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mars 2026

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Premier opus de sa trilogie de la mort, « VUDÙ (3318) Blixen » d’Angélica Liddell est un spectacle fleuve autour du sacrifice, de la rupture amoureuse et du pacte faustien. Présenté à l’Odéon pour sa reprise, les 5h30 de spectacle n’ont pas démotivé les nombreux.euses spectateurices adeptes de l’art sulfureux de la performeuse espagnole. Connue pour des formes radicales ne correspondant à rien de consensuel, Liddell ne dément pas sa réputation avec ce spectacle en cinq parties, déroutant et raciste. Verdict.

VUDÙ (3318) Blixen – @Luca del Pia

LIDDELL ET LE DIABLE

Le spectacle est protéiforme, parfois moins simple qu’il ne paraît et moins complexe qu’il ne s’en donne l’air. Il oscille entre sophistications érudites et frontalité absolue. Ainsi, aux sublimes monologues vomis jusqu’à l’essoufflement se confrontent des images-tableaux muettes, souvent soutenues par des musiques éclectiques. Les liens thématiques sont ceux de la mort et du désir de tuer par les mots, de faire de l’écriture un meurtre et une vengeance contre un homme particulièrement vile et manipulateur ayant brisé le cœur de Liddell. Le tout se produit grâce à un pacte fait par l’artiste avec le diable, sous l’augure de la baronne Karen Blixen, autrice qui aurait conclu un pacte avec le diable pour faire « de sa vie un récit digne d’être écrit ».

vudù
VUDÙ (3818) Blixen – @Luca del Pia

C’est une rupture amoureuse, déchirure que Liddell identifie à sa propre mort, qui est à l’origine de l’écriture du spectacle. Avec une première partie extrêmement violente et touchante, l’artiste percute et agite les cordes sensibles de l’auditoire. Mais sa logorrhée devient vite une psychanalyse parsemée de références culturelles obscures et élitistes que seul.e.s les initié.e.s peuvent saisir. En dépit du fait qu’elle conte un récit auquel bien des personnes pourraient s’identifier et qu’elle propose une réaction totalement inédite et fascinante face à cette situation, le texte ne trouve pas de portée large. Liddell ne s’adresse qu’à elle-même et transforme sa douleur en une idéalisation romantique qui l’habite profondément, mais qui ne parvient pas à contaminer l’imaginaire de l’audience.

vudù
VUDÙ (3818) Blixen – @Luca del Pia

ROMANTISATION DES VIOLENCES

Tout d’abord, si le texte est fascinant et son interprétation assez inouïe, bien des choses interrogent dans « VUDÙ ». La violence, la manipulation et les logiques de domination d’une relation amoureuse sont idéalisées et jamais questionnées dans le spectacle, si ce n’est par l’évocation de la douleur qu’elles ont infligé à l’interprète. Non pas que toute œuvre doit être politique (et bien qu’elle le soit malgré elle), cette sublimation de la violence et de la domination pose question autant dans son traitement que dans sa reproduction sur scène.

DOMINATIONS RACIstes

Deuxièmement, et pas des moindres, la place d’un blackface. Alors que Liddell affirme vouloir vendre son âme au diable et répète à plusieurs reprises « Je veux être noire ! » (l’interprète est blanche), un figurant noir entre sur scène, vêtu d’un vêtement léopard, et grime partiellement le visage de la comédienne d’un maquillage noir profond. Plus loin dans le spectacle, un homme recouvert de noir de la tête au pied se jette dans du riz. Enfin, mettant en scène son propre enterrement, c’est une jeune enfant racisée qui est placée dans un cercueil à la place de Liddell, comme si son désir de devenir noire avait finalement été accompli par le « rituel » qu’elle met en place. Sans que ces gestes ait un sens évident et important au propos, il représente des actes racistes et exotisants particulièrement insultants dans un spectacle qui n’aborde pas à une seule reprise les questions de dominations raciales. Pour écouter des personnes racisées en parler mieux que moi, vous pouvez lire la tribune de « Décolonisons les arts » à propos du spectacle : « https://sceneweb.fr/decoloniser-les-arts-comme-une-urgence-la-tribune-de-lassociation-en-reponse-au-spectacle-dangelica-liddell/« .

