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Kevin Gombert

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Pochette Album Dragon Rapide see the big picture 2018
 

Les années 90 reviennent en force en ce moment, et c’est non sans joie que l’univers musical de cette époque réinfluence les artistes.

 
Dans cette lignée Dragon Rapide nous offre avec leur dernier album « See The Big Picture » un revival des groupes de rock des années ou Mitterrand étaient encore président, où la Super Nintendo régnait sur le marché des jeux vidéos, ces années où l’on pouvait se faire casser son pare brise pour se faire voler son auto-radio cassettes (oui cassettes!) et où on exposait fièrement ses collections de VHS qui prenaient une place colossale. (Vous le sentez la nostalgie des 90’s hein ?)

Si vous aimez les arrangements électro,  les son de guitares propres,  les musiques sud-américaines  à la Despacito ou les télé crochets (ouh le mot de vieux) passer votre chemin.
 

Au contraire si vous aimez Nada Surf, Weezer, Smashing Pumpkins ou bien encore Pavement, alors Dragon Rapide est fait pour vous.

 

Le trio originaire de Clermont-Ferrand nous livre avec « See The Big Picture » une compilation de hits de rock garage comme on les aime. Sur les 13 titres au son de guitare saturé Dragon Rapide permet de profiter pleinement des compositions sincères, presque punk.

L’album est parfaitement équilibré.sans pistes secondaires. « Never be the same » serait peut-être l’exception qui confirme la règle. Cette reprise de Built to Spill a un son beaucoup plus sixties, plus pop, qui aurait pu être créée par les neveux des Beach Boys.

Les titres « Astoria », « Ugly Face » et « Sucker Punch » sont les trois morceaux les mieux réussis de cet LP. Entêtant, énergiques ils sont les plus représentatifs du son de Dragon Rapide.

N’hésitez plus et foncez écouter ces 37 minutes de pure rock, sans prise de tête, enregisté pour mettre en avant les chansons de manière naturelle, sans sur-arangement produit par Freemount Record qui nous a fait découvrir des petites perles comme The Marshall ou Adam Wood.


 

 

benjamin clementine Album I tell a fly 2017

Décidément Benjamin Clementine n’est pas un artiste comme les autres!

Son premier album « At Least for Now », était un véritable OVNI de la scène musicale européenne. Ce qui lui aura value en 2015 une Victoire de la musique et un Mercury Prize.

La listes de ses influences est longue comme le bras. On passe par des artistes comme Claude Debussy, Erik Satie, Leonard Cohen, Léo Ferré, Nina Simone, Jake Thackray, Jimi Hendrix, Serge Gainsbourg, Aretha Franklin, Lucio Dalla, Giacomo Puccini, Luciano Pavarotti, Maria Callas, Georges Brassens ou encore Frédéric Chopin. Ce qui explique la richesse de ses compositions, son empreinte musicale variée et la singularité des sonorités des ses morceaux.

Benjamin Clementine, véritable essayiste musical, sort son nouvel album le 29 septembre 2017.

benjamin clementine Album I tell a fly 2017Et avec ce nouvel opus, Benjamin Clementine arrive à se renouveler et offrir une nouvelle série d’expérimentations qui sortent des sentiers battues. Le premier album évoquait la vie tumultueuse du chanteur, le deuxième est tourné vers l’extérieur, sur son observation du monde et surtout de l’étranger. Son parcours lui fait instinctivement ressentir de la sympathie pour ces personnes. Il évoque la « jungle » de Calais, dans « God save the jungle », et parle d’une autre manière encore des réfugiés dans « The Phantom of Allpoville » ou « One Awkward Fish ».

 

Pour sa deuxième galette Benjamin Clementine a troqué son piano pour principalement jouer avec un synthétiseur. Et pas n’importe quel synthétiseur: un  Fender Rhodes Chroma Polaris. Il aurait découvert cet instrument en écoutant la musique d’Isao Tomita, l’un des pionniers de la musique électronique japonaise et a en a finalement trouvé dans les studio de Damon Albarn lorsqu’il a enregistré « Hallejujah Money » pour le dernier album de Gorillaz. Ce qui donne un coté étrange et hallucinatoire au cet album.

« I tell a fly » est à l’image de son auteur: différent des autres, d’une grande ingéniosité, ouvert et créatif. Un album que tout mélomane se doit d’écouter au moins un fois. Si par contre votre truc c’est plutôt « Despacito », passez votre chemin.

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Pour « The Race », EDF s’est associée à Havas Paris et au studio Mathematic pour réaliser LA campagne publicitaire du dernier trimestre de l’année 2017. Et le résultat est là!

