Tag

rock

Browsing

melodie lauret à quoi tu penses quand tu m'adores ?

Tout n’est finalement pas à jeter en 2020. La preuve ? Ces 10 artistes qui ont profité de cette année farfelue pour composer et publier des morceaux variés, qualitatifs, hautement travaillés. Vous allez en être fous. Notre scène indépendante a du talent, elle est l’une des plus créative au Monde, aimons la, écoutons la, protégeons la, soutenons la.

 Atalhante – Yellow Devil: la relève du rock

Quatuor parisien rock mené par Sarah et Maxime, Atalhante donne de nouvelles couleurs couleurs au rock en lui apportant une belle touche de modernité.  Entre guitares vibrantes, voix puissantes et interludes phrasées au féminin ce « Yellow Devil » donne une nouvelle définition du rock, casse les codes sans bouder ses influences. Inspiré et pêchu il fait la part belle à ce groupe de scène qui a déjà œuvré au Bus Palladium, Supersonic, Truskel … Inspiré par le Velvet Underground, les Pixies, Pink Floyd ou encore Radiohead, le groupe crée l’alliance parfaite et tant attendu entre rock déjanté et pop française aux accents hip hop. Un plaisir à écouter en boucle. Un premier Ep est attendu pour le mois de septembre 2020.

 

Ralph of London – Dotty : brit-pop populaire

Décrite comme « Do it yourself », la musique de Ralph of London fait se rencontrer scène britannique et valenciennoise. Leadé par un auteur-compositeur, multi-instrumentiste originaire de la capitale anglaise, le groupe crée une britpop bienvenue aux refrains profondément accrocheurs. Le nouveau titre de la formation, « Dotty » parle de faire des folies par amour. Et les folies sont au rendez-vous d’un clip hallucinant qui porte à l’image un morceau travaillé, produit et savamment écrit. Ralph of London compte bien également apporter une touche de réflexion sur le monde de la britpop rappelant à travers son dernier album « The Potato Kingdom » que la pop est avant tout populaire.  » Tout est rien, la vie est une patate » argumentent-ils pour expliquer ce titre inspiré par « Les Mangeurs de pomme de terre » de Van Gogh.

Space Dukes – Hit you : rock précis

En voilà un savant mélange des genres que celui que propose Space Dukes et ce pour notre plus grand plaisir. Loin de se contenter de suivre les codes d’un courant musical, le groupe parisien convoque le jazz, le rock psyché et la space pop pour un résultat détonnant. Qualitatif comme sait l’être le meilleur des pépites indées, accessible, soigné, dansant, addictif. Il faut dire que la troupe a étudié ensemble au conservatoire de Paris, plus précisément dans le département jazz du 17ème arrondissement. Une belle carte de visite.  Après une année de concerts dans la capitale et un passage au Hasard Ludique, le groupe revient avec un tout premier EP cosmique « Clear the Air » sorti le 10 juillet : une douceur pour les mélomanes, amoureux de beaux arrangements et de voix suaves.

Cafe bizarre – Beautiful losers : 80’s revisitées

Ne vous y méprenez pas, Café Bizarre assume pleinement ses références. Le groupe les a digéré et n’a de cesse de les revisiter, les moderniser, leur mettre une couche de vernis brillante pour mieux les sublimer à la mode de 2020. Pavement et Pixies font office de Demis-dieux pour les musiciens, et cette particularité leur donne une sacrée carte de visite. Cette dernière s’entend dans les notes rock acidulées, langoureuses et dans les guitares rythmées que proposent nos compères. Si « Beautiful Losers » est un hommage à Leonard Cohen, c’est bien à l’immense Morrissey et aux Smiths que l’on pense dans l’intonation chantée. Beaucoup de références me direz vous ? Pas d’inquiétudes pourtant, Café Bizarre a su créer son propre univers, éviter le pièges des imitations évidentes et offre son propre breuvage noir, serré avec un touche de sucre.

September Again – Circles : mélancolie et brutalité

Et si la nouveauté venait du mélange des genres ? Il se pourrait bien que cette idée séduise tout particulièrement les impressionnants September Again qui couvent leur projet depuis 2012. Si deux années annonciatrices de l’Apocalypse semblent avoir été propices à September Again, c’est peut-être aussi parce que leurs sonorités sombres ont cet aspect chaotique qui subliment les émotions les plus noires. C’est en 2017 que sort le premier LP du groupe « Insomniac », un voyage prenant entre apaisement et cris du cœur, pointu, rock, essentiel. De retour à l’été 2020 avec l’album « From nothing to nowhere », la formation n’a rien perdu de sa fougue brutale. Une déferlante d’émotions sauvages aussi douce et enragée qu’une averse automnale. Et ce n’est pas l’hallucinant « Circles » qui pourrait faire mentir cet adage, montagnes russes garanties.

