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L’équipe du film de Quantum Cowboys par Théophile Le Maitre

À l’occasion du Champs-Élysées Film Festival 2022,  notre équipe a eu l’immense plaisir d’interviewer l’équipe de la petite pépite psychédélique (que de -P), Quantum Cowboys;  Geoff Marslett, Lily Gladstone et John Way. Après avoir eu l’occasion de passer une soirée avec eux sur le rooftop du Publicis, les revoir afin de leur poser des questions sur leur film ne pouvait qu’être fait dans la bonne humeur. 

Quantum Cowboys est un western, mais ne le définir que par ce terme serait le dénuer de toute les spécificités qui le constituent. Le film est tellement riche que le réalisateur chapeauté, Geoff Marslett a décidé d’en faire une trilogie, je n’en dis pas plus, toutes les réponses à vos questions se trouvent ci-dessous!  

Geoff, Lily, John, bonjour ! Le festival vous plaît? 

John : C’est fantastique ! Il y a une fête tous les soirs, sur un rooftop juste en face de l’Arc de Triomphe, je pense pas que l’on puisse avoir une expérience plus française que celle-ci… vraiment fantastique. 

Geoff : Et non seulement la vue depuis le rooftop est incroyable mais le public français est formidable. Le cliché des français cinéphiles, selon le microcosme de ce festival, s’est confirmé à mes yeux 

C’était la question crash-test, pour vous mettre dans l’ambiance. Pourriez vous  décrire le film en quelques mots ? 

John : Wow, c’est difficile à décrire en si peu de mots… Quantum Cowboys… Ça irait comme description ? (Rires) Non? Bon alors… fou, aventure, amitié et changement. 

Geoff : Pour faire ce film je me suis inspiré de la période où j’étudiais la physique, un peu avant tout ça et de la théorie des multivers. Ce film est très expérimental; c’est une tentative de mise en place d’une version de multivers un peu plus scientifiquement correcte que ce que nous avons l’habitude de voir. On a tous un souvenir différent de chaque événement que l’on passe ensemble. Par exemple, toi et moi, on s’est rencontrés jeudi soir, on est allés sur le rooftop et on s’en souvient tous les deux. Mais si nos souvenirs sont similaires, toutes les émotions ressenties sont toujours internes à un seul individu. Donc tu as un souvenir, j’ai un souvenir. Chaque souvenir que quelqu’un a de n’importe quelle expérience, de n’importe quel moment crée son propre univers, à l’intérieur de nous. On recrée continuellement cet univers de manière chimique dans notre propre tête. Tous ces souvenirs sont en nous, et on essaye de les raconter aux autres dans un but de se présenter à eux, pour qu’ils nous connaissent. C’est pour ça que l’on crée, que l’on raconte des histoires et des anecdotes, que l’on se dispute, que l’on donne des interviews, que l’on écrit des choses et finalement, tout cela se mélange dans l’univers autour de nous jusqu’à ce que l’on se mette d’accord sur ce qu’on décide d’appeler Histoire. Et cette décision éteint tous les autres souvenirs et dans cinq ans, la version de notre rencontre à cette fête sera celle que l’on aura décidé, en tant que société, à conserver comme la bonne et l’unique. C’est une idée un peu folle et bizarre mais c’était ma tentative de mettre cette théorie au centre de l’intrigue sans en dire : « C’est ce que je veux que vous reteniez de ce film. » mais plutôt, en essayant de vous faire vivre ça,  de forcer quelqu’un à regarder 94 minutes d’un film qui te fait ressentir ce que c’est que d’avoir plusieurs points de vue coexister. C’est ce dont parle le film pour moi… en quelques mots. 

John : J’ai respecté la consigne, moi (rires) 

Lily : Je dirais que c’est pas un western révisionniste mais plutôt un western visionnaire. 

John (en claquant des doigts, ndlr) : C’est ça, c’est exactement ça! C’est bon vous l’avez votre titre pour l’interview ! 