Bande-annonce de Vudù d'Angélica Liddell

QUELLE PLACE AUX ENFANTS ?

Encore, la place des figurant.e.s enfants sur le plateau est profondément malaisante. Très souvent, ils et elles ont les yeux bandés pour ne pas apercevoir les autres figurant.e.s majeurs sur scène, la plupart du temps nu.e.s, et avec lesquel.le.s ils et elles entrent en interaction. Sans connaître l’accompagnement et la médiation faite autour du spectacle par l’équipe artistique avec les mineurs présents sur scène, cette cohabitation est dans tous les cas dérangeante et le fait de bander les yeux n’est qu’un leurre signifiant bien que leur présence n’est pas une évidence.

jusqu’où va le théâtre

Ce que des spectacles comme celui-ci provoquent, ce sont bien des émotions inhabituelles, loin de la satisfaction d’un divertissement conventionnel. Au-delà de ses diverses provocations, Liddell propose une forme théâtrale rare mais pas inévitable. Très vite, la performeuse ne s’adresse qu’à elle-même, le public la regardant tel un poisson dans son bocal. Outre un talent d’écriture indéniable, le spectacle se transforme vite en un soliloque érudit et confondant, sous forme de psychanalyse ésotérique. Quant à la dimension extrême et radicale des tableaux, sans qu’elle soit particulièrement irrévérencieuse, fait montre d’un droit que s’octroie l’artiste à tout faire, sans concession – c’est d’ailleurs en cela qu’elle revendique son écriture d’un don divin, d’un sacrifice de sa personne qu’elle  nous offre. « VUDÙ », sans concession, crée de la discussion sur ce que peut se permettre une œuvre d’art sous couvert d’être une œuvre d’art. Toutefois, il ne nous semble pas aujourd’hui que l’art ou la réputation d’un.e artiste soit suffisant pour se croire hors d’un groupe et de la communauté à laquelle il s’adresse et s’autoriser des actes racistes, ce n’est pas le choix d’Angélica Liddell, ni celui de l’Odéon, debout à la fin de la représentation.


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Qui Som ? (Baro d’Evel) – chef d’œuvre écopoétique

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album du mois

Haute & Freddy : carnaval haute couture album du mois

Haute & Freddy alum du moisFans de Chappell Roan, de pop parfaitement orchestrée et de mélodies théâtralisées, retenez ce nom ! Haute & Freddy vit ce moment charnière, ces quelques prémices avant de devenir les géant.es que tout le monde suivra. Le duo originaire de Los Angeles publiait ce 13 mars son premier album intitulé « Big Disgrace ».  D’abord repéré.es sur Tiktok, les voilà qui prennent d’assaut la planète musique et s’offrent deux passages parisiens au Zèbre de Belleville les 18 et 19 mai.  Les voilà d’ailleurs adoubé.es par la Queen suprême :  Lady Gaga. Alors qu’elle célébrait ses 40 ans, la Mother Monster avait en effet sélectionné 3 artistes qui allaient emplir son anniversaire de musique. Sans grande surprise Haute & Freddy faisait partie de ce top aux côtés de Raye et Robyn.  Il faut dire que notre duo sait parfaitement mener son esthétique pour créer un album sans faute. Au programme une voix féminine affirmée et puissante mise au service de tonalités 80’s savamment travaillées. Une esthétique cabaret, grandiloquente et énergisante vient s’ajouter à la formule magique. Acrobates et cracheurs de feu n’ont qu’à bien se tenir : les 13 titres qui composent l’opus vous feront voltiger dans les airs et voir des étincelles. On entre pleinement dans le carnavale dès l’ouverture sur « Symphony for a Queen ». Une sorte d’avertissement tant l’album a tout de la royauté ! Pour parfaire la formule magique, ajoutez quelques tournures à la superbe d’un Drag show et voilà une formation qui fera tourner les têtes. On virevolte sur « Freaks » avant que « Dance the pain away » ne crée la fusion parfaite entre pop, r’n’b et électro. Il faut dire que l’alliance du producteur et multi-instrumentiste Freddy et de l’intrépide Haute à la voix et ses phrasées à la Lady Gaga fait immédiatement mouche. Inimitable, puissant et calibré, ne manquez pas le décollage haute couture de la révélation pop de l’année.