Maine in Havana – Cimarron : une voix à se damner

Une note et vous voilà sous le charme de Maine in Havana. Allez-y, cliquez, écoutez, laissez vous subjuguer par cette voix rauque. Elle semble tout droit sortir des marécages de Louisiane, elle en a la force quasi mystique. C’est pourtant à Montpellier que se forme ce groupe qui mélange volontiers folk, blues et rock. Les orgues vintages y rencontrent des sonorités psychédéliques, le tout avec une harmonie et une intensité retentissantes. Les paroles poétiques du combo se déclament en anglais telle une prophétie, il est impossible de détourner son oreille de  cette oeuvre jusqu’au-boutiste dont les notes enivrent autant qu’un bon whisky hors d’âge.

No Money Kids – Lost Generation ( feat the Toxic Avenger) :dance it yourself

On ne présente plus les excellents No Money Kids. Les voilà de retour aux côtés de the Toxic Avenger avec un morceau qui transcende les codes de la pop électro  » Lost Generation ». Au programme un titre dansant, moderne, joliment produit, au refrain accrocheur. Le rock est également de la partie alors que No Money Kids qui a fait à de nombreuses reprises ses preuves sur album comme sur scène se définie de cette vague Do It Yourself, touche à tout et en contrôle complet de son oeuvre. Le résultat est addictif  et servi par un clip rétro-futuriste tout aussi soigné que le morceau proposé. A écouter en boucle cet été.

Tazieff – Kubik : néo cold wave

La cold wave se réinvente à Paris. C’est bien ce que prouve l’excellent trio parisien Tazieff. Derrière ses compos aux sonorités froides et résolument rock, on pourrait retrouver la précision chirurgicale punk des excellents Murder Capital. Mais pas seulement, novateur, le groupe revient avec un EP  » Is this Natural? » porté par un premier single d’une puissance rare « Kubik ». Au programme guitares saturées, riffs sombres, voix grave qui n’a pas à rougir face au meilleur de The Cure et son charismatique leader Robert Smith. Impossible de ne pas se laisser dévaster par cette prouesse vibrante qui noue les tripes. Travaillé de bout en bout, cet extrait promet un EP magistral et déjà culte.

Mélodie Lauret – A quoi tu penses quand tu m’adores ? :  poésie acérée

Belle alliance artistique que celle de Mélodie Lauret et l’illustratrice Eloise Coussy qui signe ici ce clip coloré. Si vous êtes passés à côté de la chanteuse, elle sortait en novembre son premier EP « 23H28 ». La prodige aux textes acérés comme des lames de rasoirs et vifs comme savent en écrire  les esprits bien faits ne compte pas s’arrêter là et dévoile un extrait de son prochain EP, dont les rythmiques pourraient évoquer Fauve et Odezenne dans une version 2020 féminine . Moderne, addictif, ce « A quoi tu penses quand tu m’adores ? » ne mâche pas ses mots et profite du flow rythmé de la chanteuse pour appuyer son propos. Celle qui est également metteur en scène  signe un titre fort en émotions, écorché, à fleur de peau. Avec son engagement féministe, ouvertement queer, la chanteuse chante un amour universel, parle à tous et fera, c’est certain, beaucoup parler d’elle.


Il fait beau dehors, il fait chaud,  mais nous voilà confinés dans notre salon.  Pour s’évader, une seule solution, écouter de la musique et en découvrir.  La découverte, voilà ce qui aujourd’hui fait sens. Et malgré la crise sanitaire, les artistes indépendants continuent de dévoiler des EPs de qualité. En voici la preuve à travers une sélection de pépites de rock indépendant, talentueuses, aux visages multiples et made in France.  Au programme du pop rock, du rock alternatif, du psyché, du punk rock, il y en aura pour tous les goûts. Vous nous remercierez plus tard.

 

Jak’s- Act 1

Si tu aimes le rock garage, le punk et les guitares soignées, Jak’s va forcément te parler. Le trio dévoile en avril 2020 son tout premier EP. Les guitares y prennent des tournures clairement punk et ne laissent pas place à la demie-mesure. Chaque titre à l’étoffe d’un hymne rock joliment travaillé. On s’enjaille alors que la batterie calibrée donne coeur à des rythmiques endiablées. Ces frenchies pourraient tout aussi bien venir de Grande-Bretagne, tant ses titres faussement désordonnés pourraient devenir la bande originale d’un pub. De ceux qui sentent la Guiness et dans lesquels la fête dure toute la nuit. A défaut de pouvoir y faire un tour, sers toi une pinte bien fraîche et écoute en boucle ce solaire Act 1, nous on en est fous !

Pour écouter « Act 1 » c’est ici.

