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ratched netflixA chaque que Ryan Murphy dévoile l’une de ses créations, la sphère des séries-addict est en émoi. Il faut dire qu’il y a de quoi, le papa de Glee, Nip/Tuck, American Horror Story ou encore Hollywood a su placer la barre très haut. Sa dernière création, Ratched diffusée par le géant du streaming Netflix ne fait pas exception à la règle et fait beaucoup parler d’elle. Elle profite en outre d’un sujet ambitieux : raconter les débuts de Mildred Ratched, la nurse implacable du chef d’oeuvre de Milos Forman “Vol au dessus d’un nid de coucou”.  L’agitation est-elle justifiée ? Verdict.

 

Ratched de quoi ça parle ?

En 1947, l’infirmière Mildred Ratched arrive à Lucia en Californie du Nord. Ancienne infirmière de guerre, Mildred souhaite rejoindre l’équipe de l’hôpital psychiatrique du Dr Richard Hanover. Au premier abord, elle semble être froide mais tout à fait normale. En réalité, elle cache des secrets, une face très sombre ainsi qu’un lien avec Edmund Tolleson, un homme arrêté pour avoir violemment assassiné un groupe de prêtres. Arrivée à l’hôpital, elle va être témoin de pratiques proche de la torture comme la lobotomie. Sa rencontre avec Gwendolyn Briggs, la responsable de campagne du gouverneur de Californie, va également bousculer sa vie. La série explore alors ce qui va la conduire aux événements de Vol au-dessus d’un nid de coucou et qui vont faire d’elle l’un des monstres les plus célèbres de la littérature et du cinéma.

 

Ratched est-ce que c’est bien ?

ratched affiche netflix ryan murphy

Pour qui suit les nouveautés du catalogue Netflix, Ryan Murphy est sans nul doute devenu un incontournable. Ces deux derniers bijoux venaient d’ailleurs confirmer la capacité à créer des shows novateurs du scénariste et réalisateur. Hollywood retraçait avec optimiste l’âge d’or de la célèbre ville abordant l’homophobie, le racisme et l’abus de pouvoir tout en offrant une palette de personnages riches en couleurs, une histoire d’une beauté folle et apportant bienveillance et douceur à des problématiques pourtant violentes. Son traitement et son image valaient le détour. The Politician était également une belle réussite, moquant les jeux de la politique actuelle, dépeignant avec modernisme une société plurielle, abordant pluralité du couple et écologie par la même occasion.

Féministe et gay friendly

ratched cynthia nixonAvec Ratched, certaines cartes sont changées et pour autant pas toutes. Comme attendu avec le scénariste féminisme et homosexualité y sont traités d’un oeil actuel et bienveillant. Celle qui dans le livre et le film qui l’ont vu naître pouvait être considéré comme une grande méchante – pourtant l’était-elle vraiment ? non, elle était juste une femme faisant son travail avec une certaine position de pouvoir face à un protaginiste masculin- devient aujourd’hui un personnage de prime abord froid et énigmatique. Comme attendu, sous les traits de l’incroyable Sarah Paulson, Mildred Ratched devient un personnage complexe, au passé douloureux, portée par une mission qu’elle compte accomplir coûte que coûte en se laissant guider par son coeur. Une femme forte d’apparence mais en réalité fragile et blessée par la vie est ici joliement mise en scène. Puisque Ryan Murphy a une touche indéniable de talent lorsqu’il s’agit de la réalisation, il offre un décors très léché et une esthétique reconnaissable à son récit. Il prend par ailleurs le partie de donner un nouveau visage aux couples lesbiens. Si ces dernières années, nombreuses ont été les séries et les films a créer des couples de femmes forts, souvent adulés par les fans et tentant de casser les clichés, ce qui n’a pas toujours été le cas. En se replaçant à l’époque de “Vol au dessus d’un nid de coucou” , être lesbienne au cinéma était bien souvent synonyme d’être la méchante de l’histoire. “Monster” avec Chalise Theron avait d’ailleurs cassé cette dynamique tout en offrant à un personnage de tueuse une telle palette de nuances que la méchante de l’histoire en devenait la victime. C’est un peu cette inversion que proposer ici le réalisateur de “Ratched” offrant à son personnage de “grande méchante” du cinéma un statut de victime révoltée qui a appris à se battre mais reste meurtrie par ses traumas. Elle est d’ailleurs accompagnée d’une foule de femmes bien plus fortes que ne le sont les personnages masculins présent dans le show. Cynthia Nixon prête ses traits à Gwendoline, communicante politique, lesbienne s’assumant malgré son époque, ayant permis l’épanouissement profesionnel de son mari, lui aussi homosexuel. Elle est le personnage le plus droit de la série. Betsy, l’infirmière en chef de la série pourrait être la caricature de la harpie acariatre mais se révèle avoir bien plus d’un seul visage. Sans oublier Sharone Stone en mère poule richissime et vénimeuse , personnage hypnotisants, l’infirmière Dolly la poupée dangereuse ou encore Charlotte Wells en patiente battante. Le show n’oublie d’ailleurs pas de mentionner que l’homosexualité fut à une époque, vu comme une déviance psychiatrique que l’on soigne à coup de lobotomies et de faire de la plupart de ses personnages masculins des victimes à sauver. C’est le cas du docteur Hanover ( Jon Jon Briones) d’abord dépeint comme un éminent savent prêt à tout pour exercé et fervent praticien de la lobotomie. Finalement le médecin s’avère être influençable, obsédé par son besoin de reconnaissance et surtout très lâche. Un rôle bien plus nuancé que celui observé dans le pilot du show. Pour l’anecdote, l’acteur qui interprète le jeune Peter, lui même patient du docteur est à la vie réelle le fils de Jon Jon Briones. Certains hommes  échappent  à ce traitement à l’instar d’Huck, infirmier au visage brûlé qui ne manque pas de piquant rappelant l’amour de Murphy pour ses freaks qu’il juge avec plus de compassion que ses personnages pseudo normés.