Anna Calvi se métamorphose avec un casting 5 étoiles album du mois

anna calvvi album du mois
crédit : Scarlett Carlos Clark

L’excellence ou rien. Anna Calvi nous avait habitué.es à toujours placer la barre très haut. La musicienne anglaise peuple ce début d’année de ses actualités musicales rendant l’addiction d’autant plus palpable. Le 6 mars, elle s’ajoutait aux crédits de la compilation Help (2) publiée aux profits de l’association War Child sur un titre aux côtés d’Ellie Rowsell (Wolf Alice), Nilüfer Yanya et Dove Ellis. Il n’aura fallu attendre que deux petites semaines pour la retrouver cette fois-ci avec un nouvel EP, Is This All There Is?,  prémisse d’une trilogie qui explorera le thème de la métamorphose et des changements que provoquent l’expérience amoureuse. Sur ces quatre nouveaux titres, Anna Calvi sublime le rock et tord les textures. Pour se faire, elle invite sur chaque morceau ce que la musique a de meilleur aujourd’hui. Ainsi God’s Lonely Man en ouverture compte sur l’immense Iggy Pop qui vient jouer de rythmiques inclassables qu’on connaît à  l’iguane. La suite est toute aussi époustouflante ! Aux côtés de l’excellent Perfume Genius, sur « I see a darkness », la voilà qui fouille les fonds sinueux de mélodies graves. Envoutant,  le titre laisse derrière lui ses effluves  entêtantes. Computer Love fait intervenir Laurie Anderson pour réinventer le célèbre titre de Kraftwerk  Voilà qui colle avec la thématique de l’opus, se ré-inventer et se découvrir enfin parfaitement éveillé.e. Au milieu de ses questionnements, la musicienne conclut son essai à la perfection avec Is This all there is ? aux côtés de Matt Berniner, la voix la plus apaisante du moment que l’on connait en tant que frontman de The National. Si l’EP donne envie de vite découvrir ses suites, il fascine aussi par sa capacité à  épouser l’univers de ses guests tout en laissant pleinement vivre celui d’Anna Calvi. Des rencontres qui transforment comme la rencontre l’amour mais sans jamais se perdre de vue.

Zach Bryan : paradis country album du mois

zach bryan alum du moisC’est en se racontant que Zach Bryan ouvre son nouvel album, nous transportant de ses souvenirs entre New-York, l’Oklahoma et les feux d’artifices du 4 juillet. Pas une note ne vient interférer dans son récit avant que le cri strident de l’harmonica n’introduise son second titre « Runny Eggs ». Sa voix douce, grave et apaisante vient alors nous conter quelques merveilles autour d’un feu de camp. C’est le 9 janvier que le compositeur folk nous offrait sa nouvelle balade : With Heaven On Top. En France, si son nom est encore confidentiel, à tord, aux Etats-Unis, il se plaçait directement au top 1 du Billoard 200 avec ce sixième jet et peut se targuer d’avoir déjà été nommé 4 fois aux Grammys. Il est pourtant difficile de raconter sa musique à travers des chiffres et récompenses. Dénuée d’artifice, bien que dotée d’une production impeccable, les balades de ce très joli moment respirent la sincérité. D’autant que Zach Bryan nous emporte avec un lui dans un road trip peuplé d’images, de verdures et d’introspections. La route est belle et on y prend notre temps puisque l’opus est composé de 25 titres menant à With Heaven on Top. Un petit goût de paradis ? A ne pas s’y tromper puisque le songwritter officie en utilisant des morceaux accessibles et calibrés tout en y ajoutant une patte connue. De ces récits qui évoquent une Amérique profonde romancée, celle qui faisait encore rêver quelques année plus tôt. La folk c’est un répertoire populaire qui se transmet sans jamais que l’on en connaisse l’origine. Celle de Zach Bryan a cette chaleur du terrain connu et ce plaisir de la création originale qui va immédiatement se nicher dans nos coeurs. Pas étonnant donc de voir à son compteur passé des collaborations avec nos trésors internationaux de Bruce Springsteen à Kings of Leon ou encore Bon Iver. L’ancien membre de la Navy, fils de militaire a depuis longtemps pris le large de sa chaîne Youtube qui l’a fait connaître. Venez prendre une belle dose de country, il est bon de voir du pays à ses côtés.

