Bassiste de Hyphen Hyphen, directrice scénique et musicienne auprès de la chanteuse Santa, Kid Sophie a décidé de voler de ses propres ailes et de se lancer en solo. Elle sortait le 22 mai dernier son single « Mes Nuits ». Écrit durant une nuit d’insomnie, « Mes Nuits » explore la mémoire et les failles intérieures dans une esthétique pop aérienne. 

C’est en pleine canicule que nous avons convié Kid Sophie à une interview dans notre disquaire The Mixtape pour lui poser quelques questions sur son nouveau single et son projet solo. Après un bon verre d’eau fraîche et une bouffée d’air climatisé, elle s’est confiée sur ce qui l’a amené vers ce projet, le rôle de la musique dans sa vie et sa transition musicale après Hyphen Hyphen. 

Kid Sophie © Emma Lopez
Kid Sophie © Emma Lopez

Popnshot : Pour commencer, comment nous présenterais-tu ton single Mes Nuits

Kid Sophie : Mes Nuits c’est un titre que j’ai écrit d’un seul coup, ce qui est assez rare car je construis généralement mes morceaux par petites bribes et sur le temps long. Pour lui, je me rappelle que j’ai juste pris ma guitare car je n’arrivais pas à dormir. C’est un morceau qui parle de l’insomnie, des souvenirs qui nous traversent, qu’on oublie parfois, qui reviennent nous hanter, de ce qu’on fait de tout ça et si on ose les regarder, tout en sachant en même temps qu’on en a besoin. C’est une lutte interne que raconte ce titre, sur une envie de découverte, de vérité et de sortie de silence, après, il appartient à chacun de s’approprier le titre et les paroles, c’est ce que j’aime dans l’idée d’écrire des chansons. 

Popnshot : Est-ce que cette chanson est d’abord venue d’un besoin d’écrire ou de composer ? Est-ce que tu as d’abord écrit ton texte avant de l’accompagner ? Tu nous disais en effet que ce morceau était venu comme un besoin. 

Kid Sophie : Généralement, c’est bizarre, mais ça arrive comme ça : je commence à chanter et en chantant, je mets des mots. Ce morceau est en français mais normalement, je chante en anglais donc je fais un peu du yaourt, mais là, c’est en français que la phrase est venue tout de suite “tu prends vie dans mes nuits”, c’était un peu une écriture automatique, c’était assez étrange, j’avais l’impression de me regarder un peu de haut quand je le faisais et c’était rigolo. Puis, au fur et à mesure, je notais vite les phrases qui me venait pour ne pas les oublier, et après je faisais des petits jeu. Je faisais tout en même temps, je chantais et j’écrivais jusqu’à ce que pour moi ça prenne du sens, que je me sente bien en le faisant et que je me dise que c’était bon. 

j’avais vraiment envie que ça se sente dans la prod, le fait d’être un peu dans une tornade, il y’a tellement de choses qui tournent autour de nous quand on est anxieux

Popnshot : Tu dis que c’est un peu quelque chose de cathartique où tu te révèles, est-ce que les montées en puissance à la fin du morceau font partie de cette dynamique ? 

Kid Sophie : Oui, je pense qu’il y’a de ça mais j’avais vraiment envie que ça se sente dans la prod, le fait d’être un peu dans une tornade, il y’a tellement de choses qui tournent autour de nous quand on est anxieux, parfois, on ne sait même pas ce qu’est le problème et je pense que ce titre parle aussi de ça, de ne pas savoir exactement d’où vient le problème et c’est vrai qu’il y a une partie juste avant que ça parte que j’aime bien, c’est un peu une accalmie où t’as une guitare acoustique qui arrive, qui monte. Pour moi, ce moment je le vois comme une ouverture vers la lumière vers quelque chose de plus lumineux où on se guérit de ses traumas et pour moi quand ça part, c’est une sorte de course et d’envie d’aller en avant. 

