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Julia Escudero

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Le film de requin, le Saint-Graal du nanar et surtout mon petit péché mignon (j’aime bien cette expression ça fait penser à la nourriture, la nourriture c’est cool). Ce genre sous-estimé et surtout sous-budgété est toujours vu avec mépris par une élite qui ne lui accorderait même pas un petit article. Et pourquoi donc ? Tout parce qu’à chaque visionnage, on se demande si la moitié des rushs ne servent pas en réalité à réalisation d’un mauvais film érotique ? Vraiment, je ne suis pas d’accord. Quand on pense au nombre de véritables mauvais films qui se la jouent « chef d’œuvres intellectuels », les films avec des requins ont eux le mérite d’assumer leur aspect daubesque pour donner naissance à des chef d’œuvres de situations improbables.

Outre des personnages à gros boobs et gros pecs, qui ne font rien qu’à se mettre à poil, la menace elle, ne manque jamais de mordant (hahah- on avait dit pas de jeux de mots).

Bien loin des ennuyeux requins classiques qui nagent dans l’océan de façon flippante avec leurs têtes de tarés prêt à bouffer n’importe quoi même si c’est vraiment dégueulasse, les requins auxquels nous nous intéresseront eux ont une bonne raison d’avoir les crocs. Ouais parce que c’est bien connu, être un requin ne suffit pas. Ce qu’il faut c’est avoir deux têtes par exemple (mais un seul estomac) pour tout bouffer. Si si c’est logique. Bon ok, ok mais si le requin nage dans le sable, hein, Qu’est ce que tu en dis ? C’est normal qu’il aie plus faim que les au… Attends et si le requin est pris dans une tornade qui ravage Los Angeles, et qui ne prend dans son tourbillon ABSOLUMENT aucun autre animal aquatique, juste les requins. Là c’est plus logique ? Si tu commences à reconnaître quelques unes des références ci-dessus tu es quelqu’un de bien. Sinon, a/ t’inquiètes je vais t’éclaircir les idées b/ t’étais où quand « Sharknado » est sorti ? Ce film dans lequel Tara Reid et Ian Zering (Steve de Beverly Hills) tirent sur des requins qui volent puisque pris dans une tornade, mais tombent quand ils se prennent une balle parce que quand même- cohérence- un requin mort ça ne vole pas dans une tornade, allo ?

Vous remarquerez aussi que ce listing ne contiendra pas « Shark Night 3D » (2011), cette grosse déception puisque ce film était loin d’être un nanar. Il était même plutôt bien fait, assez logique, avec un rebondissement final qu’on ne voit pas direct venir. Autant te dire que j’avais bien les boules en éteignant ma télé. Ni « Bait » (2013) qui commet parfois l’erreur de se prendre au sérieux.

Ici il ne sera question que du pire du pire et donc de fait, du meilleur du genre. Allez c’est parti.

Beach Shark: les dents de la plage sous ta serviette (de Mark Atkins)

Attends quoi ? Un requin dans le sable ? Je sais ce que vous vous dites, mais comment quelque chose d’aussi cool peut-il exister ? Cette petite merveille raconte donc l’histoire d’une station balnéaire attaquée par un requin des sables. Être au sec ne sauvera plus la mise à nos héros. D’autant plus que malgré l’attaque de cet animal étrange – pourquoi il peut vivre dans le sable ? Parce que enfin bon si faut en plus trouver des explications crédibles maintenant. Bon ok c’est un tremblement de terre qui libère une créature préhistorique piégé depuis des millions d’années dans le sable. Oui le film de requin aime bien se justifier avec le terme préhistorique, on peut continuer maintenant ?- un investisseur peu scrupuleux décide donc de maintenir le « plus grand festival du monde » à White Sands. L’occasion de donner à manger au dangereux prédateur. Il est important de souligner néanmoins que faute de budget le plus grand festival du monde s’offre à peine quelques dizaine de figurants. De quoi donner naissance à des scènes cultes et à des plans qui ne trompent personne. Et rien que pour ça et son second degré complètement assumé ce nanar vaut vraiment le détours.

