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Feu! Chatterton, auteur et compositeur de génie a interprété ce 17 novembre 2016 LE concert de l’année. Au programme, animosité, passion, amour des mots et la présence écrasante du chanteur pour donner à cet événement sa dimension extraordinaire.

Encore tremblant, en sortant de ce set pharaonique, une pensée s’impose: leur place est déjà assurée au Panthéon.

De mémoire de votre dévoué rédacteur, on avait pas vu une telle énergie depuis les bouleversants « au revoir» de Fauve au Bataclan de Paris. Coïncidence? Nos 5 membres ont souvent soutenu le collectif en tant que première partie.

C’est sur « Ophélie » que Feu ! Entre sur scène. Ici le piano prend un timbre plus groovy qu’à l’accoutumé. Dès la fin de ce morceaux le public est déjà fou à lier ! Pour preuve, un tonnerre d’ applaudissements se fait entendre. On se croirait en fin de concert, au moment du rappel.

D’ailleurs et sans besoin d’être rappeler à l’ordre la bête scénique enchaîne sur « Fou à lier ».

Comme ça, sorti de nul part, Arthur, le chanteur déclame « Nous se sommes ni un lundi, ni en automne ». D’ailleurs « Il parait que c’est thérapeutique » de se défouler dès le lundi comme ça. Tiens, les effets commencent à se faire sentir.

Arrive le très attendu « Cote Concorde ». La puissance du morceau, l’imitation de la pluie par la guitare, du tonnerre par la batterie et de la foudre par les spots lumineux entraînent la foule et la fait chavirer.

La navire sombre, le public le suit. Le point de retour est atteint et Feu ! Nous entraîne au cœur de la tornade.

C’est d’un joli français qu’il introduit son prochain morceau. Il demande au public de se lever pour “rejoindre un endroit ombrageux”

Imagé, dandy, détaché, insolant, flirtant avec le lubrique, le chanteur n’a de cesse de communiquer avec son public. Une relation intime se lie entre les deux parties, ponctué des fameux « Oh oui ! » des deux côtés de la salle.

Ainsi commence “La mort dans la pinède” qui avec ses riffs cinglants, qui entraînent le public dans une transe faisant trembler l’Olympia de Paris. Les acclamations l’emplissent. Une rareté si tôt dans un set.

Sorbonnard jusqu’au bout des médiators le parolier fait une pause oratoire libérée mais surtout grivoise de sexualité. En effet, on connaît bien le chemin de “ce buisson que tout le monde aime”.

Le quintet reprend sur « Bic medium » et nous offre une formidable composition où le son des guitares rappelle « Marquee Moon » et finit par s’envoler comme dans le morceau d’un certain Jimmy Page.

En les regardant on pense aux propos tenus par Julien SOULIÉ , directeur du Fair, au Café de la Danse de Paris quelques jours plus tôt. Il faut arrêter le french bashing ! Ses petits protégés 2015 nous le prouvent avec charisme. Arthur, dans son costume 3 pièces cintré sombre, dégage une aura qui captive toute la salle. Avec ses gestes et mouvements brusques, il fait penser à un homme de théâtre, mais aussi à un personnage tout droit sorti d’un Pigalle guindé de la fin du XIX.

Un jeu de scène auquel répondent des néons au couleurs pétantes et des flashs lumineux blanc psychédéliques.

C’est l’heure du tubesque « Boeing » qui est introduit en mimant avec désuétude des bras l’engin volant. Les mouvements du chanteur inspirent le public et la salle se transforme alors en asile où chacun va de ses Tocs.

Après une brève pause notre quintet revient : « On n’allait pas vous laisser si vite, nous aussi on profite ».

La magie de l’Olympia opère, et les anciens de Louis le Grand (le lycée) laisseNT transparaître leur joie d’être dans un « moment intimiste avec cette ville qu’ils connaissent tant »

S’en suis « La Malinche » qui offre une aparté de douceur. Une petite pause aussi avant de sé déchaîner à nouveau.

Suivent « l’heure dense », « corps noirs » « ton petit manège ».

Après « Ton petit manège », le groupe compare la salle a un carrousel . Elle devient un bus qui va New York City et plus précisément à « Harlem ». A capella cette pour cette fois. Enfin elle devient une église avec un pasteur qui bénit la foule avec un écho dans le micro.

« OH OUI ! »

Pour introduire « Pont Marie », Arthur se lance dans un discours qui rappelle fortement les paroles de Gainsbourg et son fameux « Initial BB ».

« La Malinche » est de retour mais cette fois-ci dans une interprétation tapageuse. Avec les va et vient des notes, le public vit de véritables montagnes russes. Le ressenti est charnel, les notes montent jusqu’à l’extase.

Les 5 parisiens quittent la scène pour mieux revenir pour « La cigarette d’après ».

Feu! conclut sur une reprise de Polyphonic Size « je t’ai toujours aimé ». Après ce long ébat, la déclaration d’amour.

Arthur invite tous les « hommes de l’ombre» sans qui rien ne serait possible, à les rejoindre sur scène et à profiter des acclamations, d’une intensité rare. L’un d’eux arrive un cadre à la main. Le disque d’or montré en toute modestie et vite ramené en backstages.

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