 

 

Entièrement réalisée en full 3D, « The Race »  est une folle course d’animaux fantastiques chevauchés par des pilotes chevronnés au milieu de panneaux solaires, barrages hydrauliques, champs d’éoliennes ou autres centrales nucléaires.

Une épopée féerique qui se révèle finalement être une partie de jeux vidéo acharnée entre un père et ses enfants.

 

 

 

 

« Notre électricité bas carbone alimente vos émotions »

 

 

Tel est le slogan de ce court métrage. Le but étant de faire découvrir la mixité du parc de production d’EDF, dont 97% de  l’électricité se fait sans émission de CO2. La célèbre enseigne cherche ici à vanter ses atouts écologiques.

Le court-métrage de 45 secondes a été présenté en avant-première chez Havas Paris devant quelques influenceurs dont la rédac chef du très chouette site, Manège Culturel.

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Publicité et créativité: les dessous d’un spot télévisé

 

 

Il a fallu 5 mois de travail et  plus de 30 personnes pour créer cet univers en mettant l’accent sur les animaux volants  inspirés de grands films sortis ces trente dernières années.

Parmi eux on retrouve « l’Histoire sans fin », « Dragons«  ou de la géniale et oubliée, « La planète au trésor« , adaptée de « L’Île au trésors » de Robert Louis Stevenson. Aucun détail n’a été laissé au hasard : forêts, champs, plan d’eau, pilotes..pour créer un décor digne d’un film d’animation.

 

 

La musique était également un choix de première importance, c’est finalement  « Mon truc en plumes » de  Zizi Jeanmaire qui a eu la préférence de la marque. Il a néanmoins fallu faire 300 tentatives pour sélectionner ce titre!

L’association de Christophe Coffre, directeur de la création chez Havas Paris, Thierry Poiraud, réalisateur de « Insurrection » et de Guillaume Marien, Producteur de VFX animation chez Mathematic était partie de la problématique suivante:

-il fallait rajeunir l’image d’EDF et

– mettre en avant l’investissement de Poste instagram Nathparis publicité EDF cette société pour produire de l’électricité en respectant les enjeux écologiques actuels.

Attention Spoiler alert: d’autres fins sont prévues avec des personnalités  que vous connaissez forcément (Eric Judor, Danse avec les Stars, et d’autres surprises) ainsi que d’autres contenus qui vont être postés dans les semaines à venir sur les réseaux sociaux en partenariat avec certains influenceurs comme nathparis.

Alors soyez aux aguets!

 

Bonus: les anciennes publicités d’EDF qui ont marqué leurs générations:

  • La vie, 2004

 

 

  • Des hommes aux service des hommes, 1986

«  »

 

 

La vallée et le développement durable, 2001

VOLIN jeune groupe de Rock Indé Montpelliérain sort son premier album « Volcan ». C’était l’occasion idéal pour rencontrer les trois membres du groupe, au milieu de leur tournée et de leurs premières parties (Matmatah, Feu ! Chatterton). C’est chez Handsandarms, un magasin très cool de vinyles du quartier Charonne que nous avons retrouvé : Colin VINCENT au chant et à la guitare, Romain DELORME aux claviers analogiques et à la basse et Maxime ROUAYROUX à la batterie.

PnS: Bonjour Volin! D’ailleurs qu’est-ce que ça veut dire ce nom de groupe ?

Volin: On dit [VOLINE] même si beaucoup prononcent [VOLIN]. C’est tout simplement la contraction de mon nom et de mon prénom. Le « v » de Vincent qui remplace le « c » de Colin. A l’origine c’était Volin quartet, parce qu’on était 4 et du coup on a gardé le nom.

 

PnS: Bon, rien à voir avec l’anarchiste russe…

Volin: Ah non du tout !! (Rire)

 

PnS: Vous sortez votre album « Volcan » prochainement. Que pouvez-vous nous dire dessus ? Comment l’avez-vous préparé ?

Volin: On s’est vachement entrainé. AHAH

On allait à la salle de sport à peu près trois fois par semaine (rire)

Ça se voit surtout sur Romain !

Plus sérieusement ça a été assez long et empirique. Il n’y a pas eu réellement de préparation. Il y a des titres qui ont été enregistrés il y a peut-être trois ans. Même un peu plus. De même pour le mixage même s’il y a eu des temps fort à la fin. Ça a pris du temps car on voulait bien choisir les 9 morceaux qu’on allait mettre sur  » Volcan ». On en a laissé de côté car ils ne correspondaient pas à ce qu’on recherchait.