Comme dans American Horror Story, point trop n’en faut

ratched capture d'écranLe problème de Ryan Murphy lorsqu’il se met à taper dans l’horreur reste pourtant toujours le même : sa démesure. Son amour du genre est un véritable plaisir tant il a réussi à l’emmener vers une capacité à toucher le grand public sans se corrompre et sans s’édulcolorer oui mais… Et c’est bien le mais qui est important puisque dans Ratched comme dès la saison 2 d’American Horror Story, le cinéaste semble perdre pied et se lancer dans une suite d’énumérations farfelues au risque de rendre le tout plus indégiste et brouillon que glauque. Dans Asylium aliens, nazis, démons, expériences scientifiques se mélaient, il faut dire avec un certain charme mais une aussi une certaine impression de ne plus vraiment pouvoir suivre le récit. Si cette première fois était touchante, cette envie de trop en donner, de chercher à créer le crime le plus dérangeant possible finit souvent par ôter toute touche de réalisme à ses créations. Au fur et mesure des saisons la première née horrifique du show runner donnait la sensation d’avoir commander un burger aux lasagnes avec quelques nems à l’intérieur, des frittes, du cheesecake, des donuts et une petite pizza avant de refermer le bun. Individuellement tout pourrait être bon, ensemble on manque de s’etouffer. La saison 3 de la série restait alors encore fondamentalement bien ficelée avant que dès la quatrième seul le pilote de chaque saison était sauvable. L’horreur il faut la doser si on veut qu’elle reste sérieuse. On peut partir dans les tous les sens, faire du gore pour du gore mais dans ce cas il faut accepter qu’on entre dans un nouveau registre qui s’étend du narnard au torture porn lui-même fait pour faire marrer les accros aux sensations fortes. Il est possible d’aller loin dans l’horreur et les violences en gardant son sérieux mais pour ça il faut savoir rester réaliste, ce qui manque à l’angouement du showrunner de “Ratched”.

Cette caractéristique va ici se resentir par une multitude d’histoires finalement traitées trop rapidement et ne laissant pas assez de place à l’intrigue primaire du show. Le clin d’oeil au personnage d’Hannibal Lecter via l’incarcération d’Edmund (Finn Wittrock) va dans ce sens. Sa présentation réellement glaçante en introduction du show fonctionnait pourtant parfaitement mais cette corde narrative usée ne fait justice à la série.  En outre l’histoire d’Edmund ( , déjà vu dans un rôle très similaire dans AHS) et le douloureux passé de Miss Ratched  sont autant d’éléments qui perdent complétement en réalisme et en dramaturgie tant ils sont poussés dans leurs retranchements. C’est bien cet aspect qui constitue le point noir d’un récit autrement bien mené, intéressant et très bien interprété.

Et la suite ?

Défaults ou pas le réalisateur espère bien donné une suite à l’histoire de la célèbre infirmière et ce sous forme de 4 saisons. On lui souhaite d’y arriver et de continuer à tracer la route de cette série hors-normes. En attendant d’en avoir la confirmation Ryan Murphy réalisera une série sur le célèbre tueur en série Jeffrey Dahmer. en espérant qu’il ne tombera pas dans ses travers horrifiques.

