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Julia Escudero

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Marie-Pierre Arthur
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Le Québec sait dénicher les talents aux timbres éblouissants et aux textes joliment écrits.  Marie-Pierre Arthur est de ceux-là. Avec une voix puissante et cristalline, ainsi que des mélodies chansons aux accents jazzy rythmés, cette artiste signe en 2020 son grand retour en France.  Il aura fallu 5 ans d’attente suite à la sortie de son dernier opus « Si l’Aurore » pour découvrir son nouvel album « Des feux pour voir » à paraître le 17 avril 2020.

Cette native de la magnifique Gaspésie a déjà à son actif trois albums pour lesquels elle a parcouru les routes de la francophonie. Elle y a livré des interprétations à fleur de peau issues d’un répertoire terriblement attachant.

De retour avec deux nouveaux titres

Si avril semble encore être bien loin, il est déjà possible de découvrir non pas un mais deux extraits de cet album. « La Guerre » s’ouvre tout en douceur. Elle y met en valeur sa voix aérienne, y parle de déception amoureuse et n’hésite pas à s’aventurer sur les contrées de la pop, mélangeant les genres pour un résultat qui devrait séduire un (très) large public. Envolées lyriques et mise en abyme viennent sublimer le tableau.

De son côté « Tiens-moi mon cœur » propose une approche bien plus pêchue. Entraînant à souhait, le titre s’appuie sur une rythmique répétitive pour séduire et entrer naturellement en tête. Novateur et délicieusement rétro, cet extrait reflète à merveille une certaine scène francophone canadienne et son amour pour la chanson en français.

Puisqu’un morceau vaut mieux que mille mots, découvrez-les sans plus attendre:

 

Co-réalisé avec François Lafontaine (Galaxie) et Samuel Joly, ce nouvel album promet d’être un vent aussi frais que les hivers canadiens sur la chanson actuelle. Elle y abordera des thèmes personnels comme la famille, l’amour, la musique, l’amitié et le temps qui passe. En tournée canadienne jusqu’à l’été 2020, elle jouera notamment aux Francos de Montréal au mois de juin. En attendant une (on l’espère) tournée française.

 

 

Telegraph release party

 

Jeu Concours ! Le 7 février est à noter dans ton agenda. En effet, c’est le jour où les rockeurs de Telegraph se produiront au Nouveau Casino de Paris. Le groupe composé des cousins et amis Julien, Matthieu et Maxime présentera son premier EP en préparation. Avec des morceaux pop rock aux influences variées, la formation enregistre avec ses 3 premiers titres 1,8 millions de streamings. Une réussie méritée quand on voit la qualité des morceaux proposés, leur production à couper le souffle et les clips sous forme de court-métrages qui les accompagnent. On y retrouve toute la force indie folk rock de nos voisins anglo-saxons à qui nous n’avons définitivement rien à envier.

D’ailleurs, si tu veux découvrir le nouveau single de Telegraph, « Single Drive », cadeau c’est pas ici que ça se passe. 

En première partie le groupe invitera à le rejoindre Jody, Jody, découverte dans The Voice et sa soul pop.

Tu n’as pas tes places mais tu aimerais assister au concert ? Bonne nouvelle, on va te les offrir !

 

Gagne tes places pour le concert de Telegraph

Pour tenter de gagner tes places pour toi et la personne de ton choix pour le concert de Telegraph le 7 février 2020 à Paris, rien de plus simple. Il te suffit de laisser un commentaire ci-dessous. Bonne chance à tous !

Découvrez le clip de Down in the River

 

1917
@Universal


Dans le cadre du Club 300 d’Allociné était projeté au Forum des Images 1917, la dernière réalisation de Sam Mendes (Skyfall, American Beauty, Les Sentiers de la Perdition) qui sortira en salles en France le 15 janvier 2020. Un film de guerre tourné en plan séquence se passant durant la Première Guerre Mondiale avec une distribution portée par un casting quatre étoiles (Benedict Cumberbatch, Colin Firth, Mark Strong, Richard Madden). Vainqueur à deux reprises aux Golden Globes 2020, que vaut 1917 ? Critique.

1917 : De quoi ça parle ?