Popnshot : Donc, c’est par la musique que tu guéris tes traumas ? 

Kid Sophie : Bah ouais. J’ai beaucoup de chance d’avoir trouvé ce médium jeune et c’est super pratique parce que quand je ne me sens pas bien, je prends ma guitare, ou j’ouvre Appletone, le temps passe plus vite et je me sens mieux, donc j’en profite.

Kid Sophie © Santa
Kid Sophie © Santa

Popnshot : La musique, tu l’as trouvée jeune, j’ai vu que tu avais pas mal grandi avec les scènes emos : qui écoutais-tu ? 

Kid Sophie : J’écoutais pas mal de trucs avec ma grande sœur, donc pas mal Placebo, Linkin Park et AqME. J’adorais les Goo Goo Dolls et The Fray. J’ai l’impression que je suis un peu passée de musiques en musiques selon ce qui me touchait et c’était toujours ce sentiment assez mélancolique dans la musique qui me touchait et je trouvais ça cathartique, je pense que je me suis construite avec donc c’est un truc qui est resté en moi, que j’ai eu envie de faire parce que c’est toutes mes références et ça me fait me sentir bien, ça me fait un petit truc dans le coeur que j’essaie de retrouver quand je fais de la musique. C’est à ce moment-là que je me dis que je suis en train de faire un truc qui me plaît.

Popnshot : Je me suis dit que la scène émo t’avait influencée parce qu’elle est fondée sur l’émotionnel. Il y avait des titres dans ce style qui n’étaient pas forcément justes, mais tout à fait basés sur le fait de transmettre ce qu’on ressentait et comme je voyais que tu parlais de sortir des émotions dans tes morceaux notamment la nuit, il y avait toujours cette montée en puissance dans les morceaux emos ; toi tu le fais en électro et eux en cris. 

Kid Sophie : Oui de ouf ! 

C’est bon maintenant tu peux t’envoler tout va bien, ça suffit le mal être

Popnshot : Est-ce que cette adolescence qui est aussi un moment émotionnel est restée ancrée dans ta musique aujourd’hui ? 

Kid Sophie : Mon adolescence n’a pas été une période super évidente pour moi et je crois que c’est un peu comme si je lui redonnais vie, comme si je lui disais “C’est bon maintenant tu peux t’envoler tout va bien, ça suffit le mal être”. A travers ma musique, je fais renaître des parties de moi qui sont oubliées et ça passe aussi par les musiques que j’écoutais. 

Popnshot : Se réconcilier avec son adolescence ? 

Kid Sophie : Ouais c’est ça ! Avec son petit soi intérieur. 

Popnshot : Est-ce que c’est quelque chose qui t’inspires au point d’en faire le fil rouge de ton EP ? 

Kid Sophie : Je pense que je n’ai pas vraiment questionné mon écriture, c’est des choses qui arrivent toutes seules. J’ai choisi ces six morceaux parce qu’ils ont une cohérence dans le sens où ça parle des parties de nous qu’on oublie et de ces choses qui nous hantent. C’est une sorte de voyage dans plusieurs paysages, de recherche de mes mois et j’avais besoin de les sortir ensemble pour pouvoir passer à autre chose et écrire sur autre chose. 

Popnhsot : C’est aussi une révélation, ce passage en solo. J’ai lu que tu étais plutôt timide, plutôt réservée et là tu te retrouves en solo et tu es un peu sur le front, à l’écriture mais pas uniquement. C’est une manière aussi de te montrer pleinement ? 

