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Julia Escudero

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sunshade magic kids

Et de trois albums pour les les parisiens de Sunshade ! Le groupe à la folk poétique sublimée par des accents électro sortira en effet son nouvel opus, « Visage » en mai 2020. Pour patienter en douceur avant que l’album ne point son nez avec les beaux jours, un premier extrait vient d’être dévoilé par la formation.

Il s’agit du titre « Magic Kid », ballade folk ravissante, qui prend immédiatement l’oreille et promène son auditeur dans des contrées magiques et lumineuses. Comparé à Metronomy et Eels, Sunshade n’a pas à rougir face à ces poids lourds de la musique. En un titre qui s’évertue à rendre le mois de mai bien trop lointain, le duo composé de Mathieu Rivalan et Jean-Christophe Valleran évoque avec délicatesse une nostalgie instantanée. Difficile de ne pas se laisse charmer face à ce titre à la mélodie délicate, véritable moment de relaxation pour le cerveau, et dont les arrangements ont la pureté d’une berceuse pour enfants.

Un clip sobre et onirique s’ajoute à cette sortie. On y voit deux petites filles illustrées qui courent main dans la main. De quoi parfaire cette expérience que vous n’êtes pas prêt d’oublier. Vivement le printemps, les bourgeons et la découverte de ce nouveau visage qu’on espère être aussi chaleureux que ce premier coup d’œil.

 

Découvrez le clip de « Magic Kid’ par Sunshade

 

 

Baptiste W Hamon

Le Trianon n’est pas encore complet mais un petit groupe  soudé s’amasse déjà en avant la scène. Avec une scénographie simple, le talentueux Baptiste W Hamon enivre la salle de ses notes folk et graves. A ses côtés un guitariste au bonnet vissé sur la tête. Timidement, le brun moustachu laisse ses notes s’envoler. Il prend le temps d’interpréter le somptueux titre « Soleil bleu » qui donne également son nom à l’album. Le jeu de scène lui aussi est sobre. Qu’importe la forme quand le fond a tant de belles nuances. Corde après corde, le musicien fait vibrer sa guitare et laisse s’envoler ses harmonies calibrées, voyage inoubliable dans des contrées lointaines ou règne en maîtresse la mélancolie. Le dernier morceau arrive alors, bien trop tôt : « Bloody mary », comme le cocktail. D’ailleurs la comparaison pourrait se poursuivre quant au ton pêchu de cette mixture enflammée. Le titre s’agite comme dans un checker et garde un arrière goût doux amer. Si les guitares s’énervent, la voix grave évoque avec force un récit conté. La foule prend part à l’instant accoudée à la scène et s’en délecte. Point de doute Baptise W Hamon est à savourer sans fin en live comme sur album.

Pépite

Les accords se font grave lorsque les lumières s’éteignent et voilà que la foule scande déjà le nom des apôtres de la soirée « Pépite, Pépite…   » La voyage peut commencer. Deux notes, cette voix envolée reconnaissable entre toutes et voilà qu’on se surprend déjà à danser. Pépite conjure le rétro, l’invite a la soirée et transforme le Trianon en boum. Ils sont nombreux aujourd’hui à reprendre les codes des années 80 pour les moderniser (bonjour Voyou, Juliette Armanet pour n’en citer que quelques-uns) mais aucun artiste n’a la force de Pépite, aucun autre n’additionne les temps, ne les superpose avec autant d’aisance.

De cette maîtrise naît une pérennité certaine, de ces morceaux qui tombent en grâce et rentrent immédiatement dans un esprit collectif bienvenu. « Eviter les naufrages» suit et rappelle que le groupe nous emmène en voyage maritime. Le Trianon lève l’encre alors l’embarcation est maintenant au complet. En sa coque, on crie, des petits cris excités. Au fond de la scène un bob se fait apercevoir, qui pouvait savoir qu’on reverrait un jour cet objet ? Sert il à accrocher les hameçons ?  » Merci Paris ça fait plaisir de jouer à la maison! » lance le capitaine puis de reprendre plus tard « Je vous aime énormément j’aimerai vous offrir à tous du champagne » tout le monde à l’air d’accord, trinquons. Non, c’est plutôt une chanson pétillante que nous offre Edouard. Elle porte pourtant le nom du précieux nectar.