Découvrez la Bande-Annonce

 


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The Perfection

On le sait il est bien plus facile de rester chez soit à chiller sur Netflix que de se rendre en salles obscures, d’autant plus en période de grèves qui priveront certains amateurs du genre du PIFFF festival cette année. Pas de panique pour autant, si l’on fait le choix de rester dans son canapé. En effet, la plateforme en ligne qui, disons-le nous quand même a à son actif son lot de moyens ( voir très mauvais) films de genre et d’horreur ne manque pas pour autant de réserver quelques jolies pépites à ses abonnés. Voilà ceux qui ont su retenir l’attention de nos rédacteurs accrocs au cinéma d’horreur.

The Perfection

De: Richard Shepard

Décrié par certains pour son final grand guignolesque, The Perfection est pourtant une jolie pépite à découvrir sans attendre. Déjà pour ses nombreux retournements de situations qu’il serait indélicat de spoiler ici. Le film s’offre une direction grandiose qui saura ravir le spectateur dès ses premiers instants avant même de plonger dans son récit horrifique. Poke à la scène du duo au violoncelle et sa très jolie mise en perspective. Son premier act, basculement lent vers l’horreur mettra à mal tout spectateur doté d’une conscience et ne manque pas de prendre une direction aussi dérangeante que fascinante. Les acts qui suivent, puisque le film est ainsi découpé, s’offrent le luxe de traiter de sujets sérieux et actuels et jouent sur une perpétuelle montée en tension. Aussi éprouvant qu’un certain Martyrs ( attention sans en avoir la totale liberté créatrice), ce The Perfection s’avère être un vrai plaisir adressé à un public averti et ce jusque dans son jubilatoire dernière act et sa scène finale qui en aura choqué plus d’un. Est-ce grand guignolesque donc? Oui de façon assumée sans jamais tourner dans le ridicule, l’objet va loin et est loin d’être lisse. Une excellente nouvelle pour les amateurs de genre au cœurs bien accrochés qui auront en plus de plaisir de découvrir un sous-texte tant féministe que touchant à la liberté créatrice. Un What the fuck coloré et musical à ne pas laisser dans les toutes les mains en somme.

De quoi ça parle ?  Le sens de la perfection qui anime deux génies de la musique, Charlotte et Elizabeth, va peu à peu les mener vers le chemin de l’opposition.

 

The Babysitter

De : McG

Sexy à souhait, drôle, gore et complètement barré, The Babysitter est la promesse d’un beau moment de cinéma d’épouvante et s’inscrit dans la veine des survivals décalés. A cela s’ajoute la présence d’enfants malins, clin d’œil heureux à la Stranger Things et aux années 90 tant dans le coup à l’heure actuelle. Pour ajouter au piment de ce joli petit moment de cinéma à déguster avec un gros saut de pop-corn c’est le réalisateur MCG à qui l’on doit le film Charli’s Angels qui s’est chargé de réaliser ce métrage sans prétention et bourré à bloc de pop culture.

De quoi ça parle ?  Une soirée de babysitting tourne au cauchemar quand un garçon tente d’espionner la jeune femme chargée de le garder.

 

The Witch

De : Robert Eggers

Adulé, novateur, The Witch a su s’attirer la sympathie d’un public varié amateur ou non de cinéma de genre. Sans pour autant être la merveille qu’on a pu en dire, cette œuvre complexe joue sur une réalisation parfaite pour séduire. La photographie y est bluffante tout comme le casting qui compte à son actif la jeune Ana Joy Taylor. Vous en garderez en tête des scènes puissantes, aussi belles et froides que des tableaux de maîtres et l’image inoubliable d’un certain corbeaux…

De quoi ça parle ? 1630, en Nouvelle-Angleterre. William et Katherine, un couple dévot, s’établit à la limite de la civilisation, menant une vie pieuse avec leurs cinq enfants et cultivant leur lopin de terre au milieu d’une étendue encore sauvage. La mystérieuse disparition de leur nouveau-né et la perte soudaine de leurs récoltes vont rapidement les amener à se dresser les uns contre les autres…

Final Girl

De : Tyler Shields

Fini de jouer avec les clichés. Si le cinéma d’épouvante a toujours mis à son affiche des héroïnes puissantes et des victimes féminines souvent dans la caricature, ici la victime se transforme rapidement en héroïne. Bien orchestré, libérateur et fun ce Final Girl s’avère être un bon petit moment de cinéma qui joue avec les codes du Petit Chaperon Rouge versus le grand méchant loup. Sans être pour autant inoubliable, le métrage joue son rôle d’honnête divertissement et colle en plus à son affiche la jolie Abigail Breslin.

