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Julia Escudero

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Un plan séquence. Un freestyle. Tout droit venu d’Ottawa, Squerl Noir casse la baraque avec son nouveau freestyle, six mois après la sortie d’un premier titre « Calypso ».

Le rappeur propose à la voix grave et enivrante nous plonge dans son univers sombre, profond et diablement actuel.  « La féminité n’a plus d’humanité, ce n’est plus qu’une chose inanimée à posséder » scande celui qui en véritable miroir d’une génération n’a pas hésité à passer les frontières pour développer sa plume. Originaire de France, notre musicien a pourtant conquis le Canada et s’y offrait en mai ses premiers lives entre Montréal et Ottawa.

Découvrez sans plus attendre son flow. La curiosité est une belle qualité.

SQUERL NOIR - FREESTYLE #1

 

affiche handmaid's tale

Bonne nouvelle pour les fans de la série « The Handmaid’s Tale », moins bonne pour les habitants de Gilead. Hulu n’a pas attendu longtemps pour officialiser sa saison 3.

La saison 2 a quand à elle été lancée le 26 avril avec deux premiers épisodes. Elle promet de s’intéresser aux origines de la dictature, la résistance, les colonies, le sort de June qui est enceinte (Defred pour le régime totalitaire) et d’être encore plus dure…

Ce qui, quand on a vu la saison 1 veut dire beaucoup. Le propos y était martelé à grands coups laissant le spectateur entre colère et peur. Reste à savoir ce que dans les faits donnera cette nouvelle saison et sa suite. Pour mémoire la saison 1 était inspirée du livre de Margaret Atwood, « La Servante écarlate » hors elle n’a jamais écrit la suite des aventures de son héroïne qui se concluent comme la saison 1, sur un énorme doute…

L’auteure a pourtant participé à l’écriture de la saison 2. Si son sujet est incroyablement dense, actuel, tenace, reste à éviter de tomber dans les pièges évidents de trop en faire au risque de perdre en créativité et pertinence. Le projet semble néanmoins dans de bonnes mains et l’idée de (se faire mal) pousser la réflexion sur deux nouvelles saisons parait particulière alléchante.

 

extrait Handmaid's Tale

Le renouvellement de la série n’est néanmoins pas une surprise: cette dernière a permis à la plateforme Hulu de se faire un nom mais a également reçu de très nombreuses récompenses parmi lesquels 8 Emmy Awards et 2 Golden Globes pour Elisabeth Moss qui interprète le personnage principal.

En attendant cette saison 3, intéressons nous au futur proche. « The Handmaid’s Tale » saison 2 comportera 13 épisodes. En France elle est diffusée sur la chaîne OCS tous les jeudis.

Si vous souhaitez continuer le débat, nous en parlions ici.

 

affiche du champs élysées films festival

Fans de musique ET de cinéma? Sortez vite vos agendas! En effet, le Champs-Elysées Film Festival revient dans la capitale du 12 au 19 juin 2018!

Au programme une compétition de films mais pas que! En effet, après une bonne projection ce festival aux multiples dimensions vous invite à faire la fête avec des artistes qui pèsent dans le game comme Radio Elvis, Faire ou encore French 79... On vous en dit plus.

 

 

Côté cinéma déjà:

 

 

Cette année se déroulera la 7ème édition de ce festival qui a pour but de mettre en avant la diversité du cinéma français et du cinéma américain. L’édition 2018, elle souhaite se focaliser sur l’indépendance. Pour se faire, le festival s’est paré d’un invité d’honneur de choix puisque c’est le réalisateur, acteur et écrivain John Cameron Mitchell qui a été choisi. C’est d’ailleurs son film « How to talk to girls at parties » avec Elle Fanning et Nicole Kidman qui ouvrira l’événement. Et de quoi ça parle? Que bonnes choses qui donnent envie: 1977 : trois jeunes anglais croisent dans une soirée des créatures aussi sublimes qu’étranges. En pleine émergence punk, ils découvriront l’amour, cette planète inconnue et tenteront de résoudre ce mystère : comment parler aux filles en soirée…

 

 

Ok, mais tu m’as aussi parlé de musique non?

 

 

 

 

Oui, j’y viens grand fou! Comme dit plus haut, le Champs-Elysées Film Festival voit les choses en grand et promet de belles soirées de live avec la crème de la scène indé parisienne. Puisqu’en musique aussi l’événement a choisi de miser sur les indépendants pour séduire. Logique. Du coup showcases et DJ sets se succèderont pour vous faire danser jusqu’au bout de la nuit.

 

En pratique la soirée d’ouverture se tiendra à la Maison du Danemark le 12 juin et mettra Faire à son affiche.

La suite aura lieu sur le Rooftop du festival ( voilà qui promet) et proposera de découvrir les performances de John Cameron Mitchell & Karls Plank en DJ set ( le 13), Radio Elvis et Piège à garçon (le 14), Vendredi Sur Mer, Aloïse Sauvage et Piège à Garçon en DJ set ( le 15), Tim Dup et Raphaëlle Lannadère ( le 16) et Pépite le 17 pour conclure en beauté.

 

 

Et comment on fait y aller à ces showcases?

 

 

Pour s’y rendre une seule solution, être porteur de l’accréditation illimitée ( à 49 euros et 35 pour les moins de 26 ans) qu‘on peut se procurer ici. 

Ensuite il faudra se rendre sur le rooftop de l’immeuble Publicis de 22 heures à 1 heures du matin ( avec une tenue correcte s’il vous plait). Attention les soirées d’ouverture et de clôture nécessitent d’être en possession d’un pack soirée d’ouverture e de clôture qui donnent accès à la cérémonie, à un film, et super nouvelle à un open bar. Allez go!