Sous le soleil du Trianon

Un tours sur la Côte d’Azur qui a sorti son clip récemment permet de faire une jolie escale. Dehors le froid polaire, dedans le soleil d’été sans fin. De ceux des grandes vacances qui s’étiraient dans l’enfance, de leurs soirées dansantes, des chouchous dans la bouche et dans les cheveux. Au fond de la salle, la boum bat son plein, seule dans la musique, seule au milieu de la foule de saisonniers, une femme danse et tente des mouvements proches du classique. Les salles de concerts peuvent aussi être ces lieux où l’on se permet de vivre, de danser, de chanter comme si nous étions seuls au monde.  Et si les vacances permettaient de faire escale en Egypte ? C’est ce que suggère « Hiéroglyphe » qui raconte ces amants blessés. Enfin résonne le culte « Reste avec moi », l’une des pépites de Pépite. L’occasion de se rappeler que le groupe excelle à interpréter ses titres avec la même justesse que sur album. La promenade se poursuit jusque dans des contrées lointaines puisqu’un ami du groupe originaire de Calcutta est invité à venir jouer sur scène. On abandonne le français, le temps de chanter en italien avec un nouveau capitaine. On goûte à la dolce vita, alors que les notes cette fois pourraient  se faire l’écho du fameux été d’Elio dans « Call me by your name ». Un bain de foule plus tard, il fallait bien se rafraîchir et l’heure des au revoir approche. Dernière date de la tournée oblige le groupe fait cadeau d’un titre quasi inédit à l’assistance.

Deux rappels dont une performance acoustique assis en bordure de scène et sans micro pour « Dernier voyage »  viennent peaufiner le tableau.

Le concert de Pépite c’est fini, dire qu’il était le théâtre de nos premiers rayons de soleil. Et rien ne sert de crier (crier) Pépite, pour qu’ils reviennent.

La conférence de presse du Chantier des Francos qui se tient par hasard ce soir dans les hauteurs du Supersonic, touche à sa fin lorsque MamaKilla se présente sur scène. Un public s’attroupe alors pour découvrir les débuts d’une soirée qui promet, comme le veut la coutume ici, d’être très rock. La salle parisienne qui inaugurera fin janvier son disquaire.

Le duo composé d’un batteur et d’un guitariste / chanteur aux cheveux montés en chignon impose tout de suite son style. Sans en faire des tonnes d’extravagance, les compères balancent un rock énergisant et grisant. Il ne faut pas s’y méprendre, chez le duo, les instruments ont de la saveur. Deux  titres suffisent à faire vibrer la salle parisienne et envoyer des rythmiques bien senties. « C’est la première fois qu’on sort de notre Aquitaine pour jouer en France. » ironise un frontman à la timidité touchante. Lorsqu’il joue, la dite timidité s’estompe au profit d’une voix inspirée qui pourrait bien compter parmi ses influences un certain Kurt Cobain. Au grunge, il emprunte une musique sans concession et brute de décoffrage.

D’ailleurs les refrains pointus et énervés font face à des couplets plus doux et introspectifs. La batterie a une place de choix dans ce jeu scénique qui gagne en épaisseur à mesure que les minutes défilent. « On va faire du cliché : vous êtes chaud ce soir ? » lâche-t-il avec une réserve qu’il tente de gommer. « Santé » une bière délie les langues, et voilà que le meneur bouge plus franchement sur la petite scène.

Le chignon tombe, les guitares s’enflamment !

L’album est prévu pour février, apprend-on, d’ailleurs nous voilà les cobayes de nouveaux morceaux testés en direct ce soir. Un temps plus grave se joue sous nos yeux , Idiotic utopian, titre à la sincérité troublante qui permet de mettre en valeur la voix aiguë de notre chanteur à travers des « ahhhh » sans fin. Noirceur et épaisseur s’invitent. Ils ont ce goût doux amer du rock rétro d’il y a 15 ans, celui bercé aux classiques, joué par des fans éclairés devenus eux-mêmes savants musiciens. Un effet de réverbe sur le micro et voila que le groupe nous joue son titre éponyme aux longues descentes psychédéliques. Le chignon tombe à mesure que la guitare s’énerve.