De quoi ça parle ?  Nouvelle au lycée, Veronica est une fille timide et vulnérable. Elle semble être la cible parfaite d’une bande d’adolescents, qui attirent les filles pour les chasser et les tuer. La règle est simple : la chasse commence quand Veronica est lâchée dans les bois avec trois minutes d’avance. Ce que les garçons ignorent, c’est que Veronica est un assassin en formation, et elle a choisi de tuer ces garçons pour son test final…

Jessie

de: Mike Flanagan
Production Netflix par excellence: l’adaptation (encore une?) du roman de Stephen King,  Jessie, s’avère être une réussite totale. Un pari risqué tant le roman était complexe, blindé de réflexions sur le consentement ( on est en plein dans l’actualité) et de quêtes intérieures. Topo, le résultat est très fidèle à l’esprit de sa source d’inspiration et évite tous les pièges qui lui étaient tendus. Un thriller psychologique qui comporte pourtant une scène d’une grande violence à ne pas laisser entre toutes les mains ( il y a ici un jeu de mots mais tu verras plus tard). A noter que le film est réalisé par l’excellent Mike Flanagan à qui l’on doit un autre moment d’épouvante sur Netflix, The Haunting of Hill House, à ajouter absolument à sa liste de lecture.
De quoi ça parle ? Quand le jeu coquin de son mari tourne mal, Jessie, menottée au lit d’un chalet isolé, affronte d’étranges visions, de sombres secrets et un terrible dilemme.

Le Rituel

De : David Bruckner

C’est au réalisateur de The Signal et de V/H/S que l’on doit Le Rituel, une production Netflix fortement inspirée par Le Projet Blair Witch et les contes scandinaves. De fait, sa mise en place, glaciale, la beauté de son cadre, la mise en relief de ses personnages font de ce Rituel une plaisante production Netflix. Il y est question de deuil, d’amitié mais surtout de crise de la masculinité, d’éloignement avec l’âge, de la vie amicale qui s’effrite avec le temps. En outre sa montée en tension permettra de vous tenir éveiller et de piquer à vif votre intérêt jusqu’à un final complexe, bien qu’imparfait, permettant au moins aux plus curieux de théoriser sans fin.

De quoi ça parle ? Un groupe d’amis se réunit pour une randonnée en forêt, mais une présence menaçante s’y cache et les suis…

 

The Neon Demon

De: Nicolas Winding Refn
Poursuivons avec l’excellent « Neon Demon » qui a beaucoup fait parler de lui. Bien que, je vous l’accorde cette fable contemporaine ne soit pas à proprement parler un « film d’horreur », certaines de ses scènes et l’algorithme Netflix lui valent néanmoins sa place dans ce classement. Après tout, l’horreur doit déranger autant que faire peur. Avec une photographie absolument sublime, une mise en scène magistrale, un sens du luxe et de esthétisme rarement vu, Neon Demon n’en oublie pas de déranger et d’interpeller. Le film a en plus l’avantage de sublimer Ella Fanning, la rendant belle à croquer et chose rare, donnant une véritable crédibilité à cette femme parfaite et ce sans avoir besoin pour autant de le faire dire en continue par ses personnages. Une réussite savamment orchestrée et bourrée de pistes de réflexion. A voir plusieurs fois.
De quoi ça parle ? Une jeune fille débarque à Los Angeles. Son rêve est de devenir mannequin. Son ascension fulgurante et sa pureté suscitent jalousies et convoitises. Certaines filles s’inclinent devant elle, d’autres sont prêtes à tout pour lui voler sa beauté.

The Invitation

De : Karyn Kusama

Avec sa montée en puissance qui va crescendo, The Invitation se révèle être un excellent thriller en huis-clos, captivant et jusqu’au-boutiste.  Intriguant dans son premier act, il réussi le pari de voiler ses intentions pour mieux les dévoiler dans son tout dernier act. Intriguant, sombre, poussant sa psychologie des personnages, il a su capter l’attention des fans du genre qui se rejoignent dans son éloge. A ne pas manquer!

De quoi ça parle ? Par une sombre nuit, Will est invité à un dîner chez son ex-femme et son nouveau mari. Au cours de la soirée, il s’aperçoit que ses hôtes ont d’inquiétantes intentions envers leurs invités.

Mom and Dad

De : Brian Taylor

Avec Nicolas Cage et Selma Blair à son affiche ce Mom and Dad s’offre un scénario délirant et jusque là peu exploité: celui des parents se retournant contre leurs enfants. L’inverse en revanche, l’enfant contaminé s’avère un sujet bien plus récurent dans le domaine de l’horreur avec pour n’en citer qu’un, l’excellent “The Children” en tête de liste. Ici loin de simplement se focaliser sur l’horreur, le métrage s’aventure vers des réflexions sur le rôle du parent, le temps qui passe, la crainte de grandir et le reflet de tous ces sentiments dans le regard que porte le parent sur sa progéniture. En outre, le fun est de la partie. Le film s’avère être un honnête divertissement, plaisant à regarder, portant à l’écran ses pistes de réflexion et se hisse ainsi dans notre top.

