dans l’univers de Stephen King l’horreur n’est pas lié au mal surnaturel, le mal le plus profond, le plus dangereux est bien souvent humain. Dans Castle Rock cette notion s’installe doucement, les pratiques de Shawshank en sont la preuve. Pourtant cette notion comme bien d’autres est à peine effleurée.

La peur par bien des schémas tu utiliseras

Il ne faut pas confondre suspens et peur. Pour provoquer la peur notre auteur utilise de nombreux chemins. L’innocence confrontée à la violence, le surnaturel, des figures de style allant jusqu’à révéler un bout de la suite de son intrigue pour mieux la raconter plus tard,  des flashs passés et futurs très présents. Ici avec une temporalité évoquant un vague passé caché, pour se la jouer dans les pas de…, la série ne décolle jamais vraiment oubliant que créer la peur est un art.

Un fond politique/ social tu ajouteras

C’est bien tenté de l’aborder dans la prison mais quand on veut parler injustice, on développe, on raconte le contexte, on fait des parallèles et là pour le coup comme beaucoup d’aspects de cette série, on effleure du bout du doigt l’idée avec légèreté. Tout le monde sait pourtant que Stephen King lui est engagé politiquement et n’a ni peur de le dire sur Twitter ni dans ses romans

the kid
The kid joué par Bill skarsgård

Si ces ratés paraissent évident, s’il est temps de passer à la vitesse supérieur et de se mettre réellement à raconter son histoire en arrêtant de tourner autours du pot, la matériel de base lui, reste pourtant agréable. Suffisamment du moins, pour continuer à la regarder chaque semaine dans l’espoir de voir surgir l’étincelle manquante qui en fera enfin ce qu’elle devrait être. Un produit complet et complexe qui profite du format série pour développer ce que Stephen King aime à faire des centaines de pages durant.

Peut-être apprendra-t-elle de ces commandements d’ici son dénouement final ou peut-être pour sa saison 2 qui est déjà programmée.

Castle Rock est diffusé sur Hulu tous les mercredi. Hulu la chaîne d‘Handmaid’s Tale dont on te parle ici.

Si t’aimes Stephen King on te parle aussi de l’adaptation  d'” IT” juste là.

Il fait beau, il fait chaud, ça y est c’est la saison des festivals! Un moment des plus attendus dans l’année et qui permet de bouger ses fesses devant les découvertes et les géants de l’industrie musicale.Toujours est-il que pour passer un bon moment mieux vaut avoir l’équipement approprié et connaître les trucs et astuces pour maximiser vos chances d’y passer un super moment.

Que se soit votre premier festival ou une simple petite piqure de rappel voici une liste non exhaustives de conseils pour les festivals d’été.

First thing first comme on dit, la check list:

  •  Le sac: ne jamais au grand jamais prendre de sac à dos, je sais c’est tendance, c’est pratique mais le sac à dos en festival représente en réalité une grave menace (tindinnn musique de suspens et de drame à la New-York Unité spéciale). Déjà un sac à dos dans une foule ça se vole facilement, ça s’ouvre, sans qu’on ne s’en aperçoive et hop plus de portable ni de CB c’est moche. Ensuite et tout comme dans les transports en communs, si se prendre un bon gros bain de foule en fosse te fait kiffer, ton sac à dos donne des coups aux autres membres du public. Surtout si comme moi tu n’es pas l’un des plus grands membres de l’audience.  Genre tu te vois en train de chanter sur un morceau en osmose total avec l’artiste, les étoiles au dessus de ta tête, les autres fans avec c’est toi, c’est beau, c’est plaisant, ce moment est parfait, en plus tu vois un peu la scène. Ta vision devient noir, un danger rode, bimm gros coup de sac dans ta face. Le sac saute te bouscule, évacuation du lieu, bousculade, retrait en fond de salle là où tu ne vois plus rien. Drame, tristesse, appelle à ta mère pour lui demander pourquoi elle ne t’a pas fait plus grande, tu ne captes pas, tu noies ça dans les bières et les frittes. Je dis non.
festival
La RATP l’a bien compris, le sac à dos est une plaie quand il y a du monde 🙂
  • Que choisir à la place? un sac en bandoulière, toujours à porté de main, facile pour sortir tout ce dont on a besoin sur le coup, pratique pour le surveiller. Ne pas oublier de ne pas le poser à côté de soit, parce que quand il y a du monde, même dans l’esprit peace and love, une disparition est si vite arrivée. Retour d’expérience d’un Rock en Seine où un petit groupe a perdu son sac alors qu’il était tranquilou en cercle. Les gens sont gentils… en majorité pas en totalité.

 

  • La crème solaire : donc il fait beau et chaud, tu vas passer la journée dehors et tu te dis “mince je vais finir couleur homard”. Bonjours les grosses traces de tee shirt en mode sorbet vanille fraise. tu n’as pas tord, pour éviter ça, crème toi avant de venir. parce que sur place les bouchons ne sont pas autorisés. Pourquoi? Parce qu’une bouteille c’est lourd et ça peut vite devenir un projectile. Topo, ta crème solaire a une chance sur deux d’être confisquée au moment du contrôle de sécurité. Tartine toi bien avant départ et pense à boire de l’eau entre deux pintes pour profiter de ta journée et revenir bronzé pas brûlé.