Magon – Out in the dark

Plus qu’un simple artiste, l’excellent Magon fait partie de ceux à la personnalité si forte, qu’il marque instantanément. La preuve en est donnée avec ses clips hallucinants, profondément drôles, incroyablement atypiques. Lorsque l’on se détache de la qualité du métrage sous nos yeux pour se focaliser sur les morceaux du rockeur, impossible de ne pas se laisser séduire. Franchement hypnotisant, profondément rock, lancinant,  Magon maîtrise un flow en anglais, l’art du refrain bien senti et offre son lot de modernité. Après avoir fait ses preuves dans le duo, Charlotte et Magon, c’est maintenant en solo qu’oeuvre le musicien israélien installé à Paris. Son album, « Out in the dark » n’hésite pas à s’aventurer du côté de la pop, à offrir des sonorité décontractées et oscille clairement vers les nuances psychédéliques. Un coup de coeur en somme.

Pour écouter « Out in the Dark » viens par ici.

TV Sundaze – On the Balcony

le 17 avril, sort le premier EP de TV Sundaze au titre on ne peut plus dans l’air du temps. Si nos balcons, pour ceux qui ont la chance d’en avoir, peuvent sembler être un lieu bien morose, c’est loin d’être le cas de cet EP. Au programme, un pop rock solaire emprunt de bonne humeur. Ce quatuor valentinois s’offre une escapade hors de sentiers battus, empruntant, s’il fallait les comparer, ceux qui ont fait la gloire de Vampire Weekend. Bonne humeur et soleil estival y sont autant au rendez-vous qu’une touche rétro franchement bienvenue. Au détour de ces 6 titres, l’excellent « Sad ‘n Soaked » s’avère être une belle démonstration de guitares déchaînées portée par une voix qui n’aurait rien à envier à celle du talentueux Jean-Noël Scherrer de Last Train.  Un plaisir pour ce printemps en somme.

Et le lien d’écoute de « On the Balcony » il est ici.

TV Party – Dark Heart

Mené par Joshua Spacek, originaire de Portlant, TV Party sort ce 17 avril son premier EP, « Dark Heart ».  Le combo franco-américain y diffuse ses sonorités indie-rock, inspirées par les légendaires The Strokes. Des new-yorkais, on retrouve la fougue, les guitares tranchantes, l’esprit rock sans concession. A cette recette s’ajoute une note de soleil bienvenue, une irrépressible envie de se laisser porter, de s’imaginer en concert et la fraîcheur d’une bonne pinte de bière. Ces finalistes du Ricard live Music, se revendiquent également de Tame impala, Phoenix ou encore John Lennon.  Tout un programme à découvrir d’urgence notamment à travers le single « Stuff » qui parle d’abandonner les attentes, les biens et les émotions pour mieux trouver de la beauté dans l’incertitude. Une invitation au lâcher prise qui fait profondément échos aux temps troublés que l’on vit en ce moment.

Pour écouter « Dark Party », c’est par ici.

Telegraph – Simple Drive

En février 2020, la joyeuse bande de Telegraph publiait un excellent premier EP « Simple Drive ».  La chose fut fêtée en grande pompe, au Nouveau Casino de Paris. La soirée forte en émotions s’est alors jouée face à une salle comble et investie. Il faut dire, que derrière leurs guitares qui touche autant la pop que le rock alternatif, se cachent des titres solaires, impeccablement produits et tout aussi festifs une fois interprétés en live. Telegraph a la force des grands groupes, celle d’une capacité à créer l’impeccable, à construire son récit et ses morceaux, à distiller de belles ondes positives et à les propager pour y rendre sensible un public varié. De son premier essai réussi sortent deux titres forts « Broken Bones » et « Down in the River ».  Puisqu’avoir un nouvel agenda de sorties fera du bien à tout le monde, sachez que Telegraph jouera aux côtés de Gunwood le 9 octobre à la MJC de Sceaux.

Pour écouter « Simple Drive » rendez-vous ici.