Étant donné que beaucoup de créateurs et d’animateurs ont participé à ce projet, quel a été le processus de tournage et de montage pour ce film ? (Fond vert? Les différentes techniques employées?) 

Geoff :  C’était compliqué. Dès le début, j’avais noté sur mon scénario – pas celui des acteurs, juste le mien – où les animations changeraient. Donc je savais dès le début quand le style changerait. Quand on a commencé à tourner, je devais maintenant décider quelles seraient ces animations, parce qu’en fonction de ça, le tournage des scènes n’était pas le même. Mais c’est là que ça s’est gâté, pour le monde entier. Le Covid a commencé au moment où on a fini les tournages. Mon plan initial était de réunir tous les animateurs dans la même ville et travailler tous ensemble. Ça aurait été déjà compliqué comme ça mais avec le Covid, on avait des animateurs au Japon, en France, en Amérique du Sud, d’autres éparpillés aux États-Unis et ils n’ont jamais pu travailler tous ensemble. Chaque fois que l’un d’entre eux avait une question, il se tournait toujours vers moi alors ça a très vite été mon rôle de retravailler chacune des séquences une à une. Tout ça m’a rajouté beaucoup de travail mais comme on dit, l’adversité offre des diamants spéciaux. Bon… je ne réponds qu’avec des phrases bizarres qui n’ont aucun sens (rires confus ndlr) Ce que je veux dire c’est que même si cette situation offrait des avantages d’un point de vue créatif, ça augmentait quand même pas mal les difficultés. 

Pourquoi as-tu décidé d’utiliser tous ces styles d’animation différents? Est-ce que ça avait un rapport avec le script ? 

Geoff :  Chaque style d’animation représente le souvenir d’un des personnages présents dans la scène, donc à chaque fois que le style change, le spectateur se retrouve propulsé dans une nouvelle perspective de ce qu’il s’est passé. Quand j’ai dû choisir à quoi devait ressembler ces animations, je savais qu’on aurait besoin de suffisamment d’animations différentes pour que le spectateur assis sentirait l’univers changer autour de lui. Mais elles devaient être suffisamment similaires pour que le personnage qui passe par différents styles soit facile à reconnaître. 

Une question pour Lily et John : quelles ont été vos premières réactions en recevant le script ? 

Lily : La première page disait « Tout le monde, partout, tout le temps ne le comprend jamais bien » (Everybody, everywhere always never gets it right) et en lisant ça je me suis dit que je voulais absolument faire partie de ce projet. J’avais vu Mars et j’ai juste plongé dans le script vu que j’avais déjà une idée de la vision de Geoff. Je voulais le voir en tant que réalisateur, étant donné qu’on est amis depuis plus de dix ans maintenant. Cette formulation avec toutes ces doubles négations m’a vraiment plu. Ce que j’aimais vraiment dans Mars, c’est qu’il y parle d’un concept assez spirituel qui est devenu très populaire : se casser pour aller vivre sur Mars. Geoff a toujours été en avance sur son temps, sur la société, mais d’une manière où tu ne le prends pas autant au sérieux que tu le devrais. Les humains sont très étranges, des petites marionnettes de viandes avec la folie des grandeurs. Je pense que c’est une menace contre la société quand les gens commencent à être un peu trop détachés du fait que nous sommes des animaux, avec des failles. Et c’est ce que j’aime chez Geoff, il pose un regard tellement drôle et bienveillant à la fois sur le ridicule et la beauté de l’humanité et sur notre manière de conceptualiser et d’examiner tout. Ça me paraissait si évident dès la première lecture du script. En plus, le premier titre du film était Cowboy on a Zebra. Rien que le titre m’a donné envie de sauter sur l’opportunité, suivi de ma première réplique quand je fais tomber Franck : « Je voulais juste pas te voir mourir à nouveau ». En à peine quelques pages j’ai adoré. 

