Tag

danse

Browsing

L’immanquable compagnie (LA) HORDE (Ballet national de Marseille) était de passage à l’Espace 1789 de Saint-Ouen pour présenter Roomates : « une pièce hommage à la danse contemporaine en choisissant cinq œuvres qui ont marqué le collectif et l’histoire du Ballet, une horde de chorégraphies débridées et jubilatoires. » Collectif éclectique, c’est la troupe qui a collaboré avec Madonna, Rosalia, Christine and the Queens, le MoMa de New-York ou encore Gilles Lelouche. Ce spectacle-panorama était l’occasion de retracer les influences et les œuvres marquantes d’une troupe déjà culte.

@Maria Baranova

MOSAÏQUE DANSÉE

Au programme ce soir, cinq pièces étaient présentées : Grime Ballet de C. Bengolea et F. Chaignaud, Weather is sweet de (LA) HORDE, Lazarus de O. Doherty, Les Indomptés de C. Brumachon (sur une musique de Wim Mertens) et un extrait de Room with a view de (LA) HORDE. Le programme est varié, à l’image du panel thématique et chorégraphique dont la compagnie se saisit création après création. Chaque pièce présentée dure environ une quinzaine de minutes, de quoi laisser un goût de trop peu après l’émerveillement.

Bande-annonce du spectacle Roomates de (LA) HORDE

TROP PEU, TROP BIEN

En effet, chaque chorégraphie est absolument épatante et brillamment dansée par les membres de (LA) HORDE, toutefois, ces micro-formats frustrent les sensibilités. L’audience adorerait voir chacun de ces spectacles dans son entièreté, et regrette n’apercevoir que des morceaux sans lien dramaturgique. Ce format « bande-annonce » a ses limites et ses vertus, il permet malgré tout de découvrir la palette de géants de la danse contemporaine. Donc bien qu’une amertume reste en bouche, celle-ci est le signe d’une réussite, chaque pièce mériterait son format long.

@Thierry Hauswald

ROOM WITH A VIEW

Le moment extrêmement fort de cette soirée reste l’extrait de Room with a view. Ce spectacle créé en collaboration avec Rone en 2020 est le paroxysme de l’art de (LA) HORDE. Comme une manifestation joyeuse, la troupe devient une foule enragée où le collectif chante la rage et la force du groupe et de l’engagement. Les corps s’épuisent et se dévouent avec abnégation et volonté dans une énergie qui déborde du plateau. La musique de Rone soutient brillamment cette chorégraphie viscérale et détonante, à couper le souffle.

©Maria Baranova

(la) horde en marche

Le format de ce spectacle en forme d’hommage et de retrospective a ses défauts et ses qualités mais permet assurément de découvrir l’art de l’un des collectifs les plus importants de ces dernières années. (LA) HORDE dispose d’un panel d’artistes et de chorégraphies unique et important. Roomates est donc la belle histoire d’une troupe qui a encore beaucoup à dire, d’une troupe qui continuera à étonner, à tout conquérir sur son passage.


« VUDÙ (3318) Blixen » à l’Odéon, le sacrifice d’Angélica Liddell

Premier opus de sa trilogie de la mort, « VUDÙ (3318) Blixen » d’Angélica Liddell est un…

Chœur des Amants (de T. Rodrigues) souffle aux Bouffes du Nord

Première pièce de Tiago Rodrigues, l’actuel directeur du Festival d’Avignon, Choeur des amants a su donné…

Carmen - Ballet Julien Lestel

Carmen en demi-teinte avec le Ballet Julien Lestel

Créée en 2024 et chorégraphiée par Julien Lestel, cette nouvelle version de Carmen, l’opéra de tous…

Spectacle Elektrik Paris 13

Le dernier spectacle de danse électro de la célèbre chorégraphe Bianca LI, sobrement intitulé Elektrik, se tenait du 27 mars au 14 avril 2018 au nouveau théâtre « Le 13ème art » à Paris. Véritable concentré de joie et de bonne humeur, Elektrik m’a fait découvrir les charmes tourbillonnants de la danse électro. Entre musiques de chambre et tours de bras énergiques : retour sur une heure et demie de danse explosive.

 

La danse électro kézako ?

 

Si, comme moi, vous vous souvenez avec nostalgie (ou pas) de la techtonik qui avait fait des ravages dans les boites de nuit il y a dix ans, alors vous vous rapprochez quelque peu de la danse électro. La danse électro «inventée dans les années 2000 en région parisienne» se caractérise par «ses mouvements de bras décoiffants.»  Mais vous vous en doutez bien, à ce niveau-là, l’électro ne ressemble plus du tout à celle que votre cousin à la mèche de Justin Bieber tentait de reproduire, avec plus ou moins de réussite, en utilisant le geste du peigne dans les cheveux.

 

Le spectacle commence de façon à surprendre le spectateur, le premier tableau nous présente les huit danseurs habillés de costumes chics et affublés de masques d’oiseaux sur une musique de salon très baroque, le ton est donné, ça sera un spectacle plein d’humour, mais aussi de réflexions, S’enchaine alors un deuxième passage sur une autre musique baroque. L’electro ne se danse pas uniquement sur des rythmes endiablés, mais a bien sa place sur n’importe quel genre musical. Le spectacle nous emmène alors vers des musiques et des ambiances bigarrées : duo poétique et musique de vacances, entrecoupés de solos sur de la musique dance, impressionnants de vitalité.

 

L’ADN premier de l’électro reprend tout de même peu à peu ses droits au cours de la soirée, avec l’apparition d’une petite battle humoristique, mais aussi de longues variations techniques sur des musiques de club (dans lesquelles on remarquera un petit rappel baroque dans la mélodie) et sur lesquelles les danseurs nous montrent toute l’étendue de leurs talents.

 

Alors est-ce que c’était bien ?

 

Spectacle Elektrik Paris 13

J’ai regretté une mise en scène trop épurée, même si celle-ci met parfaitement en avant la danse en elle-même et les mouvements coordonnés précis et rapide des danseurs. il manque quelquefois d’environnement pour nous emporter complètement.

 

L’accent du spectacle est mis sur la cohésion de groupe et sur la bonne humeur et l’énergie folle que les danseurs puisent dans ces rythmes et nous renvoient.

 

C’est là le point fort de cette création : les danseurs s’amusent, irradient. On ne peut que se laisser contaminer par leurs envies d’exprimer leur danse moderne, captivante, où chacun à la place d’exprimer leurs personnalités diverses et tranchées. Les plus beaux passages sont ceux où les huit danseurs se retrouvent sur scène pour partager ces moments où l’individu s’épanouit dans le groupe. Ça rit, ça se bat, ça tourne de tous les côtés. La danse électro est une danse pour s’amuser, rire, unir, la danse électro est une danse résolument fraternelle. Et ça fait du bien.

 

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/BlancaLiOfficial/

 

Elektrik dance
Festival Chorus des Hauts de Seine la seine musicale 2019

Festival Chorus 2018: la nuit électro qui monte, qui monte, qui monte ( reportage de la soirée du 7 avril)

Après nous avoir fossé compagnie au printemps 2017, le Chorus des Hauts-de-Seine avait néanmoins pris…

Jeanne Added à l’Elysée Montmartre de Paris : Un concert bluffant

  Il peut être parfois difficile de chroniquer un concert. Qu’en dire ? Comment être impartial ?…