On a enregistré dans deux studios dans le Gard à côté de Nîmes, chez nos parents. Mon frère (Vincent), qui n’est plus chez eux, a cassé le mur qui séparait nos deux chambres d’enfant et fait sa salle de mixage. C’est assez symbolique comme endroit.

 

 PnS: Cool les parents !

Volin: Oui carrément. C’est notre premier soutien.

Et c’est dans cette salle qu’on a mixé tout l’album avec mon frère.

Pour la pochette, on y voit trois portraits d’enfants. La graphiste avec qui on travaille les avait déjà. C’est triptyque, on pourrait croire que cela nous représente. C’est très énigmatique. Ça ouvre l’imaginaire.

Et pour le nom on aimait bien le mot volcan. C’est un mot assez fort, qui a un impact. Mais surtout c’est le nom d’un morceau de l’album, que l’on considère comme central.

 

PnS: L’attachement au français, c’est un choix ? C’est Naturel ?

Volin: C’est totalement un choix de se positionner différemment. On écoute majoritairement du rock anglo-saxon plus que de la chanson. En tête de fil il y a Radiohead, qui nous a sevré pendant de longues années.

Tous les cousins aussi comme Portishead, ou plus récemment un groupe comme Grizzly Bear. Luke Temple aussi.  Avec Max, on avait un groupe il y a dix dans lequel on chantait en anglais.

Et puis l’anglais c’est bien mais quand tu ne le maîtrise pas totalement tu te sens limité dans ce que tu peux dire. Il faut que les gens te comprennent aussi. Et surtout on voulait se désaxer de ce discours qui est de dire que le la musique est au service du texte.

Le français et la chanson sont venus plus tard avec des influences comme Bertrand Belin, Alain Bashung.

Concernant Alain Bashung la découverte a été « forcée ».  D’ailleurs, on a eu une commande d’un spectacle sur Bashung. On a fait une dizaine de reprises qu’on a remis à notre sauce. Et c’est cette commande là qui nous a poussé à aller découvrir un peu plus cet artiste. Finalement on ne connaissait pas tant que ça. On s’est penché plus en profondeur sur sa musique et on a découvert des choses terribles qui ont été pour nous une véritable nourriture. On voulait vraiment aller dans ce sens-là. Faire du pop rock avec du texte en français.

 

PnS: Il y a eu pas mal de mouvement pour vous ces deux dernières années. La tournée, Les Inrocks Lab, Les Francos de la Rochelle. Racontez-nous.

Volin: Ça fait pas mal d’années qu’on tourne. C’est génial on a vécu plein de choses. Mais c’est vrai qu’il y a certaines histoires qui nous ont plus marquées.

Le concert qu’on avait fait à Lille dans un petit bar par exemple. Le gars nous avait apporté 3 parts de pizza congelée et trois sandwichs club. C’était un petit jeune, il était très gentil, ça lui paraissait normal. Et là tu dis merde putain… On va faire ça toute notre vie comme ça ? (Rire général)

Ou aussi pendant la même tournée, on devait jouer à Bruxelles. Et genre deux jours avant on regarde sur internet et il y a un autre groupe à notre place. On a appelé, en fait ce n’était pas nous qui devions jouer. C’était une tournée pleine de rebondissements !! (Rire du groupe)

Et le camion il tombait en panne tout le temps ! Il fallait le pousser pour le démarrer. (Éclats de rire). Un jour on l’a poussé dans une pente. C’était une pente qui allait dans une résidence et dans un jardin privé. Au début y avait une coulée en béton et le camion ne démarrait toujours pas. Alors on a continué dans le terrain en pente. On arrive au bout chez les gens et le camion qui n’a jamais démarré… Il était minuit, on ne pouvait pas appeler un garagiste. On était en plein cœur de la Lozère, au milieu de nulle part. On a laissé un petit mot et c’est la grand-mère de l’un d’entre nous qui nous a raccompagné.

Heureusement ma grand-mère (Maxime) était très aimée dans le coin, je pouvais me permettre de ramené ce bon vieux Volkswagen de 500 000 bornes jusqu’au fond du jardin des voisins !

Une fois à Lyon tous les gens de la salle nous ont aidé à pousser le camion. On chargeait une fois le camion allumé, dans les gaz d’échappement en pleine hiver.

C’était le bon vieux temps. Maintenant on a des timings plus serrés donc là on utilise plus le train ou l’avion …  C’est beaucoup plus rapide pour aller à Paris même si avec TGV il y a toujours de retards.

