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Julia Escudero

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Les jardins du château de Versailles, ses bosquets, au loin le grand canal et ses barques. L’été passionnés, curieux et touristes s’y pressent pour découvrir ce lieu chargé d’histoire, symbole de la grandeur française. L’hiver, c’est une autre histoire qui se joue. Pourtant la richesse artistique du domaine se prête autant à la lumière des rayons du soleil qu’à la grandeur de la glace.

 "The Sun" d'Ugo Rondinone Voyage D'hiver Versailles 2017

Et quitte à changer de températures, autant en profiter pour introduire à Versailles une autre forme d’art. Ainsi du 22 octobre au 7 janvier 2018, 17 installations ont été installés dans les bosquets du jardin de Louis XIV pour proposer une promenade jouant entre deux époques. Une initiatrive qui date de 2008 et qui a déjà permis d’accueillir dans le domaine de nombreux grands noms de l’art contemporain: Jeff Koons, Xavier Veihlan, Bernar Venet ou encore Giuseppe Penone pour n’en citer que quelques uns.
Partons ensemble à la découverte de la sélection 2017!

Voyage d’Hiver: c’est parti!

Voyage D'hiver Versailles 2017Tu aimes les chasses aux trésors? Alors cette promenade devrait te plaire. Il fait encore doux en cette fin octobre lorsque nous décidons de nous laisser entraîner dans ce joli voyage. Du type bi-dimensionnel comme le pensent certainement nos amis amateurs de SF ( ou pas..). Un plan fourni à l’entrée du jardins permet de repérer le parcours qui sera le nôtre pendant plus de 3 heures. Dans notre dos, le château domine le parc. Droit devant le canal s’étend avec une perfection géométrique incroyable. C’est le Bosquet de l’Arc de Triomphe qui accueille le première pièce, la sculpture d’un sphinx dont la blancheur évoque la neige, signée Marguerite Humeau. Voilà qui est rassurant, l’exposition colle à son univers. Le périple se poursuit. Les bosquets, ces espaces dans le jardin dissimulés derrières branchages et remplis de merveilles sont un plaisir à (re)découvrir. Où faut-il aller? Où est l’entrée du bosquet? Gauche, encore gauche et nous voici dans le Bosquets des Trois Fontaines pour découvrir Le Souffle et l’Oeil de David Altmejd. Des sculptures pour les moins … atypiques dont le symbolisme ( et le dos surtout le dos) feront beaucoup parler.
Le parcours se poursuit. Le sublime Bosquet des Bains d’Appolon est apparemment le théâtre d’une énorme soirée si l’on en croit la pièce de John Giono qui proclame « We gave a party for the gods and the gods all came ». Le bosquet du Dauphin, lui ressemble à un labyrinthe, le type de labyrinthe dans lequel les sonorités vous perdent et vous appellent: l’installation sonore « Tout est boulversé » de Dominique Petitgand rappelle que l’art contemporain a de nombreux visages.
Voyage d’Hiver c’est aussi l’occasion de visiter le sublime bosquet de l’Encelade ( habituellement fermé) et d’y découvrir son Dieu vaincu au milieu des œuvres posées temporairement par Cameron Jamie. Un détours aquatique réfléchissant la vie plus tard et hop nous voici face à « The Sun » d’Ugo Rondinone qui encercle parfaitement le château dès que l’on se met dans son axe. Pour se réchauffer, une petite pause chocolat chaud permet de se ressourcer à la Flottille, la brasserie face au Grand Canal. Et hop, nous voilà de nouveau sur la route.
Parmi les pièces à retenir de ce nouveaux parcours: deux valent particulièrement le détours, celle du Bassin du Miroir qui abrite l’oeuvre faite en poubelles d’Anita Molinero. Si dit comme ça l’expérience semble hasardeuse, sa mise en place et son existence dans ce décors prêté devraient satisfaire un large public.
La cerise sur le gâteau se situe dans le Bosquet de la Salle de Bal. Là, les éléments d’un décors de bal à l’américaine ont été réunis et gelés. Un système permet ainsi de garder cette pièce glacée, comme une patinoire, et immortalisée dans cette fête statique. L’occasion d’arrêter le temps quelques instants dans un lieu inimitable, et de se perdre dans la fête. Celles d’antan, gargantuesques données par Louis XIV comme Louis XVI et Marie-Antoinette. Et les nôtres, plus récentes.
A noter que l’hiver, les jardins de Versailles sont gratuit, une bonne raison supplémentaire de venir jouer les aventuriers dans les Bosquets. Prévoyez néanmoins un bonnet et des gants!
Anita Molinero Voyage D'hiver Versailles 2017