Au plus fort de la Première Guerre Mondiale, Schofield (Georges MacKay) et Blake (Dean-Charles Chapman), deux jeunes soldats britanniques, reçoivent une mission vraisemblablement impossible. D’ici à l’aube le lendemain, ils doivent avoir traversé les lignes ennemies pour délivrer un message devant stopper une offensive vers ce qui semble être un piège mortel, et donc un massacre certain pour le millier de soldats concernés, parmi lesquels se trouve le frère de Blake (Richard Madden)…

1917
Image extraite de 1917 . Droits réservés : Universal

1917 : Est ce que c’est bien ?

Inspiré de l’un des souvenirs guerriers de son grand père, Sam Mendes, metteur en scène et co-scénariste avait annoncé dès le départ son intention d’être le plus immersif possible et donc de vouloir tourner 1917 en un plan séquence censément retracer l’action en temps réel de cette mission en forme de course contre la montre pour éviter un désastre à venir. Et dès le départ, force est de constater que l’intention du réalisateur britannique fait mouche. Nous faisons connaissance avec les deux protagonistes principaux dans un espace ouvert (près d’un arbre en bord de chemin dans un environnement printanier) pour ne plus les quitter tout au long de leurs premiers pas vers cette mission urgente dans laquelle ils se trouvent embarqués. Et avec ces premiers pas, un cadre de plus en plus resserré au fur et à mesure que l’on quitte « l’arrière » pour passer par les tranchées en direction du no man’s land à traverser. Plongé dans l’action avec eux, nous ne les quitterons dorénavant plus, assistant aux événements selon leur seul point de vue, la virtuose mise en scène se faisant immersive au possible.

Mais si l’exercice de style est brillant de la part de Sam Mendes, dont le talent n’est plus à démontrer, force est de constater que la mécanique du plan-séquence en temps réel finit par tomber un peu à plat au fur et à mesure que les « ficelles » pour assurer telle ou telle transition entre deux décors se font de plus en plus grosses et font ressembler le procédé de mise en scène plus à un encombrant stratagème qu’à une pertinente illustration de la véritable odyssée à laquelle ressemble cette course contre la montre. Ainsi, la seule scène « lumineuse » du film, celle de la cave, n’aurait pas perdu en force si la mise en scène avait été plus « classique ». Mais Sam Mendes va au bout de sa logique et 1917 n’est pas sans réserver quelques belles scènes véritablement prenantes comme la descente onirique d’une rivière qui n’est pas sans évoquer le « Dormeur du Val », une course poursuite dans un village illuminé par les flammes ou bien encore la traversée d’une tranchée au moment du déclenchement d’un assaut ou se mêlent brillamment suspense et sens de l’épique.

Ainsi, si l’on peut regretter une résolution des enjeux un peu trop « facile » et une certaine artificialité dans la mise en scène et l’utilisation des « gros noms » du casting (Colin Firth, Andrew Scott, Benedict Cumberbatch ou bien encore Richard Madden ne sont là que le temps d’un petit tour de scène n’excédant pas une ou deux minutes à l’écran), 1917 réussit son pari de nous montrer l’enfer des tranchées vu à hauteur d’homme à travers une plongée immersive qui prend par moments les atours d’un véritable survival. S’il ne révolutionne pas le genre, autant qu’il l’espérerait probablement, 1917 est un film virtuose et efficace faisant honneur au devoir de mémoire envers un conflit qui semble dorénavant lointain mais dont l’actualité ne cesse de nous rappeler qu’il n’est pas à oublier…

Yadam

C’est face à une salle en configuration assise que Yadam ouvre les festivités. Le chanteur vénézuélien, finaliste de la Nouvelle Star est accompagné d’un guitariste également en charge du pad. Avec douceur, le musicien prend le pari de mélanger influences world musique à de la pop légèrement teintée d’electro. Configuration oblige, à moins que l’atmosphère hivernale soit aussi à mettre en cause, la salle écoute religieusement le live qui lui est offert. Côté scène, une gestuelle simple accompagne le set. «  Je suis arrivé en France il y a deux ans, plein de rêves en tête, j’ai quitté ma mère en lui disant qu’ici j’aurai pleins d’opportunités et c’était vrai puisque je suis ici » explique le chanteur avant d’interpréter son premier morceau disponible en ligne en français uniquement dans le texte. Si le titre évoque une épopée, le périple s’entend dans les notes. Malgré son envie de mélanger les genres, Yadam propose des compositions classiques. Simples mais mais néanmoins bien ficelées. Reste un travail sur ses notes vénézuéliennes à faire, une part de culture musicale à embrasser pour que le meneur ne puisse dire à sa mère qu’il a entièrement relevé son défi.