Perfume Genius : notes de coeur album du mois

Perfume genius album du moi
credit Cody Critcheloe

Session de rattrapage pour Perfume Genius. Si vous aviez raté son album chef d’oeuvre, Glory, paru en 2025, le voilà de retour avec avec une version digitale deluxe agrémentée de 4 titres supplémentaires. Sur ses nouvelles effluves, on prend une grande bouffée émotionnelle sur le titre « Undercurrent (Clean Heart) », une mélodie à fleur de peau, savamment écrite. Cet album, Mike Hadreas, de son vrai nom, raconte l’avoir entièrement écrit en piano-voix, un processus qu’il n’avait pas utilisé depuis ses débuts. Depuis son premier opus « Learning » paru en 2010, le musicien a su s’attirer l’éloge des critiques du New-York Time à Pitchfork. C’est aussi la sincérité à fleur de peau qui peuple les notes sucrées de ses compositions. En tête : un franc parler qui transcende les ressentis, il se raconte aux côtés de son petit-ami Alan Wyffels qui officie au second clavier de Perfume Genius. Toujours emprunt de ses obsessions, il y examine le corps, la sexualité, la décadence, l’amour mais aussi les blessures. Glory est une merveille de composition. Ses notes de fond, celles qui sont les fondations même d’une flagrance, il les doit aussi à la présence de son groupe. Cette fois-ci, il leur a laissé la place d’enrichir les arrangements pour créer un travail collaboratif et vulnérable. Le résultat final, époustouflant valait bien qu’on profite de quelques nouveaux morceaux histoire de garder en tête son incroyable parfum. A écouter, en boucles.

Mitski ouvre les portes de sa maison album du mois

Mitski - nothing's about to happen to me album du moisDepuis la publication de « Puberty 2 » en 2016 sur le label Dead Ocean, les portes de l’infini s’ouvrent sur Mitski. Dire que son « Nothing’s about to happen to me » était attendu serait un euphémisme. La musicienne americano-japonaise n’a de cesse de tordre les codes, d’introduire de l’art dans son indie rock, d’y apporter une légère touche de pop, d’emprunter au rock alternatif.  Ce 27 février, était pour elle une nouvelle occasion de se livrer pleinement. Abandon de soi et lucidité peuplaient donc le morceau « I’ll change for you » révélé en amont de se sortie. Mais cet opus, c’est aussi l’occasion pour la musicienne de faire découvrir ses émotions à fleur de peau comme on explorerait une demeure. Celle de son chat ?  C’est le cas à en croire le titre « That White Cat » mais aussi la pochette de son album. Concrètement, celui-ci ne cherche pas à casser les codes de l’univers que la musicienne avait déjà établi. Au contraire, elle y précise sa créativité et y offre la continuité de son travail. A pas de velours, trottinant sur ses coussinets avec un rythme en demie-teinte, Mitski s’éloigne des machines diablement efficaces et énergiques qu’elle avait composées pour  « Be the Cowboy » à l’image du culte « Nobody ». Ici le rock se fait abrasif et profite d’arrangements orchestraux enregistrés à Los Angeles.  L’art ou plutôt les arts viennent dominer un récit parfois hanté, toujours sincère. Elle sera en concert en France le 5 mai au Zénith de Paris.