Jour 2 du MaMA Festival dans le quartier de Pigalle ce 19 octobre. La température a perdu quelques degrés mais si peu finalement. Dehors les bars servent verres sur verres aux festivaliers qui au détours de deux concerts se font une pause en terrasse, cigarette à la main – ou pas- pour parler musique. Bien au delà de simplement en parler, la musique, il faut surtout l’écouter. C’est bien ce que je vais faire, en commençant par Diva Faune à la Cigale. Le groupe estampillé hits profite d’une belle énergie scénique. Le duo bourré de bonnes intentions multiplie les interactions avec le public et l’incite à danser. La Cigale est certes loin d’être complète mais la foule présente est de bonne composition et répond favorablement aux propositions du groupe. Il est encore tôt, les festivaliers arrivent doucement sur l’immense site qu’est le quartier de Pigalle pour ces trois jours.

 

Un contrôle de sécurité et à peine quelques secondes de marche plus tard, et hop nouvelle ambiance, nouveau décors dans la Boule Noire. Ce qui m’a toujours interpellée dans cette salle, c’est son décors.

Sur les vieux murs en velours, sont représentées des scènes de… BDSM? Peut-être une version light et kitch du BDSM ok ok, mais quand même, des femmes en combinaison de cuir ouvertes sur le froufrou et tenant un fouet… Et dans cette univers des styles musicaux différents et variés défilent face à un public qui ne fait jamais cas du décors. Cette fois c’est Dev!ls qui joue face à la nénette blonde bouche ouverte suggestivement, le regardant de sa tapisserie salie par les années. Et le chanteur n’en a cure d’ailleurs de ces murs, ce qui lui importe c’est le public. Aidé d’un véritable orchestre miniature, le voilà qui balance du pure swing. Et là où, depuis mes 15 ans, je vois une fosse pogoter, je vois cette fois, une foule danser. La petite salle est bien remplie, le show séduit.

 


ALB: écran géant et bande son pop au MaMA Festival

ALB à la Cigale pour le MaMA Festival

Il ne faut pourtant pas s’y éterniser puisqu’à la Cigale, ALB s’apprête à monter sur scène. Et ALB c’est bien le succès annoncé de l’année. Le duo qui vient de sortir son second opus profite d’une modernité sans faille et d’une signature chez Sony pour lui promettre l’amour (mérité) du public. Et en live alors, ça donne quoi? Que du bon. Aidé d’écrans géant, le groupe propose de nombreuses interactions: envoyer un selfie sur Instagram pour que les photos défilent sur les écrans ou encore chanter les paroles d’un karaoké géant. Et si en plus les morceaux sont bons… ha mais attendez c’est le cas entre pop, dansante, rock, électro et influences prises absolument partout, ALB signe des mélodies entêtantes savamment orchestrer. De quoi danser tranquilou côté public.

Vous pouvez d’ailleurs, découvrir notre rencontre avec ALB ici.

Si certains lives sont de jolis moments, d’autres performances vous marquent plus profondément. Il est plus que probable que celle de Sarah McCoy à la Chapelle du lycée J. Decour fasse partie de la seconde catégorie. Armée d’un attirail complètement loufoque: couronne similaire à celle de la statut de la liberté, lentilles et dents de vampire, la diva livre une performance piano/ voix remarquable.

