Author

Julia Escudero

Browsing

le groupe The Kooks

 

The kooks est de retour! Les petites merveilles du rock anglais et leur chanteur à la voix inoubliable n’ont pas pris une ride. Après une tournée à guichets fermés au Royaume-Unis, ceux à qui l’on doit le cultissime « Naive » ou le sublime « Ooh la » souhaitent mettre la barre très haut avec une nouvelle galette prévue pour le 31 août 2018. Ce qui peut en un sens ressembler à une éternité quand on attend.

pochette de klet's go sunshine

Intitulé « Let’s go sunshine », il promet si l’on en croit les premiers éléments communiqués par son communiqué de presse, des sonorités intemporelles, traitant d’innocence perdue, de relations qui se meurent et de processus de guérison suite à une rupture. Tout un programme pour nos rockeurs qui veulent faire de ce cinquième opus l’album de la maturité. Quoi que quand on y pense, leur premier « Inside In, inside out » avait déjà placé la barre si haut en 2006, alors que la jeunesse en cuir chantait ses hymnes cigarette à la bouche, que rester sur cette même ligne qualitative promet déjà un pure moment de musique rodée. S’il s’agit de se dépasser, comme ça a été le cas sur chaque nouvelle opus, Luke, le chanteur a mis toutes les cartes de son côté. Il explique d’ailleurs son processus créatif:

 

« Avec cet album, nous voulions définir qui nous étions. Le début fut difficile, nous sommes rentrés en studio en 2015 en continuant le chemin entamé avec notre album précédent Listen et nous avons réalisé que ce n’était pas ce que nous voulions faire et que ce n’était pas vraiment les Kooks. Nous avons donc tout recommencé. Je suis vraiment parti en mission pour écrire les meilleures chansons que je n’avais jamais écrites, avant de les montrer au groupe. Je sortais d’une période difficile suite à une séparation puis je suis tombé amoureux au milieu de l’album, les paroles reflètent cela. De ‘Fractured And Dazed’ à ‘No Pressure’. C’est notre album le plus excitant et il devrait vous faire danser »

 

 

Plutôt que de vous demander de les croire sur parole, The Kooks, vous proposent déjà de découvrir leurs deux premiers singles, « No Pressure » et « All the Time » qui tiennent toutes leurs promesses. Ecoutez les, un morceau vaut après tout mieux que mille mots.

No Pressure

 

« All the Time » est quant à lui en écoute ici.  

I Me Mine, si ce nom ne vous est pas encore familier, il va très bientôt l’être. Le trio toulousain vient de publier son second opus « Elipsis » le 30 mars 2018. Véritable déclaration d’amour à la pop et au rock, cet opus inoubliable traite en mélodies de thèmes variés allant de la perte d’un être cher à la joie d’élever un enfant sans oublier de s’intéresser au monde qui les entoure en abordant les tueries de masse américaines comme les montées des extrêmes.

I Me Mine 2018 Album elipsis
crédit Nöt Pixbynot

Pop & Shot a profité de la présence du combo sur Paris pour les rencontrer dans un café de la capitale. L’occasion de parler des Beatles, de leur album, de leurs clips auxquels ils prêtent un intérêt tout particulier, du featuring avec General Elektriks et de la vente d’armes aux Etats-Unis sans oublier de se faire un petit selfie. A découvrir maintenant histoire d’être prescripteur puisque, tenez le vous pour dit, I Me Mine va bientôt remplir des stades. Vidéo

 

Interview I ME MINE - Album ELIPSIS - Pop & Sot

Journalistes: Julia Escudero/ Philippine Berda/ Kévin Gombert

Depuis sa sortie le 14 mars 2018, « Ghostland » a fait couler beaucoup d’encre. Mettant qui plus est en lumière son brillant réalisateur: Pascal Laugier. Un grand prix au festival du film fantastique de Gerardmer en poche, la présence de Mylène Farmer à son casting et hop le tour était joué.

ghostland affiche pascal laugier

Avant première le 12 mars au Grand Rex, couverture médiatique, tout était réuni pour faire de l’OVNI cinématographique de Pascal Laugier un succès. A ce point? Oui et non puisque dans le cinéma de genre, on reste quand même limité en terme de salles. D’ailleurs si vous ne me croyez pas, tapez « Ghostland » dans votre moteur de recherche et voyez le nombre de cinémas qui l’ont joué. Pas si peu, mais pas tant que ça non plus. Passons.