Hoax Paradise – Well Nobody is Perfect

Alors que le groupe mené par la talentueuse Laura Naval au chanta a dû, la faute au confinement, retarder la sortie de sa nouvelle galette, il est encore possible de se délecter ( et de découvrir pour certains ) son excellent dernier EP en date « Well, Nobody is perfect » publié en avril 2019. Si l’on se réfère à sa biographie, la troupe parisienne serait fortement inspirée par Foals et Block Party. Un fait indéniable qui pourtant sait être sublimé d’infinies nuances. Loin de se contenter de reprendre les recettes à succès de ses aînés, la troupe sait s’aventurer vers les chemins pop, porter une vraie voix féminine puissante en avant-scène (et quelle voix ! )et s’amuse à brouiller les pistes. L’EP  s »ouvre sur un hymne aux guitares vibrantes qui invitent à danser ( « Les Garçons ») pour mieux épouser plus tard un rock aux rythmiques obsédantes et  au refrain savamment senti (« Sober ») tout en s’aventurant vers l’émotion pure et l’acoustique (« I Don’t care »).  Après avoir fait partie en 2019 ( dernière année avant la fin du Monde) du tremplin Firestone qui envoyait à Rock en Seine son vainqueur, Hoax Paradise a su fédérer une troupe d’adeptes qui ne demandent qu’à profiter de leur très belle énergie et de leur modernité musicale.  Alors que l’attente semble infiniment longue avant de découvrir de nouveaux titres, le groupe a profité du confinement pour s’offrir une jolie reprise de « Maniac », aidée par les instruments trouvés chez eux : papier toilette et fourchettes inclus. Au programme un clip délirant qui fait appel aux internautes à découvrir pour s’offrir une belle dose de vitamine C. Cadeau.

Pour écouter « Well nobody is Perfect » c’est par ici que ça se passe.

 

 

jak's
Jak’s ADLSR

Le 4 avril est à noter sur vos agendas. C’est en effet ce jour-là que sort le premier EP officiel de Jak’s « Act 1 ». Avec des sonorités aux racines de The Clash, le groupe propose d’arranger le bon vieux punk à la sauce pop solaire. En sort un EP plein de bonnes vibrations dont vous allez être fous.

Act 1, le debrief

Les guitares endiablées d’ Another Love ouvrent les festivités. Les voix dynamiques et rocailleuses promettent un joli bordel et ce d’entrée. Jak’s s’applique à créer un tourbillon d’énergie, fait appel à ses classiques, les modernisent. Garage jusqu’au bout des ongles, les copains alimentent leur tourbillon rock, l’attisent et le dynamisent sur un deuxième titre coup de poing  Let Me Go Away.  My Head  propose sa pause douceur à fleur de peau sans pour autant casser la dynamique savamment mise en place. L’excellent Lady cocaïne n’est pas en reste, loin de là. Son intro travaillée aux petits oignons fait monter la température jusqu’à son apogée.  Titre punk par excellence, joliment mis en place, il se savoure de bout en bout, profite d’une propreté instrumentale indéniable sans pour autant perdre son grain de folie.  This morning vient clore les festivités sur une note positive et barrée qui sent bon le soleil. A la fin de cette pépite, une seule pensée reste : vivement l’act 2 !

Jak’s, qui sont-ils ?

Trio formé à Grenoble, les copains de Jak’s sont des férus de scènes. Formé en 2014, le groupe compte déjà 120 concerts à son actif dont une tournée en Europe de l’Est.  Ce 4 avril 2020 sort son tout premier EP « Act 1 ». Un véritable tourbillon d’indie garage power pop à écouter en boucle !

JAK’S – LET ME GO AWAY

Ecoutez Act 1

Pour écouter rendez-vous sur Soundcloud.

 

CAESARIA

Quatre membres turbulents, inspirés par l’Angleterre, résolument rock mais pas seulement. Voilà le topo de CAESARIA qui veut créer un nouveau courant hybride : le club rock.  L’idée ? Mettre en avant ses tempos rock et ses riffs électro puissantes comme avaient su le faire les génies de Klaxon avant eux.

Avec deux EPs sortis en 2018 et 2019, le groupe revient dans les bacs le 1er mai 2020 avec une nouvelle pépite « Connection Loss ». Du très lourd annoncé puisque les copains l’ont travaillé avec le plus grand soin dans le studio du producteur londonien Brett Shaw ( Foals ).

Pour en donner un avant-goût musclé, CAESARIA dévoile le clip de « Sometimes I wanna fight ». Au programme, un titre inspirant des ses premières notes qui donne une envie immédiate de se déhancher. Véritable exutoire au refrain savamment orchestré, ce morceau a la force de Shaka Ponk dans ses premières heures mais à la sauce british. De confession, le quatuor s’y rebelle contre une industrie musicale en plein renouveau. Une belle façon de se défouler et de prendre des forces, à écouter sans pause dans son salon.

de son côté, le clip de « Sometimes I wanna Fight » nous plonge dans le quotidien du groupe. Il nous transporte dans ses archives et nous raconte l’histoire complice de cette formation. Ceux qui ont crée son esprit rebelle, notamment à travers ses tournée, ses concerts et les festivals dans lesquels il a joué. Ces derniers mots qui aujourd’hui nous font rêver. Il nous reste donc à écouter le single en boucle en attendant de pouvoir tous se retrouver en salle de concerts pour danser dessus.

 

Découvrez le clip de « Sometimes I wanna Fight » de CAESARIA

 

[divider style= »solid » color= »#eeeeee » width= »1px »]