Kid Sophie : Je ne sais pas forcément, le fait de faire les trucs seule ça m’arrange un peu parce que j’ai pas à parler à d’autres gens (rires) et du coup je suis toute seule dans mon petit studio à geeker pendant des heures et personne ne m’ennuie, je n’ennuie personne. C’est vrai qu’il y a ce truc où je pense que mes amis proches m’ont poussée en me disant que j’étais capable de le faire, que ça soit Santa ou Adam, ils m’ont donné confiance en moi pour que je puisse assumer et faire ce projet seule. Les deux premiers titres que j’ai sorti, c’est moi qui les ai mixé et masterisé et je me suis dit “vas-y j’essaye” et en fait ça sonne pas si mal ! Ça me donne confiance en moi et je crois que je suis assez fière, ça me fait du bien. 

Je faisais des chœurs sur Hyphen Hyphen mais j’ai toujours été assez complexée par ma voix depuis que je suis petite et la laisser s’exprimer c’était une nouvelle façon d’écrire.

Popnshot : Tu composais aussi pour Hyphen Hyphen : comment es-tu passée de la composition pour un groupe à la composition pour toi-même ? 

Kid Sophie : Ce qui s’est passé, c’est que je n’ai pas composé de la même manière. Avec Hyphen Hyphen, je cherchais très peu de mélodies de voix ou sinon on les cherchait ensemble avec Santa et Adam, on était souvent tous les trois tout le temps en train de chercher mais on avait aussi un travail chacun de notre côté où on cherchait à pousser des choses pour les mélanger, j’aime bien avoir mon moment à moi. Sauf que quand je faisais ça, je bossais avec la voix de Santa et j’aimais bien créer toute une atmosphère par rapport à son chant. Là, sur mon projet, je commence à écrire avec ma voix et ensuite j’entoure le truc, ce que j’adore faire mais je ne m’étais jamais laissé la liberté ou je pense que je n’avais jamais osé me faire confiance et écouter ma voix. Je faisais des chœurs sur Hyphen Hyphen mais j’ai toujours été assez complexée par ma voix depuis que je suis petite et la laisser s’exprimer c’était une nouvelle façon d’écrire. C’est super intéressante et fun. 

Popnshot : C’est le fait que les autres t’aient dit de te lancer qui a fait que tu y arrives où il y a quelque chose de plus personnel ? Qu’est-ce qui a fait ce déclic ? 

Kid Sophie : Je pense qu’il y a eu quand même 5 ans de thérapie et je crois que j’étais arrivée à un moment où j’écrivais plein de petits bouts de morceaux sans les ré-écouter. Je les mettais dans un dossier et tout et parfois je les ré-écoutais et je voyais qu’écrire ça faisait du bien et je voyais que Santa venait de sortir son projet et qu’elle se sentait bien et je me suis dit “est-ce que ça me ferait pas du bien de faire ça et d’avoir un peu confiance en moi ?”. Je sentais qu’au fond de moi j’avais quand même une certaine ambition, un peu cachée, mais là. C’est là où j’ai fait écouter mes titres à Santa et Adam et ils m’ont dit “qu’est-ce que t’attends lets go!”. Je pense que ça a mis bien trois quatre ans parce que j’ai commencé à écrire il y a 3 / 4 ans donc j’ai mis du temps avant de me lancer. 

Popnshot  : Tu as plein de morceaux en réserve là du coup ? 

Kid Sophie : J’ai plein plein de trucs et je sais pas encore quoi en faire donc il faut que je les finisse mais justement là j’aime bien parce qu’il y a pleins de trucs différents, des trucs carrément plus électros, des trucs beaucoup plus rock. J’aime pouvoir aller un peu où je veux. En plus, il y a que moi qui choisis, c’est assez fun, j’aime bien. 

c’est vrai quand t’es en tournée, que t’as des promos tout le temps, en fait tu peux plus voir tes potes, t’es jamais là aux anniversaires, tu loupes tout et ça peut être difficile.

Popnshot : Tu parlais de thérapie et je trouve ça intéressant, pour ce qui est de la santé mentale, c’est quelque chose d’important dans la musique, la musique aide mais amène aussi d’autres problématiques pour ses professionnels et toi tu viens quand même d’un groupe qui a eu du succès : comment tu te situes par rapport à tout ça ? Est-ce que ça t’a uniquement porté ? 