Toujours est-il qu’avant « Ghostland », Laugier était déjà, l’un des meilleures réalisateurs de cinéma d’épouvante (mais pas que) de France (et même du Monde). Passé deux courts-métrages « Tête de citrouille » ( en 1993) et « 4ème sous-sol » (en 2001), notre petit génie se fait repérer par Christophe Gans pour réaliser le making-off du « Pacte des loups ». S’en suit un premier long-métrage bien à lui « Saint-Ange » avec Virginie Ledoyen – s’il vous plait quand même- avant le début des choses très sérieuses. Cet article hautement subjectif, bien loin d’être une biographie détaillée a pour but de parler des œuvres phares d’un artiste à part. Des claques cinématographiques à ne pas laisser dans toutes les mains. Allons y franchement!

 

Laugier te martyrise et tu kiffes quand même

En 2008, quand « Martyrs » est sorti je me souviens avoir entendu un présentateur radio en parler sur RTL. Il décrivait les premières scènes, la dureté du propos, il paraissait emballé et complètement choqué. Choqué oui, et c’est parce que de bouche à oreille tout le monde m’avait dit que Martyrs était quasi insoutenable qu’il m’a fallu quelques années pour me lancer dans ce qui fut –spoiler alert– le plus grand choc cinématographique de toute ma vie. Dire que j’ai fini en PLS, moi qui aime le cinéma d’épouvante depuis, heu toujours, serait un gentil euphémisme. Et pourtant… impossible de ne pas en parler tous les jours qui ont suivi le visionnage de ce bijou. Puisque c’est bien ce que fait cette pépite fine hautement maîtrisée. Il t’obsède, il te donne envie de tout lâcher, de tout balancer, de tout extérioriser. D’ailleurs pour la petite anecdote (ho oui, une histoire!), le film devait sortir en salle avec une interdiction aux moins de 18 ans. C’est très rare pour un film qui n’est pas un film (de boules) pornographique. Le réalisateur a dû faire des pieds et des mains pour garder son interdit aux moins de 16 ans lui permettant au moins de s’offrir une virée dans les salles obscures.

Mais déjà ça parle de quoi ton truc qui choque là tu te dis?

Martyrs affiche pascal laugier

Un petit résumé et puis s’en vont:

L’histoire se déroule en France, au début des années 1970. Enlevée quelques mois plus tôt, séquestrée et torturée dans un endroit mystérieux, la jeune Lucie est retrouvée errante sur une route de campagne, incapable de raconter ce qu’elle a enduré. Quinze années passent avant que la fillette, devenue femme, retrouve l’un de ses bourreaux, qu’elle exécute froidement au fusil de chasse, ainsi que toute sa famille. Rejointe rapidement sur les lieux du drame par sa seule amie Anna, Lucie tente d’échapper à des hallucinations qui prennent la forme d’une créature cauchemardesque la traquant sans cesse depuis son évasion…

Maintenant que le décor est placé, passons à la suite. Cette certitude simple, le cinéma de Laugier est toujours construit en plusieurs couches. Il y a ce qu’on te donne à manger de prime à bord: la vendetta d’une héroïne, sa folie. Est-elle le bourreau d’une famille aimante? Pourquoi? Avait-elle tord? Et puis, il y a la suite. Ce schéma narratif utilisé par notre petit génie permet de te donner ensuite seulement quand tu n’y es plus préparée la véritable intention de son œuvre. Sans trop spoiler cette partie, ce serait bien dommage, on peut néanmoins aborder une question primordiale face à cette œuvre…

La violence, la grosse violence, celle qui te fait mal quand tu regarde:

Nombreux sont les cinéastes qui tentent avec un film d’épouvante de choquer leurs spectateurs par une violence visuelle forte. « Martyrs » joue sur deux tableaux, la violence physique et celle psychologique. Est-ce qu’elle va loin? Très, tellement. Trop? Non puisque finalement son propos y gagne en valeur. La quête de la connaissance ultime, ce qui se trouve après la mort, la curiosité de l’homme, ses capacités à aller toujours plus loin dans la violence pour avoir la réponse à ses peurs,  tout cela prend sens à travers les images que le réalisateur nous présente. Le martyr prend alors tout son sens. Impossible d’éprouver de la demie-mesure face à cette œuvre jusqu’au boutiste qu’on adorera ou qu’on détestera. Ce qui est déjà un point énorme. Habitués à la tiédeur du cinéma, à aimer « bien » une œuvre voilà qui vous changera. Marqués, horrifiés, vous ressortirez de votre séance l’estomac retourné et avec une grosse envie de débattre le mal passé.  Et c’est finalement la preuve première du talent de notre réalisateur chouchou: créer une émotion entière dans une œuvre horrifique pensée et réfléchie. Vraiment c’est déjà énorme.

A cela s’ajoute sa phrase finale, celle qui vous fera passer des nuits blanches, celle qu’on cite encore des années plus tard avec ce léger frisson… »doutez… »

« The Secret »: partir d’une œuvre parfaite, faire encore plus fort:

En 2012, après avoir traumatisé tous ces spectateurs, voilà notre réalisateur qui revient avec un nouveau film du genre mettant à son affiche Jessica Biel. Celle qui a tout fait pour se détacher de son rôle de Mary Camden dans « 7 à la maison » opte donc, une fois de plus pour un film d’horreur, histoire de prouver qu’elle est loin d’être la petite fille sage de la famille parfaite dont tout le monde se souvient. D’aucun lui dirait que c’était pas la peine de se donner tout ce mal, le père de famille, Stephen Collins a à lui seul détruit toute trace de bienveillance de ce show mielleux (il a en effet été accusé de pédophilie). Mais ceci est une autre histoire.

the secret the tallman pascal laugier

Toujours est-il que notre conteur promet cette fois une histoire de boogeyman sombre aux éléments classiques.  En voici d’ailleurs le résumé non spoilantÀ Cold Rock, petite ville minière isolée des Etats-Unis, de nombreux enfants ont disparu sans laisser de traces au fil des années, et n’ont jamais été retrouvés. Chaque habitant semble avoir sa théorie sur le sujet mais pour Julia, le médecin dans cette ville sinistrée, ce ne sont que des légendes urbaines. Une nuit, son fils de 6 ans est enlevé sous ses yeux par un individu mystérieux. Elle se lance à sa poursuite sachant que si elle le perd de vue, elle ne reverra jamais son enfant.

Des kidnappings d’enfants? Une petite ville? En voilà des éléments qu’on connaît! Et bien non, Pascal Laugier est un grand artiste et nous dit ceci:

Un film peut en cacher un autre

Un film de Laugier c’est comme un bonbon, il y a une deuxième couche cachée et contrairement à ce qui est évoqué dans « Le Père Noël est une ordure » c’est ça qui est bon. Comme à son habitude, en nous attirant avec un film de genre, le voilà qui nous transporte doucement vers un drame sombre qui permet de cogiter. Alors qu’il propose le meilleur retournement de situation de l’histoire du cinéma ( si si, l’objectivité c’est pas pour cet article), notre frenchie crée une œuvre entière atypique qui nécessite un second visionnage ne serait-ce que pour le re-découvrir sous un jour nouveau. Un peu comme quand tu te rends compte que Tyler Durden de « Fight Club » n’existe pas. Si en 2018 je t’ai spoilé ça, tu peux avoir la honte voilà, je ne m’excuserai même pas. En revanche je te laisse te délecter de ce « Tall Man », sa maîtrise incroyable, ses jeux d’acteurs puissants, ses tournures scénaristiques digne des montagnes russes sans en dire plus.

Retour en force et succès avec « Ghostland »

2018, année de la consécration? Toujours est-il que notre Pascal international revient avec un nouveau film jusqu’au-boutiste qui fait immédiatement parlé de lui. Et pour cause, Mylène Farmer y tient l’un des rôles titres. C’est cette dernière et un grand prix au (cœur cœur love) festival du film fantastique de Gérardmer qui pousse un public parfois peu expert à se jeter dans les salles obscures pour découvrir cette nouvelle pépite.