De quoi ça parle ? Des enfants doivent survivre par eux-mêmes à une hystérie collective aux origines inconnues incitant les parents à se retourner violemment contre leur progéniture.

Le Bon Apôtre

De: Gareth Evans

Si son pitch n’est pas sans rappeler celui de The Wicker Man, une enquête, une île, une secte, Le Bon Apôtre n’en est pas moins diablement efficace et est loin de simplement copier son aîné. Musclé, sombre et fascinant il n’a de cesse de surprendre le spectateur à travers ses nombreux rebondissements. De plus, cette pellicule propose une fine analyse de la religion.  Violence et choix audacieux viennent parfaire cette œuvre captivante qui risque d’en dérouter plus d’un.

De quoi ça parle ? Un homme se rend sur une île lointaine à la recherche de sa soeur, kidnappée par une dangereuse secte.

Krampus

De : Michael Dougherty

Les fêtes de noël approchent et il est grand temps de rappeler que guimauves et paillettes ne sont pas les seules à avoir leur place sur le petit écran pour parler de cette soirée familiale. En jouant sur des codes tout aussi horrifique que déjantés, sans oublier d’avoir un esprit bon enfant à la Grimlins, Krampus est un véritable plaisir festif à déguster en ne manquant pas de jeter un œil au sapin qui clignote dans le salon. De quoi devenir un classique bien différent des traditionnels Love Actually et autre A Christmas Prince.

De quoi ça parle ? Quand Max voit sa famille peu exemplaire se disputer à l’approche de Noël, le garçon décide d’ignorer la célébration, sans se rendre compte que ce manquement à la tradition va provoquer les foudres de Krampus, un démon ancestral bien décidé à punir les réfractaires. La situation tourne en enfer quand les figures de Noël prennent monstrueusement vie, lançant l’assaut sur la maison de Max et forçant les membres de sa famille à s’entraider s’ils espèrent sauver leur peau.

 

Contracted

De : Eric England

Prenant à contre courant les traditionnels films de zombies et d’épidémies, Contracted suit la décomposition de son héroïne jusque dans ses plus glauques aspects. Le rejet de son entourage, la décomposition de sa vie vont de pair avec ce corps qui pourri sont tant d’éléments qui mettent à mal le spectateur ici au cœur de l’action. L’occasion donc de découvrir un film profondément marquant abordant tour à tour la question de l’apparence, de l’agression sexuelle et de l’isolement social. Dérangeant, intimiste, viscérale , un film qui fait réfléchir et laisse longtemps son empreinte.

De quoi ça parle ? Après avoir passé la nuit avec un inconnu, Samantha ressent des troubles inexpliqués. Son corps se décharne, ses ongles s’arrachent… Mais qui est l’homme qui l’a contaminé ?

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C’était annoncé depuis un moment, Netflix avait racheté les droits de la série “You”, petit bijoux avec Penn Badgley que l’on connait pour avoir interprété Dan dans la série Gossip Girl. Un tel nom à l’affiche pouvait promettre un nouveau show pour midinette éprises d’histoires d’amour complexes et de mélodrames tirés par les cheveux. Il n’en est rien tant “You” est un objet à part dans l’univers du petit écran. Une romance dérangeante portée par un héro stalker et son obsession pour son héroïne, Beck interprétée par Elisabeth Lail.

You la non romance plus romantique que ce qu’on nous sert habituellement

You beck joe peach

A en juger par la bande-annonce, à se laisser conseiller par les ouï-dire actuels “You”, pourrait bien être une nouvelle série banale qui joue le jeu du suspens et du mychtère parce qu’il parait que c’est tendance. Est-ce cliché ? La partie concernant la psychopathie de Joe (Penn Badgley) ne serait-elle qu’une douille? Un peu comme les choix multiple dans le dernier épisode de Black Mirror ? Point du tout! “You” obsède dès ses premières minutes. Pourquoi donc? Parce que la série arrive à faire aimer son personnage principal, son stalker et à justifier ses actions injustifiables. Dès les premiers instants, Joe, propriétaire d’une petite librairie new-yorkaise tombe sous le charme de Guenevere Beck, jolie blonde au sourire ravageur et à l’esprit bien fait. Si le cinéma s’est souvent employé à nous faire aimer son héroïne, la voir dans le regard de Joe et ce grâce à un narrateur en voix off, accentue ce fait. A ses yeux, l’imparfaite Beck devient parfaite, ses doutes, ses peurs, ne sont que des éléments positifs: Joe pourra la rassurer, il saura prendre soin d’elle. Chacune des pensées de notre anti-héro son adressés à sa belle, il lui décrit ses sentiments, explique et justifie ses actions même les moins justifiables. Il la stalke et peut-être que dans un monde où il est de bon ton de fouiller les Facebook et Instagram de tout le monde, sa démarche parait moins lourde, moins étrange qu’elle ne devrait l’être. Peut-être aussi que si Joe est un sociopathe bien écrit, Dan son personnage de Gossip Girl, qui a quand même crée un site pour espionner Serena n’en était pas moins un.