Ghost Shark : la mort lui a donné un petit creux  (de Griff Furst)

Au casting de cet improbable merveille on retrouve la plus si petite Mackenzie Rosman, qui jouait Rosie dans « 7 à la Maison ». Si cet argument ne suffit pas, écoutez plutôt le pitch, de ce petit bijoux : un requin assassiné en début de métrage revient à la vie sous forme de fantôme (oui il est translucide ) et massacre un petit village. Aucun endroit où aller, le prédateur peut surgir de n’importe quelle flaque d’eau. Un groupe d’adolescents tente alors d’arrêter le carnage. En plus d’explications complètement alambiquées sur le pourquoi du comment le requin est revenu à la vie, le film propose une scène absolument jouissive d’attaque de requin lors d’une grande session de lavage de voiture à l’américaine. Ce qui veut bien dire que le requin mange quelqu’un dans un seau ! Un oscar pour Ghost Shark, vite !

Avalanche Sharks : la neige c’est comme de l’eau, on voit pas où est le problème (de Scott Wheeler II)

Difficile de sélectionner une si petite quantités de grands nanars à requins. « Mega Shark vs Giant Octopus » mérite par exemple sa place au classement. Ne serait-ce que, pour avoir donné naissance au commentaire le plus drôle jamais écrit sur une fiche Allociné « Si les frères Lumière avaient su… ». Simplement voilà, il faut savoir donner sa chance au cinéma moins connu et plus intimiste. « Avalanche Sharks » raconte donc l’histoire d’une bande de potes, un peu comme dans « Les Bronzés » qui se font attaqués par des requins des neiges. Non content d’un pitch hilarant, le film propose des scène et des dialogues à couper le souffle… La théorie comme quoi la moitié des rushs servent à des films de c*l semble se valider à son visionnage. On voit bien le réalisateur hurler un petit « Coupé, bon maintenant on va faire deux prises, dans l’une un requin surgit de la neige et te mange, dans l’autre, vous vous envoyez en l’air salement.. » D’ailleurs l’un des couples de protagonistes finit par s’embrouiller sur l’amour que le mec porte aux seins de sa copine. Véridique, c’est en pleurant la perte des dits-seins que le jeune homme ira chercher sa bien aimée. Avec ça si vous n’êtes pas convaincus qu’il faut le voir, c’est probablement que vous n’avez pas d’âme.

En bonus et même si on avait dit trois films de requins, je vous offre quand même la bande-annonce de « L’attaque du requin à deux têtes » avec Carmen Electra qui raconte bien comment une classe entière se fait dévorer sur une petite île par un requin, bha à deux têtes ! Et pour vous vendre encore un peu plus de rêve, sachez qu’il existe également une petite pépite intitulée « Jersey Shore Shark Attack » et qu’il faut absolument la voir…

 

Fans de cinéma d’épouvante? Retrouvez également notre casting de la pire famille du cinéma de genre.

Renaud Collin a connu le succès en France en devenant l’illustrateur de la bande-dessinée les Minions. Cet illustrateur qui a plus d’une corde à son arc manie toutes les techniques d’illustration pour donner vie à ses personnages.  Avant la parution de sa nouvelle œuvre, une série d’uchronie baptisée « Plume Dragon », l’artiste s’exposera à la Galerie Gombert. L’occasion de se prêter au jeu des questions/ réponses avec Pop & Shot.

Bateau Volant "Plume Dragon" DR
Bateau Volant « Plume Dragon » DR
  • Vous faites aujourd’hui partie de l’exposition de BD de la galerie Gombert. Comment avez-vous pris part au projet?

J’ai reçu un coup de fil de Clément Gombert qui m’a expliqué son projet. Il m’a plu pour diverses raisons. Une de ces raisons est le fait d’exposer dans une galerie dédiée aussi aux arts anciens. Je vais souvent chercher dans les peintures romantique du 19ème l’inspiration pour mes divers projets d’illu et de Bd.