Une chose à la fois, déjà le résumé ( jingle):

Suite au décès de sa tante, Pauline et ses deux filles héritent d’une maison. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles. Un drame qui va traumatiser toute la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque. Tandis que Beth devient une autrice renommée spécialisée dans la littérature horrifique, Vera s’enlise dans une paranoïa destructrice. Seize ans plus tard, la famille est à nouveau réunie dans la maison que Vera et Pauline n’ont jamais quittée. Des événements étranges vont alors commencer à se produire.

Verdict? 

La critique est unanime et pourtant il manque un petit quelque chose à ce Laugier. Bien que violent physiquement comme psychologiquement, bien que travaillé, « Ghostland » promettait bien plus. Son retournement de situation n’a pas la puissance de celui de son grand frère, tout comme sa violence qui est bien plus légère que celle de Martyrs. Quelques incohérences scénaristiques se greffent ça et là et l’on regrettera que la sorcière et l’ogre ne soient point plus exploités. Pas besoin de toujours en revenir aux origines des origines, merci bien, pourtant un semblant d’explications en plus auraient pu être bon. Tout comme un Lovely Bones qui souhaitait parler de la candeur d’une jeune fille, Laugier nous dépeint une fan girl pleine de rêveries et de projets en la personne de son héroïne, Beth. Dommage pourtant d’oublier de prendre en compte le détail de la psyché d’une jeune fille idéaliste de 14 ans, dans son imaginaire, ses complexités et ses évidences. Ce « Ghostland » n’est pas exempt de défauts et pourtant… n’est ce pas de la faute de notre très talentueux réalisateur qui a trop bien habitué son public. Puisqu’en dehors de ces faiblesses, ce nouveau métrage ne manque pas d’être jusqu’au boutiste, de reconnaître ses aînés (coucou Rob Zombie, coucou Lovecraft), de créer ses boogey men et de se détacher largement d’un cinéma de genre qui ne produit pas toujours les meilleurs des œuvres. Notamment en France où il est tout particulièrement dénigré. Cette nouvelle œuvre est un bel essai qui veut dire beaucoup de choses. Simplement voilà, Laugier touche du bout du doigts des notions qu’il connaît pourtant bien: celle du rêve et de la créativité confrontés à l’horreur du monde réel. Reste à lui accorder que la seconde notion du film, la sororité, elle est parfaitement maîtrisée.

Et surtout à vous dire, qu’un film imparfait de Laugier reste un excellent film qu’il faut quand même aller voir.

Pascal Laugier, si par hasard tu nous lisais, sait-on jamais (j’te kiffe bébé): bravo pour ces nuits d’insomnies, pour cette finesse que l’on ne retrouve chez aucun auteur de genre, pour cette amour pour l’horreur sans jamais la prendre de haut, pour ton originalité, ta créativité, tes histoires, leurs réflexions. Les regarder ne m’a jamais laissé indifférente et j’attends les prochaines avec une impatience démesurée. Où l’occasion de t’en parler. Qui sait?

 

Après nous avoir fossé compagnie au printemps 2017, le Chorus des Hauts-de-Seine avait néanmoins pris possession de la Seine Musicale, nouveau lieu situé à Boulogne-Billancourt , dès l’hiver pour promettre un retour en force et en forme au printemps 2018.

 

Bien loin de son lieu central habituel, le parvis de la Défense, c’est cette fois-ci en salle que le festival prenait un nouveau départ. Exit aussi les concerts dans de nombreuses villes des Hauts-de-Seine, comme le veut la tradition. Perdurent les concerts gratuits sur le parvis de la Défense et l’esprit d’un festival ouvert à toutes les musiques et à tous les festivaliers. Lors du pot du président en ce samedi 7 avril, la question s’est posé « En changeant un événement comme celui-ci de lieu, perd-t-on son essence? » Réponse.x

 

Le samedi au Chorus c’est soirée électro!

 

On a de la chance ce samedi 7 avril. Le soleil a accepté de pointer le bout de son nez. Il est là depuis hier, il sera parti demain. Il a peut-être voulu assister aux performances de Her, Hyphen Hyphen ou encore Cabadzi X Blier plus tôt dans la journée. C’est surement pour ça, il est sage le soleil. Une programmation comme celle-ci ne se manque. Il faut absolument voir ces artistes sur scène au moins une fois, surement dix fois.