Avec un instrument vocal digne d’une Beth Dito, la même voix qui ferait pâlir de jalousie Adele, Sarah McCoy interprète des titres puissants, époustouflant et n’hésite pas à faire rire la foule entre deux morceaux. Un verre de vin à la main « Je suis un vampire! », une pomme dans l’autre, elle chante ses maux et ses souffrances à travers des morceaux d’une force rare, digne d’Aretha Franklin.

Sarah McCoy au MaMA festival 2017

Après une telle performance, il faut se ruer vers les Trois Baudets pour y découvrir l’acadienne Laura Sauvage dont les spécialistes disent le plus grand bien. La musicienne séduit tous les professionnels de la musique puisque dans la salle se trouve aux côtés des journalistes la jeune Pomme, succès annoncé de demain. Côté scène, c’est dans un bar américain que la musicienne transporte la foule. Sans rien révolutionner pour autant, Laura Sauvage propose un rock 90’s à sa sauce agrémentée d’une touche de country. Bien orchestrés et joliment chantés, les titres profitent du grain de folie de leur interprète. A tel point que les Trois Baudets finissent par profiter du show debout, fait suffisamment rare pour être souligné.

 


Laura Sauvage: quand l’Acadie s’invite au MaMA

Laura Sauvage au MaMA festival 2017

 

Découverte alors que sa voix fluette chantonnait « Gentiment je t’immole », un super titre, une super alliance paroles/voix – un morceau qui a sérieusement fait partie de ma playlist de rêve quand j’étais adolescente- Maï Lan devait clôturer cette soirée en beauté. Révélée au grand public grâce à SF ? Ricard? La belle a très bonne presse. Dommage, le Bus Palladium a du retard et la salle pleine à ras-bords se bouscule verres à la main dans une chaleur étouffante. De quoi en démotiver plus d’un…

Qu’importe finalement tant les découvertes ont été nombreuses et tant la qualité des lives était au rendez-vous.

D’ailleurs le MaMA s’en tire avec les honneurs. 5620 professionnels y ont répondu présents, 4713 ont été vendus pour que le public vienne applaudir quelques 441 artistes programmés le temps de 180 concerts.

On remet ça l’année prochaine du 17 au 19 octobre 2019!

crédits photos: Kévin Gombert

texte: Julia Escudero

 

 

 

 

A l’occasion de la sortie de son album, Romain Pinsolle et son label Soleil Oblique Records, avaient invités, le 28 septembre 2017 au Point Ephémère, un panel de qualité de la scène française actuelle : Talisco, Adrienne Pauly, Xavi Polycarpe ( Gush), Raoul Chichin ( Minuit), Vanille, Azadee Faline ( La Femme) ou bien encore Charles Berling. Excusez du peu. Retour de Pop&Shot sur une soirée plus que bien!

Romain Pinsolle à la soirée du Hibou #3
DR Aurélie Ramirez

« Tu savais que le rock est mort, qu’en 2017 les Clash c’est ringard ? » annonce malicieusement la représentante de Soleil Oblique quelques minutes avant le concert. Face à une telle annonce, la salle du Point Ephémère, qui s’est progressivement remplie d’invités et spectateurs généreusement servis en champagne et charcuterie, pourrait se vexer. Pourtant, il n’en est rien. Peu importe après tout, la salle est là pour Romain Pinsolle, l’ancien chanteur de « Hangar« , et d’elle même, elle se tait quand Charles Berling arrive au micro. « Ma femme est morte, je suis libre!« . En une poignée de minutes, l’acteur ( mais aussi chanteur) rappelle à l’assemblée le talent qui est le sien en déclamant les vers du « Vin de l’assassin » de Baudelaire.