John : Sacrée réponse, je vais essayer d’être à la hauteur… Quand j’ai reçu le script, je venais juste d’apprendre la Théorie des Fentes de Young et la différence entre une particule et une onde, et comment tout cela évolue en fonction de certaines ouvertures. Donc je commençais tout juste de comprendre ce monde de la physique quantique, de la mécanique quantique donc j’étais déjà un peu époustouflé par tout ça quand j’ai lu le script. Certaines paraboles me sautaient aux yeux, notamment cette idée de rechercher Blackie, comme une allégorie du chat de Schrödinger. Ensuite, j’ai vu comment tous ces personnages en quête étaient tous des personnifications de ces idées quantiques entêtantes et ça m’a beaucoup parlé. En plus, c’était un western et j’adore les films qui parlent de l’ouest des États-Unis d’une nouvelle façon. Ma première expérience américaine était le sud-ouest (John Way est né à Londres, ndlr) alors cette région a une place très spéciale dans mon coeur. Bon ! Ma réponse n’a pas été aussi mauvaise que ça ! 

Comment vous êtes vous préparés pour ce film étant donné que le tournage était un peu différent de ce à quoi vous êtes habitués?

Lily : J’ai regardé quelques vidéos de behind-the-scenes de fond verts et de motion capture, particulièrement celles de Benedict Cumberbatch pour Smaug dans Le Hobbit. Je voulais briser mon propre paradigme dans ce film, parce que jusqu’à présent, mon jeu était très minimaliste. Le minimalisme à l’écran de petites salles de cinéma est ce qui m’attire le plus. Mais, en sachant qu’il y aurait des animations, il y avait ce challenge où je devais la dépasser. Ça m’a donné la permission d’être un peu plus théâtrale que d’habitude. Pour les autres films que je fais, d’un point de vue stylistique, le minimalisme fonctionne avec eux. J’avais l’impression que si j’avais sorti de mon chapeau tous mes tours habituels, ça n’aurait pas été suffisant, donc j’ai un peu observé comment les autres acteurs appréhendaient leurs personnages animés, leurs manières de plonger dans la théatralité et la physicalité de l’expérience. C’était très libérateur de travailler devant un fond vert, c’est comme un théâtre « boîte noire » : tu débutes à peine, tu n’as quasiment aucun accessoire sur scène à part ton imagination et l’intrigue de la pièce. C’était sympa de revenir aux origines comme ça. Soudainement, je suis un cowboy et j’ai l’impression que pour accéder à un thème aussi touffu que celui de la physique quantique tu as besoin de te remettre en phase avec l’enfant en toi, celui qui reçoit la connaissance. Ce film me rappelle aussi le livre Codex, qu’un artiste italien avait publié. Le langage et les symboles sont inventés et ne veulent pas dire grand chose. L’auteur voulait juste recréer ce sentiment que l’on avait, enfant, quand on regardait des livres avec des images pour la première fois, sans savoir ce que ça voulait dire mais d’essayer de comprendre quand même. C’est quelque chose qui est difficile de ressentir en tant qu’adulte. C’est comme ça que je vois le travail de Geoff. Comme un puzzle que je vais résoudre. C’est très intéressant dans un film. 

Je voulais briser mon propre paradigme dans ce film

John : C’était quoi la question déjà ? (rires, répétition de la question, ndlr) Je pense que Lily a vraiment bien résumé l’expérience en parlant de théâtre « boite noire ». Ça nous a permis d’être dans la tête de nos partenaires de jeu, on a dû créer ce monde ensemble et être les personnages qui occupaient ce monde, alors c’était une expérience de collaboration très intéressante. 

Geoff : En plus, tu as dû jouer avec un accent étranger. 