 

 

  • Le maquillage : Tout comme vu ci-dessus, les bouchons ne passent pas en festival, évite donc le fond de teint. L’heure de l’histoire est arrivée. Oui une histoire! Fut un festival où j’avais laissé mon fond de teint dans mon sac ( parce que voilà je me suis dit en fin de journée si je me retrouve dégoulinante et rouge c’est moche- futilité si tu veux) sauf que pof, ce petit bijou m’a été confisqué en début de concert. Les protestation du type ” vous avez peur que je maquille de force le chanteur et que je le rende orange?” ne passe pas. Privilégie donc une poudre et un rouge à lèvre. Le moins lourd possible de toute façon, va pas te péter le dos. Vous êtes déjà tous beaux au naturel! ( ce message est supposé mon consoler pour le drame du fond de teint évoqué avec souffrance plus haut)

 

  • L’eau : Comme dit plus haut, les bouchons c’est toujours non! Donc prendre une bouteille d’eau sur toi n’est pas forcément utile, sauf pour la queue en attendant d’entrer dans le site du festival. Mieux vaut payer sur place. L’autre solution, ne peut être proposée ici pour des raisons de sécurité évidentes.

 

  • Le chapeau : en journée c’est cool, c’est joli, ça aide, le soir ça t’emmerde. Une casquette que tu pourras mettre dans ton sac est à privilégiée, tout ce à quoi tu n’as pas à penser est une bonne chose.

 

  • A manger : c’est autorisé. si tu n’as pas de sous, tu peux te faire ton petit sandwich, quelques gâteaux pour te remettre après t’être bien dépensé. Sinon, sur place, il y a toujours de quoi faire.

 

  • Un Doliprane : mal de crâne en fin de journée? Ca peut toujours arriver.

  • Un Imodium : bière, chaleur, mal-bouffe et toilettes bio avec copeaux de bois ne font pas bon ménage. Pas même avec les WC chimiques. Que celui qui n’est jamais passé en festival derrière le hot dog bière de trop se dénonce.

 

  • Une batterie pour charger ton portable. Quand tu es en festival, il y a du Monde. ton smartphone lui, vide sa batterie vitesse grand V pour chercher l’internet. Une charge permet de retrouver les copains que t’as perdu, la voiture qui vient te chercher et de faire toutes les photos que tu veux pendant ta journée/ soirée. Sinon penses à te mettre en économie d’énergie.

 

  • Des bouchons d’oreilles : tu crois que c’est ringard d’avoir des bouchons. Même que ça donne l’air idiot mais te taper un acouphène à vie n’est pas l’idée du siècle. Demande toi toujours si vraiment tu veux que ce morceau soit la dernière chose qui ne fait pas “biiiip” que tu entendras à vie. mieux vaut avoir des bouchons, pouvoir s’approcher de la scène et les mettre quand tu en as besoin.

 

  • Des mouchoirs : où t’as vu qu’il y avait du PQ dans les toilettes? Que tu vas pas te faire renverser une bière sur le t-shirt?

 

  • Un pull qui se range facilement pour le soir. Les températures peuvent vite changer mais l’important c’est toujours d’avoir les mains libres pour danser, prendre des photos et tenir une pinte donc on zappe la petite veste tendance et on privilégie le pull qui se met en grosse boule dans le sac. C’est cool si tu peux poser tes fesses dessus en journée sinon…

 

  • Une écharpe qui fera chaise et qui tiendra chaud le soir peut aussi faire l’affaire. Elle peut aussi faire table, chapeau, l’écharpe fine c’est ta copine.

 

  • Les drapeaux et ballons : En soit les ballons c’est pratique pour se retrouver mais ça cache la vue à absolument tout le monde. Du coup, souvent, ça se met à gueuler “libère le dauphin, libère le dauphin!”. Te voilà moqué par tout un festival. Donne plutôt un point de rendez-vous à tes potes et une heure au cas où tu te perds sans batterie c’est moins relou. En plus qui dit ballon dit… sac à dos mon gars.

Festivaliers Rock en Seine 2017 ballon Nirvana

Que porter en festival?

  • A tous: des chaussures confortables et de préférence non ouvertes. tu penses que tu vas kiffer avec tes jolis petits nus pieds qui te permettront de kiffer l’air frais. Erreur! les sites de festivals sont souvent pleins de cailloux, brindilles et autres bouts de verre qui viendront te piquer les orteils quand tu marches. bof quoi. Et puis si tu te fais un tour en fosse les gens sautent. Donc tu risques de te faire écraser les petits pieds frêles. Ces lieux sont de vaste mélanges d’amour et de violence. Les baskets c’est tendance, les baskets c’est bien. d’ailleurs prends en plutôt qui tiennent aux pieds. Si tu slames tu peux perdre tes chaussures. C’est arrivé et quand tu en retrouves le lendemain dans la foule t’imagines bien que le mec qui a du rentrer chez lui sans ses pompes il a pas autant kiffer son after que prévu.