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Ce 6 mars, Morrissey, l’ancien leader de The Smiths, revenait avec un nouvel album intitulé « Make-Up is a lie ». On savait déjà que le musicien avait doucement basculé. Le génie musical à la voix inimitable avait finalement perdu de sa superbe. Son talent de composition s’était essoufflé, sans tomber dans le médiocre, il était loin d’être à la hauteur de ses débuts en solo mais surtout en groupe. Si des albums en demies-teintes pourraient être anecdotiques, les positionnements politiques de Morrissey, devenu un allié complet de l’extrême droite, eux sont complètement problématiques. Dernière sortie en date, le titre « Notre-Dame » en troisième place sur ce nouvel album dont les paroles sont carrément hallucinantes.

Morrissey make up is a lieMorrissey : délire complotiste

« Notre-Dame » a été composé par Alain Whyte qui depuis a quitté le navire Morrissey. La faute selon les rumeurs aux fameuses paroles de du titre. Sur ce dernier, Morrissey vient à questionner en quelques phrases pauvres en termes de composition ce qui est réellement arrivé à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le chanteur évoque un mensonge d’état, un acte terroriste qui aurait été caché et promet de ne pas rester silencieux sur le sujet.  Jugez plutôt :

Notre Dame / We will not be silent
Before investigations / they say this is not terrorism
Notre Dame / We will not be silent
Before Any investigations / They say there is nothing to see here
Notre Dame / We Will not be silent
Notre Dame / A cold hand just touched me
Notre Dame / A cold hand just touched me
Notre Dame / We will not be silent
Before investigations / they say this is not terrorism…

De quoi retourner les esprits des fans, s’interrogeant sur la clarté d’esprit du musicien et ce dès sa première interprétation live en Israël en 2023. Pour autant, les longues conversations paniquées qui en ont découlées n’ont pas suffi à faire faire machine arrière au musicien.  Voilà donc que le titre se retrouve dans ce nouvel album et vient étayer les théories les plus folles selon lesquelles l’incendie était un acte volontaire. Des faits pourtant largement contredits par l’enquête. Morrissey vient ici à perpétrer un discours anti-establishment et relayer les plus folles rumeurs dans une quête obsessionnelle. L’idée d’un acte terroriste perpétré sur la cathédrale fait écho à ses nombreuses sorties racistes et s’appuie sur des éléments qui n’ont jamais été confirmés et qui combien même resteraient circonstancielles (comme  la rumeur del’arrestation de 2 musulmans à proximité du site quelques jours avant l’incendie). Morrissey a depuis de nombreuses années pris pour cible les musulmans et ne rate pas une occasion de continuellement les pointer du doigt. Ce titre ne fait pas exception. C’est d’ailleurs pour ces positionnements politiques et ses prises de paroles publics abjectes que Johnny Marr, co-fondateur et guitariste de The Smiths a refusé toute reformation du groupe.

Morrissey et l’extrême droite

Dans les années 80, Morrissey vivait son âge d’or. Grand défenseur de la cause animale ( on oublie pas l’immense « Meat is Murder »), il défendait des idées humanistes et n’avait de cesse de tacler Thatcher. Et pourtant, voilà que le musicien a entièrement sombré. On le retrouve donc n’hésitant pas à se moquer de l’accent de Sadiq Khan, le maire de Londres et allant jusqu’à afficher un soutien claire à l’extrême droite britannique : le parti politique For Britain.  Apostrophant les médias dans son album « I’m not a dog in a chain », le chanteur les accuse de déformer ses propos. Il expliquait pourtant : « Je ne pense pas que le mot « raciste » ait encore du sens, autrement qu’en disant, « tu n’es pas d’accord avec moi, alors tu es raciste ». Les gens peuvent être complètement, mais complètement stupides.  » En juin 2019, il expliquait également : « au fond tout le monde préfère sa propre race… Est-ce que ça rend tout le monde raciste? ».

Avec ce nouveau titre, Steven Patrick Morrissey, de son nom complet, continue d’entretenir son islamophobie et fait un pas de plus dans le complotisme le plus inquiétant. Une véritable tristesse pour quiconque aimait profondément le répertoire des Smiths et tout ce qu’il représentait à ses débuts.


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