Kid Sophie : Ça m’a portée énormément, d’ailleurs c’est pas fini, on est en pause mais c’est vrai qu’on a eu beaucoup d’exposition à un moment et c’était trop cool. Je pense que j’aurai pas tenu toute seule par contre. Pourtant, on a eu un succès mais pas non plus un truc vénère comme Santa peut avoir maintenant parce que je le vois, c’est vraiment une autre sphère. Mais, il y a quand même ce truc où il y a beaucoup de pression et si on est pas bien accompagné, ça peut être très compliqué et c’est fatiguant émotionnellement et il faut faire gaffe parce qu’on peut vite se faire dépasser et je pense que c’est aussi un choix à prendre dans sa vie : “Est-ce que ma vie je la dédie à mon projet, à mon art ? Ou est-ce que j’ai besoin dans ma vie d’un équilibre, de faire mon art mais aussi de voir ses amis, de partager des choses ?”. Parce que c’est vrai quand t’es en tournée, que t’as des promos tout le temps, en fait tu peux plus voir tes potes, t’es jamais là aux anniversaires, tu loupes tout et ça peut être difficile. Je sais que parfois je l’ai mal vécu tout en sachant que je savais pourquoi j’allais tout droit dans la direction du groupe parce que j’avais envie et c’était le feu mais je pense qu’il y’a un moment où il faut aussi prendre la décision de ce qui nous fait du bien. Parce qu’on peut exploser en vol et ça arrive malheureusement mais c’est dur de s’en remettre.

Kid Sophie © Santa
Kid Sophie © Santa

Popnshot : Aujourd’hui, tu as cet équilibre ? 

Kid Sophie : Ouais je suis assez contente de mon équilibre en ce moment. J’adore travailler avec Santa et le fait de bosser avec elle, ça me débloque du temps pour moi et là sa tournée vient de s’arrêter donc j’ai beaucoup de temps pour aller à mon rythme et j’ai énormément d’ambition pour mon projet. Mais j’ai aussi besoin de m’écouter parce que je sais que je suis quelqu’un de très anxieux et j’ai besoin de prendre les choses tranquilles, je ne sais pas exactement comment faire, mais je fais de mon mieux. C’est pas facile de porter quelque chose et il faut réussir à bien s’entourer et à s’écouter.

Popnshot : Comment ça se passe sur la tournée de Santa parce que c’est quand même énorme : comment tu le vis ? 

Kid Sophie : C’est vachement différent. Avec Santa, j’ai fait tout le travail de direction musicale du live donc tu vois son album dure 40 min et le show dure 1h40 donc il fallait trouver des trucs (rires). J’ai vachement aimé ce projet et moi je suis plus derrière sur la droite, sur mon petit praticable et j’ai beaucoup aimé cette position parce que j’avais moins de pression et je m’amusais énormément, on se marrait avec Santa et Junior et ça m’a fait du bien de faire cette tournée. Quand je ferai la deuxième, ça sera super aussi. 

le show de Santa c’était colossal et on s’est trop amusé à le faire. 

Popnshot : C’est cool la direction des concerts ! 

Kid Sophie : Ouais j’adore faire ça. Je le faisais aussi sur Hyphen, enfin on le faisait tous ensemble mais c’était un peu mon truc, j’aime créer des parties annexes des morceaux qui n’existent pas et qu’on ne peut trouver qu’en live. Par exemple, un truc que t’inventes qui suit les harmonies et puis avec quelles lumières… c’est super fun et puis là sur le show de Santa c’était colossal et on s’est trop amusé à le faire. 

Popnshot : C’est immense. Je ne suis pas allée au show mais j’ai vu les images ….

Kid Sophie: C’était énorme. 