Bien sûr il y a les Inrocks Lab. C’est quand une très belle vitrine comme tremplin national et c’étaient d’excellents moments ! On a de la visibilité sur Paris, on joue dans des belles salles. Avec bien sûr tout le réseau pro qui est présent à tous ses événements. C’est surement ce qui nous a amené notre entourage d’aujourd’hui. Enfin indirectement, mais maintenant on est accompagné que par des structures Parisiennes, que ce soit l’éditeur, la maison de disque ou le manager alors qu’on vient de Montpelier.

En suite Les Francos de la Rochelle c’était énorme aussi. Je ne connaissais pas, c’est comme ça je l’ai découvert. C’était aussi une très belle vitrine. De voir son nom comme ça sur l’affiche de ce festival ça faisait vraiment plaisir.

 

PnS: Des souvenirs particuliers de ces événements ?

Volin: Bon en gros Les Francos c’était par notre meilleur concert.

Il était 15 heures, en plein soleil, en plein jour, il faisait super chaud. C’était très grand. C’était quand même une grosse foire, avec une énorme affiche, tu balances en une demie heure, et tu joues juste derrière. T’es un peu lancé comme ça. Tu gères une grosse scène d’un coup. Et on n’était pas forcément préparé à un exercice comme celui-là.

Après les Inrocks ça s’est bien passé, c’était chouette. Surtout le souvenir du Trianon. C’était cool. Une super belle salle. Après y a le principe du vote. C’est toujours un peu particulier. C’est le public qui vote pendant la soirée. Du coup t’as les pourcentages derrière toi sur la scène, sur un grand écran. Tu peux te retourner (premiers rires) pendant que tu joues et voir ton pourcentage s’il grimpe ou pas. Nous Il ne grimpait pas (éclats de rire des trois). Il montait au début, il c’est très vite arrêté.  Mais bon après c’était sympa. Et puis les Inrocks ils ont lancé le kisskissbankbank avec 1000 €. Ça a été un bon coup de pouce, un bon petit soutien pour financer l’album. Et aussi bénéficier du réseau et du rayonnement médiatique. Ils ont publié quelques billets sur nous. C’était une aubaine pour nous. Ça a accéléré les choses.

PnS: Vous allez être en concert demain au « Zèbre de Belleville ». Il y a peut-être une scène qui vous fait rêver ?

Volin: Ici là ! On n’a jamais joué dans un disquaire. (Rire) Je ne sais pas comme ça. C’est difficile comme question. Je pense que c’est une fois que tu l’as fait que tu dis que c’est un super endroit.

Moi ça me fait plutôt penser au Trianon, où on a joué deux fois. On a tous aimé la chaleur et la générosité du lieux.

Ou si, il y a des scènes comme « le bikini ». C’est une des salles les plus réputées niveau acoustique. Alors forcément ça me faisait envie. Mais on l’a faite la semaine dernière en première partie de Matmatah. Et c’était une réussite !

PnS: Du coup cette première partie de Matmatah, comment c’était ?

Volin: Une première partie c’est un exercice très particulier. Tu joues devant un public qui attend la tête d’affiche. Vu qu’ils viennent de se reformer, les places se vendent très vite, ce ne sont que des dates sold out. C’est vraiment les fans qui y vont. Tu sais que dans le lot tout le monde ne sera pas intéressé. C’est un très bon exercice, on a souvent des bons retours. Après on a fait beaucoup de premières parties. On a fait Arno, Aaron, et surtout Feu ! Chatterton.

Avec Feu ! qu’on a fait pas mal de dates, et là ça match vraiment avec le public ! On sent qu’ils comprennent ce qu’on leur propose.

PnS: On est dans un disquaire, choisissez chacun un coup de cœur et dites nous pourquoi ce choix.

Romain : Belle et Sebastien. Sortie fin 90. C’est un amour d’été qui me l’avait offert. Et au début quand j’ai écouté ça, ça m’a fait royalement fait chier. Et puis j’ai dû le ressortir il y a 5 ans et je me suis dit putain mais en fait il est génial ce disque.

Vincent : Bjork. Je l’ai découverte avec cet album, avec « It’s oh so quiet ». J’étais vraiment jeune. C’était l’époque où on se demandait si elle était folle, si le temps où elle n’était pas en studio elle était en HP. J’avais une de ses interviews où elle racontait qu’elle se prenait pou un renard et qu’elle avait fini par foncer dans des arbres. Et je me disais c’est quoi ce délire ?

Romain : Smashing Pumpkins. Pour les premières années de rebellions avec les copains. Fin collège, début lycée avec la découverte de groupes comme ça qui te mettaient une bonne claque.

On est bien chez ce disquaire en fait. C’était un choix de notre manager mais c’est carrément cool!