Sans révolutionner le rock et être le meneur d’un courant novateur, MamaKilla sait y trouver une belle place et le maîtriser. Bon élève, le groupe connaît son sujet sur le bout des doigts. Le second single de la soirée joue sur un chanté phrasé et invite à danser. Le public ne manque pas le coche alors qu’une femme portant un pull au motif guitare se laisse aller à suivre la musique. Elle semble prendre possession de son corps tout entier qui tourne et ondule à mesure que les notes s’intensifient. Il faut dire qu’il est facile de se déchaîner alors que le titre sent bon les pogos crasseux et les larsens. L’heure du dernier titre a sonné « Le plus calme et le plus destroy qu’on ait » issu du premier Ep, profitant de la visibilité d’un clip, il s’appuie sur un démarrage en douceur et sur une voix claire pour séduire. Avec une telle palette musicale, pas de doute, MamaKilla a de beau jours devant lui. Mama mia !

 

Le premier album de la formation  » We coo » sortira le 7 février. La release party est programmée le 7 février à l’IBOAT de Bordeaux. Si vous êtes dans le coin, ne les manquez pas.

 

 

Victoires de la musique 2020 avec la selection des révélations : Hoshi, Suzane, Maelle, Pomme, Aloise Sauvage et Malik Djoudji

Lundi 13 janvier l’attente touchait à sa fin ! Les Victoires de la Musique avaient en effet réuni la presse et quelques spectateurs pour découvrir la liste des artistes nommés qui ont marqué, selon les experts, l’année 2019 mais aussi pour assister au concert des artistes nommés dans les deux catégories révélation de l’année.

Cette année, et à l’occasion des 35 ans de la célèbre remise de prix, les changements sont nombreux. Alors que les artistes sont habituellement en compétition dans 13 catégories, ces dernières se retrouvent au nombre de 8. Cinq d’entre elles, celles basées sur le genre musical ont disparus.

De plus alors qu’habituellement seuls les professionnels de la musique étaient invités à voter, le public les rejoint aujourd’hui dans l’idée de créer une sélection au plus près des coups de cœur des français. Autre enjeux de taille et respecté haut la main pour cette édition : la parité chez les votant.

Enfin pour cet anniversaire particulier la scénographie a été repensée ainsi que le décors.

Il faudra attendre le 14 février 2020 à 21 h05 pour découvrir en direct sur France 2 la cérémonie présidée par Florent Pagny. Présents lors de la conférence de presse donnée au Casino de Paris, Pop&Shot vous dévoile la liste des artistes en lisse aux Victoires de la Musique 2020 et fait le point sur les six artistes nommés dans les deux catégories révélation de l’année.

Sans plus attendre, découvrez la liste des artistes nommés aux Victoires de la Musique 2020.

Et les nommés dans chaque catégorie sont :

Artiste masculin :
Philippe Katerine
Lomepal
Alain Souchon
Artiste féminine :
Angèle
Clara Luciani
Catherine Ringer
Album :
« Âmes fifties » – Alain Souchon
« Confessions » – Philippe Katerine
« Jeanine » – Lomepal
« Les étoiles vagabondes : expansion » – Nekfeu
« Panorama » – Vincent Delerm
La nouveauté c’est aussi le 3ème tour de vote ouvert au grand public, qui, cette année concernera 3 catégories, et plus uniquement celle de la « chanson originale ». Ce vote se déroulera sur Internet, du 13 janvier au 14 février, et concernera :
La « Chanson originale » :
« Allez reste » – Boulevard des Airs feat. Vianney – Auteurs / Compositeurs : F.Dasque – J-N. Dasque – S.Duthu – J.Plante
« Ca va ça vient » – Vitaa & Slimane – Auteurs : Vitaa – Slimane / Compositeurs : Vitaa – Slimane – Renaud Rebillaud
« Nue » – Clara Luciani – Auteur : Clara Luciani  / Compositeurs : Ambroise Willaume – Rémi Lacroix
« Presque » – Alain Souchon – Auteurs : Alain Souchon – Edouard Baer  / Compositeurs : Ours – Pierre Souchon
« Stone avec toi » Philippe Katerine – Auteurs : Philippe Katerine – Arnaud Aymard / Compositeur : Philippe Katerine
Le « Concert » :
« Both sides » – Jeanne Added – Production : Wart
« Brol Tour » – Angèle – Production : Auguri Productions & Angèle VL
« Le grand petit Concert » – M – Production : Labo M / L Productions
 Création audiovisuelle :
« Au DD » – PNL – Réalisateur : QLF
« Balance ton quoi » – Angèle – Réalisatrice : Charlotte Abramow
« Live Les Vieilles Canailles » – Les Vieilles Canailles – Réalisateur : Serge Khalfon
Révélation Scène :
Hoshi – Production : Caramba
Aloïse Sauvage – Production : Initial Artist Services
Suzane – Production : W spectacle
Album révélation :
« Les failles »  – Pomme
« Maëlle »  – Maëlle
« Tempéraments »  – Malik Djoudi