Popnshot : Quand il y a du feu sur scène, c’est une question annexe (rires) vous vous le prenez pas dans la gueule ? Parce que les premiers rangs se le prennent déjà.

Kid Sophie : Oui c’était chaud. Sur mon praticable, il y avait une petite lumière et dès qu’elle s’allumait en rouge, il fallait plus que je bouge ! (rires) 

Popnshot : Oui là tu te fais le sourcil sinon ! (rires) Sinon, pour tes shows à toi, peut-être un peu moins de pyrotechnie ? 

Kid Sophie : Pour l’instant, j’ai acheté deux petits fantômes qui sont derrière moi posés sur des pieds de micro, ça fait bien l’affaire en termes de scéno. Oui, là, je suis toute seule sur scène mais à termes j’aimerais bien qu’on soit plusieurs mais il faut pouvoir payer les gens. C’est pas encore le moment je pense, je suis contente d’essayer de me trouver sur scène toute seule, c’est nouveau pour moi d’occuper l’espace, de devoir le faire parce qu’il n’y a personne d’autre qui peut le faire à part moi et c’est un exercice qui me fait de plus en plus plaisir. 

Popnshot : La scène est un espace où tu ne te sens pas timide ? 

Kid Sophie : Non du tout. 

Popnshot : Même en solo ? 

Kid Sophie : Justement avant de monter sur scène je suis en PLS total , j’ai envie de vomir, j’ai envie de me mettre en boule trois jours avant, c’est compliqué et à chaque fois je me dis pourquoi tu fais ça mais en fait bah dès que je mets le pied sur scène, il y’a un truc qui se passe où je sais pas comment expliquer et c’est cool et je me sens bien, je me sens libérée, j’ai l’impression que je peux faire ce que je veux et que je suis libre et j’adore ça donc ça me fait du bien. Je continue à le faire même si j’en souffre toujours avant à chaque fois mais petit à petit ça va baisser. 

Popnshot : C’est le ratio avant c’est stressant et après t’y trouves ton compte. T’as un morceau qui parle de tes nuits et un morceau qui parle d’histoires d’amour. Tu l’as fait en anglais ce morceau pour prendre de la distance avec la personne de laquelle tu te sépares ? 

Kid Sophie : Je pense que c’est par habitude, ça parle pas véritablement d’une personne, je pense que j’ai eu un truc où quand on est blessé, moi personnellement quand ça m’est arrivé j’étais dans un truc de surprotection de “Ok l’amour ça me saoule, j’ai plus envie d’être amoureuse, je vais complètement me fermer à tout ça” et en fait on arrive vraiment à se fermer et c’est super dur de se rouvrir et je pense qu’il y’a un moment où j’étais ultra perdue dans mes sentiments et j’ai eu envie de me questionner j’imagine parce que j’en ai fait une question et parce que j’avais encore de la peine. Ce qui est super c’est que je l’ai sorti après et ça allait beaucoup mieux. 

Popnshot : Tu sais déjà quels vont être les morceaux qui vont être dans l’EP ? Quelle va être la thématique ? 

Kid Sophie : Il y a un morceau qui s’appelle Mother Father sur mes parents, je leur ai fait écouter. 

Popnshot : Ils sont contents ? 

Kid Sophie : Oui. (rires) 

Popnshot : Donc tu dis des choses gentilles alors ? 

Kid Sophie : Oui, enfin pas vraiment (rires). Bref ! Je l’aime beaucoup, il est plus rock et je me suis vachement inspirée de The organ de Brother. Je ne sais pas pourquoi j’avais ce truc en tête parce qu’il y a des orgues dessus, j’adore ce titre. D’ailleurs c’est lui qui ouvre mon live en concert. Ensuite, il y a un morceau qui est plus acoustique au départ, qui s’appelle Hunted où c’est une sorte de boucle de voix que je répète à l’infini mais avec toute une partie électro qui s’ouvre de plus en plus, pleins de petits trucs comme ça. 


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