  • Mesdames, pensez que vous allez vous asseoir sur le sol et sauter partout. Topo, un short est une super option avec un petit haut stylé pour quand même se sentir à la mode Coachella. Sinon une robe pas trop courte qui permette de se poser sur le sol sans payer ta culotte- sauf si t’aimes payer ta culotte hein, chacun son truc, perso moi je ne juge pas, mais je ne suis pas seule dans l’univers. Si je l’étais, je paierai toujours ma culotte…

 

  • Eviter la combishort, ça parait être le compromis stylé. Erreur fatale! t’as des chiottes de deux centimètres tellement chaudes, parce que en plastique, que tu sues façon sauna et là tu dois te tortiller sans toucher les murs et la pisse au sol pour enlever l’intégralité de ta tenue à chaque pipi. Bonus: parfois les chiottes ferment mal la porte s’ouvre et là c’est plus juste ta culotte que tu payes.

  • Un déguisement : Si tu veux, c’est l’occasion, ça fera rire tout le monde. Maintenant, niveau confort c’est peut-etre moins ça mais bon hein, si t’as toujours voulu être l’homme banane…

 

  • Un maquillage à paillettes, des dessins sur le visage, des dessins sur le corps: vas-y fais toi plaisir c’est ton moment!

 

  • Le tee-shirt d’un groupe qui ne joue pas ce jour là. Tu penses que ça te donne l’air d’un fin mélomane mais ça dit souvent “Si seulement je pouvais être devant Metallica à la place de ce mec…”. De là à faire passer un message, il n’y a qu’un pas.

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  • Le tee-shirt d’un artiste que tu aimes et qui joue ce soir là : si tu souhaites retrouver la communauté de fans c’est le bon plan. Si t’aimes être original, et bien ça l’est moins.

Gérer son cashless/ ou ses sous

  • En festival, sur site, il n’y a pas de distributeur pour éviter de payer le double pour avoir le droit d’utiliser ta CB, prends du liquide et cache le bien sur toi.
    • Si l’option cashless est sur place c’est à dire le bracelet que tu charges avec des sous pour payer partout, charges le avant le festival pour éviter de longs temps d’attente. Sinon, si tu es du genre à ne pas y penser, comme moi, le mieux est de mettre directement le maximum d’argent que tu souhaites dépenser dès ton arrivée sur place. Refaire la queue plusieurs fois pendant des heures c’est lourd et ça te fait manquer tes concerts. Charges à bloc et pense à te faire rembourser à la fin ce qu’il te reste. C’est facile sur le site internet de cashless.

Le bar

  • Faire la queue c’est chiant, on le sait tous. Ce message ne s’adresse pas au Sam et aux buveurs de soda. Pour les amateurs de vin en revanche: demandez une pinte de vin c’est à dire de remplir l’équivalent d’une pinte en petits verres de vin, vous avez de ce fait un verre facile à transporter qui vous suffira pour la soirée sans refaire la queue. Méthode testée et approuvée à plusieurs reprises, cette technique avait été imitée par de nombreux spectateurs lors du concert de Coldplay à la salle Pleyel. Passé la surprise des premier instants du/ de la barman/aid, pour ne pas dire l’effroi et le jugement dans son regard, cette méthode s’avère très pratique.

 

  • Si tu ne conduits pas et que tu aimes la bière prends une pinte…

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  • si tu as déjà des eco-cup chez toi tu peux les prendre pour ne pas repayer sur place. Sinon, pour un premier verre il faut toujours compter une caution de 2 euros.

Les concerts en eux-même

  • Il n’y a pas de guide, chacun kiffe la musique comme il le veut. Au premier rang parce que tu es fan, au dernier parce que tu veux de l’espace. En concert et en festival tu seras poussé, on prendra ta place, ce n’est pas injuste c’est comme ça que ça marche. Si tu veux le premier range, viens tôt, hydrate toi, sois prudent, ça secoue. Si tu aimes papoter, fais le mais évite de trop te coller aux gens qui écoutent les morceaux, dans la mesure du possible.

 

  • Attention aux mouvements de foules entre deux scènes. Ceci est particulièrement vrai au Main Square mais pas que. Parfois, deux concerts se jouent en même temps sur deux scènes. Si le festival est très fréquenté je te conseille vivement de bien choisir la scène qui t’intéresse le plus pour éviter de ne rien voir et de passer ton temps entre deux scènes au milieu d’une foule qui peine à avancer.

 

  • Fan modéré du dernier groupe? Pars avant le dernier morceau pour ne pas mettre des heures à sortir. Fan du dernier groupe? Prends ton temps de toute façon, tu ne vas pas sortir très vite.

Un dernier pour la route?

  • Kiffe à fond, vibre, rie, fais toi des souvenirs à vie. Les festivals c’est toujours magique !