 

2019 et les années qui la précède ne sont pas des années romantiques. Exit les belles love stories pleines de miel sur nos petits écrans, pour vendre une histoire d’amour il faut qu’elle soit sur fond d’intrigues plus globales. Si la recherche du fan qui shipera le couple élu doit bien traverser la tête de nos chers scénaristes, c’est bien ceux de “You” qui s’en sortent le mieux. A tel point qu’ils créent le couple idéal, le petit ami idéal. Même en observant les dérives du petit-ami stalker, dérangé, violent, meurtrier, le spectateur se retrouve régulièrement à mettre de côté les scènes qu’il vient d’observer pour mieux se focaliser sur les attentions de l’homme amoureux et de sa dulcinée. A tel point que Penn Badgley lui-même a dû prendre les devant et rappeler via Twitter aux fans de la série que Joe n’est pas le petit-ami idéal du tout, non bien au contraire. Difficile pourtant de ne pas fondre devant le everythingship et le gâteau scrabble. C’est un tour de force incroyable que nous offre “You”. L’envie que celui qui devrait être “le méchant” de la série s’en sorte, et ce malgré toutes ces mauvaises actions.

Le jeu de miroir avec son jeune voisin, Paco n’est sûrement pas étranger au phénomène. Même s’il est facile d’occulter les mauvaises actions de Joe en raison de toute l’attention qu’il porte à Beck, sa faculté à prendre soin du garçon qui habite au dessus lui apporte une touche d’humanité en plus.  Puisque le personnage de Penn Badgley se révèle être une figure paternelle bienveillante et au petit soin pour celui dont la mère alcoolique et droguée est en plus battue par son compagnon. Outre cet aspect bienveillant du personnage, Paco met en lumière le passé de Joe. Lui aussi a souffert, lui aussi a été abandonné. Tous ces faits constituent des circonstances atténuantes pour notre anti-héro. Le public alors, prompt à pardonner ses excès éprouve alors une compassion sans fin pour lui. Paco dérive et se noie dans la perdition de sa mère. Joe a vécu la même chose. Le public ressent la douleur et la couleur de Paco puisqu’elle nous est montrée à l’écran et imagine volontiers accorder la même dose d’empathie à un personnage devenu adulte mais n’ayant pas appris la frontière entre le bien et le mal. Il n’est ni Barbe Bleue, ni le grand méchant loup et si la capacité à commettre le pire n’est pas innée, alors il est sauvable.

A l’air post “Me too”, You reste-t-elle pertinente?

You: Beck et Joe

L’année précédente a été moteur d’un énorme travail sur le féminisme. A travers lui, on a enfin pris le temps d’expliquer qu’une femme n’est pas une petite chose fragile qu’il faut sauver et qu’un couple pertinent s’appuie sur un consentement mutuel. Que dit alors un show qui fait l’apologie d’un personnage qui décide que cette relation doit exister et qui contrôle les faits et gestes de sa compagne? Probablement qu’il pourrait être le méchant ultime de l’année 2019. Un savant manipulateur qui sous couvert de vouloir le bien de l’objet de son affection se permet de prendre les décisions pour elle. La fiction pourtant ne peut et ne doit pas avoir dans tous les cas un rôle d’éducation, même en se situant dans son époque, même en prenant en compte son contexte social, une fiction reste une fiction, elle a pour but de divertir. “American Psycho” n’a jamais dit qu’il serait bon de massacrer ses collègues à la hache en son temps, “Grave” ne fait l’apologie du cannibalisme pas plus que “Le Silence des agneaux”.

Apprendre à aimer le personnage dérangé et qui agit mal ne doit pas pousser à cautionner toutes ses actions. Et bien au contraire, la romance de “You” peut être un révélateur, un miroir de ce qu’est une relation malsaine. Elle peut pousser à s’interroger sur les dérives de la jalousie, du besoin de possession et de l’impression de faire pour l’autre ce que l’on fait en réalité pour soit.