Charles Berling à la soirée du Hibou #3 avec Romain Pinsolle
DR Aurélie Ramirez

Bercé par la poésie baudelairienne, le Point Éphémère pour la troisième soirée du Hibou, va se réveiller brusquement avec l’entrée en scène de la tete d’affiche de la soirée et qui fête la sortie de son premier album solo. En nous livrant sa propre version du « Vin de l’assassin », Pinsolle nous montre quelle sera l’ambiance de la soirée : des textes de qualité seront illustrés par une musique endiablée. Tout au long de la soirée, les invités défileront, la trop rare Adrienne PaulyTaliscoVanilleAzadée Faline… Et si les mots sont toujours aussi bien choisis, le rythme commence à s’accélérer. L’ambiance poétique amorcée avec l’entrée en scène baudelairienne de Berling succombe à un rock n’roll des plus olds schools qui achève d’enflammer le public du Point Éphémère. Le paroxysme est atteint avec le morceau final, une reprise de « Lucille » de Little Richard.

Soirée du Hibou #3 avec Romain Pinsolle
DR Aurélie Ramirez

Comme plongés soixante ans auparavant, PinsolleChichin et Polycarpe s’en donnent à cœur joie en se laissant aller à coup d’harmonica et de solo de guitare plus que jouissif. « Est ce que vous voulez un bon vieux rock? » demandait Marty Mc Fly en 1985. En 2017, le Point Éphémère aurait pu lui répondre que ce n’était pas la peine. Romain Pinsolle est bel et bien là.

Si après ça, vous voulez juger sur pièce, voici ce que ça donne du Romain Pinsolle ! 

 

Et enfin, retrouvez notre sélection d’images de la soirée prises par notre photographe Aurélie

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Affiche les Inouïs 2017
La tournée des Inouïs du Printemps de Bourges 2017
DR

Du 10 au 14 octobre 2017, près de chez vous, ce sera la 4ème édition de la Tournée des Inouïs du Printemps de Bourges Crédit Mutuel! La quoi? Les Inouïs? Pop&Shot vous explique tout.

Les Inouïs du Printemps de Bourges existent depuis 1989. Véritable tremplin, le dispositif a pour vocation de découvrir et mettre en lumière de nouveaux talents, venus auditionner des quatre coins de la France. Avec à son tableau de chasse des noms comme Christine & The Queens, Fauve ou bien encore Feu!Chatterton, c’est une vraie réussite!

Pour la quatrième fois, c’est la crème de la crème des Inouïs qui part en tournée. Forcément, une date proche de chez vous puisque Toulouse, Lyon, Rennes, Rouen ou bien encore Tourcoing vont accueillir quatre artistes triés sur le volet. Qui sont-ils ? Roulements de tambours…Eddy de Pretto les Inouïs 2017Eddy de Pretto
DR Axel Morin

L’atypique et percutant Eddy de Pretto, véritable révélation couronné par le Prix du Printemps de Bourges Crédit Mutuel 2017 sera en scène en compagnie de l’autre lauréat de cette dernière édition du Printemps ( avec le Prix du Jury) Lysistrata. Souvenez vous, on vous parlait d’eux lors de la sortie de leur EP Pale Blue Skin . C’est pas fini ça continue! Avec la dance-electro pop-future beat, bref l’inclassable mais talentueux Clément Bazin, qui avait remixé l’an dernier avec talent le « Silver » de Fakear (vu, tiens, tiens au Printemps de Bourges cette année).

Et enfin, last but not least, et loin s’en faut, nos chouchous de Last Train.

Est ce que 2017 est leur année? La question peut légitimement se poser après leur interview, leurs performances sur de nombreuses scènes comme le Bataclan, Solidays ou encore les Déferlantes .

Interview de Last Train chez Universal Music les Inouïs 2017
The Last Train . Photo by Kévin Gombert

Quatre noms qui à eux seuls feraient d’excellentes tetes d’affiches réunis dans la même tournée. Rock, electro, slam dans une même soirée. Un mélange des genres harmonieux pour patienter en attendant la prochaine édition du Printemps, ça en vaut la peine, non? Retrouvez-les du 10 au 14 octobre 2017 dans les quatre coins de la France, à Toulouse (Le Metronum), Lyon (Ninkasi), Rennes (Antipode MJC), Rouen (Le 106) et pour finir Tourcoing (Le Grand Mix).

Lysistrata les inouïs 2017
Lysistrata
DR Rod Maurice

Pour réserver vos places, rien de plus simple c’est par ici