DR
DR
  •  Vous utilisez différentes techniques lors de la création de vos bandes dessinées. Comment se déroule le processus créatif d’une œuvre, quelles en sont les étapes?

En Bd on commence par écrire le scénario et ensuite on fait un découpage. Ensuite vient la mise en forme graphique définitive. J’aime varier ma façon de faire. Avec les Minions par exemple il fallait que cela ressemble au dessin animé. J’ai donc utilisé ma technique vectorielle qui ressemble à de la 3D. Pour le nouveau projet de série que je suis entrain de dessiner,« Plume Dragon » une histoire de pirate dans des bateaux volants, je travaille toujours sur ordi mais dans un style plus pictural, avec des matières, des jeux de lumières claires obscures…  

  •  Vous êtes à l’origine de bandes dessinées sur les Minions. Comment avez vous eu cette opportunité? Quelles sont les contraintes et avantages à travailler sur ces personnages humoristiques populaires?

C’est Dupuis qui est venu me chercher. Ils avaient négocié avec le studio Illumination l’adaptation de l’univers des minions et ils cherchaient un dessinateur avec un style 3D. Je n’ai pas dit « oui » tout de suite. Ce qui m’a convaincu ce sont  les roughs du Directeur artistique d’Illumination que j’ai trouvé incroyable. Ils montraient les différentes inventions des minions dans leur base secrète souterraine, toutes plus folles les unes que les autres. L’univers m’a amusé et j’ai dit « oui ». Le défi était de faire exister les personnages vu qu’il ne parlent pas . j’ai donc travaillé les expressions corporelles et du visage pour raconter un maximum.

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  • Parlez nous de votre actualité. Quelles sont les œuvres sur lesquelles nous allons vous retrouver dans les mois à venir?

j’ai participé à l’ album hommage qui fête le 60eme album des tuniques bleues de Salverius, Lambil et Cauvin. J’y ai scénarisé, dessiné et colorié une histoire de 10 planches dans laquelle Chesterfield nous raconte l’histoire d’une de ses cicatrices. A part cela je travaille sur une nouvelle série qui s’appellera « Plume Dragon ». C’est l’histoire d’une bande de pirates qui défie du haut de ler bateau volant le pouvoir de l’empire. Elle est dirigée par une créature mi-femme mi-dragon qui aurait reçu des « pouvoirs » du grand Dragon. Pourchassée par l’empire elle suscite chez le peuple opprimé l’espoir d’un monde meilleur. Mais la rencontre avec un jeune homme aventurier va tout changer. C’est Nykko, à qui l’on doit « Enfants d’ailleurs » qui signe le scénario.

A part cela je travaille aussi avec Vincent Zabus (mon complice sur notre série« le monde selon François») sur un Spirou « One shot ». Mais  ça, ce ne sera pas pour tout de suite.

A retrouver à la Galerie André Gombert du 24 novembre au 6 décembre 2016- 10 rue de la Grange Batelière, Paris 9ème. 

Pour tour savoir sur l’exposition, c’est par ici!

 

 

Nouveau concours sur Pop & Shot.fr !

Le jeudi 24 novembre 2016, la célèbre galerie Gombert se met au 9éme art. La bande dessinée sera à l’honneur avec une exposition de planches signées par 8 artistes renommés du milieu parmi lesquels Marc Hardy, Stédo, Robin Walter ou encore Abel Chen.

A cette occasion Pop & Shot vous propose de venir profiter de la soirée pour boire quelques coupes de champagne, déguster des petits fours et repartir avec le Tome 1 de la BD « Les Minions : Banana ! » dédicacé par son talentueux dessinateur Renaud Collin! Les célèbres être jaunes passent de l’écran au papier pour une série de gags en une planche superbement réussie. Renaud Collin, dessinateur de la série « Le Monde selon François », affûte son trait humoristique pour donner aux Minions des expressions hilarantes!

Pour participer, laissez-nous un commentaire. Les gagnants tirés au sort seront avertis par mail. Attention néanmoins à vous rendre disponible sur Paris le 24 novembre au soir. Bonne chance à tous!