Beck, un personnage fort bien écrit

Beck dans la série You netflix

Si la toile entière semble être tombée sous le charme de Joe, Beck elle déplait. Apparemment mieux vaut être un sociopathe romantique aux “bonnes intentions”, qu’une artiste perdue. Et pourtant, la jeune-femme est un personnage complexe et fort bien écrit. Loin de la jeune-fille parfaite, Beck traîne son lot d’incertitudes et de doutes. Elle se cherche en tant qu’artiste et qu’écrivaine, doutant de ses compétences, de ses facultés à créer, rebroussant chemin, ne sachant s’accorder le droit à être heureuse. Comme beaucoup, elle se cherche à travers les autres pour exister. Attachante, entière et réfléchie, elle s’inscrit comme un personnage réel en quête d’elle-même et d’une réussite qui lui permettrait de s’affirmer.

A noter, que, comme son petit-ami dérangé, elle joue aussi à la stalkeuse amateure lorsqu’elle même cherche à en apprendre plus sur certains éléments de la vie de Joe. Miroir, mon beau miroir, dis moi qui ne s’amuse pas à espionner l’être aimé?

Une saison 2 prévue et probablement casse-gueule

Une deuxième saison de “You” est déjà programmée sur Netflix, son tournage et sa date de diffusion n’ont pas encore été révélé.

Pourtant quelques informations ont déjà fuitées sur son contenu. Candace et Joe seront bien sûr de la partie alors que Peach ( Shay Mitchell) et Beck pourraient bien revenir sous forme de flash back. Paco (Luca Padovan), le jeune voisin du tueur et le Docteur Nicky ( John Stamos- aussi connu pour avoir campé les traits du très cool oncle Jessy dans “La fête à la maison”) devraient aussi être de retour.

Si l’on se base sur le second roman de Caroline Kepnes, l’auteure du livre qui a inspiré la série, cette seconde partie devrait se dérouler à Los Angeles, ville que Joe déteste. Le protagoniste a en effet été contraint de quitter New York pour tenter de retrouver une vie normale, sauf que ses tendances obsessionnelles le rattrape.

SPOILERS ALERT: s’il est difficile et peu déontologique de juger d’un objet qui n’est pas encore sorti, la suite de “You” crée néanmoins de belles frayeurs me concernant. L’absence de Beck, du couple qu’on prenait plaisir à suivre et le risque d’une répétition ( nouvelle obsession sur Candace ou sur une autre femme) risquent de peser lourd dans la balance. A l’instar d’un “13 reasons why” qui a perdu de sa superbe au court de sa saison 2, ou dans “Prison Break” qui est complètement parti en sucette lors de sa saison 3, “You” va devoir marcher sur des œufs pour éviter de sentir le concept étiré pour raisons financières. La présence d’une suite pensée par l’auteure tend quand même à rassurer sur cette suite, à condition que les scénaristes sachent s’arrêter à temps. Réponse d’ici quelques mois….

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The End of the Fucking world

Si tu es un peu sur les réseaux sociaux, que tu as des potes qui ont Netflix ou que tu t’intéresses aux séries TV, tu en as forcément entendu parler.

“The End of the fucking world” est sur toutes les lèvres. Mais est-ce vraiment si cool que ça?

Déjà une première chose, une critique reste une critique, elle se base sur une expérience mais est toujours subjective. Ce qui est cool l’est dans le regard de chacun.  Cette ligne hors sujet est une réaction directe aux nombreux titres à base de “Que faut-il penser de…”. Pensez par vous même et soyez curieux.

 

Cela étant dit, c’est parti pour une critique de “The End of the Fucking world”, son ton décalé et son univers barré. Tous les jours, où que j’aille, c’est comme un tourbillon, tu as vu “The End of the Fucking world?” me demande-ton.  “C’est trop bien non?”. Face à cette pression sociétal épuisante, 24 heures plus tard me voilà devant Netflix pour binge watcher ça à la bien. Cet article a été réalisé grâce à un abonnement payant. C’est une fierté totale (comme tout ce qui est rare), donc ça se souligne. Passons.  Mais de quoi que ça parle donc au juste ta série là?

 

Résumé :

James (Alex Lawther), 17 ans, est persuadé d’être un psychopathe. Alyssa (Jessica Barden), 17 ans également, vient d’arriver en ville et noue très rapidement une amitié forte avec James. Très sociable et communicative, elle va embarquer James à la recherche de son père qui a quitté le domicile conjugal lorsqu’elle était jeune.

Et alors?

The End of the Fucking world 2018 affiche

Tout le charme de cette romance adolescente tient dans son ton décalé. La narration omniprésente des deux personnages, leurs oppositions, ajoute une touche cocasse à ce cocktail complètement barré. Puisque ce qui fait le petit plus de cette série c’est avant tout son humour noir, dérangeant comme l’humour anglais sait l’être. Et le détachement total de nos deux adolescents à la fois hors du commun et à la fois si simplement adolescents.