Concert des artistes Révélations de l’année

La soirée du 13 janvier a aussi été l’occasion pour les révélations de l’année de proposer un show filmé, diffusé sur France 2 et à retrouver en radio sur France Inter. Chacun des artistes avait entre 3 et 5 morceaux pour convaincre public et professionnels de sa faculté à remporter le précieux sésame. On vous raconte.

Nous sommes au Casino de Paris, salle à deux étages, aux fauteuils rouges confortables propres au théâtre et à l’immense entrée qui abrite sièges et bar. Il est 20 heures 30. Si la première partie de soirée se déroule sans public, ce dernier, gagnant d’un concours lui permettant d’obtenir ses places, se positionne rapidement dans la salle parisienne au positionnement assis. Diffusion télévisée oblige les premières minutes permettent de briefer l’assistance sur le positionnement à adopter pendant les concert et à l’inviter à être le plus participatif possible tout en profitant au maximum du spectacle. Chaque artiste sera ensuite présenté à l’aide d’une courte biographie avant de monter sur scène.

C’est Hoshi qui est la première à se jeter dans l’arène. Ce soir la femme est à l’honneur puisque sur 6 artistes nommés seul l’un d’entre eux est un homme. Présentée comme une artiste aux morceaux non genrés, celle à qui l’on doit le célèbre titre La Marinière offre un show vitaminé et énergique où tenue scénique elle aussi non genrée et dans l’air du temps se confronte à une performance dansée. Le public y est réactif, il faut dire que les titres proposés, faciles d’accès et populaires ont la fougue qu’il faut pour parler à une jeunesse avide de titres entraînants. De plus Hoshi, dans sa conception du live, ses revendications et même par certains aspects, sa voix n’est pas sans rappeler une certaine Zaz. Deux de ses clips sont ensuite dévoilés avant que Pomme ne prenne sa place.

La jolie chanteuse au carré ondulant et au pantalon de velours côtelé avait déjà obtenu sa place dans notre sélection des 100 meilleurs titres de la décennie. Découverte par notre rédaction lors de son concert à la Boule Noire, elle avait immédiatement su piquer notre curiosité. Il faut dire que Pomme parle au cœur et murmure avec douceur des titres aux paroles savamment écrites. Promenade sans fin dans une France d’autrefois, elle a tous les âge et sait ajouter à sa savoureuse recette une touche de modernité bien venue. Sensible et émouvante, elle sent bon la sincérité et garde sur scène un naturel bienvenu. Sa chanson française est intemporelle, elle est indémodable, elle est le reflet d’une personne et non d’une époque. Si les années 80 ou 90 occupent aujourd’hui le devant de la scène, Pomme leur préfère des titres aux saveurs variées, tant nostalgiques que doux-amers. Sa voix atypique, sa capacité à composer en font une candidate idéale pour le poste de révélation de l’année. Si elle invite l’assistance à  » Ne pas danser  » puisque le titre de son morceau est  « Je ne sais pas danser », elle n’hésite pas à lui proposer de chanter avec elle. Apprenez vite ses morceaux par cœur, il n’y a nul doute qu’elle s’inscrira durablement dans le paysage musical français.