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Le groupe culte de Robert Smith, The Cure sera de retour en France le 15 novembre 2016. Un live que les rédacteurs de Pop & Shot ne rateraient sous aucun prétexte. Histoire de se mettre en bouche en attendant de (re)voir le mythe sur scène, on vous propose décryptages et explications autour de trois singles cultes de The Cure.

« Killing an Arab »

Publié en décembre 1978, il est impossible de ne pas s’arrêter sue « Killing an Arab », le tout premier single des Cure. Initialement publié en 45 tours, il se vend à 15 000 exemplaires. Il sera finalement publié sur l’album « Boys Don’t Cry » en février 1980.

Si le titre peut choquer, il n’a pour autant rien de racoleur. Signées Robert Smith himself, les paroles évoquent en fait de façon poétique son ressenti suite à la lecture de « L’étranger » d’Albert Camus. Il évoque l’assassinat par le narrateur et à l’arme à feu d’un Arabe sur une plage. Pourtant pour éviter toute confusion de ses auditeurs, le titre est envoyé aux médias accompagné d’un exemplaire de l’ouvrage du célèbre auteur français.

Malgré cette précaution, les malentendus sont nombreux. Le Front National Britannique tente de se l’approprier et d’en faire un hymne raciste. Durant la guerre du Gold entre 1990 et 1991, la chanson est censurée par la BBC, certaines radios l’utilisant comme un hymne guerrier. Un événement qui pousse les Cure à se présenter à une conférence de presse durant laquelle ils expliqueront la véritable nature des paroles du morceau. Depuis Robert Smith a pris les choses en main, menaçant sa maison de disque de poursuites en cas de détournement de son titre pour en faire un hymne de propagande. Le morceau est d’ailleurs repris par la formation à l’occasion de lives sous différentes appellations. En 2005, il devient « Kissing an Arab » puis en 2007 et 2008 il prend le nom de « Killing an other » lors du 4 Tour.

« Lullaby »

« Lullaby », publié en décembre 1989 est le premier single extrait du masterpiece « Desintegration ». Nombreux sont les fans à avoir spéculé autour de la signification de ses paroles. Robert Smith lui même s’est d’ailleurs amusé à en brouiller les pistes en leur donnant de multiples significations. Il explique à titre d’exemple qu’il traite de cauchemars dans son enfance voir même d’abus subits. Pourtant nombreux sont ceux à penser que le morceau parle en fait des addictions et de la dépression dont a été victime la chanteur. On théorie qui est soutenu par le réalisateur de son clip, Tim Pope.

Le single particulièrement bien accueilli par le public est le plus grand succès de The Cure dans pays d’origine puisqu’il se hisse à la cinquième places des charts britanniques. Son clip hypnotique est quant à lui récompensé par les Brit-Awards qui lui décerne le titre du meilleur clip britannique.

« The End of the World »

En 2004, et en pleine adolescence de la rédactrice de ce post, The Cure sortait un nouvel opus sobrement baptisé « The Cure ». L’amour du rock et de la pop battaient alors leur plein dans mes veines. Le titre « The End of the World » à cet âge charnière qu’est 15 ans et où tout semble être fin du monde avait alors particulièrement fait écho en moi. C’est ce qui lui vaut sa place dans cette micro-sélection. Premier single de cet album, il a été le plus gros succès des Cure depuis le titre « Mint Car » en 1996. Il atteint la 25ème place des charts en Grande-Bretagne. Décrit par les Inrocks comme un « improbable bras de fer entre New Order et Sonic Youth », il est l’un des titres les plus pop de cette galette face à des titres plus psychédéliques à l’instar de « Labyrinth » et « The Promise ». La voix de Robert Smith y retrouve sa sonorité grinçante devenue plus pâteuse sur les albums précédents. Pour son clip, Robert Smith ère dans une maison qui s’auto-détruit. Le groupe y déambule ensuite dans les ruines face à la caméra de Floria Sigismondi, le tout avant que la maison ne finisse par s’auto reconstruire.