John : Oui ! Et c’était très amusant ! De manière un peu égoïste, c’était très intéressant pour moi, ces explorations de mon passé génétique. Je suis né à Londres et j’ai grandi à l’étranger pour une grande partie de ma vie, donc je suis arrivé en Amérique comme un étranger, un peu comme mon personnage Bruno. J’ai un peu canalisé mes expériences avec celles de Bruno parce que c’est suffisamment familier pour me sentir chez moi et suffisamment différent pour que je me sente un peu apeuré, j’ai essayé de revivre ça. Mes ancêtres venus s’installer aux États-Unis étaient Danois et ils se sont installés dans le Sud-Ouest alors j’ai vu ça comme un grand privilège de jouer ce personnage. C’était pas la réponse à votre question mais c’était la réponse à la nouvelle question ! (rires, ndlr) 

Pourquoi vouloir faire une trilogie ? 

Geoff : Surtout parce qu’il y a trop d’idées fourrées dans ce premier film et il ne présente qu’un tiers de l’iceberg pour le moment. Je voulais donner aux spectateurs suffisamment de réponses pour qu’ils soient satisfaits pour le moment. Mais il y a encore de nombreuses questions auxquelles on a pas encore répondu, notamment sur les vilains (David Arquette et Frank Mosley) et leur histoire, également sur le personnage de Linde (Lily Gladstone) et son rôle dans l’arc, sa connection à l’équipe de tournage. Qui est l’équipe de tournage aussi ? Qui sont les immortels? Des personnages comme Esteban, un vétéran du Vietnam et éleveur de bétail, Anna la viking, Père John le fantôme qui est aussi prêtre. C’est surtout des questions plus vastes auxquelles on ne pouvait pas répondre dès le premier film, donc j’espère que les gens ont suffisamment apprécié pour vouloir les réponses et que je puisse leur donner un deuxième film et dans le troisième, peut-être que toutes les pièces se connecteront. 

L’équipe de tournage apparaît souvent dans le film, pourquoi avoir décidé de briser le quatrième mur? 

Geoff : Le quatrième mur n’est pas vraiment brisé puisqu’il s’agit de vrais personnages. Une fois arrivé au troisième film, on a l’impression qu’il y a un narrateur et que la caméra brise le quatrième mur. C’est ce que n’importe qui pourrait penser en regardant le film. Mais, sans trop spoiler, j’ai fait ça parce que ces personnages participent réellement au film, c’est pas juste l’équipe de tournage. Ils travaillent pour Linde. Ce sont de vrais personnages dans l’univers de ce film. 

Je pense que j’ai fait quelque chose de suffisamment bizarre pour ne pas avoir d’attente.

Ce projet est très ambitieux. Quelles sont vos attentes face à la réaction du public ? 

Geoff : J’ai pas vraiment d’attente, dans le sens de prédiction. Prédire insulte le futur, donc je ne sais pas, je pense que j’ai fait quelque chose de suffisamment bizarre pour ne pas avoir d’attente. En revanche, je pense vraiment qu’il y a un public quelque part qui veut voir un film comme ça, résoudre ses énigmes. J’adorerais trouver un distributeur qui ait le courage de m’aider à entrer en contact avec ce public. Donc j’imagine que mon espoir pour ce film c’est qu’il se trouve une place, aussi modeste soit-elle. Même s’il ne soulève pas de foule, au moins qu’il trouve un petit groupe de personnes qui donneraient un peu de leur temps pour comprendre mon travail. 

Lily : J’ai l’impression qu’ils sont déjà un peu là. Quand on était au Festival International d’Animation d’Annecy, on a rencontré un groupe d’étudiants qui ont vu toutes les séances là-bas et sont venus à Paris pour le revoir. Je pense que ce film ne plaira pas forcément aux exécutifs et ceux qui font les décisions, mais plutôt le public lui-même, notamment de la génération Z. 

Geoff : John veut juste son chèque. 


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Lundi 18 Juillet 2018 au Publicis des Champs-Élysées, Sophie Dulac accueille sur scène les très attendues Desiree Akhavan et Chloë Grace Moretz. À chacune sa biographie, interminable pour la jeune fille blonde d’à peine 21 ans, à l’allure pourtant mature, aux idées engagées et à la vision du monde politisée, le tout, très assumé. Plus succincte mais tout aussi impressionnante pour la première, réalisatrice d’un premier film « Appropriate Behavior » nominé à Sundance en 2014.