Edgär

Repéré aux inouïs du Printemps de Bourges, Edgär a su grâce à une pop aérienne savamment dosée s’attirer la sympathie immédiate de la redaction de Popnshot. Il faut dire que guitare, clavier et batterie s’attellent à donner une touche d’énergie rock à de jolies ballades introspectives aux refrains accrocheurs. Après les avoir revu au Supersonic, retrouver le combo au Café de la Danse s’annonçait d’emblée comme une très bonne nouvelle. La configuration assise, bouton au milieu de la figure d’une des plus belles salles de la capitale, vient à freiner l’énergie poétique qui se dégage d’un set pourtant parfaitement orchestré. Qu’importe semble répondre le trio, qui déploie des trésors d’ingénierie pour faire taper des pieds un public qui pourrait aussi bien être au théâtre. Il faut attendre trois titres pour avoir le plaisir d’écouter la pépite » Two Trees ». Hymne pop par excellence, savamment dosée et aux montées lyriques enivrantes. A partir de là, le groupe monte en puissance. D’ailleurs il n’en faut pas plus pour que le guitariste ne descende de scène pour venir saluer son audience de plus près. L’electro prend ses quartiers, de celui qui va si bien à Isaac Delusion. La pop reste de la partie tout comme le phrasé à la sauce new wave. Le dernier titre s’appelle « Heaven Tricks » Coïncidence alors que le groupe transcende la pop de façon pardisiaque ? Retenez bien le nom d’Edgar, c’est bien la seule formation qui sera aussi bien habiller vos soirées que consoler vos chagrins.

DAYSY

Coiffée comme Ariana Grande, la chanteuse du groupe DAYSY en a également la capacité à créer des morceaux qui parlent au grand public. Avec sa voix puissante et ses morceaux groovy, la belle et son acolyte à la guitare évoquent volontiers Adele, du moins sur leur ouverture de set. Après avoir chaleureusement remercié la salle et rappelé qu’il s’agit là de leur première date à Paris, DAYSY s’échappe du répertoire de la diva pour se glisser vers une la pop plus dansante et emprunter à d’autres stars Outre-Atlantique. Dans l’idée d’inciter une foule réceptive à danser… et ce malgré une vous l’ai je dit? Configuration assise bien dommage, la voilà qui s’approche bien plus d’une certaine Kathy Perry. Pleine d’entrain, la frontwoman danse volontiers devanture légèrement vers les lointaines contrées du rnb et semble tout droit sortie d’une clip que l’on retrouvait sur MTV à la grande époque. « On peut partir du principe que vous êtes un public super cool! » lâche-t-elle à son aise sur scène. Le sourire aux lèvres la voilà qui fait vibrer sa voix comme Pink! Si d’aventure, le groupe devait tourner en boucle en radio, la surprise ne serait pas au rendez-vous tant qualité et sympathie sont au rendez-vous. Face à face avec son musicien, la performeuse offre un set tout en douceur et sobriété. Le genre de représentation qui va de pair avec le joli lieu qui l’entoure. Suite à une nouvelle salve de remerciements, le duo s’ose au français, évoquant cette fois les compositions et interprétations des divas canadiennes. Les voilà maintenant qui invitent le public à allumer les lumières de leurs téléphones pour donner de jolies lumières. Suivi en masse le mouvement reste néanmoins tout à fait aléatoire tant chacun suit sa propre gestuelle. Une mélodie physique désaccordé et spontanée qui a de quoi faire sourire avec candeur. Si le groupe ne révolutionne pas la musique, il embrasse néanmoins les codes qui cartonnent aux Etats-Unis pour se les approprier et les apporter en France histoire de rappeler que Yes we can. Certes, l’affaire manque de piquant mais on ne peut lui reprocher son interprétation millimétrée ni la voix puissante qui la porte. S’osant à l’urbain, à l’electro populaire, la formation pourrait bien vous faire danser en  club cet été, et vous surprendre lorsque son made in France sera évoqué. En attendant de bouger nos popotins dans la chaleur de boite de nuit du sud, reste à affronter le froid hivernal qui encercle un Café de la Danse chauffé à bloque.