 

Le must seen de ce soir a lui aussi son univers propre.  Il s’agit de la chanteuse Ayo. La queue devant l’Auditorium n’en finit plus. Les vigiles sont formels: tout le monde ne pourra pas rentrer dans la salle avant le début du spectacle. Arrondie, en configuration assise, ce lieu moderne accueille doucement la masse de festivaliers et d’officiels aux rangs réservés pour applaudir la belle qui débarque pieds nus sur scène. Guitare et piano en main, c’est avec une voix remarquable que la musicienne diffuse ses mélodies enivrantes, dont les premières notes évoquent un Leonard Cohen et son « Hallelujah ». Si son discours rappelant que la musique est le langage universel séduit l’assistance, dans la grande salle c’est une tout autre ambiance: Panda Dub envoie en effet un électro soutenu.

 

La nuit n’est pas encore complètement tombée mais les basses tabassent déjà face à un public déjà chaud bouillant. Ca se déchaine, ça danse, ça fait des selfies et des grimaces une bière à la main. Ce n’est que le début.

festival chorus haut de seine 2018 seine musicale

Pourtant, s’il ne fallait retenir qu’une prestation de ce samedi soir au Chorus, ce serait sans aucun doute celle de Nasser. Ambiance: nous sommes dehors, il fait enfin beau, le mois d’avril a accepté de donner une soirée de chaleur aux parisiens avant de faire à nouveau tomber la pluie. Deux stands de boissons et de ravitaillement sont disponibles. Côté public, ça danse franchement collés à la scène, au loin, quelques festivaliers grignotent un morceaux, la plupart du public, plutôt jeune danse pourtant franchement.  Sur scène, le rock et l’électro se mélangent et cohabitent. Les instruments font écho aux mixes, en arrière fond une bouche rouge géante fixe la salle de son écran. Devant les musiciens donnent tout et n’hésitent pas à faire participer le public. Impossible donc de rester insensible à cette belle énergie sincère et ces morceaux d’une efficacité redoutable. On en redemande! Pourtant, il faut savoir avancer.

 

Masqués, les compères de The Bloody Beetroots les relaient rapidement sur la Grande Scène. Encore plus fort, encore plus déchaînés, rien ne semble pouvoir les arrêter. Les voilà qui grimpent partout pour sauter encore plus haut. Les morceaux se succèdent alors que les mélodies empruntent au rock le plus fou. Véritable concentré d’énergie scénique, le groupe fait grimper la température du Chorus. La salle est folle, les musiciens sont eux-même fous.  Du premier au dernier rang, ça saute partout à l’instar d’un combo qui semble infatigable. The Bloody Beetroots est vraiment à voir en live, du festival nous voilà plongés en boite de nuit, la version folle, celle qui s’intéresserait à la musique et pas forcément à la drague.

festival chorus des hauts de seine seine musicale

Alors que Faada Freddy s’apprête à succéder à Ayo, Weval eux investissent le club Tutti, petite scène intimiste du fond de la Seine Musicale. Tout ça commence doucement, tellement doucement que dans un premier temps, la foule préfère s’asseoir pour profiter des morceaux et puis le rythme s’insinue et transporte les festivaliers qui renaissent d’un bon. Il n’est pas l’heure de dormir, il est l’heure de faire la fête.

 

La preuve, Vitalic conclut avec un peu d’avance cette soirée endiablée. Un set digne d’une tête d’affiche dans la lignée de cette soirée de folie. Il ne faut pas mentir Chorus a changé, son atmosphère n’est pas la même. Pourtant cette seconde naissance promet son lot d’éditions mémorables pour les années à venir. Après tout le festival a 30 ans, et loin de se résonner, de se normaliser, de ne plus parler à la jeunesse il lui offre une nouvelle façon de célébrer la musique. Le changement peut avoir du bon si on n’oublie pas ses racines. Et celles de cet évènement sont si fortes qu’il sera difficile d’en faire abstraction.

 

Photo: Kévin Gombert

[metaslider id=2794]