Toutes deux prennent la parole pour nous souhaiter une bonne projection et Desiree Akhavan d’ajouter « c’est un film qui, je l’espère, vous fera autant rire que réfléchir« .

Affiche du film The Miseducation of Cameron Post

Homosexualité et société conservatrice

Et le pari est réussi. L’heure et demi de film a fait rire l’assistance à de nombreuses reprises par sa qualité d’écriture ironique, qui souligne avec sarcasme la fatalité du monde dans lequel les personnages évoluent.
The Miseducation of Cameron Post c’est l’histoire d’une jeune fille que l’on éduque dans une Pennsylvanie conservatrice dans laquelle l’homosexualité n’est pas concevable comme normalité.
C’est donc cette jeune lycéenne, qui ne se cherche pas, qui accepte son homosexualité mais que cette société va pousser à une remise en question de soit. Envoyée en thérapie de conversion, elle y est entourée de jeunes gens dont les souffrances sont causées par les mêmes gens qui disent les épauler et les aider dans leur changement. De ces méthodes résultent des séquences aux allures de spiritisme.

Aux cotés de Chloë Moretz on retrouve John Gallagher Jr. et Sasha Lane qui avait fait sensation dans le film « American Honey«  d’Andréa Arnold.
Tous les personnages sont abordés avec délicatesse, quelque soit le propos qu’ils défendent si bien que même les plus homophobes d’entre eux peuvent nous sembler touchants. Soit parce qu’un peu débiles dans le cas de la tante, soit par une sensation d’inquiétante étrangeté qui émane de leurs voix douces et de leurs manières qui leur confèrent une aura de modèle. Dans l’apparence seulement.

Chloë Moretz, Sasha Lane et John Gallagher Jr.

Le film fait preuve d’une richesse d’écriture et d’une richesse de sentiments. Les larmes se mélangent à un humour noir et plus d’une fois le public cherche à se persuader que ce n’est qu’une fiction tant le monde qui entoure Cameron est hérétique.

A mon sens, tout le film tient en une réplique : « comment penser que pousser les gens à la haine de soit n’est pas une torture morale », balancée nonchalamment par le personnage de Cameron à un inspecteur.

Questions/réponses avec l’équipe

Puis Desiree Akhavan et Chloë Grace Moretz remontent sur scène, sous les applaudissements de la salle quasi unanime. Débute un échange passionné avec le public. On a parlé de Trump, d’orgie et de Nan Golding.

L’occasion d’apprendre quelques secrets de tournage lorsque les deux femmes racontent leur séquence favorite, celle dans laquelle Cameron chante à tue-tête sur le plan de travail de la cuisine, elles expliquent alors que cette scène a été tournée au lendemain de l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. L’équipe éminemment abattue par la nouvelle alors que Chloë Grace Moretz à la détermination sans faille reprend le tournage avec enthousiasme.
Ou encore Chloë qui confie avoir joué le personnage de Cameron comme tout autre parce qu’être homosexuel ne transparaît pas sur un visage ou par des manières. Un propos qu’elle défend particulièrement car elle a grandi avec deux frères gays.

C’est aussi l’occasion pour l’une et l’autre de s’envoyer des piques affectueux, signe d’une entente entre les deux femmes et d’une ambiance de tournage des plus enjoués malgré le sujet du film.

Come As You Are, The Miseducation of Cameron Post, Grand Prix du Jury à Sundance sortira dans les salles françaises le 18 Juillet 2018 et on vous le recommande ! En attendant, retrouvez le film annonce ici. 

Retrouvez notre reportage sur l’ouverture du Champs-Elysées Film Festival avec How To Talk To Girls at Parties ou notre sélection de coups de cœur.