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novembre 2016

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Tentez votre chance avec Pop & Shot et remportez peut-être vos places pour assister avec la personne de votre choix au concert des Inrocks Festival du 18 novembre 2016 à la Boule Noire. Au programme de la découverte avec les stars de demain. Retrouvez sur scène le trio français Palace et son rock mélodique, le punk frais, féminin et très 70’s d’A Giant Dog et le trio coup de cœur originaire de Londres, Goat Girl, dont le rock envoûtant vous transportera.

Pour participer, rien de plus simple, laissez-nous un petit commentaire ci-dessous.
Bonne chance à tous!

En savoir plus sur les Inrocks Festival 2016.

Jeune lycéenne sans histoires, Vee ( Emma Roberts) décide de s’inscrire au jeu du moment : Nerve. Ayant le choix d’être un « Watcher » ou un « Player », la jeune fille décide, à la surprise de son entourage, de jouer… C’est le début d’une longue nuit pleine de défis pour Vee, bientôt rejointe par le mystérieux Ian ( Dave Franco)… Un thriller adolescentin avec en têtes d’affiche deux acteurs à la mode ( Roberts et Franco) et réalisé par le duo responsables de « Paranormal Activity 3 et 4 » : on peut tout autant être agréablement surpris que passer un mauvais moment… Duquel des deux est on le plus proche ? On vous dit tout…

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Il faut se méfier des apparences… En lisant le début de cet article, en voyant que le duo de réalisateurs avaient commis « Paranormal Activity 3 » ( le meilleur de la saga selon moi) et « 4 », on pourrait être tenté de considérer Henry Joost et Ariel Schulman en se bouchant le nez. Seulement, en regardant d’un peu plus près leurs parcours, on se rend compte rapidement qu’ils se sont fait connaître avec un premier projet du nom de « Catfish ». Catfish est un documentaire qui buzza un peu en 2010-2011, en effet, on y voyait le frère d’un des deux membres du duo traverser l’Amérique pour finalement se rendre compte que sa douce promise avec qui il chattait via les réseaux sociaux n’existait que dans l’esprit torturé d’une desperate housewife s’ennuyant un peu trop. Joost et Schulman vont développer ce concept pour la chaîne MTV sous la forme de docu-réalité depuis 2012. Au final, au vu du sujet, Joost et Schulman n’étaient ils pas parmi les mieux placés pour réaliser un film ayant pour fond les dérives des réseaux sociaux et du voyeurisme sur Internet ?  Sur un scénario de Jessica Scharzer (8 épisodes d’American Horror Story toutes saisons confondues rédigés par ses soins), l’adaptation de l’unique roman «  Addict » de Jeanne Ryan est il un succès ?

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L’introduction, au son du mignonnet « Can’t Get Enough » de Basenji, nous permet d’introduire rapidement le personnage principal de Vee incarnée par Emma Roberts (  le petit bijou« It’s kind of a funny story », « American Horror Story », « Scream Queens »), via ses interactions sur le Web ( qui elle like, avec qui elle skype,etc…). Un moyen aussi logique, au vu du sujet, qu’habile pour nous présenter l’héroïne du métrage. En quelques minutes, on nous croque les relations de Vee avec sa mère ( Juliette Lewis – « Une nuit en enfer », « Kalifornia », « un été à Osage County »), sa meilleure amie ( Emily Meade – « The Leftovers », « Celibataires…ou presque ») ou bien encore son ami-confident-amoureux transi ( Miles HaizerParenthood, The Stanford prison experiment – qui sait faire exister son personnage de façon convaincante en quelques scènes). Ainsi quand Vee décide de franchir le pas et de jouer à Nerve, on comprend ses motivations et le peu d’enjeux des premiers défis nous fait accrocher à l’histoire. A sa place, ne serions nous pas tentés de faire la même chose ? Assez rapidement, elle fait équipe avec le mystérieux et populaire Ian et repousse de plus en plus loin les limites… La première moitié du film est assez convaincante en cela qu’on arrive à s’intéresser au sort du personnage principal, que le jeu Nerve en soi semble crédible et pourrait très bien exister actuellement, l’image est jolie, la musique passe toute seule… Mais maintenant qu’on est confortablement installé dans l’histoire et qu’on est globalement au niveau d’infos qu’on peut avoir en regardant seulement la bande annonce, quelle est la suite ? Justement, c’est là que ça se gâte…

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En se laissant bercer par les premiers défis de Vee, on se dit que tout n’est pas si simple et qu’il va bien finir par y avoir des complications. En attendant de les voir arriver, on peut repenser au mésestimé « The Game » de Fincher, il y a une vingtaine d’années déjà… On sait que la critique des réseaux sociaux va poindre le bout de son nez, la course au like en prendre pour son grade, bref, on se doute qu’on va nous dire qu’Internet c’est le mal, qu’il faut faire attention, etc… Bref rien de nouveau sous le soleil pour quiconque a déjà regardé un épisode des « Experts : Cyber » !