C’est ensuite à l’homme de la soirée de se présenter sur scène. S’il a pour lui l’originalité du genre, il est également le patriarche de la soirée. A 41 ans, ( ce qui est jeune entendons-nous) Malik Djoudi est un battant. Il y a bien longtemps qu’il entretient et attise son rêve de vivre de sa musique. Une rêve qu’il mérite amplement de réaliser puisqu’il a su prendre le meilleur de la pop aérienne anglo-saxonne pour nous l’apporter ici, en France et prouver à nos voisins d’Outre-Manche qu’on n’a rien à leur envier (sauf s’il y avait une réunion d’Oasis, mais ceci est un autre débat ). Ses titres aussi envoûtants que dansants ont su séduire un public pointu et devraient également convaincre le plus grand nombre. A cela s’ajoute, la personnalité du chanteur, naturel, un brin réservé qui remercie chaleureusement les Victoires de la Musique de l’avoir sélectionné avec une humilité toute à son honneur. Sobrement, il dévoile sa voix androgyne, ses textes comme un périple au cœur de ses rêves, ses compositions envoûtantes. Elles appellent immédiatement à tendre l’oreille, deviennent des alliées naturelles de nos rêveries, portent nos pensées. Si la télévision ne sait retransmettre la beauté d’un live, si les circonstances ici ne lui rendent pas une justice intégrale, il est vous ai fortement conseiller de découvrir Malik Djoudi lors de l’un de ses concerts. Il avait laissé un souvenir ému à notre équipe lors de son passage au festival les Nuits Secrètes. En espérant qu’il interprétera pour vous Au Cinéma, un titre brillant laissé de côté ce soir au Casino de Paris.

Les révélations s’enchaînent et ne se ressemblent pas puisque c’est maintenant au tour de la douce Maëlle de se présenter sur les planches. Plus sobre dans sa tenue jean taille haute, chemise que ses comparses féminines du soir, la chanteuse propose des titres de chanson française tout en douceur. Estampillée The Voice où elle s’est d’ailleurs faite connaître, la musicienne profite d’une jolie voix et sait gérer son plateau. Incroyablement à l’aise sur scène, elle séduit grâce à sa candeur et son charme. S’il ne serait pas surprenant de la voir remporter le prix, elle propose néanmoins des compositions plus classiques aux couleurs des candidats habituels des télé-crochets.

Moins intemporelle et plus dans l’air du temps, Suzane pourrait assurer la succession de la belge Angèle. Il faut reconnaître à la jeune femme au carré tendance et à la combinaison bleue sa capacité incroyable à créer de la chorégraphie. Son CV de danseuse, anciennement classique, ne laisse d’ailleurs aucun doute sur le sujet. Lookée jusqu’au bout des ongles, énergique à souhaits, la musicienne est le reflet d’une génération engagée et portée par deux thématiques fortes : l’écologie et le féminisme. Au point peut-être de marteler via ses titres un message largement repris sur les réseaux sociaux tout comme avait pu l’être le célèbre Balance ton quoi d’Angèle. A l’instar du titre de la sœur de Roméo Elvis, les morceaux de Suzane ont la capacité de devenir des singles immédiats, ils rentrent facilement en tête, s’y nichent délicatement. La comparaison s’arrête ici puisque la nommée aux révélations des Victoires de la Musique 2020 s’offre un set bien plus dansant et énergique que celle qui est aujourd’hui en tête des charts. Véritable tornade pop, elle va chercher jusqu’au plus réticent spectateur de la soirée pour l’inviter à se déhancher sur ses compositions. Une expérience à vivre en live dans son intégralité à voir comme à écouter et qui on en est certains se glissera rapidement dans les playlists de vos soirées festives. En martelant les paroles qu’elle y chante, ses titres pourraient même facilement prendre le statut d’hymnes générationnels.

Dernière candidate en liste et véritable coup de fouet avant de comme elle le dit « Rentrer dormir » voilà que débarque sur scène le tourbillon Aloïse Sauvage. Si le décors d’un plateau de télévision peut pousser un artiste à se transformer, à jouer un jeu de séduction avec la caméra et fausser la partie, il n’en est rien pour cette dernière. Femme énergique, virtuose et sans concession, la chanteuse avait déjà fait l’unanimité au Printemps de Bourges en avril dernier alors que toute la sphère professionnelle ne parlait que de son incroyable performance. Les bruits de couloirs la désignait même comme le meilleur live de cette édition 2019. Ainsi la retrouver dans la liste des révélations de l’année n’est pas si surprenant puisque la musicienne qui croise l’urbain, la pop comme la chanson a su se créer un univers complet. Sur scène, elle n’hésite pas à décoller dans les airs, littéralement, offrir des chorégraphies bluffantes, faire chanter les foules. Ses morceaux imprègnent naturellement une assistance qu’elle sait challenger sans se compromettre. Aloïse Sauvage porte bien son nom: c’est une force de la nature indomptable. Une boule d’énergie créatrice, un raz-de-marée, à voir, écouter et revoir.

Reste à attendre le 14 février pour départager cette jolie sélection.