Envie d’autres sorties parisiennes? Tu peux tenter le Phonomuseum à Pigalle  ou faire un saut au quai Branly pour en apprendre plus sur les fantômes asiatiques. 

affiche Ready Player One Steven Spielberg 2018

Nous sommes en 2018 et le nouveau Steven Spielberg,  » Ready Player One « , dont la sortie est prévue pour le 28 mars 2018, est attendu de pied ferme. Logique, le réalisateur est un maître en la matière mais et surtout… nous sommes en 2018, l’année des clins d’œil, des références, des remakes et suites de tout ce qui peut toucher à l’univers des années 80/90. Et si de ces années là il ne fallait retenir qu’une œuvre, il a fort à parier que celle de Spielberg serait la première citée.

 

Mais Ready Player One qu’est ce que c’est?

 

Le Monde a bien changé, on est en 2045 et partout dehors c’est le chaos. Face à un quotidien pauvre et morose, les humains se réfugient dans l’Oasis, un univers virtuel extrêmement développé dans lequel on peut être qui on veut et vivre des aventures extraordinaires. Avant sa mort, son génial et excentrique créateur, James Halliday a décidé de laisser l’Oasis et la fortune qu’il représente à quiconque trouverait l’Easter Egg  numérique qu’il a caché dans le jeu. Pour Wade Watts, jeune garçon loin d’être un héros, c’est le rêve absolu. Le voilà lancé dans cette aventure folle entre monde numérique et réel…

 

 

Ok Mais finalement « Ready Player One » c’est bien ou pas?

 

Tout comme « Avatar » de James Cameron, l’important n’est pas de proposer une histoire complexe et jamais vue mais de tout axer sur sur un univers riche et un univers incroyable. Et tout comme dans la planète de nos avatars bleus, ici ce qui prime c’est bien la complexité avec laquelle l’Oasis a été travaillé. Vraiment? pas seulement. Spielberg est Spielberg et maîtrise parfaitement ses codes et ses enjeux.

extrait Ready Player One Steven Spielberg 2018

Du coup, là où n’importe quel cinéaste aurait pu choisir de mettre une bande d’adultes à la poursuite de son oeuf de pâques, lui le si souvent copié mais jamais égalé, choisi de nous présenter des héros adolescents pour jouer sur une jolie nostalgie. Nostalgie tu dis? Et pourquoi pas simplement pour qu’un jeune public s’identifie à ses héros? Nostalgie oui, puisque comme un « Stranger things » qui décidément a tout compris des tendances actuelles, « Ready Player One » est avant tout une déclaration d’amour à la pop culture de ces 40 dernières années. Puisque le cinéaste, qui quelque part doit bien se refléter dans son James Halliday distille à grosse dose dans son métrage ses propres Easter Eggs sous forme de déclaration d’amour à la pop culture. Les références y sont nombreuses, identifiables et identifiées et toujours données non pas sous la forme d’un clin simple adressé aux initiés mais allant chercher le spectateur de tout âge. Lui aussi doit s’en délecter et s’en éprendre. Stephen King, King Kong, « Retour vers le futur » et les Duran Duran ainsi, que Minecraft, Halo, Doom, ou encore Overwatch se croisent à travers un univers léché et grandiose. La modernité dit-il peut aussi être le vaisseau de la pop culture, la rendre éternelle.

 

Pour se faire, il met alors les petits plats dans les grands créant une épopée épique comme on savait en faire dans les années 90.

 

Bien loin de rejeter une passion pour le virtuel comme pouvait le faire un « Virtual Revolution » ( et bien d’autres avant lui), Spielberg en fait un moyen de communiquer et de se retrouver. Un monde d’espoir en somme qui sans juger ses accrocs leur rappelle que le monde réel ne doit jamais en être dissocié. Toi même qui est accroc à Internet et ton smart phone pourra comprendre ce message très loin de ce qu’on peut parfois voir. Hello « CSI cyber » qui prenait de haut les nouvelles technologie et jugeait sans remords ses utilisateurs.

 

Une bonne grosse quête

 

Au-delà de ce message,  » Ready Player One  » est aussi et surtout une belle aventure. Simple, basique en un sens, tant les tenants, aboutissants, gentils et méchants sont identifiables et pourtant. Pourtant il est facile de se laisser entraîner dans ce tourbillon d’actions et de se laisser porter par cet authentique divertissement , Blockbuster par excellence qui sans toujours vouloir pousser le spectateur dans des réflexions profondes sur la vacuité de l’être, lui offre de s’échapper du quotidien pour rejoindre un monde merveilleux. Tout comme l’Oasis qu’il crée avec génie, Spielberg offre la même échappatoire 2 heures 20 durant à son spectateur. Pas de quoi aller à la course aux oscars, pas de quoi réjouir les consommateurs de cinéma peignant les drames de notre société, non qu’importe. Le film se la joue véritable retour aux sources et fait un bien fou.

extrait Ready Player One Steven Spielberg 2018

Porté par un casting de choc Tye Sheridan (Wade), Olivia Cooke (Samantha), Ben Mendhelson (Sorrento) mais surtout par un univers virtuel minutieusement travaillé, cette oeuvre familiale rassemblera forcément sans casser les codes. De quoi vous pousser à vous réfugier derrière vos écrans et revoir vos classiques pop. Ceux qui parlent à tous, ceux qui ne diffusent pas, ceux qui sont pop parce que populaires, parce que l’art peut aussi rassembler. Ensuite il faudra retourner à la réalité, parce qu’après tout le réel et bien qu’il soit froid, difficile d’accès, dure à encaisser, parfois carrément laid est bien la seule chose de réel. Tenez le vous pour dit, par Spielberg himsel, si vous ne me croyez pas.

Ready Player One - Bande-Annonce Officielle (VF) - Steven Spielberg