La  suite tourne malheureusement au jeu de machination un peu vague. Sommés de finir le jeu par « Nerve », Vee et Ian devront-ils pour cela commettre l’irréparable ? Et ne voilà t-il pas que le dernier tiers du film nous convoque le « dark web » ( sous la forme d’une joyeuse bande de préados jouant au pingpong dans un bâtiment désaffecté), une machination diabolique de la part de Nerve, un round final du jeu Nerve en plein air et en public avec pour objectif final la mise à mort d’un des participants, un monologue critiquant l’anonymat et la lâcheté des participants du jeu… N’en jetez plus, la coupe est pleine ! Agréable de prime abord, beau à regarder et à écouter, « Nerve » ne tient pas la distance du fait d’une critique un peu creuse et convenue des réseaux sociaux, d’un scénario passe partout et à aucun moment on n’arrive à avoir peur pour les personnages… La ficelle est un peu trop grosse et quand survient le twist final, on l’accueille avec un détachement frôlant le je je-m’en-foutisme. Un bon film de dimanche après midi pluvieux. Ça tombe bien : Nerve devrait sortir en DVD prochainement et c’est déjà l’automne, c’est pas ce qui va manquer les dimanches pluvieux…

Bande annonce Nerve

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Feu! Chatterton, auteur et compositeur de génie a interprété ce 17 novembre 2016 LE concert de l’année. Au programme, animosité, passion, amour des mots et la présence écrasante du chanteur pour donner à cet événement sa dimension extraordinaire.

Encore tremblant, en sortant de ce set pharaonique, une pensée s’impose: leur place est déjà assurée au Panthéon.

De mémoire de votre dévoué rédacteur, on avait pas vu une telle énergie depuis les bouleversants « au revoir» de Fauve au Bataclan de Paris. Coïncidence? Nos 5 membres ont souvent soutenu le collectif en tant que première partie.

C’est sur « Ophélie » que Feu ! Entre sur scène. Ici le piano prend un timbre plus groovy qu’à l’accoutumé. Dès la fin de ce morceaux le public est déjà fou à lier ! Pour preuve, un tonnerre d’ applaudissements se fait entendre. On se croirait en fin de concert, au moment du rappel.

D’ailleurs et sans besoin d’être rappeler à l’ordre la bête scénique enchaîne sur « Fou à lier ».

Comme ça, sorti de nul part, Arthur, le chanteur déclame « Nous se sommes ni un lundi, ni en automne ». D’ailleurs « Il parait que c’est thérapeutique » de se défouler dès le lundi comme ça. Tiens, les effets commencent à se faire sentir.

Arrive le très attendu « Cote Concorde ». La puissance du morceau, l’imitation de la pluie par la guitare, du tonnerre par la batterie et de la foudre par les spots lumineux entraînent la foule et la fait chavirer.

La navire sombre, le public le suit. Le point de retour est atteint et Feu ! Nous entraîne au cœur de la tornade.

C’est d’un joli français qu’il introduit son prochain morceau. Il demande au public de se lever pour “rejoindre un endroit ombrageux”

Imagé, dandy, détaché, insolant, flirtant avec le lubrique, le chanteur n’a de cesse de communiquer avec son public. Une relation intime se lie entre les deux parties, ponctué des fameux « Oh oui ! » des deux côtés de la salle.

Ainsi commence “La mort dans la pinède” qui avec ses riffs cinglants, qui entraînent le public dans une transe faisant trembler l’Olympia de Paris. Les acclamations l’emplissent. Une rareté si tôt dans un set.

Sorbonnard jusqu’au bout des médiators le parolier fait une pause oratoire libérée mais surtout grivoise de sexualité. En effet, on connaît bien le chemin de “ce buisson que tout le monde aime”.

Le quintet reprend sur « Bic medium » et nous offre une formidable composition où le son des guitares rappelle « Marquee Moon » et finit par s’envoler comme dans le morceau d’un certain Jimmy Page.

En les regardant on pense aux propos tenus par Julien SOULIÉ , directeur du Fair, au Café de la Danse de Paris quelques jours plus tôt. Il faut arrêter le french bashing ! Ses petits protégés 2015 nous le prouvent avec charisme. Arthur, dans son costume 3 pièces cintré sombre, dégage une aura qui captive toute la salle. Avec ses gestes et mouvements brusques, il fait penser à un homme de théâtre, mais aussi à un personnage tout droit sorti d’un Pigalle guindé de la fin du XIX.

Un jeu de scène auquel répondent des néons au couleurs pétantes et des flashs lumineux blanc psychédéliques.

C’est l’heure du tubesque « Boeing » qui est introduit en mimant avec désuétude des bras l’engin volant. Les mouvements du chanteur inspirent le public et la salle se transforme alors en asile où chacun va de ses Tocs.

Après une brève pause notre quintet revient : « On n’allait pas vous laisser si vite, nous aussi on profite ».

La magie de l’Olympia opère, et les anciens de Louis le Grand (le lycée) laisseNT transparaître leur joie d’être dans un « moment intimiste avec cette ville qu’ils connaissent tant »

S’en suis « La Malinche » qui offre une aparté de douceur. Une petite pause aussi avant de sé déchaîner à nouveau.

Suivent « l’heure dense », « corps noirs » « ton petit manège ».

Après « Ton petit manège », le groupe compare la salle a un carrousel . Elle devient un bus qui va New York City et plus précisément à « Harlem ». A capella cette pour cette fois. Enfin elle devient une église avec un pasteur qui bénit la foule avec un écho dans le micro.

« OH OUI ! »

Pour introduire « Pont Marie », Arthur se lance dans un discours qui rappelle fortement les paroles de Gainsbourg et son fameux « Initial BB ».

« La Malinche » est de retour mais cette fois-ci dans une interprétation tapageuse. Avec les va et vient des notes, le public vit de véritables montagnes russes. Le ressenti est charnel, les notes montent jusqu’à l’extase.

Les 5 parisiens quittent la scène pour mieux revenir pour « La cigarette d’après ».

Feu! conclut sur une reprise de Polyphonic Size « je t’ai toujours aimé ». Après ce long ébat, la déclaration d’amour.

Arthur invite tous les « hommes de l’ombre» sans qui rien ne serait possible, à les rejoindre sur scène et à profiter des acclamations, d’une intensité rare. L’un d’eux arrive un cadre à la main. Le disque d’or montré en toute modestie et vite ramené en backstages.