D’entrée, James se présente lui-même comme un psychopathe tuant des animaux. Voilà qui pose une base solide. Le tout est servi par une mise en scène hyper moderne, et un rythme aussi calme que peut le rester notre tueur en série en couche culotte . Celui là même qui n’a jamais vraiment eu la chance de tuer une véritable personne. C’est pourtant son but premier. Alors quand Alyssa se pointe avec des rêves farfelus d’amour éternel et de sexe maladroit, c’est à assouvir ce besoin de sang que pense James. Oui, mais. Mais ça vous parait froid? Pas vraiment, “The End of the fucking world” joue surtout sur un décalage total et constant. Si l’envie de vivre des moments d’adultes et là, nos compères gèrent finalement les soucis avec le regard d’enfants. C’est à dire sans vraiment comprendre quoi que se soit aux conséquences, en les voyant comme une petite tape des parents sur les mains. Et c’est comme ça, grâce à ça que l’humour noir côtoie l’humour de dessin-animés, celui des cartoons à la “Tom & Jerry”. L’humour absurde, celui-là même qui est universel.

 

L’Amour toujours

Au milieu de scènes cocasses, de sexe raté, de tueur en série, de flics et de bagnoles brûlées subsiste un élément central: l’amour, celui qui te permet de te découvrir doucement à travers l’autre. Mais aussi et surtout celui qui n’a pas qu’un seul chemin, qui n’est pas forcé de ressembler à un cliché hollywoodien type ” 50 Shades”. Au détour des envies de meurtres et de l’adolescente prête à tout et n’importe quoi pour se mettre en avant, née quelque chose d’inattendu. Quelque chose qui vaut la peine de se battre.

Le tout est servi par un casting aux petits oignons. Si tout le monde n’a de cesse de mentionner la performance d’Alex Lawther qui n’a pas à rougir face à un Freddie Highmore de “Bates Motel”, Jessica Barden (que vous avez vu dans “Penny Dreadful”) lui donne parfaitement la réplique.

 

Les parents, leurs choix, leurs conséquences

 

L’impact de l’éducation sur les petits cerveaux de nos héros sont aussi abordés. Devient-on un psychopathe pour combler le trou laissé par une mère absente? Un père trop cool est-il un bon père? Comment gère-t-on sa place dans un foyer reconstruit?

Le rêve de la famille voulue idéal prend une nouvelle claque. Une nouvelle oui, ça fait bien longtemps que le cinéma te raconte comment derrière chaque foyer se cache un lot de saloperies sans nom. Là pourtant l’adulte est déconnecté de ce que fait son enfant. Et si tous les parents n’étaient pas des connards? C’est ce qu’espère Alyssa qui cherche son père, un véritable modèle, une preuve qu’on peut grandir sans être un con. A-t-elle raison? Faut-il attendre une éternelle main tendue ou celle-ci ne fait elle qu’empirer les choses? Se sont ces liens et ces attentes qui façonnent  nos deux ados mais aussi le besoin de les briser radicalement qui leur permettront de devenir eux-même des adultes. Et ho tiens, il n’y a pas qu’une façon de le devenir. Il n’y a pas de mode d’emploi.

The End of the Fucking world

Et la suite?

 

Si suite il y a, l’évolution de James (et son final) pourrait en frustrer certains ( ou pas), tout dépendra des nouveaux chemins que souhaitent aborder les scénaristes. Toujours est-il que si le succès se confirme- et c’est bien parti pour- une saison 2 devrait voir le jour. Le créateur de la série promet d’ailleurs de reprendre la route avec nos héros. Puisque pour lui, l’âme de cette histoire c’est bien de suivre ce couple barré ( si barré que ça face aux événements qu’ils traversent?) à travers un roadtrip déjanté.

Dommage diront certains tant la fin parait idéale et tant l’idée d’en rajouter pourrait paraître mauvaise. Un petit peu comme pour ” 13 reasons why” dont la saison 2 suscite autant de craintes que d’attentes. En ce qui me concerne d’ailleurs, il s’agit plus de crainte. Après tout, faut-il toujours chercher à en dire plus?  Chercher le pourquoi du comment? Ne peut-on pas simplement écrire une bonne histoire, la dérouler et la conclure si elle ne nécessite pas d’en inventer toujours plus? L’avenir nous le dira.

Certes cette quête vers la découverte de soit et de ses origines n’est pas exempt de défauts. Mais son grain de folie devrait convaincre un large public.  Quel que soit votre genre , cette petite pépite vous promet un moment dont vous n’aurez pas envie de sortir.

Voyez la vite, pour pouvoir en parler autour de vous et vous payer un joli moment de télévision.

 

Et si vous aimez les séries retrouvez notre critique de Handmaid’s Tale ici.


affiche handmaid's tale

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